Ne pas être qu'un "patient" ...

Conférence organisée par le GP29 le 13 mars 2010

L’Association de Parkin­so­niens du Finis­tère (GP29) orga­nise le samedi 13 mars 2010 une confé­rence pour faire le point sur les actua­lités théra­peu­tiques /​ recherche, présentée par le profes­seur Derkin­deren du CHU de Nantes.

La confé­rence aura lieu au Juvénat Notre-​​Dame, Penn Feun­teun, à Châteaulin, début à 14 heures (ouver­ture des portes à 13:30 heures), entrée libre.

Le GP29 : Adresse prési­dence : Mme Claire Ducros — Moguel Bras — 29310 Quer­rien
Tél : 02 98 71 36 71 – e-​​mail : acducros@aol.com
Siège Social et secré­ta­riat :Mme E. Six — Larvor Huella — 29460 Logonna Daoulas
tél:/fax  02 98 20 61 85

GP29 — Association des parkinsoniens du Finistère

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009

Les vacances sont termi­nées. C’est la rentrée avec plusieurs mani­fes­ta­tions prévues .

  • le dimanche 27 Septembre à 16h, un concert de chant choral «la clé des chants»au profit de la recherche, programmé par notre équipe de Morlaix.
  • le mercredi 30 Septembre à 14h30 à l’espace culturel à Saint Renan, une confé­rence sur la maladie orga­nisé par le CLIC en parte­na­riat avec le GP29. Elle sera animée par le docteur Bellard, neuro­logue à l’hôpital des armées à Brest.
  • une autre confé­rence est prévue fin Octobre.
  • des ateliers de «pratique corpo­relle construc­ti­viste» et de «Mind­ful­ness » ou de pleine conscience fonc­tionnent depuis le 23 Avril (voir article page 15).
  • les points rencontre de Brest, Quimper, Morlaix, Quim­perlé ouvrent leurs portes chaque mois à partir de Septembre. N’hésitez pas à nous rejoindre.
  • 40 malades ont rempli le ques­tion­naire des états géné­raux. Nous devons en tirer des conclu­sions pour le Finis­tère et aller présenter ce travail au conseil général.

Claire Ducros

Des nouvelles des régions : le Finistère

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°37 – juin 2009

En 2009, après plus de 10 années de travail remar­quable, en tant que prési­dente de notre asso­cia­tion «GP 29»,  Emilienne Six lâche le gouver­nail mais reste dans le bateau pour se consa­crer au poste de secré­taire .Nous la remer­cions tous très sincè­re­ment de pour­suivre l’aventure avec nous. Bravo Emilienne !

Claire Ducros prend la barre en tant que prési­dente, secondée par Domi­nique Bonne comme vice président. Chris­tian le Bihan reste fidèle au poste de tréso­rier (AG du 14/​03 et CA du 3/​04)

L’équipage est au grand complet, aucun poste n’est resté vacant.

Nous avons jeté l’ancre début Janvier à Brest pour partager un repas très convi­vial avec des adhé­rents de tout le dépar­te­ment : repas, que Fran­çois Bert nous avait si bien concocté au foyer des marins. Au mois de Mars, c’est au Folgoët que nous avons parti­cipé à l’organisation d’un brevet cyclo avec le vélo club qui nous convie chaque année. Ce fut un grand succès puisqu’un chèque de 1500 euros nous a été remis pour la Recherche.

En Avril, deux confé­rences se sont succé­dées. La confé­rence orga­nisée par le CLIC de Lesneven le 7 Avril, animée par le docteur Zagnoli (neuro­logue à l’hôpital des armées de Brest) et GP 29, était une soirée d’information et d’échange sur la maladie de Parkinson .Elle a été suivie par environ 130 personnes : parkin­so­niens, familles, amis et quelques personnes du milieu médical dont deux méde­cins généralistes.

Puis le 18 Avril, à Châteaulin dans le cadre de la journée mondiale de la maladie de Parkinson, le docteur Lalle­ment, neuro­logue à l’hôpital de Saint Brieuc, nous a donné une leçon de maître sur l’organisation et l’optimisation des trai­te­ments à partir du travail d’Emile Rainon, Pierre Lemay et de leur équipe. Le docteur, convaincu du bien fondé d’une telle méthode l’applique auprès de ses patients en utili­sant la feuille de calcul .Près de 150 personnes ont suivi avec beau­coup d’attention les conseils du docteur et posé beau­coup de ques­tions sur leurs médicaments.

L’association pour­suit ses mati­nées d’information auprès des centres AFPA et ADMR avec des équipes plus étoffées.

Nous larguons les amarres cet été et repren­drons notre rythme de croi­sière dès le mois de septembre. Des dates sont déjà notées en rouge sur notre agenda : un concert à Plourin proposé par l’équipe de Morlaix, une confé­rence orga­nisée par le CLIC de Saint Renan le 30 septembre…sans oublier Erquy où certains feront escale… Bon vent à tous !

Claire DUCROS

Conférence du CLIC : «la MALADIE DE PARKINSON»

Le 7 avril 2009 à 20H30 à la salle Yves Bleunven sur la commune du FOLGOËT a eu lieu une réunion d’information sur la Maladie de Parkinson à l’initiative de Mme CONRAD du CLIC de LESNEVEN qui regroupe la commu­nauté des communes (15 communes)

Parti­ci­paient à cette soirée :

  • Le Profes­seur Fabien ZAGNOLI Neuro­logue à l’hôpital des armées de Brest, Forma­teur à la faculté de méde­cine, Forma­teur des méde­cins généralistes
  • Odile et Domi­nique BONNE repré­sen­taient le GP29
  • Le docteur Broc’h, médecin géné­ra­liste de Lesneven
  • Le docteur Conrad, médecin gériatre coor­di­na­teur à l’hôpital local de Lesneven
  • Infir­mières, aides-​​soignants, un médecin de l’hôpital des armées

Le Profes­seur Zagnoli a présenté la Maladie de Parkinson à l’aide d’un diaporama.

Ses expli­ca­tions ont démontré que la maladie de Parkinson est très complexe à diag­nos­ti­quer, qu’il n’y a pas une, mais des mala­dies de Parkinson.

Le profes­seur Zagnoli a mis en avant la diffi­culté de la poso­logie des médi­ca­ments et annoncé quelques avan­cées, notam­ment la sortie prochaine de la rasa­gi­line sous le nom d’Azilect. Ce médi­ca­ment sera présenté sous forme de cachets et devrait être norma­le­ment remboursé à partir de septembre. Il y a discus­sions entre l’agence du médi­ca­ment et la CPAM.

Ensuite nous avons présenté notre asso­cia­tion à l’aide du diapo­rama GP29, puis Odile a donné son témoignage.

L’émotion était grande dans l’assemblée.

Le Neuro­logue a repris la parole par une série de questions/​réponses avec le public.

Après 2 heures 1/​2 de réunion, les personnes étaient toujours à l’écoute !! Comme quoi, le besoin de savoir, était plus fort.

Mme Conrad, vu l’heure tardive, a inter­rompu le dialogue en remer­ciant les personnes présentes d’avoir parti­cipé si nombreux à cette confé­rence. (150 personnes)

Odile & Domi­nique BONNE

L’organisation du traitement dans la Maladie de Parkinson par le Docteur LALLEMENT, neurologue à l’hôpital de St Brieuc

Les trois phases de la Maladie de Parkinson fluctuante

Phase de la lune de miel : le Parkin­so­nien n’a plus que 30% de neurones dopa­mi­ner­giques. Il prend des agonistes dopa­mi­ner­giques (Trivastal,Célance,Sifrol,Réquip) ou de la dopa­mine, 3 fois par jour. Les neurones présents vont la capter, la stocker et la redis­tri­buer quand néces­saire. Il y a régulation.

Phase des fluc­tua­tions : fluc­tua­tion entre les symp­tômes corrigés, corrigés avec dyski­né­sies, pas assez corrigés. Quand vous avalez un médi­ca­ment, son absorp­tion par les intes­tins induit une impor­tante augmen­ta­tion de son taux dans le sang. Il arrive au cerveau en 30 minutes. Puis il sera détruit par des enzymes et 2 à 3 heures plus tard, son taux dans le sang va redes­cendre. Quand on est au pic de l’absorption, 1 à 1h30 après la prise, les symp­tômes ont disparu, mais des mouve­ments incon­trôlés appa­raissent. Il n’y a plus régu­la­tion mais fluctuation .

Phase de déclin : (30% des cas) elle arrive quand, en plus des neurones de la substance noire, d’autres sont touchés et vont dégé­nérer. Appa­raissent d’autres symp­tômes insen­sibles à la dopa­mine : free­zing /​ insta­bi­lité postu­rale /​ chutes /​ festi­na­tion /​ dysar­thrie /​ troubles cogni­tifs /​ hallu­ci­na­tions.

Amélio­ra­tion de la prise médi­ca­men­teuse à la phase des fluc­tua­tions : la modé­li­sa­tion

A chaque prise de médi­ca­ment, on note son dosage et l’horaire dans un tableau. Une courbe de couleur se trace alors sur un graphique. A la fin de la journée, une courbe noire (synthèse des courbes de couleurs) met en évidence les moments de sur ou sous-​​dosage. On modu­lera les doses selon ses besoins. Voici un exemple de 2 courbes prises parmi les 12 que le Dr Lalle­ment a commen­tées : (travail avec le logi­ciel de Pierre Le May et son équipe)


cliquez pour voir l’image en grand

Ce patient avait des symp­tômes vers 11 – 12 h et de nouveau en fin d’après-midi (graphique 1).On a diminué le Trivastal et augmenté le Sinémet en frac­tion­nant le nombre de prises (6 au lieu de 3). On obtient un taux beau­coup plus régu­lier. L’amplitude de la fluc­tua­tion diminue (graphique 2).


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L’estomac du Parkin­so­nien : Pour­quoi y a-​​t-​​il souvent un blocage dans la 1ère moitié de l’après-midi ?
L’estomac a du mal à se contracter pour chasser les aliments vers les intes­tins. Un médi­ca­ment pris à 15h sera ralenti dans l’estomac encore plein et ne sera pas absorbé au moment prévu par les intes­tins. Il n’arrivera au cerveau que beau­coup plus tard. D’où blocage ! Un effet de cumul va se faire avec la prise suivante et il y aura un pic avec mouve­ments dyski­né­siques. Comment pallier à cela ? en ne passant plus par l’estomac.
On peut faire des injec­tions d’Apomorphine, au stylo, qui vont agir en moins de 10 minutes pour une durée d’action de 1 à 1h30. Il y a la pompe à Apomor­phine qui régule et la pompe à Duodopa .

Présen­ta­tion des diffé­rentes tech­niques d’amélioration des patients
La chirurgie : le patient doit passer des tests pour savoir s’il est opérable. La chirurgie néces­site 3 semaines d’hospitalisation : une journée pour l’implantation des électrodes, les autres pour les réglages, la surveillance …
le risque majeur étant celui d’une infec­tion (1%). C’est au patient de décider.
La pompe à Apomor­phine : l’Apomorphine va agir à peu près comme la Dopa­mine. Elle est injectée sous la peau, toute la journée. Elle améliore de 50% les perfor­mances motrice mais aussi intel­lec­tuelles et le moral des patients.
La pompe à Duodopa : (tech­nique en cours d’évaluation) la Dopa­mine est amenée direc­te­ment dans l’intestin où elle est déli­vrée en continu. Les patients sont améliorés sur le plan des fluc­tua­tions motrices, des dyski­né­sies ou de la dystonie.

Ques­tions /​ Réponses
Les médi­ca­ments corrigent les symp­tômes mais n’influencent pas le cours évolutif de la MP. On retarde le plus possible la prise de Dopa­mine parce qu’elle accé­lère l’arrivée du stade des fluc­tua­tions.
Modopar et Apokinon ? le Modopar est en comprimés, l’Apokinon en injec­tion (stylo ou pompe). Mêmes effets mais pas les mêmes délais ni durée d’action. L’injection va soulager beau­coup plus vite le symp­tôme de la griffe du lever ou le blocage d’après repas.
Sinémet 100 et un LP ? Le Sinémet 100 agit en 30 mn pour une action de 2h30 à 3h00. Le LP agit en 1h pour une action plus longue. Réquip est dans la modé­li­sa­tion, pas l’Apokinon qui a un flux continu.
Dosages : les patients qui prennent le plus de Dopa en ont 2 grammes par jour. Il faut moduler les prises en fonc­tion de chacun. Il vaut mieux garder les mêmes inter­valles quand on change d’horaire ( 3h en moyenne ).

Protéines et Dopa : supprimer les protéines à midi peut éviter le blocage. Mais si le blocage est dû à un estomac trop lent ou aux fluc­tua­tions quoti­diennes des besoins en Dopa ça ne sera pas effi­cace non plus.
La nico­tine : en asso­cia­tion avec la Dopa améliore les Pk fluc­tuants à condi­tion d’en prendre une très grosse dose. (stade expé­ri­mental)
L’Exélon peut améliorer la mémoire dans la MP.

Modé­li­sa­tion et analyses de sang ? le taux de Dopa dans le sang est très variable. Il vaut mieux confronter la modé­li­sa­tion à vos symp­tômes. Mettez vos jour­nées en cases de demi-​​heure et notez votre état par case.
Les trem­ble­ments : symp­tôme exces­si­ve­ment sensible aux émotions. Augmenter le trai­te­ment est inutile.
Le Rivo­tril peut dimi­nuer l’émotivité mais il est nocif pour la mémoire. Si les trem­ble­ments sont intenses et gênent la vie courante, penser à la chirurgie.
Syndrôme extra-​​pyramidal : terme géné­rique qui regroupe tous les mouve­ments anor­maux incon­trô­lables.
Les dyski­né­sies : celle de milieu de dose, au moment du pic, fait bouger le haut du corps. Celle de fin ou début de dose touche plutôt les jambes et sont doulou­reuses. Aucun remède effi­cace pour améliorer cela. 

Les troubles de l’humeur : l’humeur suit les fluc­tua­tions de la motri­cité (émoti­vité, anxiété, dépres­sion).
La douleur : induite par une carence en Dopa (tensions, pres­sions, cris­pa­tions) elle est corrigée par la Dopa.
Le sommeil : les Parkin­so­niens sont très agités pendant leurs rêves.
Sali­va­tion : le geste auto­ma­tique de la déglu­ti­tion étant plus rare, la salive s’accumule dans la bouche et finit par couler, surtout en phase de sous-​​dosage. L’orthophoniste apprend à avaler plus régu­liè­re­ment.
Si vous avez la bouche sèche, la nuit, c’est que vous dormez la bouche ouverte.

Les médi­ca­ments : provoquent parfois des nausées, voire des vomis­se­ments, surtout en début de trai­te­ment
(> Moti­lium). Reflux gastro-​​oesophagien possible (brûlures), mais pas d’ulcère à l’estomac.
Autres symp­tômes subjec­tifs : la baisse de la Dopa, la nuit, induit diverses sensa­tions : brûlures, impres­sion d’eau qui court sur les jambes … Pour y remé­dier, prendre un LP le soir et un 2ème dans la nuit.

Maladie de Parkinson ou pas Maladie de Parkinson ?
Plusieurs mala­dies commencent comme une MP, mais elles répondent mal au trai­te­ment et d’autres symp­tômes apparaissent.

Conclu­sion
Nous sommes 2 neuro­logues à prati­quer la modé­li­sa­tion. Nous devons démon­trer son effi­ca­cité aux autres neuro­logues qui s’interrogent sur le temps gagné ou perdu en consul­ta­tion et sur le béné­fice qu’en tire­ront leurs patients .
Pour moi, la modé­li­sa­tion a une vertu éduca­tive impor­tante : quand je construis les courbes avec un patient, en consul­ta­tion, il comprend mieux, ainsi que son conjoint, ce qui se passe.

Synthèse de la confé­rence donnée à Châteaulin, le 18 avril 2009, par le Docteur LALLEMENT, neuro­logue à l’hôpital de St Brieuc, dans le cadre de la journée mondiale de la maladie de Parkinson .

Synthèse faite par Joëlle Belot, du GP29 (Asso­cia­tion de Parkin­so­niens du Finis­tère)
Les deux graphiques avec les courbes, dans «La modé­li­sa­tion du trai­te­ment», proviennent du Diapo­rama fait par le Dr Lalle­ment ( CH Y Le Foll).

Les Amis Du Finistère Penn Ar Bed Lettre D’Info 49 (Juin 2009)

ASSOCIATION DE PARKINSONIENS DU FINISTÈRE

Nous voilà déjà en Juin. Les beaux jours arrivent. Nous allons essayer d’en profiter, en famille peut-​​être, tenter d’oublier un tout petit peu la maladie au soleil, nous l’espérons.

Pendant deux mois, il n’y aura pas de points-​​rencontre mais vous pourrez toujours nous joindre aux numéros de télé­phone habituels.

Plusieurs mani­fes­ta­tions se sont dérou­lées au premier semestre.

  • le 15 Mars, la course cycliste du vélo club du Folgoët au béné­fice de la recherche (1500 euros cette année quelle réussite !)
  • le 7 Avril, une confé­rence orga­nisée par le CLIC de Lesneven en parte­na­riat avec l’association, animée par le docteur Zagnoli, neuro­logue à l’hôpital mari­time de Brest. Près de 150 personnes y ont assisté.
  • le 18 Avril, pour la journée mondiale de la maladie de Parkinson, le docteur Lalle­ment, neuro­logue à l’hôpital de Saint Brieuc a réuni aussi près de 150 personnes au Juvénat de Châteaulin pour parler de l’organisation des trai­te­ments. Nos adhé­rents ont posé beau­coup de ques­tions sur leurs médicaments.

Après les vacances !!!

  • le 27 Septembre, un concert sera orga­nisé par l’équipe de Morlaix
  • le 30 Septembre, le CLIC de Saint Renan devrait orga­niser une autre confé­rence avec un neuro­logue. (à confirmer)

N’oublions pas la semaine de Vacances orga­nisée par l’Ille et Vilaine qui se passe cette année à Erquy du 27 septembre au 3 octobre. Les Assem­blées Géné­rales de CECAP et AGP auront lieu le Mardi et le Mercredi de cette semaine. Il n’est pas encore trop tard pour s’y inscrire.

L’association remercie toutes les personnes qui ont bien voulu remplir les ques­tion­naires «Vivre avec Parkinson». Nous commen­çons à les analyser et à en faire la synthèse. Nous encou­ra­geons forte­ment les personnes qui n’ont pas pensé à expé­dier leur ques­tion­naire à le faire rapi­de­ment. Plus il y a de réponses, plus on comprend les problèmes des Parkin­so­niens et de leur entou­rage. Les ques­tion­naires sont à envoyer à Domi­nique BONNE, 3 place Glenmor, 29260 LESNEVEN.

Si vous n’avez pas eu le ques­tion­naire rappro­chez vous des respon­sables des points rencontre du dépar­te­ment, il n’est jamais trop tard !!
Pour le dernier trimestre, nous prépa­rons une autre inter­ven­tion. Vous en serez informés dans la prochaine lettre info.
En atten­dant, nous vous souhai­tons à tous, un bon été.

Claire Ducros
Prési­dente du GP29

Les Amis Du Finistère Penn Ar Bed Lettre D’Info 48 (Avril 2009)

ASSOCIATION DE PARKINSONIENS DU FINISTÈRE

Nous étions 51 ce samedi 14 mars pour notre Assem­blée Géné­rale annuelle. Elle s’est déroulée dans son atmo­sphère sympa­thique habi­tuelle. Nous avons eu le plaisir d’admirer les œuvres de plusieurs d’entre vous notam­ment le diapo­rama des pein­tures de notre ami Pierre Le Masne dont vous lirez un récit dans ce journal.

Le rapport d’activités de l’année 2008 a montré que nous avions eu un peu moins de mani­fes­ta­tions, nos efforts s’étant portés sur l’organisation de la semaine vacances, des AG CECAP et AGP ainsi que de la journée d’information. Cepen­dant il faut noter que les deux équipes qui assurent l’information auprès des AFPA ou ADMR ont répondu à toutes les demandes. Je crois que l’on peut dire que la semaine à Loctudy a été un beau succès dans tous les domaines.

Le rapport finan­cier dû au travail scru­pu­leux de notre tréso­rier a aussi montré la bonne santé de nos finances.

Cette Assem­blée Géné­rale a été ma dernière en tant que Prési­dente et vous trou­verez dans ce journal la compo­si­tion du nouveau Bureau et de tous les respon­sables auxquels vous pouvez vous adresser.

CONFÉRENCE DU 18 AVRIL 2010 – au Juvénat – Penn Feun­teun à Châteaulin — à 14h30
Le docteur Lalle­ment, neuro­logue de l’hôpital de St Brieuc, parlera de la Maladie de Parkinson mais aussi de l’organisation du trai­te­ment. Faites votre possible pour être présent, vous y appren­drez certai­ne­ment beau­coup de choses.
Vous trou­verez une affi­chette dans ce cour­rier, merci de la faire affi­cher chez un commer­çant de votre quartier.

VACANCES ET AG CECAP : la semaine vacances, les AG CECAP et AGP, la journée d’information sont orga­ni­sées cette année par l’Association de l’Ille et Vilaine.
La semaine se dérou­lera du 27 septembre au 3 octobre à ERQUY dans les Côtes d’Armor.
Vous avez le programme dans le Parkin­so­nien Indé­pen­dant ainsi qu’un bulletin d’inscription.
Retenez cette semaine, inscrivez vous rapi­de­ment – il serait bien que notre Asso­cia­tion soit bien repré­sentée à cette semaine qui s’annonce très agréable.

ADHÉSIONS — quelques oublis !!!!
Retar­da­taires renvoyez vite votre bulletin – sinon, cette lettre infos sera la dernière que vous rece­vrez. Si votre «oubli» est d’ordre finan­cier
renvoyez votre bulletin en le signa­lant tout simplement .

ETATS GÉNÉRAUX : Comme vous avez pu le constater depuis quelques jours, presse, télé­vi­sion, radios parlent de la maladie de Parkinson !.…. enfin !!!
Certes il y a la Journée Mondiale mais surtout l’annonce des ÉTATS GÉNÉRAUX de la MALADIE DE PARKINSON orga­nisés par France-​​Parkinson.

Toutes les Asso­cia­tions parti­cipent à cette grande enquête qui abou­tira à la paru­tion d’un livre blanc qui sera remis aux pouvoirs publics pour porter les reven­di­ca­tions des personnes touchées par la maladie de Parkinson et proposer des pistes d’actions.

Chacun a sa propre histoire qu’il restitue partiel­le­ment au cours de nos réunions. Il faut profiter de cette occa­sion pour témoi­gner en tota­lité de votre réalité : l’annonce de votre maladie, les diffi­cultés quoti­diennes, la perte de vie sociale, la soli­tude, les rela­tions avec les méde­cins, les effets indé­si­rables de votre trai­te­ment etc…. N’oubliez pas les conjoints et les aidants qui sont souvent en première ligne et qui travaillent 365 jours par an sans week-​​ends, ni congés, ni vacances, ils faut aussi qu’ils témoignent.

Vous qui étiez présents à l’Assemblée Géné­rale remplissez le ques­tion­naire qui vous a été remis, faites le, le plus sincè­re­ment possible chez vous ou rendez vous au point rencontre de votre secteur — vous pourrez le faire en petit groupe, ce sera peut-​​être plus facile.

Pour les absents à l’Assemblée, rendez-​​vous à votre point rencontre ou prenez contact avec son respon­sable pour obtenir un ques­tion­naire. Vous pouvez aussi me le demander.

Vos ques­tion­naires remplis peuvent être remis à vos respon­sables de points rencontre ou adressés à : Domi­nique Bonne – 3 place Glenmor – 29260 Lesneven

Il faut abso­lu­ment que cette grande enquête soit un succès pour qu’enfin soit fait un état des problèmes, des besoins, des malades parkin­so­niens et qu’il en soit tenu compte et porté remède.

RAPPEL : LA MAISON DEPARTEMENTALE DU HANDICAP
12 rue Le Déan – 29000 Quimper — tel : 02 98 90 50 50 — 

L’attribution de la carte de station­ne­ment pour personnes handi­ca­pées est doré­na­vant décidée en fonc­tion des diffi­cultés de dépla­ce­ment de la personne concernée.
Le légis­la­teur a souhaité disso­cier l’attribution de la carte de station­ne­ment de la recon­nais­sance d’un taux d’incapacité de 80% afin de pouvoir prendre en compte la situa­tion de personnes ayant d’importantes diffi­cultés de dépla­ce­ment mais qui, n’étant pas titu­laire de la carte d’invalidité, ne pouvaient béné­fi­cier dans le cadre de la régle­men­ta­tion anté­rieure de la possi­bi­lité d’utiliser les empla­ce­ments de station­ne­ment réservés aux personnes handicapées.

La carte d’invalidité est déli­vrée, sur demande, à toute personne

  • dont le taux d’incapacité perma­nente est au moins de 80%
  • ou béné­fi­ciaire d’une pension d’invalidité classée en 3ème caté­gorie par la Sécu­rité Sociale.

La mention «besoin d’accompagnement» peut être portée sur la carte d’invalidité, si elle est attribuée,

  • à un adulte béné­fi­ciaire d’une «aide humaine» dans le cadre de la pres­ta­tion de compensation
  • à un adulte béné­fi­ciaire de la majo­ra­tion pour tierce personne (MTP) accordée à certains titu­laires de la pension d’invalidité

Pour terminer ma dernière lettre Info, je veux vous remer­cier de la confiance que vous m’avez accordée pendant ces dix années, de tous ces petits mots d’amitié qui ont souvent accom­pa­gnés vos bulle­tins d’adhésion ou vos cour­riers. Notre Asso­cia­tion est main­te­nant entre les mains d’un bon tandem, Claire Ducros votre nouvelle prési­dente, Domi­nique Bonne son adjoint, et toute l’équipe dont je fais toujours partie.
Émilienne Six

La vie du GP29 : assemblée générale du 14 mars 2009

Membres du C.A.  Élus à l’A.G. du 14 mars 2009 : la liste est visible ici

Les points-​​rencontre : la liste est visible ici

Les points-​​rencontre du GP29

Nos perma­nences, pour vous permettre de vous prendre en charge et vous détendre en toute amitié.

Brest : 3ème vendredi du mois
patro­nage laïque du Pilier Rouge
2 rue Fleurus
de 14 h 30 à 16 h 30
Respon­sable : Bonne Odile
3 place Glenmor 29260 Lesneven
02 98 83 26 65

Châteaulin (perma­nence télé­pho­nique)
Mme Marie Anne Gaonac’h 02 98 57 95 70

Morlaix : 2ème lundi du mois
Office des retraités de Morlaix (O.R.P.A.M.)
de 14 h 30 à 16 h 30
Respon­sable : Potard Jacques
25 rue Tanguy Prigent 29600 Plourin
02 98 72 64 97

Quimper : 1er mardi du mois
ancien foyer des châtai­gniers
9 rue de l’île de Houat (quar­tier du braden)
de 14h 30 à 16h 30
Respon­sable : Briant Pierre
32 rue Pierre Allier 59000 Quimper
02 98 95 60 59

Quim­perlé : 2ème mercredi du mois
salle annexe de la salle de fêtes Coat Ker
av. Coar-​​Ker
de 14 h 30 à 16 h 30
Respon­sable : Ducros Alain
Moguel Bras 29310 Quer­rien
02 98 71 36 71

Responsables du GP29

ASSOCIATION DE PARKINSONIENS DU FINISTÈRE
Membres du C.A. Élus à l’A.G. du 14 mars 2009

Prési­dente
Ducros Claire
Moguel Bras 29310 Quer­rien
02 98 71 36 71

Vice Président
Bonne Domi­nique
3 place Glenmor 29260 Lesneven
02 98 83 26 65

Secré­taire
Six Émilienne
Larvor Huella 29460 Logonna Daoulas
02 98 20 61 85

Secré­taire adjoint
Besnard Loïc
14 chemin du Quis­tillic 29460 Hanvec
02 98 81 98 88

Tréso­rier
Le Bihan Chris­tian
7 impasse pen ar streat 29200 Brest
02 98 02 33 27

Tréso­rier Adjoint
Dagorn Liliane
Coat Kergunus 29910 Tregunc
02 98 97 78 10

Secré­taire Adjoint, chargé des rela­tions exté­rieures
Bert Fran­çois
rés.les Arcs-Bât.C, 1 pl.Ch de Gaulle 35653 Queven
02 97 05 15 87

Membres
Bonne Odile
3 place Glenmor 29260 Lesneven
02 98 83 26 65

Dagorn Louis
Coat Kergunus 29910 Tregunc
02 98 97 78 10

Gaonac’h Marie Anne
1 cité Yann Pargamou 29510 Briec
02 98 57 95 70

Hascoët Margue­rite
8 rue du Manoir 29550 Saint Nic
02 98 26 50 17

Jaouen Annick
19 rue Kergollot 29640 Plougonven

Le Borgne Jeanne
3 rue Alain Four­nier 29200 Brest
02 98 80 08 09

Margerte Michel
Carn ar Vern 29540 Spezet
02 98 93 88 79

Orvoen Brigitte
28 rue de Quim­perlé 29350 Moëlan/​mer
02 98 39 75 46

Potard Jacques
25 rue Tanguy Prigent 29600 Plourin
02 98 72 64 97

Rivoal Bernard
9 rue Général Gouraud 29400 Landi­vi­siau
02 98 68 15 70

Respon­sables des points-​​rencontre
BREST
Bonne Odile
3 place Glenmor 29260 Lesneven
02 98 83 26 65

MORLAIX
Potard Jacques
25 rue Tanguy Prigent 29600 Plourin
02 98 72 64 97

QUIMPER
Briant Pierre
32 rue Pierre Allier 59000 Quimper
02 98 95 60 59

QUIMPERLE
Ducros Alain
Moguel Bras 29310 Quer­rien
02 98 71 36 71

Conférence : Samedi 18 avril 2009

Confé­rence orga­nisée par le GP29, dans le cadre de la 13ème journée mondiale Maladie de Parkinson

La Maladie de Parkinson : l’organisation du trai­te­ment
par Mr le Dr Lalle­ment, neuro­logue, hôpital de de St Brieuc

Samedi 18 avril 2009
au Juvénat Notre Dame
Penn Feunten
Châteaulin

Vous êtes tous les bien­venus, entrée libre

Parkinson: stimuler le cerveau réduit les symptômes

Paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°36 – mars 2009

7 janv. 2009
WASHINGTON (AFP) — Des stimu­la­tions électriques en profon­deur dans le cerveau réduisent les symp­tômes des personnes atteintes de la maladie de Parkinson mais cette procé­dure accroît les risques d’effets secon­daires poten­tiel­le­ment graves, selon une étude clinique publiée mardi.

Les patients souf­frant de Parkinson à un stade avancé à qui on a implanté chirur­gi­ca­le­ment des électrodes en profon­deur dans le cerveau ont connu, après six mois, une amélio­ra­tion dans la coor­di­na­tion de leurs mouve­ments et la qualité de leur vie nette­ment plus grande que ceux ayant béné­ficié d’autres théra­pies, expliquent les auteurs de cette recherche parue dans le Journal of the American Medical Asso­cia­tion (JAMA) daté du 7 janvier.

Ainsi, 71% des malades de l’étude dont le cerveau a été stimulé par des électrodes ont connu après six mois une amélio­ra­tion clinique très nette de leurs fonc­tions motrices avec moins de trem­ble­ments et de mouve­ments incon­trôlés contre seule­ment 32% dans le groupe témoin traité avec des théra­pies conventionnelles.

«  Toute­fois, de récentes infor­ma­tions mettant en lumière des effets secon­daires inat­tendus de la stimu­la­tion céré­brale en profon­deur indiquent que ce trai­te­ment qui améliore les fonc­tions motrices peut aussi avoir des consé­quences indé­si­rables  », relève la Dr Frances Weaver, du Hines VA Hospital à Hines dans l’Illinois (nord), prin­cipal auteur de cette étude.
Le risque de subir des effets secon­daires tels que des infec­tions, des troubles du système nerveux ou des troubles cardiaques ou psychia­triques était 3,8 fois plus élevé dans le groupe ayant des électrodes céré­brales que chez les patients traités avec d’autres thérapies.

C’est ainsi que 45 sujets avec des électrodes implan­tées dans le cerveau, (soit 40% du total) ont subi 82 effets secon­daires graves. Dans le groupe témoin, 15 sujets (11%) ont subi 19 effets secon­daires de même gravité.

La prudence devrait être observée pour éviter d’exagérer ou de mini­miser les risques de la stimu­la­tion du cerveau en profon­deur avec des électrodes implan­tées chez les malades atteints de la maladie de Parkinson, estiment les auteurs de l’étude.

Les méde­cins doivent conti­nuer à évaluer les risques poten­tiels à court et long terme de cette procé­dure par rapport aux effets béné­fiques pour chaque malade, concluent-​​ils.
Au total, 255 patients souf­frant de la maladie de Parkinson à un stade avancé ont parti­cipé à cette étude clinique, dont 25% avaient plus de 70 ans.

Les électrodes ont été implan­tées dans diffé­rentes zones du cerveau, variables selon les patients.

Dans un édito­rial égale­ment publié dans le JAMA, le Dr Günther Deuschl, de l’Universitätsklinikum Schleswig-​​Holstein à Kiel en Alle­magne, juge que «  les résul­tats de cette impor­tante étude ont confirmé de façon convain­cante l’efficacité après six mois de la stimu­la­tion céré­brale profonde pour les cas de Parkinson avancé dans le plus grand groupe de patients ayant à ce jour parti­cipé à un essai clinique  ».

Il note toute­fois que «  cette étude combinée à des recherches anté­rieures sur cette thérapie, montre que de tels progrès dans le trai­te­ment ne peuvent se faire sans un prix en termes d’effets secon­daires  ».

On estime qu’au moins 500.000 personnes sont atteintes de Parkinson aux Etats-​​Unis et que 50.000 nouveaux cas sont diag­nos­ti­qués chaque année, selon les statis­tiques des Insti­tuts natio­naux améri­cains de la santé (NIH).

Ces chiffres devraient augmenter avec l’accroissement de l’âge moyen de la population.

Les hommes paraissent être légè­re­ment plus touchés que les femmes.

L’âge moyen d’apparition de la maladie, dont les causes restent obscures, est d’environ 60 ans.

Texte trouvé sur Internet Google
Transmis par Henri MINARET et lu par Jean GRAVELEAU graveleau.jean2@orange.fr

Lutter contre les périodes sombres

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDEPENDANT N°35 – décembre 2008

Par Johannes KORNACHER, Lu dans le «PARKINSON Suisse» N°88

Chez les Parkin­so­niens, le risque de dépres­sion est élevé. Elle a des origines chimiques et psychiques. S’il est aidé par le malade et son entou­rage, le médecin a les moyens de l’endiguer.

Une fois de plus, Heinz F. a l’impression de tout faire de travers. Aujourd’hui, au volant de sa voiture auto­ma­tique, il est entré en marche avant dans la porte de son garage, persuadé que la marche arrière était encore enclen­chée après un moment d’inattention. «C’est tout moi. Depuis que je souffre du Parkinson, la guigne me colle aux basques», pense-​​t-​​il. Heinz F. a le senti­ment d’être respon­sable de tous ses malheurs. Il consi­dère sa maladie comme une punition.

Tout le monde le contredit. Toute­fois Heinz F. ne souffre pas seule­ment du Parkinson. Il est égale­ment dépressif. On ne peut rien lui dire; actuel­le­ment, il vit dans ce que l’on appelle une spirale de pensées néga­tives. Le prin­cipe est le suivant : le Parkin­so­nien pense par exemple : «Je ne peux plus rien faire correc­te­ment», puis : «Je préfère ne pas essayer» et enfin conclut en consta­tant son échec : «Rien ne va plus». Ces derniers mois, Heinz F. s’est empêtré de plus en plus dans une spirale de pensées néga­tives. Chez le médecin, il se ressaisit, mais la remarque suivante lui échappe cepen­dant : «Je fais tout de travers».

Souvent, comme c’est le cas pour Heinz F., les dépres­sions accom­pa­gnant la maladie de parkinson sont d’origine psycho­réac­tive. Il s’agit de réac­tion à la maladie. Par exemple, alors que les handi­caps physiques altèrent la qualité de vie : «on veut conti­nuer à tout faire comme avant», indique Joachim Kohler, ancien neuro­logue. «En réalité, on n’accepte pas la maladie». La dépres­sion remplace la colère, la rage ou la tris­tesse. Souvent on mini­mise le Parkinson dès la phase de démar­rage. On met en doute la gravité de la nouvelle situa­tion et on refuse toute aide. Les spécia­listes rapportent qu’au cours de cette phase, cinq pour cent tout au plus des Parkin­so­niens acceptent une aide psycho­lo­gique. Cepen­dant, ils doivent assi­miler un point capital : la perte de leur ancien mode de vie.

Près de la moitié des Parkin­so­niens déve­loppent une dépres­sion. Il ne s’agit d’une réac­tion émotion­nelle à la maladie que pour une partie d’entre eux. Souvent, les symp­tômes dépres­sifs accom­pa­gnant le Parkinson se mani­festent par un déséqui­libre de diffé­rents messa­gers chimiques et par la dégé­né­res­cence des liai­sons nerveuses dans le cerveau. Les dépres­sions préexistent fréquem­ment à l’apparition des premiers symp­tômes visibles du Parkinson. Les méde­cins le savent depuis longtemps.

Cepen­dant, ces derniers temps, on prête davan­tage atten­tion aux dépres­sions. «Aupa­ra­vant, les problèmes moteurs figu­raient au premier plan», déclare le neuro­logue Stephan Hägele, médecin à l’hôpital cantonal de Saint-​​Gall. L’objectif théra­peu­tique prin­cipal consis­tait à éviter les fluc­tua­tions des perfor­mances motrices et les dyski­né­sies. «Aujourd’hui, nous savons que les symp­tômes non moteurs tels que la dépres­sion jouent un rôle encore plus impor­tant pour la qualité de la vie». Entre-​​temps, les dépres­sions accom­pa­gnant la maladie de Parkinson ont fait l’objet de recherches et l’on dispose désor­mais de davan­tage de conclu­sions certaines, qui sont inté­grées au trai­te­ment. Le thème de la dépres­sion était-​​il négligé ? «Souvent, on ne l’a pas discernée car de nombreux symp­tômes visibles du Parkinson sont iden­tiques à ceux de la dépres­sion, comme par exemple l’expression du visage et le ralen­tis­se­ment», explique le docteur Hägele. Par ailleurs, les patients informent rare­ment leur médecin de leur état émotionnel. Si celui-​​ci ne pose pas de ques­tions ciblées, la dépres­sion peut passer inaperçue.

Le dialogue avec le médecin est décisif pour le diag­nostic et le trai­te­ment. Il en va de même pour le parte­naire et pour les proches. Ils peuvent faire part au médecin de leurs obser­va­tions et de leurs expé­riences, notam­ment d’un récent chan­ge­ment de l’expression du visage ou de certaines décla­ra­tions du patient, ou lui indi­quer au cours de quelle phase les états dépres­sifs se mani­festent, par exemple en phase off. «La contri­bu­tion des proches peut s’avérer précieuse lors de l’anamnèse», déclare le docteur Hägele. Cepen­dant, le patient peut égale­ment s’observer et donner des indi­ca­tions à son médecin. Ce dernier doit alors l’interroger : «Ressentez-​​vous une sensa­tion de vide ? Vous est-​​il impos­sible de vous réjouir véri­ta­ble­ment ? Avez-​​vous déjà vécu des périodes dépres­sives ?».

Les dépres­sions des Parkin­so­niens repré­sentent un grand facteur de stress pour leurs parte­naires égale­ment. Ils doivent trouver le juste milieu, encou­rager et inciter leur parte­naire à s’activer sans toute­fois le soumettre à un effort excessif. Paral­lè­le­ment, ils ne doivent pas se mettre complè­te­ment en retrait, mais affirmer leurs besoins et leurs senti­ments. Sous la pres­sion, ils peuvent égale­ment finir par entrer en dépres­sion. S’entretenir avec des personnes de confiance et des spécia­listes peut aider à mieux s’en tirer.

L’aide du parte­naire est d’une impor­tance capi­tale, en parti­cu­lier pour la stra­tégie non médi­cale du trai­te­ment ou de la préven­tion de la dépres­sion. L’activité, la physio­thé­rapie, la distrac­tion, les contacts sociaux, les jeux, la culture : en cas de dépres­sion, tout cela n’a plus grande effi­ca­cité. La moti­va­tion du parte­naire peut activer beau­coup de choses. Le neuro­logue Stephan Hägele le sait, «Le rafraî­chis­se­ment mental fait égale­ment partie du trai­te­ment». «Une personne qui pratique régu­liè­re­ment un sport, par exemple, se sent assu­ré­ment mieux». Dans le sport, le patient contrôle beau­coup de choses et peut faire ce qui lui plaît. Le bien-​​être psychique s’en trouve favo­risé, car l’autonomie, limitée par la maladie, est renforcée. Malgré le petit nombre d’études à ce sujet, on présume que la physio­thé­rapie aide à lutter contre les dépres­sions et peut contri­buer à briser le cercle vicieux.

Natu­rel­le­ment, le trai­te­ment de la dépres­sion peut être médi­ca­men­teux. «Il s’agit avant tout d’optimiser l’ajustement dopa­mi­ner­gique», retient M. Hägele. Pour ce faire, on peut avoir recours aux anti­dé­pres­seurs. Un Parkin­so­nien dépressif doit cepen­dant faire preuve de patience et se préparer à l’apparition d’éventuels effets secon­daires avant l’action anti­dé­pres­sive. «C’est pénible», déclare M. Hägele. L’effet dure au moins trois semaines, parfois plus long­temps. Il recom­mande vive­ment de ne pas inter­rompre trop tôt, mais d’adapter la dose progressivement.

Les dépres­sions consti­tuent un symp­tôme typique du Parkinson, déclare M. Hägele : «Nous n’en savons pas encore suffi­sam­ment», concède – t-​​il. «Cepen­dant nos progrès sont remar­quables depuis que nous accor­dons une plus grande impor­tance à la dépres­sion en cas de Parkinson, qui fait l’objet de davan­tage de recherches». Lorsque le patient colla­bore et parle de ses problèmes avec son médecin, les chances de vaincre la dépres­sion sont grandes. Heinz F. a appris à vivre avec sa maladie au cours d’une psycho­thé­rapie par entre­tien de plusieurs semaines. Depuis il va beau­coup mieux. Malgré ses handi­caps, il prend de nouveau plaisir à vivre : «Je suis heureux que la période sombre soit passée».

Lu par Jean GRAVELEAU

Éditorial

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDEPENDANT N°35 – décembre 2008

Pour le dernier numéro de l’année, plusieurs lueurs d’espoir. Et puisque c’est la période tradi­tion­nelle des cadeaux, voici le nôtre.

La plus grande nouvelle, vous la trou­verez en page 11 : des cher­cheurs ont pu mettre en évidence la présence, en nombre impor­tant, de sites – j’allais dire de «nids» – de cellules souches dans le cerveau et qui permettent le déve­lop­pe­ment de «pièces de rechange», de neurones, venant remplacer ceux qui ont disparu ! Nous avons là une piste essen­tielle pour de futurs trai­te­ments de la maladie et non plus seule­ment de ses symptômes.

Hasard ou évidence, deux articles viennent vous présenter à peu près les mêmes réflexions sur la dépres­sion inhé­rente à la plupart des mala­dies de Parkinson. Ils insistent sur les approches psycho­lo­giques aussi impor­tantes – sinon plus – que le trai­te­ment des symp­tômes physiques. «Accepter sa maladie», s’en «rendre maître» et ne plus en «être esclave», relève d’une néces­sité vitale pour l’avenir du patient et de son entourage.

Je suis ravi de voir cette approche psycho­lo­gique de plus en plus retenue par nos parte­naires : le docteur Lalle­ment ne dit pas autre chose dans son exposé repris dans cette revue. Elle me permet aujourd’hui d’affirmer qu’il est possible de non seule­ment «survivre» à cette maladie mais aussi de la faire régresser : notre cerveau a des ressources insoup­çon­nées qu’il nous faut apprendre à utiliser. Je me permets de l’affirmer avec force m’appuyant sur ma propre expé­rience. Ceux qui me connaissent ont pu le constater et pour en apporter une preuve supplé­men­taire, je précise que j’ai commencé à réduire mon trai­te­ment suivi depuis déjà presque 15 ans, ceci sans séquelle appa­rente bien au contraire !

Vous me pardon­nerez, je l’espère, cette allu­sion à mon vécu personnel. Je ne comprends pas tout ce qui m’arrive mais je voudrais vous dire à quel point j’ai le senti­ment d’une régres­sion de la maladie et je voulais vous le faire partager. La lecture de l’article sur les cellules souches dans le cerveau m’a rassuré sur mon état mental : je ne rêve pas, je ne fantasme pas. La guérison ou plutôt la rémis­sion est possible : il suffit d’en trouver la clé. Sûre­ment que mon enga­ge­ment dans cette lutte de tous les jours et les méthodes diverses utili­sées me permettent d’en accé­lérer la venue !

Je ne suis pas devenu «illu­miné» ni engagé dans des dérives irra­tion­nelles ; je suis tout simple­ment aujourd’hui persuadé que l’on peut battre sur son terrain la maladie qui, si on n’y prend pas garde, nous envahi et nous rend esclave – je le sais pour l’avoir vécu au début comme tout un chacun. Mais je ne veux pas donner de leçon. Chacun se débrouille comme il peut pour vivre avec son Parkinson : c’est un combat de longue durée qu’il faut atta­quer le plus tôt possible.

Tous mes vœux à chacun pour trouver son chemin d’espoir pour cette nouvelle année !

Jean Grave­leau

La lettre info (n°46) du Gp29

LOCTUDY c’est fini !!!
Ce séjour a été l’opération phare de notre année. Vous en lirez par ailleurs deux textes, l’un d’Odile Bonne, l’autre de Marie Anne Gaonac’h.

63 parti­ci­pants pour le séjour, 21 aux 2 jour­nées d’AG et infor­ma­tion, un lieu de séjour idéal, l’aide totale de la Direc­tion et de l’Équipe de Renou­veau Vacances, des inter­ve­nants qui ont su captiver leur audi­toire, un temps très agréable pour la saison ont fait que toutes les condi­tions étaient réunies pour un séjour réussi.

En conclu­sion toute l’équipe du Finis­tère peut se féli­citer, être remer­ciée, et…. continuer

Voici les fêtes de fin d’année. Nous vous souhai­tons de tout cœur de les vivre le plus heureu­se­ment possible.

Ensuite, pour nous retrouver, mieux nous connaître, passer un moment agréable, à la demande de certains d’entre vous, Fran­çois Bert a prévu un excellent repas surprise avec apéritif, vin et café, le tout pour 15 € par personne.
Ce repas se prendra le 15 janvier 2009 à 12h00 précises au «Cercle de la Marine», rue Yves Collet à Brest. Pour vous inscrire, Écrire au Gp29 avant le 22 décembre

Pour ne pas oublier, inau­gurez dès main­te­nant votre agenda 2009

notez :

  • 15 janvier , le repas
  • 14 mars, notre Assem­blée Géné­rale avec son goûter breton
  • 18 avril, une confé­rence pour marquer la 13ème Journée Mondiale de la Maladie de Parkinson

(bien, dans le n°43 de mars 2008, je vous ai dit que c’était la onzième !! alors, il y a comme un défaut, mais sûr en 2009, ce sera bien la 13ième, puisque la 1ère était en 1997)

Bien amica­le­ment,

Émilienne Six, prési­dente du GP29

La semaine de vacances à Loctudy, du 27/​9 au 4/​10

Des quatre coins de la Bretagne ainsi que des dépar­te­ments limi­trophes, une bonne soixan­taine de malades, conjoints et amis ont fait le dépla­ce­ment pour se retrouver au Village-​​Vacances  «LE RENOUVEAU» à LOCTUDY (Finis­tère Sud).

Toute l’équipe «Le Renou­veau» nous a accueilli de façon remar­quable, soucieuse de notre bien-​​être, elle a fait preuve de profes­sion­na­lisme, de géné­ro­sité, dispo­ni­bi­lité, s’informant sur la maladie de Parkinson afin de mieux comprendre nos besoins, nos attentes. CHAPEAU BAS!!

Ces vacances ont permis à bon nombre d’entre nous de sortir de l’isolement. Chacun, de par son histoire fami­liale, sa situa­tion, sa person­na­lité, ses capa­cités, a donné toute son impor­tance à cette semaine d’exception.

L’Assemblée Géné­rale fut un moment fort, certains ont fait le voyage pour y parti­ciper. Nous avons eu connais­sance de l’historique du C.E.C.A.P. , son fonc­tion­ne­ment, ses impé­ra­tifs, pouvoir mettre un visage sur certains noms.
Des nouveaux liens entre les asso­cia­tions ont permis de mettre nos idées en commun, d’échanger des fichiers infor­ma­tiques concer­nant l’information du monde médical, la recherche. «Travailler ensemble est la seule façon de pour­suivre les projets en cours ou à venir.»

L’air iodé, le soleil, la séré­nité… un cock­tail explosif, qui nous a donné des ailes. De la musique à la danse, de l’harmonica au violon, de l’acceptation de ses limites, de la recon­nais­sance du conjoint, du visage triste au sourire retrouvé, de ces regards complices, de ces liens si fort, on en revient transformé.

Un grand merci à Émilienne, Claire, Alain, et tous ceux qui ont contribué au bon dérou­le­ment de cette semaine de vacances, soucieux du moindre détail, toujours à l’écoute des uns et des autres, ils n’ont pas ménagé leurs efforts.
Nous ne pouvons qu’encourager l’Ille et Vilaine qui nous concocte une semaine de vacances pour 2009.

Que ces séjours se renouvellent !!

Odile & Domi­nique BONNE Membres du bureau GP29

27 septembre 2008 – LOCTUDY

Nous y voilà par une belle journée d’automne au Renou­veau dirigé par Monsieur Dubin dans ce cadre magni­fique, à l’ombre des platanes.
Pour certains c’étaient des retrou­vailles, d’autres faisaient connais­sance. L’accueil était très cordial.

Loctudy a tout pour plaire, ce port de pêche côtier si joli et si bien aménagé  pour rece­voir vacan­cier ou autre. La vue est belle, autant la cité, son église romane et ses monuments.

Mais c’est au sein de l’association que tous se retrou­vaient dans l’ambiance de chaque soirée. Animée par les talen­tueux musi­ciens, à chacun sa façon, les chorales, les danses du «Kost-ar-C’hoat» cercle de nos amis de Pouldergat.

La journée consa­crée aux Assem­blées Géné­rales a été instruc­tive concer­nant le CECAP, et pour l’A.G.P. la réali­sa­tion du Parkin­so­nien Indé­pen­dant, notre journal.

Celle de l’information par l’intervention des docteurs de l’hôpital de Quim­perlé, du repré­sen­tant de la maison du handicap, nous a appris beau­coup de choses. Les démons­tra­tions de la kiné­si­thé­ra­peute et de l’orthophoniste ont enchanté tous les participants.

Les balades dans la région se sont succé­dées : la Pointe du Raz, site gran­diose, la baie des trépassés, le port, le musée du Guil­vinec et ses secrets, le charme de Locronan, Quimper, sa cathé­drale si belle, son mont Fruggy, le plateau de la Déesse, l’Odet, plus belle rivière de France, en aval et en amont sur le bateau « l’aigrette »

Un beau choix pour vivre une belle semaine et emporter de beaux souvenirs.

Marie Anne Gaonac’h

La semaine de vacances à Loctudy du 27/​9 au 4/​10/​08

Des quatre coins de la Bretagne ainsi que des dépar­te­ments limi­trophes, une bonne soixan­taine de malades, conjoints et amis ont fait le dépla­ce­ment pour se retrouver au Village-​​Vacances «LE RENOUVEAU» à LOCTUDY (Finis­tère Sud).

Toute l’équipe «Le Renou­veau» nous a accueilli de façon remar­quable, soucieux de notre bien-​​être, elle a fait preuve de profes­sion­na­lisme, de géné­ro­sité, dispo­ni­bi­lité, s’informant sur la maladie de Parkinson afin de mieux comprendre nos besoins, nos attentes. CHAPEAU BAS !!

Ces vacances ont permis à bon nombre d’entre nous de sortir de l’isolement. Chacun, de par son histoire fami­liale, sa situa­tion, sa person­na­lité, ses capa­cités, a donné toute son impor­tance à cette semaine d’exception.

L’Assemblée Géné­rale fut un moment fort, certains ont fait le voyage pour y parti­ciper. Nous avons eu connais­sance de l’historique du C.E.C.A.P., son fonc­tion­ne­ment, ses impé­ra­tifs, pouvoir mettre un visage sur certains noms.

Des nouveaux liens entre les asso­cia­tions ont permis de mettre nos idées en commun, d’échanger des fichiers infor­ma­tiques, concer­nant l’information du monde médical, la recherche. «Travailler ensemble est la seule façon de pour­suivre les projets en cours ou à venir.»

L’air iodé, le soleil, la séré­nité … un cock­tail explosif, qui nous a donné des ailes. De la musique à la danse, de l’harmonica au violon, de l’acceptation de ses limites, de la recon­nais­sance du conjoint, du visage triste au sourire retrouvé, de ces regards complices, de ces liens si fort, on en revient transformé.

Un grand merci à Emilienne, Claire, Alain, et tous ceux qui ont contribué au bon dérou­le­ment de cette semaine de vacances, soucieux du moindre détail, toujours à l’écoute des uns et des autres, ils n’ont pas ménagé leurs efforts.
Nous ne pouvons qu’encourager l’Ille et Vilaine qui nous concocte une semaine de vacances pour 2009.
Que ces séjours se renouvellent !!

Odile & Domi­nique BONNE Membres du bureau GP29

Lettre d’info 44 : Cure au centre de rééducation fonctionnelle de Tréboul

CURE AU CENTRE DE RÉÉDUCATION FONCTIONNELLE DE TRÉBOUL en MARS 2008

Situé au bord de la place des Sables Blancs en baie de Douar­nenez, le centre accueille depuis plus de 40 ans, des patients rele­vant de la trau­ma­to­logie, de l’orthopédie, de la neuro­logie et de la rhumatologie.

Quelques années avant la dernière guerre, Tréboul était déjà connue comme station balnéaire au micro-​​climat presque médi­ter­ra­néen, avec ses grands hôtels et restau­rants etc…

Dans ma jeunesse j’y venais souvent l’été, j’ai même dressé ma tente au camping muni­cipal en haut du bois d’Ys qui domine la mer et protège la station. La nuit on s’endormait bercé par le bruit du ressac qui montait de la mer, le jour c’était le farniente sur le sable chaud, les bains dans une mer rafraî­chis­sante et le soir musique et danse avant de remonter au bois d’Ys.

Ys la belle cité engloutie dans la baie de Douar­nenez d’après la légende. Mon grand-​​père marin pêcheur m’affirmait qu’à certaines heures dans la baie, on pouvait entendre sonner les cloches de la ville engloutie avec Dahu tandis que son père, le bon roi Gradlon sur son cheval fuyait les vagues défer­lantes puis galo­pait dans les terres pour s’arrêter sur un site où il créa la ville de Quimper.

Nostalgie !!! Mon grand-​​père n’est plus, nous sommes en mars 2008. Les deux grands hôtels en bordure de mer et leurs dépen­dances ont été trans­formés en appar­te­ments pour touristes et en centre de thalas­so­thé­rapie voisi­nant avec un centre de réédu­ca­tion fonctionnelle.

J’ai accepté de bon cœur la pres­crip­tion du docteur Mimassi du CHU de Brest , lorsqu’il m’a dirigée vers le centre de Tréboul.

J’arrive vers 9h30   accueil, inscrip­tion, chambre….etc…., vers 10 h visite médi­cale avec le docteur qui me suivra pendant la cure (ils sont au nombre de 7); il programme ensuite les soins qui me seront donnés, puis passage au bureau où j’attends que l’on me remette mon plan­ning indi­vi­duel avec les horaires, le numéro des salles et les noms des soignants.

Après mon instal­la­tion dans ma chambre et après le déjeuner, je commence ma vie de curiste.

Le Centre dispose de 3 piscines d’eau de mer chauffée à 31°, de 3 salles de réédu­ca­tion, de nombreuses cabines de soins indi­vi­duels tels massage, ergo­thé­rapie, physio­thé­rapie (cata­plasmes d’algues) et autres.

Tous ces soins sont donnés au rez-​​de-​​chaussée et au sous sol (esca­lier — ascen­seur). La circu­la­tion en ces lieux est animée. Le personnel soignant est compé­tent, attentif et aimable.

Au rez-​​de-​​chaussée nous avons aussi les parties communes aux pension­naires : un grand salon, lieu de passage qui se prolonge par une boutique puis par un salon de thé : bois­sons sous une véranda aux grandes baies vitrées (côté arrivée). Côté vue mer, un grand salon avec télé; très lumi­neux avec sa façade vitrée ouvrant sur une grande terrasse qui longe le salon et la salle à manger. Plus bas un chemin de ronde en bordure de plage.

Les repas sont pris dans une vaste salle dans une ambiance sympa­thique, les serveuses sont effi­caces et affables, les repas satis­fai­sants et bien présentés.

On accède aux chambres par un grand esca­lier et un ascen­seur dans chacune des deux ailes.
Les couloirs sont clairs, repeints à neuf, par contre les chambres et le sani­taire sont d’un autre temps mais avec télé et téléphone.

En conclu­sion : s’il le fallait, je retour­ne­rais volon­tiers dans ce Centre de cure, malgré ma chambre vieillotte, car, bien soignée, bien nourrie, bien entourée, dans une ambiance sympa­thique, que demander de plus ?

Suzanne Castrec

Lettre d’info 44 : Heureuse malgré Parkinson

Heureuse malgré Parkinson : témoignage

Cela fait main­te­nant six ans que le mot Parkinson a été prononcé. Les premiers temps n’ont pas été sans heurts ni pleurs, sans craintes ni déses­poir. Le plus diffi­cile, lire dans le regard de ses proches toute cette tris­tesse. Je culpa­bi­li­sais de les entraîner avec moi dans ce tour­billon d’incertitude. Il fallait réagir, accepter de faire le deuil de ma vie d’avant pour pouvoir me projeter dans cette nouvelle vie. Pas facile, il faut du temps mais j’ai le privi­lège d’avoir un mari aimant, atten­tionné, une perle comme disent mes amis et trois enfants formi­dables qui sont toute ma fierté. Ma famille, mes amis, tous connaissent ma maladie, ils sont présents à juste dose Ils me font confiance et je leur suis recon­nais­sante de respecter ma façon d’être.

Main­te­nant que je suis en vacances à durée indé­ter­minée, j’ai tout loisir pour recher­cher des solu­tions pour améliorer mon quoti­dien. Un vrai défi à relever : vivre le plus agréa­ble­ment possible en entre­te­nant ma mobi­lité pour conserver au mieux toute mon auto­nomie. Une à deux fois par semaine, je retrouve ma kiné qui me guide dans les exer­cices d’entretien, d’assouplissement et d’étirement. Actuel­le­ment, seuls les massages se font à son cabinet; j’assume ma réédu­ca­tion à la maison à savoir un quart d’heure à une demie heure de gymnas­tique quoti­dienne sans contrainte, à mon rythme, et le reste du temps, je vis norma­le­ment; j’ai la chance que ma maladie évolue lente­ment. Rien n’est acquis, il faut être rigou­reux et savoir écouter son corps. Je me suis inté­ressée à l’auto massage, une façon très natu­relle pour soulager douleurs et tensions musculaires.

Il y a deux ans, j’ai remarqué que je penchais vers la droite avec pertes d’équilibre, douleurs lombaires et raideur du genou. J’ai donc pris rendez-​​vous chez une postu­ro­logue. Elle a repéré lors de l’examen que l’entrée senso­rielle plan­taire était défi­ciente. Elle a pres­crit le port de semelles de posture avec une surveillance de l’évolution toutes les trois semaines. Les stimu­la­tions podales ont eu un effet immé­diat; au bout de quelques semaines, les semelles ont été reti­rées. Mon corps qui déviait de quatre centi­mètres s’est replacé dans l’axe. Au dernier contrôle, je n’avais perdu que cinq milli­mètres de dévia­tion. Encourageant.

Cet automne, sur l’avis du Dr Mimassi que je remercie de ses précieux conseils, je suis allée consulter un acupunc­teur pour des douleurs faciales avec diffi­cultés pour masti­quer, des douleurs aux bras et des faiblesses dans les jambes. Six séances d’électroacupuncture ont suffit pour soulager ces désa­gré­ments. Même si certaines douleurs commencent à réap­pa­raître, j’ai béné­ficié de quelques mois de répit.

J’ai égale­ment suivi des séances de réédu­ca­tion chez un orthop­tiste : j’avais les yeux qui se fati­guaient très vite et mon champs visuel se rétré­cis­sait. Je peux reprendre les exer­cices à la maison quand les besoins se font sentir.

J’ai pris conscience au travers de ces diffé­rentes méthodes de soins, de l’importance de se prendre en charge, de connaître son corps et d’être à l’écoute des chan­ge­ments qui s’opèrent au fil des années de maladie. Je suis actrice de ma thérapie, je recherche des solu­tions pour compenser ses dysfonc­tion­ne­ments. Je teste et je choisis ce qui me convient le mieux, mais toujours avec accord médical. Et si je prends le pouls de ma situa­tion, je me sens mieux avec moi-​​même, j’ai retrouvé des sensa­tions, diminué des raideurs, soulagé des douleurs, renoué avec mon corps qui m’échappait. Je dis un grand merci à toutes les personnes qui m’aident à vivre plei­ne­ment. Grâce à eux et pour eux je souris à la vie.

Odile Bonne

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