Journée mondiale Parkinson du 12 avril : signez la pétition !
Publié le 21 mars 2013 à 06:29Parkinson France lance une pétition nationale et beaucoup d’autres associations (dont le GP29) s’y associent. Il est souhaitable que cette pétition ait un succès important pour accompagner la journée mondiale Parkinson.
Pour signer la pétition :
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La pétition est au format .pdf
Informations régionales : Association Parkinson du Morbihan (56)
Publié le 20 septembre 2012 à 07:35Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°49 – juin 2012
3 Février, Mr STAGLIATI kinésithérapeute, nous informait des bienfaits de la Réflexothérapie chez le Parkinsonien.
29 Février, l’Agence Régionale de Santé de Rennes, nous conviait à un débat sur la « place du patient dans la recherche clinique ». Occasion de préciser le rôle du patient et sa nécessaire contribution dans le développement de la recherche clinique, pour aboutir demain, aux possibilités de guérison. Le patient est « chercheur », c’est à partir des besoins qu’il exprime que se fait le travail, la progression, l’échange avec les professionnels de santé.
16 Mars, Journée du Sommeil à Rennes, les intervenants (pneumologue, psychiatre, neurologue) nous ont démontré que le sommeil est indispensable à la vie, qu’il a une fonction restauratrice de l’organisme, du système nerveux central, qu’il joue un rôle important dans la concentration, l’apprentissage, la mémorisation, l’attention. Un bon sommeil est un facteur de performance physique et sportive mais aussi intellectuelle et cognitive.
24 Mars, participons au Neurodon au Carrefour Le Fourchêne/Vannes, manifestation pour sensibiliser le public sur les différentes pathologies neurologiques et le besoin de finances pour la recherche.
31 Mars, invités par l’ARSEP à la 5ème rencontre sur la Sclérose en plaques. Maladie invalidante touchant des patients très jeunes. Certains symptômes sont similaires à ceux du Parkinson. Le Centre de Secours de Lorient proposait une formation gratuite sur la méthode de « Heimlich ». Un représentant de l’association y assistait.
14 Avril, France Parkinson nous invitait à la journée mondiale Parkinson. Le Dr Drapier du CHRU Pontchaillou à Rennes, nous a entretenu sur la pompe à apomorphine, son utilisation, ses bénéfices, ses effets secondaires.
10 Mai, notre Assemblée Générale s’est tenue à NOSTANG. Le quorum étant atteint (8 pouvoirs, 34 présents) lecture a été faite des différents rapports, et ceux-ci adoptés à l’unanimité. Le bilan 2011 est satisfaisant, nos actions auprès des services d’aide à la personne, du milieu hospitalier portent leurs fruits et nous encouragent à mettre en place d’autres interventions pour 2012, bon résultat de nos réunions malades/aidants. Le Bureau est reconduit dans ses fonctions. Un succulent repas, des chansons, la danse clôturaient cette journée, maussade à l’extérieur, mais tellement chaleureuse à l’intérieur.
BONNES VACANCES A TOUS
La Secrétaire ADPM – Françoise Vignon
Informations régionales : Association de parkinsoniens de Loire-Atlantique (44)
Publié le 26 août 2012 à 10:53Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°49 – juin 2012
Le 31 mars, nous avons eu la participation la plus faible pour notre assemblée générale. Une cinquantaine de personnes présente dont 41 adhérents (plus 12 pouvoirs). Est-ce la nouvelle formule ? La réunion se tenait le matin pour pouvoir ensuite partager le repas du midi. Ceux qui sont restés ont apprécié cette manière de faire. Encore une fois nous devons reconnaître qu’il n’est pas facile de trouver de la relève au conseil d’administration : une seule personne, Fernande Auger, s’est présentée pour quatre membres sortants. Nous repartons donc avec un CA de 11 administrateurs, le bureau reste inchangé.
Laurent Lescaudron est intervenu pour nous parler de la recherche et plus spécialement des modifications au niveau de l’INSERM de Nantes. Pour des raisons budgétaires, l’équipe qu’il anime n’est pas reconduite afin de mieux regrouper les lieux de recherche. Se définissant comme « transplanteur », il va continuer sa recherche sur la médecine réparatrice et régénératrice à partir des cellules souches mais cette fois-ci au niveau du disque intervertébral en intégrant l’unité 791, située à la faculté d’odontologie de Nantes. Quant à ce qui concerne les maladies neurodégénératives (Parkinson-Huntington), il va poursuivre son travail aux USA, au sein de l’université de Central Michigan où il est professeur associé depuis une dizaine d’années. La recherche n’est pas close à Nantes, Philippe Naveilhan et Isabelle Neveu vont rejoindre l’U913 où Michel Neunlist et Pascal Derkinderen travaillent sur les neuropathies du système nerveux entérique (cf. le deuxième cerveau et la découverte d’agrégats anormaux d’alphasynucléine dans les neurones du système digestif). De son coté, le Pr. Philippe Damier continue la recherche clinique au sein du Centre d’Investigation Clinique de Nantes.
Quatre-vingt personnes ont assisté à la conférence sur la maladie de parkinson et les addictions. Le Dr Marie Bronnec qui travaille au centre d’addictologie de l’hôpital St Jacques dans le service du Dr Vénisse était accompagnée du Dr Caroline Vigneau, pharmacien maître de conférences au service de pharmacologie du Pr. Jolliet au CHU de Nantes. Le sujet abordait les troubles du contrôle des impulsions, en particulier le jeu pathologique, pouvant être en lien avec les traitements antiparkinsoniens (voir l’article dans ce numéro). Dans les troubles du comportement pharmaco– induit communs à la L-Dopa et aux agonistes, avec une sévérité plus grande pour ces derniers, on trouve : le jeu pathologique, l’hypersexualité, l’augmentation de la libido, le « punding » (comportement répétitif sans but), les achats compulsifs. Ces effets de classe des médicaments dopaminergiques sont inscrits comme effets indésirables sur les notices. Toutefois il a été bien précisé dans la discussion, si l’on soupçonne un effet secondaire à la prise d’un médicament, ne pas hésiter à en parler avec son médecin généraliste et à remonter l’information auprès du centre de pharmacovigilance.
L’association organise des rencontres pour ces adhérents : le 16 juin une sortie festive à Sucé Sur Erdre et le 15 septembre la journée « Paroles et Echanges » avec pour thème l’ergothérapie et les aides techniques.
Guy Seguin, président<
Informations régionales : Association de parkinsoniens d’Ille et Vilaine (35)
Publié le 16 août 2012 à 07:14Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°49 – juin 2012
Le 3 mars avait lieu notre Assemblée Générale habituelle suivie d’un bon repas habituel avec animation de chants de marins. 51 adhérents avaient répondu présent. Une minute de silence a été observée pour nos adhérents décédés depuis la dernière AG. Les rapports habituels ont été lus et acceptés à l’unanimité des présents ou représentés. Nous soulignons la présence du CECAP, Raymonde et son mari, et de notre Association au Salon Autonomic de Rennes en septembre 2011. Le Pr. Vérin est venu présenter la création de l’Institut de Recherches Neurosciences pour l’Ouest. Il s’agit d’un projet pour améliorer l’accueil des malades, l’accompagnement pendant les hospitalisations et le regroupement des intervenants médicaux pour une meilleure prise en charge des malades concernés par les affections du cerveau. La recherche de mécénat est surtout prioritaire pour mettre en place et faire fonctionner cette institution. Puis Mme Neumager, sophrologue est venue présenter la sophrologie qui est aussi utilisée dans le cadre de la neurostimulation. Nous notons la présence de Raymonde Jacquemart et de son époux à notre AG et nous les remercions d’avoir fait le déplacement.
Président de l’Association de Parkinsoniens d’Ille-et-Vilaine (APIV), j’ai promis à Thérèse, mon épouse, que je quitterai la Présidence en 2012. Promettre est une chose, tenir sa promesse en est une autre et le lecteur sait qu’il est difficile de mettre la main sur celui ou celle qui donnera de son temps pour une suppléance, un poste d’administrateur, une présidence…
La difficulté est encore plus grande lorsqu’il s’agit d’une association comme la nôtre, car cette association revendique l’aide, la défense et le soutien aux malades, loin de toute considération de flatterie ou de flagornerie. En un mot il me fallait trouver, à défaut d’une perle rare, l’homme ou la femme qui me remplacerait.
En fait je l’ai désigné, ce qui est encore plus simple. Il a bien voulu accepter et a pris ses fonctions lors de notre AG de mars. Le nouveau conseil d’administration se compose ainsi pour les postes principaux :
- Président : Yves Boccou
- Vice-présidents : Jean Maigné, Bernard Marchand
- Trésorier : Raymond Le Seyec
- Trésorière adjointe : Bernadette Guérin
- Secrétaire : Jean-Claude Moraines
- Secrétaire adjointe : Claudine Bodin.
Il est à noter que nous avons un nouveau secteur couvert par Bernard Daco et François de l’Espinay pour le secteur de Brocéliande jusqu’alors non couvert. Les secteurs de Rennes, Vitré, Saint-Malo, Redon, Fougères continueront de voir notre présence.
Ex-Président et nouveau secrétaire de l’APIV, je lui mets le pied à l’étrier en espérant qu’il aura soin de défendre nos valeurs communes en soutenant toute initiative ayant pour but d’apporter le bienfait à nos adhérents. Je continuerai, en compagnie des membres de l’équipe statutaire à lui apporter notre aide en ce sens.
Jean-Claude Moraines
Je suis donc Yves Boccou, jeune retraité, atteint de la maladie depuis six ans et qui profite de « sa lune de miel » pour donner du temps à notre association. Vous saurez tout de moi en apprenant que je me soigne, outre les médicaments, par la pratique quotidienne de la marche (je reviens d’un périple : Puy-en-Velay/Saint-Jacques-de-Compostelle) et par de multiples activités associatives qui m’ont fait hésiter à m’engager dans l’Association. Je compte sur l’appui du Conseil d’Administration pour continuer les actions de notre mouvement associatif et bénévole. Reste à concrétiser !
Yves Boccou
Informations régionales : Association de parkinsoniens de l’Hérault
Publié le 14 août 2012 à 09:14Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°49 – juin 2012
Notre « petit » comité de BEZIERS s’agrandit de nouveaux adhérents : 6 de plus ! Avec nous, ils font du qi gong et à partir du 17 février de la Musicothérapie; la plupart viennent avec leur conjoint. Nous envisageons la reprise des randonnées… Sous notre beau soleil ! (nous, la neige, elle nous oublie, tant mieux).
Le 3 février 2012, nous avons tenu notre ASSEMBLEE GENERALE (au Vésuvio, restaurant de SERVIAN); après lecture du rapport moral par Mme GALAN Dany, notre présidente, et quelques mots de bienvenue, la lecture du rapport d’activité a été suivie du rapport financier par la trésorière, Mme VIANES Claude. Le bureau sortant étant démissionnaire, il a été fait appel aux bonnes volontés. Sur proposition, l’ancien bureau est réélu à la majorité, Lundi 20 février 2012, il sera procédé à l’attribution des différents postes.
- Présidente : Mme Galan Danièle
- Vice-président : Mr Vianes Sylvain
- Secrétaire : Mme Argento-Tolo Lyria
- Secrétaire adjointe : Mme Perez Mercédès
- Trésorier : Mme Vianes Claude
- Trésorier adjoint : Mme Quesnel Agnès
- Membres du bureau : Mme Garcia Noëlle et Mme Segura-Font Georgette
- Membre d’honneur de l’association biterroise : Mr Dagany Jean
Nous avons pas mal d’occupations à venir, préparant la JOURNEE MONDIALE de PARKINSON pour nous le 14 avril 2012 avec un spectacle encore plus important que l’an passé ! De quoi faire parler de nous…
Journée maladie de Parkinson
Cela faisait des mois que nous préparions cet après-midi récréatif, et ça y est le jour était arrivée ! Nous nous sommes beaucoup démenés afin d’obtenir des lots pour une belle tombola (surtout Agnès, bravo !) plusieurs groupes artistiques se sont proposés, l’orchestre HARMONIE intercommunale de SERVIAN, les chorales LA MUSICA et IVORIA le groupe IBERIA danses sévillanes ont retenu notre attention, et nous n’avons pas été déçus, le public ravi, enchanté ! Les pâtisseries faites par nous-mêmes couvraient une grande table, les boissons au frais, quel bonheur tout a été vendu. Sur une autre table de la documentation sur la MP et des photos de nous dans nos activités.
14 H 30 quelques personnes ont pris place sur les chaises, nous avons une certaine angoisse, allons-nous réussir à faire se déplacer 30, 50 personnes ? (la salle en contient 200 !) 15 H la salle est pleine, plus une chaise libre. Le spectacle commence avec 3 « sévillanes » très applaudies, puis, nous sommes 15 à monter sur scène et faire une démonstration de 10 mn de QI GONG avec Christian notre professeur et Béa. Puis ce sont les chorales, l’orchestre avec ses cuivres, ses cordes : grandiose ! C’est le mot que j’ai entendu dire par un spectateur. Un grand succès pour les artistes, et pour nous. Nous avons pu verser 765€ au fond Reherche CECAP.
Nous avions réussi notre but : nous faire connaître, montrer aussi que nous malades nous ne baissons pas les bras et que nous pouvons avec des moments comme celui-ci, allumer des lumières dans les yeux comme cela en a allumé dans les nôtres. Merci à tous, au public nombreux, aux collègues Parkinsoniens et accompagnants de notre comité de BEZIERS, et aux artistes qui bénévolement nous ont fait tous rêver…
A P H Béziers MVA rue Général Margueritte 34500 BEZIERS Tel 06 81 96 55 54 // 06 72 61 70 23
La secrétaire Lyria Argento Tolo
Informations régionales : Côte d’Armor (22)
Publié le 03 août 2012 à 09:08Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°49 – juin 2012
L’Association a tenu son assemblée générale annuelle le 30 avril 2012 à LANNION, 50 personnes y assistaient. A cette occasion, nous avons pu remettre aux adhérents, la plaquette de l’association que nous souhaitions réaliser depuis déjà un certain temps, voilà qui est fait !
Depuis le printemps, l’hôpital de Tréguier, après des rencontres avec l’association, a mis en place sous la forme d’hôpital de jour, des ateliers destinés aux parkinsoniens. Les malades sont pris en charge une journée par semaine, pendant 3 mois, durée qui peut être renouvelée. Prise en charge par des médecins, kiné, orthophonistes, psychologues, nutritionnistes, en groupe ou individuellement, Les premiers adhérents qui ont participés à ces journées, sont très satisfaits. Cette prestation s’adresse à tous les malades du département atteints de la MP, après établissement d’un bilan réalisé par l’hôpital sur une journée.
L’an dernier, nous avions mis en place des groupes de paroles pour les malades et des groupes de paroles pour les aidants qui se tenaient au même moment dans 2 salles différentes. Chaque séance était ponctuée d’un goûter pris en commun, et assuré à tour de rôles par les adhérents. Ces groupes étaient animés par une psychologue et un orthophoniste; une centaine de personnes par groupe de 12 ont pu y participer. Ces échanges ont été très bénéfiques notamment au niveau des couples. Cette année nous voudrions y apporter quelque chose de nouveau telle que la mise en place d’ateliers de bien-être, relaxation (sophrologie, qi gong, massage…). Actuellement nous avons obtenu de la part du Conseil Général, un financement pour le groupe « aidants ». Avec l’aide du CLIC, nous constituons des dossiers afin de trouver un financement pour le groupe « malades ». Ce n’est pas gagné…
Pour participer au financement de ces actions, nous avions organisé un concert et des vide-greniers, ce qui nous permet également de communiquer sur la maladie et sur notre association.
- Le 11 avril, nous avons participé à une conférence sur la maladie qui s’est tenue à Corlay, à l’initiative du Clic et de la MSA, 50 personnes étaient présentes.
- Le 17 juin nous nous retrouverons vers 12 H au plan d’eau de Saint Carreuc qui se trouve à quelques kilomètres de Saint Brieuc pour un pique-nique/auberge espagnole (sous abri). Un courrier explicatif va être envoyé à chaque adhérent.
A la rentrée, nous prévoyons mettre en place une conférence animée par le docteur Della-Negra urologue qui nous parlera des troubles liés à la MP.
Il s’avère, qu’il est de plus en plus difficile pour les malades, d’assurer la gestion de l’association, l’implication des aidants est indispensable.
Joëlle Guenanen
Informations régionales : association de parkinsoniens de Charente
Publié le 02 août 2012 à 10:51Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°49 – juin 2012
L’association est très occupée à organiser du 30.09 au 6.10.2012 les Vacances et les Assemblées Générales de CECAP 2012 : le fonctionnement de cette préparation se limite à six personnes dont 3 malades et 2 octogénaires. Nous avons accepté cette organisation mais nous constatons malheureusement que la maladie empêche une majorité d’adhérents de se déplacer. Nous mettons cependant toute notre meilleure volonté à donner une entière satisfaction aux personnes qui seront présentes.
Mesdames et Messieurs les Présidents et adhérents des Associations, il n’est pas trop tard de venir nous rejoindre. La date limite d’inscription a été repoussée au 25 mai 2012. Après cette date vous pourrez contacter le responsable de l’hostellerie : Monsieur THYBAUD Rémi au 0545685322. Nous comptons sur vous et vous en remercions.
Nous avons organisé un après midi théâtral le 11 mars 2012 ce qui a rapporté 315€ pour la Recherche. Nous nous sommes retrouvés autour d’une sortie repas à Puyreaux en Charente dans une très bonne ambiance, regroupant 32 convives.
Au plaisir de nous retrouver bientôt.
Carmen Demaille — Marie-Claire Aupy
Un pas de géant : lancement d’un plan interministériel Parkinson
Publié le 15 juillet 2011 à 12:18À l’initiative et en présence du ministre du Travail de l’Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand et de la secrétaire d’Etat à la Santé Nora Berra, une réunion s’est tenue au ministère de la Santé le 11 juillet 2011, pour annoncer le lancement d’un Plan d’action interministériel Parkinson.
La volonté politique de tout mettre en œuvre pour que la maladie de Parkinson ne soit plus « la plus oubliée des grandes maladies » a été clairement affirmée. Les ministres ont salué le travail préalable réalisé dans le cadre des Etats Généraux Parkinson et valorisé par le Livre blanc remis aux pouvoirs publics. La feuille de route du plan d’action annoncé sera élaborée à partir des 20 recommandations du Livre blanc.
Les principaux acteurs associatifs, institutionnels, médicaux et sociaux concernés avaient été conviés à cette réunion pour souligner que le Plan viserait à embrasser toutes les facettes du problème évoqué au cours des Etats Généraux : prise en charge médicale, recherche, sociale et sociétale.
Cette réunion a permis de fixer une méthodologie et de désigner les responsables scientifiques et administratifs chargés de la définition concrète, puis de la mise en œuvre des mesures inscrites dans ce Plan.
L’accent a été mis sur plusieurs points :
- Nécessité de cerner les spécificités de la maladie de Parkinson justifiant de mesures adaptées
- Priorité à l’organisation des soins pour encourager la coordination entre les médecins hospitaliers et les médecins libéraux (neurologues et para médicaux), mais aussi les acteurs du social par des dispositifs à concevoir au plus près de la personne touchée par la maladie et de son entourage
- Obligation d’impliquer les Agences Régionales de Santé
Un certain nombre de mesures devraient être mises en place rapidement parmi lesquelles la double reconnaissance des centres experts et des filières de soins et la coordination avec les MDPH.
Le Directeur Général de la Santé, Monsieur Grall, est chargé du fonctionnement du comité de Pilotage interministériel, lequel assurera le suivi des actions programmées et le respect des échéances d’un calendrier qui devrait être très resserré. Il sera assisté d’un chef de projet interministériel.
La prochaine réunion, prévue dès le début de l’automne, doit revêtir un caractère très opérationnel.
L’association France Parkinson, au nom du Collectif, exprime sa satisfaction et s’engage à participer activement aux différents groupes de travail, pour que les personnes touchées et leurs familles bénéficient pleinement de cette volonté politique.
Faut-il se méfier de nos médicaments et de leurs effets secondaires ?
Publié le 28 juin 2011 à 10:13De Bernard GEFFRAY
Membre d’honneur du CECAP et de l’ADPL
Co Fondateur d’AGP et du CECAP
Si la scandaleuse affaire du MEDIATOR, largement médiatisée n’en est qu’à ses débuts, il est déjà certain que le montant des indemnités réclamés à juste titre par les victimes et par les organismes qui ont assuré le remboursement pendant une trentaine d’années va être : faramineux.
Dans une toute autre proportion, vient d’être jugée à NANTES une affaire qui nous concerne plus particulièrement. Il s’agit de nos médicaments et de leurs effets secondaires connus de longue date, ou qui se sont dévoilés à l’usage. Pour mémoire, nous en reprenons la liste qui figure sur l’opuscule de l’AFSSAPS rédigé en Avril 2011, consultable sur le site : www.afssaps.fr avec mise à disposition aux Associations de Parkinsoniens.
LISTE des MEDICAMENTS CONCERNES :
ADARTREL(ropinirole), APOKINON(apomorphine), AROLAC(lisuride), BROMOKIN(bromocriptine), DOPERGINE(lisuride), DOSTINEX(cabergoline), DOADOPA(lévodopa+carbidopa), MODOPAR(lévodopa+bensérazide), NEUPRO(rotigotine), NORPROLAC(quinagolide), PARLODEL(bromocriptine), REQUIP(ropinirole), SIFROL(pramipexole), SINEMET(lévodopa+carbidopa), STALEVO(lévodopa+carbidopa+entacapone), TRIVASTAL(piribédil)
Plusieurs de ces médicaments existent sous forme de Génériques : le nom du médicament délivré par votre pharmacien ou prescrit par votre médecin est alors celui de la substance active (entre parenthèses dans la liste ci-dessus).
LISTE des EFFETS INDÉSIRABLES :
Nausées, vomissements. Baisses de tension(pression artérielle). Somnolence.
Troubles du comportement : addiction au jeu, achats compulsifs, hypersexualité.
Hallucinations ou perceptions anormales de la réalité.
Il est intéressant de noter(probablement sous l’influence du procès de Nantes) que cet opuscule a été rédigé en commun avec les Associations, ce qui est nouveau et prometteur d’une collaboration essentielle dans le domaine de la Santé. Par ailleurs toutes les notices accompagnants les Médicaments ont été revues et corrigées en 2009. Ce qui fait que nous tombons maintenant dans l’excès d’informations concernant les effets « possibles ». La liste des effets secondaires prédomine largement sur les effets positifs ! C’est un véritable catalogue de mises en garde, avertissements, précaution d’emploi.
Par exemple la notice : Information de l’utilisateur du SINEMET 100mg est longue de; 0,50 mètre et remplie recto-verso de 50 lignes sur une face et 80 sur l’autre, le tout divisé en 6 paragraphes dont 2 de quelques lignes concernant la composition du Médicament, sa destination, sa présentation. C’est tout juste si l’on sait à quoi il sert ! Bien malin celui qui trouvera une faille dans cette extraordinaire catalogue des défauts d’un médicament vieux de 40 ans.
Inutile de préciser que tous les autres Médicaments ont convertis leurs notices de la même façon; Le SIFROL récemment arrivé sur le marché Européen après les Etats-Unis est doté d’une notice de : 0,60 mètre de long multiplié 0,27 de large imprimée recto-verso ! Pour ceux qui aiment la lecture, bon courage.
Toutes ces précautions ne visent qu’à protéger les Laboratoires de tout procès sans apporter grand-chose aux malades qui demeurent dans l’ignorance du fonctionnement des médicaments qui sont ordonnancés, encore trop souvent, de façon abusive. Certaine notice ne comportant pas d’indication de la posologie dont la notice du SINEMET.
Nous sommes encore loin d’une véritable éducation thérapeutique des malades de longue durée Parkinsoniens ou autres .Pour cela, il faudrait la mise en place d’un plan Parkinson, dont les bases ont fait l’objet d’un « Livre Blanc » toujours en examen. Dans cette attente, espérons que le dialogue s’établisse entre le prescripteur et le malade, que l’action de chaque spécialité soit clairement expliquée.
Il est évident que le rôle des Associations demeure primordial dans cette éducation. L’utilisation rationnelle des médicaments est facteur de confort de vie. Les procès ne sont que le résultat d’une incompréhension de la maladie et d’une totale non communication à tous les endroits où elle devrait être. Quant au rôle de l’AFSSAPS, il n’est pas d’éditer des brochures contenant des avertissements même si cette façon d’opérer présente un certain intérêt a posteriori, mais de se donner les moyens de travailler indépendamment des laboratoires dans l’étude des nouvelles molécules présentées par ceux-ci et leurs effets secondaires constatés dans le temps.
Il existe encore bien des domaines à explorer dans différents endroits touchant à la santé publique et plus particulièrement les maladies neuro dégénératives. L’incidence de l’utilisation des produits Phytosanitaires n’est toujours pas officiellement étudiée malgré des données alarmantes produites par la MSA depuis plusieurs années .L’introduction systématique des Glutamates dans les plats préparés, les Surimi, soupes, bouillons, conserves… Les Glutamates ou encore exhausteurs de goût de E621 à E625 consommés régulièrement par effet cumulé agissent sur les neurones. Utilisés depuis plus de 50 ans, leur effet néfaste n’étant pas reconnu, jusqu’à présent du fait de leur relative faible utilisation.
Il n’en est pas de même aujourd’hui puisque l’on en retrouve à peu près dans toute l’alimentation industrielle et même dans certains produits Bio ! L’association des Glutamates à notre nourriture n’est pas innocente, sans parler des énormes bénéfices retirés de la vente de ces produits dont la matière première est d’un coût insignifiant.
L’adjonction à la nourriture crée chez le consommateur un phénomène d’appétence en donnant l’illusion d’avoir dans son assiette un produit très goûteux, alors qu’en réalité, il n’y a qu’un produit médiocre. Une certaine fidélité commerciale, voire de dépendance s’en suit. Le cas le plus typique est le Surimi. Mis sur le marché il y a une trentaine d’années ce produit n’est qu’un amalgame de chairs de poisson de faible qualité gustative à qui l’on donne un goût de crabe alors qu’il n’en contient au mieux que quelques traces.
Si l’on y ajoute certains colorants dits : alimentaires et un édulcorant de synthèse tel l’ASPARTAME par ailleurs largement utilisé dans les produits « allégés » la question peut être posée sur la nocivité réelle ou supposée de ces artifices. Faudra-t-il, encore une fois, qu’il y ait scandale, procès, victimes réelles ou supposées pour que la vérité éclate au grand jour.
En attendant, nos neurones subsistants, peuvent très bien se passer de tous ces leurres issus des mêmes laboratoires que nos médicaments
La dépendance concerne les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
Publié le 18 mai 2011 à 15:48La dépendance concerne les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
Dans le cadre des travaux du collectif associatif du Livre Blanc, après discussion avec les différents partenaires, France Parkinson a élaboré ce document approuvé par CECAP.
Compte-rendu de la conférence-débat du lundi 11 avril 2011
Publié le 20 avril 2011 à 09:31MALADIE DE PARKINSON
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Compte-rendu de la conférence-débat du lundi 11 avril 2011
Présentation et ouverture du colloque :
Réunion animée par Bruno ROUGIER, journaliste sante (France Info)
Présidence de Bruno FAVIER, président de l’association France-Parkinson, avec allocution,
Présence de la marraine de FP, Madame Mady MESPLE, (grande chanteuse d’opéra bien connue), parkinsonienne elle-même, qui fait une courte intervention et restera présente presque jusqu’à la fin de la conférence.
Annonce que 200 personnalités du monde médical et politique ont répondu favorablement en renvoyant la pétition qui leur avait été adressée et qui seront remises ultérieurement à Mme la Secrétaire d’Etat à la cohésion sociale, proche collaboratrice de Roseline BACHELOT.
Intervention vidéo de Nora BERRA, Secrétaire d’Etat à la Santé.
Intervention de Didier AUSSIN, Directeur Général de la Santé qui rappelle les critères de mise en ALD depuis janvier 2011.
Montée sur scène de Jean-Philippe RANDEL, neurologue à Paris, et de Pascal DERKINDEREN, neurologue et chercheur au CHU de Nantes, courtes allocutions concernant les recherches actuelles et notamment de la part du Dr DERKENDEREN qui explique brièvement ses recherches concernant un diagnostique précoce grâce à la découverte du rapport entre le système nerveux central et les neurones des muqueuses des intestins. Le Dr RANDEL parle ensuite des progrès faits dans l’annonce aux malades de ce qui les frappait et déclare que dès le début de l’annonce de la maladie une prise en charge psychologique aussi bien que médicamenteuse et kinésithérapeutique est entreprise (ce qui n’est pas forcément le cas partout !)
Présentation d’une vidéo d’une malade de 63 ans expliquant qu’à l’annonce de Parkinson alors qu’elle n’avait que 50 ans, le neurologue lui en a fait la déclaration sans ménagement, sans explication, la laissant dans le désarrois le plus total.
Présentation d’une vidéo : intervention du Dr Marc ZIEGLER.
Intervention de Fabienne DUROY, magistrate honoraire, experte de FP.
Intervention de Mathilde LAEDERICH, présidente de FP, qui présente la mallette du nouveau diagnostiqué avec le contenu de celle-ci (téléchargeable sur le site de FP), et qui ne sera à disposition des médecins que dans quelques mois.
Comment être mieux soigné :
Intervention de Marie VIDAILHET, professeur spécialiste MP et chercheur à la Salpétrière à Paris. Elle parle des progrès faits dans la prise en charge de la maladie mais souligne que l’équilibre de vie est :
50 % du fait du médecin
50 % du fait du malade.
Intervention d’un psychiatre pour l’impact de MP, la nécessité de faire comprendre au malade sa nouvelle vie et l’aider à trouver ses ressources intérieures par des échanges et une nouvelle représentation de sa personnalité vis-à-vis de sa famille aussi bien que de ses amis ou collègues de travail.
- Aide éventuellement à la découverte et la révélation de nouvelles potentialités.
- Indication que la prescription d’antidépresseur ne doit être envisagée que tout à fait exceptionnellement car ils sont « non compatibles » avec les médicaments antiparkinsoniens.
- La parole doit éviter le découragement et la dépression.
Intervention de Bernard DELORME de l’AFSSAPS sur les effets indésirables des médicaments antiparkinsoniens et surtout les agonistes qui ne sont pas les mêmes pour tous les malades et la balance doit être faite entre « bienfaits » et « risques », ceux-ci ne devant pas être minimiser.
Intervention de Jean-Pierre BRETON, kinésithérapeute, qui rappelle les bienfaits de celle-ci dès le début de la maladie.
Intervention de Peggy GATIGNOL, orthophoniste, qui parle de la nécessité d’avoir recourt à l’orthophonie pour la respiration, la déglutition etc..
Prise en charge :
Quelques questions de participants :
- Les médicaments psychotropes : leurs bienfaits momentanés et de leurs effets à long terme.
- La tolérance familiale impossible lorsque le traitement se trouve inadapté après quelques mois ou années, les premiers effets améliorant l’état s’épuisant. Changement de traitement.
- Les bienfaits que l’on peut attendre d’un traitement à la nicotine.
Intervention du Dr ZAGARO, neurologue CHU Henri Mondor Créteil, qui parle de nicotinothérapie et du double essai en aveugle en cours dont les résultats ne sont pas encore connus et des problèmes de tolérance.
Prise en charge financière :
Questions :
- psychomotricité non remboursée ? pas de réponse
- Ostéopathie non remboursée ? pas de réponse
- Médecine personnalisée ?
Éducation thérapeutique :
- Mieux comprendre sa maladie
- Soignants
- Aidants
- Avoir des projets.
Intervention de Danielle VILCHIEN concernant la dépendance lors de l’altération de l’état du malade et le « 5ème risque ». Prévention de la dépendance avec aide aux aidants. Offre de services et d’hébergement avec un « reste à charge » important. Recherche de solutions.
Intervention de Christine MARTIN, psychologue concernant l’accueil de jour « spécialisé MP ».
Remise des diplômes pour l’appel d’activités :
- Yves GOUACHER, malade en Haute Garonne, pour formation sur Internet avec un blog avec actualisation de la recherche, réflexions entre parkinsoniens.
- Atelier « tango » pour les malades et aidants avec animatrice toutes les 3 semaines avec valorisation de l’hygiène de vie, service aux malades/aidants professionnels.
- Atelier « comédie du langage » 1 fois par mois, avec improvisations ou lecture.
- Atelier avec animatrice pour gymnastique volontaire après formation avec action sur la motricité, fluidité des déplacements, réactivité, exercices de manipulation engins de la vie courante et enchainement d’actions et disant en même temps que l’action ce que le malade est en train de faire.
- « Jardin de Sophia », structure d’hébergement avec environnement médical.
- « Un chœur qui bat », organisé par un chef de chœur au conservatoire de Boulogne-Billancourt.
Recherches :
Intervention des Drs DERKENDIREN et NIEOULLON, sur la biopsie du côlon pour un diagnostic précoce de MP. Influence des éléments environnementaux sur les neurones avec mutations du génome des patients sur terrain favorable parkinsonien ou non.
La neurostimulation et les avancées concernant le ciblage plus précis.
Innovation thérapeutique en dépassant l’utilisation systématique de la L DOPA. Meilleure utilisation des médicaments existants et les dosages.
Pistes non dopaminergiques et études dans d’autres domaines.
Problèmes d’hérédité, pas forcément d’ordre génétique surtout dans la forme avec début précoce.
Recherches sur les gènes très longues donc pas systématiques. D’autres structures dans le cerveau autres qu’au niveau dopaminergique.
Présentation des Présidents des associations de malades ayant participé à l’élaboration du livre Blanc et de la pétition (les organisateurs auraient pu prévoir un temps de parole pour chacun d’eux car ils n’ont pas eu l’opportunité de s’exprimer pour mieux faire ressortir la notion du Collectif ainsi créé)
Intervention et fin du colloque :
Mme la Secrétaire d’Etat à la cohésion sociale à qui sont remise les 200 pétitions pour le PLAN PARKINSON.
Toujours 150 000 parkinsoniens en France dont : 10 % de jeunes.
Bonne note a été prise des 20 principales mesures du « LIVRE BLANC » lesquelles servent de feuille de route au gouvernement et surtout au Comité de Santé Publique. La loi du 02/2005 doit être appliquée à tous.
L’accès aux droits rendus difficiles à cause de la méconnaissance de Parkinson dans les différents services.
Une expertise va être faite sur la faisabilité de l’éducation thérapeutique des intervenants sociaux avec une démarche de coordination.
LE GOURVERNEMENT TOUT ENTIER SE MOBILISE
Renée DUFANT
SOLIDARITES PARKINSON 93
Intervention de clôture de Madame Marie-Anne MONTCHAMP
Publié le 19 avril 2011 à 08:06
Intervention de clôture de Madame Marie-Anne MONTCHAMP
Secrétaire d’Etat auprès de la ministre
des solidarités et de la cohésion sociale
A l’occasion de la Journée mondiale Parkinson 2011
« 2011, chacun peut faire un pas«
Lundi 11 avril 2011 – Maison de la Chimie
Monsieur le Président [Bruno Favier],
Mesdames et Messieurs,
Je suis très heureuse d’intervenir en clôture de ce colloque organisé par France Parkinson à l’occasion de la Journée mondiale Parkinson 2011.
Des intervenants prestigieux se sont succédé tout au long de l’après-midi pour rappeler les enjeux de cette maladie qui concerne quelque 150 000 personnes en France. La qualité de ces interventions était à la hauteur de l’enjeu ainsi représenté par cette maladie qui se trouve à la croisée de plusieurs politiques publiques :
- la politique de santé que ce soit par ses aspects de prise en charge médicale que ses corollaires dans le champ de la recherche bio médicale dans le domaine de la neurologie en particulier,
- la politique à destination des personnes dépendantes sur laquelle le Président de la République a voulu inviter toute la société à débattre au début de cette année, et dont Roselyne Bachelot et moi-même avons la responsabilité. Nul n’ignore en effet qu’à un certain stade d’évolution, les symptômes de la maladie de Parkinson peuvent venir entraver l’autonomie des personnes qu’elle touche.
- elle concerne également la politique du handicap, car si cette maladie touche pour l’essentiel des personnes de plus de 60 ans, 10% des personnes concernées ont moins de 60 ans et peuvent voir leur vie sociale, personnelle et professionnelle, affectée par ses conséquences invalidantes.
Pour répondre aux enjeux de cette maladie, votre association a lancé il y a deux ans des Etats généraux Parkinson, qui ont donné lieu à un livre blanc contenant 20 préconisations majeures. Il a été remis en avril 2010 à Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé.
1/ Pour le Gouvernement, ces vingt mesures constituent la feuille de route des pouvoirs publics pour répondre aux besoins des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de leurs familles.
Comme tous les plans de santé publique, l’action que vous souhaitez contient plusieurs volets; visibilité, recherche, soins et accompagnement. Elle trouve sa force dans cette cohérence.
L’articulation des différents intervenants est ainsi assurée par un comité interministériel qui se réunit sous l’égide du directeur général de la santé.
La prise en compte de l’accompagnement social dans les plans de santé publique constitue un progrès qu’il s’agit de souligner. Est révolue l’époque où la question des besoins de soins venait trop souvent occulter les besoins d’accompagnement, ignorant la réalité de la vie avec la maladie. C’est le signe que commence à s’imposer l’approche de la santé perçue comme « un état de complet bien-être physique, mental et social » telle que promue par l’Organisation mondiale de la santé.
Cette démarche est très symptomatique des évolutions forte auxquelles notre système de santé fait face aujourd’hui : la place croissante des maladies chroniques impose de considérer les soins et la vie qui va avec.
2/ La qualité de vie est votre seconde préoccupation. En tant que secrétaire d’Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, c’est bien évidemment à ce titre que j’interviens aujourd’hui.
Roselyne Bachelot et moi-même avons souhaité, comme vous nous invitiez à le faire, que cette journée mondiale Parkinson 2011 soit l’occasion de faire plusieurs pas pour améliorer la vie avec cette maladie.
Vous qui êtes atteints de la maladie de Parkinson ou qui vivez quotidiennement avec des proches atteints de cette maladie, vous nous rappelez qu’un patient ne saurait jamais être ramené à un objet de soins. Il doit être considéré avec son projet de vie. N’est-ce pas la raison d’être de tout ce qui est entrepris pour ralentir les effets de la maladie ?
Comme de nombreux autres malades chroniques, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent subir, en raison des conséquences de leurs troubles, des limitations d’activités dans leur vie quotidienne. Ils subissent, à ce titre, un handicap, selon la définition donnée par la loi du 11 février 2005 que je connais bien pour avoir œuvré à son adoption.
L’ensemble des droits ouverts aux personnes handicapées doivent pouvoir être accessibles aux personnes dont les incapacités trouvent leur cause dans la maladie de Parkinson et se trouvant dans les situations prévues par la loi. En effet, la loi n’a pas voulu distinguer selon la nature ou l’origine du handicap. La loi doit être appliquée à tous, sans qu’il soit nécessaire de rappeler l’ensemble des maladies et de leurs conséquences potentiellement concernées. Il n’est ainsi pas nécessaire de prévoir des droits spécifiques pour le maintien dans l’emploi ou l’accès à la retraite anticipée des personnes handicapées du fait d’une maladie de Parkinson.
Il faut toutefois reconnaître que l’accès aux droits existants peut être rendu difficile en raison d’une mauvaise connaissance des conséquences de la maladie de Parkinson par les personnes chargées des dispositifs d’accompagnement des personnes handicapées, que ce soit dans les maisons départementales des personnes handicapées – les MDPH-, dans les entreprises ou les administrations ou les autres services sociaux. C’est ainsi que j’ai demandé que tous les efforts réalisés en particulier par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie en direction des personnels des MDPH dans le cadre du plan maladies chroniques soient bien étendus à la question de la maladie de Parkinson.
Le deuxième pas que nous souhaitons faire aujourd’hui vise à améliorer la formation sur la maladie de Parkinson.
Si l’éducation thérapeutique des patients concerne le ministre de la santé, le ministère des solidarités et de la cohésion sociale est quant à lui aux premières lignes pour favoriser le déploiement de la formation des professionnels médico-sociaux et des aidants familiaux.
La formation des professionnels des établissements et services médico-sociaux est la garantie que l’accueil des personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson dans ces structures se fasse dans les meilleures conditions. Une sensibilisation doit pouvoir être intégrée aux dispositifs existants de formations professionnalisantes. Plusieurs pistes sont aujourd’hui à l’étude. La démarche de formation originale et exigeante portée par la Société française de gériatrie et de gérontologie à travers le programme Mobiqual et soutenue par la CNSA pourrait ainsi offrir un support adapté à la diffusion de connaissances et de pratiques utiles aux personnels des EHPAD. J’ai sollicité une expertise de la part de la SFGG sur la faisabilité du développement d’un module Parkinson.
La formation des aidants familiaux est quant à elle, de plus en plus sollicitée par les associations de familles de personnes âgées ou handicapées. Comme France Parkinson, elles souhaitent leur proposer des outils pour surmonter les difficultés. Car, ce sont souvent les familles qui sont en première ligne lorsque la maladie survint ou évolue, pour favoriser la vie à domicile dans les meilleures conditions. La loi Hôpital Patients Santé et Territoires de juillet 2009 a étendu les compétences de la CNSA en matière de financement de la formation des aidants familiaux. Un programme de formation pourra ainsi être établi entre France Parkinson et la CNSA donnant lieu à une convention d’ici le début de l’année 2012.
Le troisième pas que Roselyne Bachelot et moi-même vous proposons de franchir ensemble est l’amélioration du parcours de soins et d’accompagnement des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, sur le modèle imaginé pour les malades Alzheimer à travers les maisons pour l’autonomie et l’intégration de malades Alzheimer – les MAIA. Expérimenté depuis 2010 et aujourd’hui en phase de généralisation, ce modèle doit permettre une meilleure articulation des interventions autour des personnes, de la phase diagnostique à l’accompagnement social, en passant par la prise en charge médicale. Nous souhaitons que ce modèle puisse être étendu à d’autres maladies chroniques, la maladie d’Alzheimer ne résumant pas l’ensemble des situations complexes auxquelles peuvent être confrontées les personnes âgées et leurs familles. Cette extension sera ainsi expérimentée à partir de la situation des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et accompagnée par l’équipe projet nationale, située à la CNSA, qui identifiera, en lien avec France Parkinson, le site le plus adapté et sollicitera ses équipes et le porteur de projet compétent.
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Je veux vous assurer, en clôture de votre colloque, de la mobilisation du Gouvernement pour apporter aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de leur famille des réponses pour favoriser leur qualité de vie et leur participation sociale. C’est l’ambition du chantier ouvert par le Président de la République sur la question de la dépendance auquel France Parkinson est associée.
Les effets indésirables des traitements dopaminergiques : une enquête lancée par CECAP
Publié le 01 mars 2011 à 08:05Dans la liste des questions posées par les participants aux réunions d’information que nous organisons, le sujet relatif aux effets indésirables des traitements prend maintenant la place de tête, d’abord timidement consacrées aux nausées puis aux dyskinésies, les questions abordent peu à peu les « troubles compulsionnels impulsifs » tels que l’usage immodéré de l’ordinateur, l’hyperactivité, la boulimie, les achats inconsidérés, les jeux d’argent et quelques fois même l’hyper sexualité. Les chiffres trouvés dans la littérature vont de quelques cas à des pourcentages à deux chiffres assez inquiétants.
La médiatisation de l’affaire du Médiator ainsi que la publication de la liste des médicaments sous surveillance de l’Afssaps ont délié les langues me semble t-il et nous recevons de plus en plus de témoignages de personnes qui en parlent maintenant de manière plus ouverte. Les personnes témoignent plus facilement de cette poussée à agir contre leur volonté et en dehors de toute raison.
Nous n’avons pas ni les connaissances ni le temps et encore moins l’argent pour nous lancer dans une étude forcément complexe des effets indésirables mais nous pouvons, avec votre appui, tenter de déterminer de manière artisanale un ordre de grandeur des personnes connaissant ces problèmes en essayant de distinguer des liens éventuels avec la quantité de médicaments ingérés, la complexité du traitement… Une question a entrainé beaucoup de discussions au sein du groupe : « La tendance à ces conduites addictives préexistait-elle ? », nous y avons répondu simplement : posons la question et nous verrons bien au dépouillement.
Compte tenu des conséquences personnelles, familiales et sociales des « troubles compulsionnels impulsifs », qui peuvent atteindre des niveaux de gravité élevée, nous voulions également rappeler la nécessité d’en parler à votre neurologue et à votre médecin traitant. La honte, le déni sont des freins puissants et il faut savoir les surpasser. Une autre attitude également me parait potentiellement dangereuse, une jeune femme affectée de Parkinson me téléphonait il y a quelques temps et me disait que son couple trouvait son compte dans une forme légère d’addiction sexuelle, attention, ce qui peut paraître agréable aujourd’hui peut poser des drames demain, il faut donc y réfléchir sérieusement.
Cela va sans le dire, mais ça va mieux en le disant cependant, l’enquête est strictement anonyme, nous ne vous demandons que le N° du département (simplement pour nous permettre de retrouver une fiche en cas d’erreur de saisie) et vous pouvez nous répondre en toute sécurité même si vous n’en avez pas encore parlé à votre médecin ! Nous vous encourageons toutefois à lui en parler car une simple diminution du traitement ou un changement de médicament peut faire cesser ces effets potentiellement dangereux.
Que vous connaissiez ces problèmes ou non, il est très important d’y répondre afin que les chiffres retenus soient le plus exact possible pour que de justes mesures de prévention soient prises.
Dans l’esprit de coopération du collectif associatif Parkinson ayant présidé à l’élaboration du Livre Blanc, nous invitons toutes les associations à participer à cette enquête, quelques unes ont déjà répondu positivement et nous les en remercions sincèrement, d’autres préfèrent se lancer dans d’autres voies, nous respectons leurs choix.
Nous espérons remettre le résultat de l’exploitation de ce questionnaire au représentant du Ministère de la Santé le 11 avril, à Paris, lors de la Journée Mondiale de Parkinson.
Nous vous remercions donc de retourner le questionnaire ci-joint, dans les plus brefs délais, à l’adresse de votre association départementale ou à l’adresse de l’Association départementale de la Manche (AP Manche. 16 rue de la Foire 5059 – Montmartin sur Mer e-mail : apmanche@wanadoo.fr ) si vous n’adhérez à aucune association ou si votre association ne participe pas à cette aventure.
Bien cordialement à toutes et à tous
Raymonde Jacquemart : Présidente de CECAP
Pierre Lemay : Association Parkinson de la Manche
Depuis l’affaire du Médiator et la parution de la liste des médicaments à surveiller de l’Afssaps, incluant les agonistes dopaminergiques, les adhérents de nos associations s’interrogent sur les effets indésirables des médicaments qu’ils ingèrent. En l’absence de statistiques fiables, nos associations ont décidé d’en savoir un peu plus par cette enquête flash. Répondez-nous nombreux.
Pour vous conforter dans cette idée, voilà un texte trouvé sur Internet sur un groupe de discussion rattaché au blog http://jp31.unblog.fr dédiés tous deux aux jeunes adultes parkinsoniens, je vous invite à prendre connaissance de ce texte que je trouve personnellement admirable de précision et de concision.
Pierre Lemay
Je vais essayer à mon tour d’apporter quelques éléments utiles dans ce combat contre les effets secondaires de nos chers médicaments. Voici ce que j’ai tiré de ma propre expérience :
1. Sifrol, Requip ou autre, pour ma part, il semble que c’est le dosage plus que le médicament choisi qui fait la différence.
2. L’état général est prépondérant. Plus d’anxiété, de fatigue, de déprime, d’irrégularité dans l’hygiène de vie augmente la sensibilité à l’addiction.
3. Comme pour le reste des effets de ces médicaments, il y a des moments « on » et des moments « off ». D’où ce sentiment d’être Dr Jekyll et Mr Hyde.
4. En phase d’addiction active (phase on), notre comportement est entièrement tourné vers l’assouvissement de nos désirs. Désinhibés, sans foi ni loi, tous les moyens sont bons (mensonge, tricherie, etc.). Nous nous sentons plus forts, la maladie mieux maîtrisée.
5. En phase off l’état psychologique varie entre déni et culpabilité, ce qui a tendance à générer de l’anxiété et de la tristesse. S’ajoute le sentiment que la maladie est à nouveau plus présente. Le prochain moment « on » n’en sera que d’autant plus actif.
6. C’est en phase « off » qu’on peut identifier l’addiction.
Malheureusement le plus souvent par le constat des dégâts occasionnés (compte en banque vide, choses futiles plutôt que choses utiles dans les placards, etc.)7. Dr Jekyll et Mr Hyde ne se parlent pas, ne veulent pas se connaître. Il faut donc les forcer à communiquer (post-it dans les lieux clés des phases addictives (portemonnaie, ordinateur, …). C’est un peu trivial, mais c’est un moyen d’augmenter les petits moments de prise de conscience qu’on est en train de rentrer en phase addictive.
8. En avoir conscience ne suffit pas à résoudre le problème. Le problème se résout chez le neurologue en exigeant qu’il change les doses ou les médicaments. Il n’existe AUCUN autre moyen de tuer réellement l’addiction.
9. Arriver à résoudre le problème veut dire passer par dessus sa peur d’être pris pour un malade psychiatrique, sa honte d’avouer des choses inavouables, sa crainte de perdre la maîtrise de son existence. Mais c’est aussi forcer le neurologue à empoigner un problème qu’il n’assume pas le plus souvent. Il est formé à gérer des problèmes de neurones et se trouve gêné et désemparé face à des problèmes d’hypersexualité ou d’achats compulsifs. Mais c’est son job, alors il doit le faire !
10. Même une fois la médication adaptée, l’effet « addiction » demeure présent. Il s’agit de réussir à trouver le bon équilibre entre effets positifs et négatifs des médicaments. Cela peut prendre des mois. La bonne nouvelle c’est que, comme les autres effets secondaires de ces médicaments, ils finissent par s’estomper. Reste à demeurer vigilant face à cet effet addictif qui s’est fait tout petit et inoffensif, mais qui demeure un démon dont il faut se méfier.
11. On n’est pas obligé de parler à tout le monde de ses problèmes, surtout lorsqu’ils sont si personnels. Mais on se doit à soi-même de les livrer à ceux qui ont les moyens de nous aider !
Voilà, c’est un regard tout à fait personnel, basé sur ma propre expérience. Chacun en fera ce qu’il voudra, si cela peut aider ne serait-ce qu’une personne c’est déjà bien ;-).
Clément Colliard
Les agonistes dopaminergiques, sachons les maîtriser…
Publié le 07 février 2011 à 22:04Après la diffusion par l’Afssaps de la liste des médicaments à surveiller incluant la famille des agonistes dopaminergiques, les malades peuvent ressentir certaines inquiétudes; pour les lever, France Parkinson vient de mettre sur son site un communiqué de Pierre Pollak dont nous nous faisons l’écho.
CECAP compte également donner suite à cette diffusion en réalisant rapidement une « enquête flash » permettant d’y voir un peu plus clair dans les troubles comportementaux induits par les agonistes car les chiffres de personnes atteintes varient dans de grandes proportions selon les sources.
A bientôt et j’espère que vous serez nombreux à participer à cette enquête
Raymonde Jacquemart
Présidente de CECAP
vice-président du Comité Scientifique de France Parkinson
Ne soyons pas victimes des effets indésirables
d’une classe de médicaments efficaces.
Les agonistes dopaminergiques
Sachons les maîtriser.
Si vous avez des comportements anormaux,
il faut absolument en référer au médecin traitant, immédiatement.
4 conseils fondamentaux aux patients parkinsoniens :
1) L-dopa et agonistes dopaminergiques ont une efficacité prouvée sur l’état moteur du parkinsonien.
2) Néanmoins, à doses excessives, chez certains patients, les agonistes dopaminergiques et, dans une moindre mesure, la L-dopa, peuvent entraîner des troubles comportementaux redoutables : compulsions d’achat, addiction au jeu, hypersexualité…, mettant en danger la vie personnelle et familiale du patient.
3) Si vous ou votre entourage remarquez un changement de votre comportement, voire de votre personnalité, signalez-le immédiatement à votre médecin traitant. Ne laissez pas s’installer un déséquilibre dans votre vie.
Un ajustement de dose est nécessaire.
4) Attention, toute modification de traitement ne peut se faire
que sur avis médical.
Dernière minute ! Une grande conquête pour Parkinson…
Publié le 29 janvier 2011 à 08:53La maladie de Parkinson est prise en ALD (affection de longue durée) dès une ordonnance de six mois de traitement.
C’est officiel depuis le 19 janvier 2011.
Les statistiques de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie ont montré que beaucoup de personnes, touchées par la maladie de parkinson, ne bénéficiaient pas du régime spécifique ALD malgré la gravité de la pathologie.
Face à cette situation choquante, France Parkinson et le collectif associatif sont intervenus auprès des pouvoirs publics, dans le cadre des Etats généraux et ceci avec l’engagement très ferme de la communauté scientifique, pour obtenir que la maladie de Parkinson soit prise en charge en ALD dès le début du traitement. Nous avons été entendus : le Premier Ministre François Fillon et le Ministre de la Santé Xavier Bertrand viennent de signer un décret daté du 19 janvier 2011, publié au Journal Officiel, permettant dorénavant aux malades de Parkinson d’être exonérés du ticket modérateur pour les traitements qui leur sont prescrits en lien avec cette pathologie.
Autre amélioration : ce décret est applicable immédiatement et partout en France.
Parmi les 20 priorités du Livre Blanc, l’obtention de cette mesure N° 6 constitue une avancée importante, rendue possible grâce à la mobilisation de tous.
Texte officiel du décret : JORF n°0017 du 21 Janvier 2011 page 1287 texte n°20.
Décret n° 2011 – 77 du 19 janvier 2011 portant actualisation de la liste des critères médicaux utilisés pour la définition des affections ouvrant droit à la suppression de la participation de l’assuré
Objet : ALD 16. Critères médicaux utilisés pour la définition de l’affection de longue durée « maladie de Parkinson«
« Relève de l’exonération du ticket modérateur toute affection comportant un syndrome parkinsonien non réversible (maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens atypiques) nécessitant l’administration de médicaments antiparkinsoniens pendant au moins 6 mois et/ou un traitement chirurgical. L’exonération initiale est accordée pour une durée de 5 ans, renouvelable«
Lu sur le net : La sophrologie, en soutien des malades de Parkinson
Publié le 14 janvier 2011 à 08:50Article trouvé sur le site de Ouest-France.
A l’APIV, Association des Parkinsoniens d’Ille-et-Vilaine, nous sommes à l’écoute de toutes les techniques et thérapies aptes à améliorer les conditions de vie des personnes atteintes de cette maladie. Le professeur Marc Vérin, neurologue, nous a proposé de recourir à la sophrologie, en tant que traitement complémentaire aux thérapies existantes. C’est ainsi que nous sommes entrés en contact avec Christel Neumager, élève à l’Institut de Sophrologie de Rennes.
Pour lire l’article dans son intégralité, suivez ce lien…
Amélioration des conditions d’accès à l’ALD
Publié le 02 janvier 2011 à 09:27Nous avons reçu une message de Raymonde Jacquemart, présidente de CECAP :
Les statistiques de la CNAM ont montré que l’âge de la mise en ALD était tardive (74 ans) par rapport à l’âge du diagnostic (60 ans), différant de façon dommageable une prise en charge globale et performante.
Nous avons été entendus, comme le signifie [une] lettre du cabinet du Ministre en charge de la Santé (le remaniement du gouvernement va retarder quelque peu sa signature mais ne va pas le remettre en cause.)
C’est la première mesure du Livre Blanc obtenue grâce à la détermination commune des associations de parkinsoniens du collectif du Livre Blanc.
La méthode est bonne et nous devons continuer ensemble !Je profite de cette opportunité pour présenter à tous les adhérents et lecteurs de Bonnes Fêtes de
Noël et une Bonne Année 2011.« Cest aujourd’hui le nouvel an
Chacun oublie ses peines
Pour suivre la façon du vieux temps
Qu’à chacun ses étrennesUne bonne année, prospérité
De grand coeur je vous souhaite »La Présidente de CECAP
Raymonde Jacquemart
Une journée à Limoges : soutenance de thèse
Publié le 19 septembre 2010 à 12:10Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°42 – septembre 2010
23 juin 2010 : Départ : 6 H du matin Destination : Limoges. Pourquoi Limoges ?
C’est une très longue histoire qui a commencé il y a 10 ans maintenant. Elle a débuté lors de la rencontre avec Bernard Geffray à Dijon en 1999. Ce fut un échange intéressant !!! Il possédait un drôle de disque de stationnement avec des couleurs. C’était la première approche de la pharmacocinétique pour les prises de nos médicaments.
Puis en 2001 est arrivé Mr Rainon Emile après la création du CECAP; Il s’est plongé dans les livres de pharmacie et nous a sorti un fascicule qui nous a permis de mieux comprendre comment fonctionnaient nos médicaments sur notre organisme. Ce fascicule était le premier, sorti un 23 mai en 2001et c’était une annexe au projet qui devait être financé par l’URCAM Limousin, à hauteur de 100 000 euros avec Mme Chullia qui est professeur à la Faculté de Pharmacie de Limoges; Ce projet était l’optimisation des traitements du Parkinson.
Mais, car il a eu un mais, pour que ce projet soit exécuté il nous fallait trouver un neurologue pour porter le projet; nous avions le Dr JP Leventoux, médecin généraliste dans le Limousin, qui nous avait aidé pour préparer le projet mais pas de neurologues à l’horizon; si bien que le projet fut abandonné. Hélas !!!
Depuis, on a réfléchi et Pierre Lemay nous a présenté sa feuille de calcul pour nous aider à mieux voir les problèmes de surdosage et de sous-dosage à l’aide de courbes. Seulement cette feuille n’était validée par aucun organisme; elle était seulement le fruit de toutes nos observations avec des équivalences un peu empiriques. Nous l’avons présentée au Dr Lallement qui a tout de suite été convaincu par son utilité.
Après quelques mois d’utilisation il s’est avéré qu’il fallait faire quelque chose pour qu’elle soit utilisée d’une manière plus officielle.
C’est comme ça que l’idée d’en faire une thèse est apparue avec la faculté de pharmacie de Limoges. Un gros problème allait survenir: il fallait trouver un étudiant intéressé par cette thèse et le sujet surtout. Cela fut très dur mais deux copines se sont décidées à faire cet énorme travail et de plus l’une d’entre elles avait son grand-père Parkinsonien.
Elles sont entrées en contact avec le Dr Lallement et ce fut le début d’une collaboration avec Camille et Maeva.
Aujourd’hui c’est la soutenance de thèse; pour les parkinsoniens cela représente l’aboutissement de 10 années de travail sur le sujet et nous avons hâte de voir ce projet se concrétiser sous la forme d’une thèse. Ayant appris que le Dr Lallement était membre du jury, je lui ai demandé s’il pouvait m’y emmener car je souhaitais être présente pour la soutenance de thèse.
Et nous voilà partis à 6 heures du matin pour Limoges.
Le trajet s’est très bien passé et nous avons été récupérés avant Limoges par nos amis de Bellac. A 14 H c’est le grand moment tant attendu; je vois Bernard très attentif à la démonstration de nos 2 étudiantes en pharmacie; je devrais plutôt dire de nos 2 pharmaciennes car elles ont eu leur diplôme la veille (cela représente 6 années d’études en faculté) et aujourd’hui cela représente le titre de Docteur en pharmacie si elles sont reçues. Après la présentation très détaillée et l’objectif bien ciblé, le jury s’est retiré pour délibérer.
Ce ne fut pas très long; le temps de saluer quelques amis et de faire connaissance avec le Dr Leventoux avec qui j’avais travaillé par internet et voilà le jury qui revient avec les diplômes et la mention très bien pour toutes les deux. Ce fut un tonnerre d’applaudissement. Nous avons réussi !!! C’était un grand moment de bonheur !!! A 24 ans, elles sont Docteurs en pharmacie, c’est beau; merci à Camille et à Maeva.
Leurs conclusions sont celles-ci :
« L’optimisation des traitements est facilitée grâce à la visualisation de la courbe théorique plasmatique : les posologies, les spécialités ou les horaires de prise peuvent être changés afin d’obtenir la courbe la mieux adaptée à chaque patient.
Dans l’état actuel des choses la feuille de calcul constitue une aide notable pour améliorer la qualité de vie des patients parkinsoniens en fonction de leur ressenti. Elle pourrait être utilisée par les patients eux-mêmes ou leur famille, par les médecins ou les pharmaciens dans ce même but. C’est un outil de rationalisation, face à une maladie complexe, et une gestion toujours difficile de la biodisponibilité influencée par de nombreux facteurs. L’ajustement des traitements ne saurait être réduit à un espacement chronologique de prises quantitatives, mais dans la mesure où de nombreux facteurs ne peuvent être maîtrisés (liés à l’individu, aux variations journalières, aux spécificités physiologiques, aux pathologies associées, aux pratiques alimentaires…), il est fondamental de conjuguer tous les efforts qui visent à contrôler les facteurs qui peuvent l’être. C’est le cas en amont, lors du développement des médicaments. C’est le mérite aussi de la feuille de calcul, qui contribue au bon usage du médicament, à la personnalisation des traitements, et finalement à l’optimisation thérapeutique. »
Ce travail constitue une première étape, et nous l’espérons, un encouragement vers une étude à plus grande échelle, dans un milieu encadré, permettant l’évolution de la feuille de calcul en logiciel d’aide à la prescription, au sens de la Haute Autorité de Santé.
Rédigé par Colette VEGUER, Présidente du CECAP
Ensemble jusqu’au bout, livre à découvrir — Journée Parkinson de l’Avranchin
Publié le 08 septembre 2010 à 08:35Pierre Lemay, dont le nom n’est pas inconnu aux lecteurs de ce site, nous a recommandé un livre, Ensemble jusqu’au bout, qu’il a découvert lors de la préparation de la Journée Parkinson de l’Avranchin. Nous avons décidé de présenter le livre… et la journée, en publiant les deux textes que Pierre Lemay nous a envoyés.
Ensemble jusqu’au bout
Nous avons découvert ce livre à l’occasion de la Journée Parkinson du 16 septembre 2010, nous avons beaucoup apprécié l’auteur et son livre et nous vous le recommandons.
Laissons-lui le soin de la présentation :
Je m’appelle Marie No Vallée. Benjamine et unique fille d’une fratrie de cinq enfants, je suis née en 1957 dans une famille d’agriculteurs du Nord Finistère.
Mariée et mère de trois grands enfants, je suis assistante maternelle depuis 1982 et durant vingt quatre années, j’ai également été aidant familial auprès de ma mère.
Après son décès en février 2009, j’ai commencé à écrire pour garder une trace de toute son histoire… les 24 années d’accompagnement, la maladie de Parkinson, la fin de vie à domicile…

Au bout du compte j’en ai fait un bouquin et je l’ai fait publier sous le titre de « Ensemble jusqu’au bout ». En voici le résumé:
« En 1964, Maman n’a que 38 ans lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte de la maladie de Parkinson.
Vingt et un ans plus tard, à l’issue d’une énième hospitalisation, elle quitte son Finistère natal et arrive dans ce joli coin de Normandie où nous l’accueillons dans notre foyer. Elle y vivra finalement jusqu’à sa mort, le 10 février 2009.
Cohabiter tout ce temps avec Maman et la maladie de Parkinson ne fut pas une mince affaire.
Prendre soin d’elle tout en me préservant m’a obligée à développer nombre d’aptitudes nouvelles… un véritable challenge en définitive.
Après toutes ces années d’accompagnement, mon souhait le plus cher était de veiller sur elle jusqu’au bout…et j’y suis parvenue. Ma plus belle récompense. »
Ce livre est publié aux Éditions EDILIVRE, il est possible de le commander chez n’importe quel libraire ou en ligne sur le site de l’éditeur.
Les journées Parkinson
Problématique :
Généralement, l’Association des Parkinsoniens de la Manche organise trois réunions d’information par an à proximité des 3 centres de neurologie : Cherbourg, Saint-Lô et Granville/Avranches. Nous rassemblons environ 50 personnes par réunion soit 150 par an alors que le département compte de l’ordre de 800 Parkinsoniens. Une des raisons principales évoquées par les malades lorsque nous les interrogeons sur cette faible participation est l’éloignement, les personnes interrogées n’osent pas s’aventurer sur des trajets supérieurs à 20 kilomètres. Les 9 CLIC du département constituent un maillage plus fin et nous avons décidé d’organiser ces réunions à l’échelle des CLIC.
La difficulté de transmettre les informations :
Une autre raison évoquée également lors de notre enquête est « je n’ai pas été prévenu » malgré les annonces préalables dans les journaux et le dépôt d’affiches et d’invitations en grand nombre dans les pharmacies (en passant par le réseau de distribution des médicaments par exemple) et les cabinets de médecins. Nous avons décidé de mieux cerner la population Parkinson en faisant distribuer les invitations par le personnel des aides à domicile et les infirmières libérale. Nous avons testé cette solution lors d’une « journée Parkinson » organisée, sur nos fonds propres, en 2008 à Pont-Hébert avec l’aide du CLIC de Saint-Lô, le résultat a été très positif car nous avons ainsi touché un plus grand nombre de Parkinsoniens.

Mieux faire connaître les CLIC :
Travailler en partenariat avec les CLIC permet également de mieux faire connaître ces institutions relativement récentes (Granville en 2008 et Coutances en février 2009). Lors de notre enquête, nous avons été surpris par le nombre relativement important de Parkinsoniens qui n’avaient pas fait de demande de carte d’invalidité et d’aide sociale, parmi les raisons évoquées on peut citer principalement : « être aidé et avoir sa carte d’invalidité c’est être vraiment invalide », « je ne me voyais pas aussi invalide du fait de la lente évolution de la maladie » et enfin « je ne savais pas ».
Mieux informer :
Il y a encore beaucoup de Parkinsoniens qui ne sont soignés que par le Généraliste de proximité, sans mettre en doute la capacité des médecins généralistes, un neurologue qui rencontre plus de 20 patients parkinsoniens par jour a quand même une plus grande expérience et les soins qu’ils prodiguent sont de meilleur qualité.
Lors de ces « grandes messes » que nous organisions, les malades n’osaient pas interrompre le conférencier pour poser la question, importante à leurs yeux, qu’ils avaient oublié lors de la séance des questions. Une réunion à taille plus humaine permettra un échange plus interactif.
La méconnaissance entraîne souvent une prise excessive de médicaments, beaucoup de malades (généralement des hommes) considèrent que plus on prend de médicaments mieux on se soigne, c’est hélas oublier que ces surdosages entraînent rapidement des effets secondaires (mouvements involontaires ou dyskinésies) aux effets encore plus redoutables que la maladie elle-même, il faut donc informer les patients Parkinsoniens dés le début de leur maladie.
Il faut également informer les « jeunes » (c’est-à-dire récemment diagnostiqués) patients parkinsoniens, de l’effet positif de l’exercice physique et de la nécessité de consulter un kinésithérapeute au moins deux fois par semaine.
Il convient d’arrêter là la liste de recommandations car il y en aurait encore un grand nombre à formuler.
Ces informations bien comprises permettent de mieux se soigner et de rester le plus longtemps possible au domicile, domicile qui doit également être aménagé pour éviter les chutes trop nombreuses et bien souvent invalidantes.
Rompre l’isolement et aider les aidants pour prévenir l’épuisement
Au fur et à mesure de la progression de la maladie, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson voient se raréfier la visite des amis, la marche devient difficile et sortir demande de plus en plus d’efforts, le regard des autres est cruel, la foule fait peur… et peu à peu, le couple s’enferme dans l’isolement.
Il faut donc faire retrouver la vie sociale que la maladie a fait perdre en associant à ces « Journées Parkinson »:
- Un spectacle pour recouvrer le plaisir de la sortie et de la fête ainsi que pour donner du répit aux aidants
- Des Groupes de paroles permettant de partager les expériences et de s’exprimer. Il faut notamment expliquer la spirale de la culpabilité qui amplifie le fardeau afin de prévenir l’épuisement des aidants familiaux.
Quelques adresses d’associations CECAP (mises à jour en octobre 2011)
Publié le 18 août 2010 à 08:58Associations « CECAP »
Association de CHARENTE
Mme Carmen DEMAILLE
Argence — 16430 CHAMPNIERS
Tél. : 05 45 69 98 32
courriel : mc.aupy@wanadoo.fr
Association du FINISTÈRE
Dominique Bonne
3 place Glenmor 29260 Lesneven
Tél.: 02 98 83 26 65
courriel : dominique.bonne@gmail.com
Association d’ILLE-ET-VILAINE
M. Jean-Claude MORAINES
52 avenue de Caradeuc
35510 CESSON-SÉVIGNÉ
Tél. : 02 99 83 25 22 — 0 979 322 679
courriel : assopark35@orange.fr
M. Jean MAIGNÉ
tél. : 02 99 64 56 51
Association de la MANCHE
Mme Raymonde JACQUEMART
39 ter Le Haut de la Rue
50770 PIROU
Tél. : 02 50 52 90 92
courriel : jray@sfr.fr
Association des DEUX-SÈVRES
Mme Nicole DURET
7 allée Bains de Canes
79000 BESSINES
Tél. : 05 49 09 10 54
courriel : nicole.imenez@orage.fr
Association des CÔTES-d’ARMOR
M. Sylvain BIELLE
9 rue Pasteur — 22950 TRÉGUEUX
Tél.: 02 96 71 19 52
courriel : s.bielle@laposte.net
CECAP RECHERCHE
M. Raoul GRIFFAULT
13 rue de La Moinauderie
79120 LEZAY
Tél./Fax : 05 49 29 41 51
courriel : ginetteetraoul.griffault@sfr.fr
Association de l’HÉRAULT
Mme GALAN Danielle
MVA rue Général Marguerite
34500 BÉZIERS
Tél. 04 67 98 36 75
courriel : dagalanbonet@orange.fr
Association de LOIRE-ATLANTIQUE
M. Guy SEGUIN
14 rue de La Barbinais -
44100 NANTES
Tél./Fax : 02 40 48 23 44
courriel : ass.adpla@wanadoo.fr
Association du MORBIHAN
Mme Geneviève PERRAUD
Pont Tourzic
56540 St Tugdual
Tél. : 02 97 39 46 54
courriel : rene.perraud@wanadoo.fr
Mme Françoise VIGNON
21, rue de Bellevue — 56000 VANNES
Tél. : 02 97 47 65 30
courriel : soize.vignon@orange.fr
Association du LIMOUSIN
M. Gérard LIBOUTHET
215 route de Chassagne
87480 ST PRIEST TAURION
Tél. : 05 55 39 68 63
courriel : gerard.libouthet@live.fr
Mme Marie-Cécile RICOUX
5, rue Auguste Renoir
87000 LIMOGES
Tél : 05 55 33 64 37
courriel : mc.r554@orange.fr
M. Henri MINARET
courriel : henri.minaret@wanadoo.fr
Ass SOLIDARITE PARKINSON 93
Mme Lucie SALENTINy BESNARD
10, allée Marcel Sembat
93140 BONDY – tel.: 09 53 15 33 87
courriel 1 : luciemichel193@free.fr
courriel 2 : solpark93@free.fr
Autres associations et/ou publications
Le Parkinsonien Indépendant
Édité par : «Actualités Générales Parkinsoniennes» En la mémoire de Marcel Besnard
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