Ne pas être qu'un "patient" ...

La semaine de vacances à Loctudy du 27/​9 au 4/​10/​08

Des quatre coins de la Bretagne ainsi que des dépar­te­ments limi­trophes, une bonne soixan­taine de malades, conjoints et amis ont fait le dépla­ce­ment pour se retrou­ver au Village-​Vacances « LE RENOUVEAU » à LOCTUDY (Finis­tère Sud).

Toute l’équipe « Le Renou­veau » nous a accueilli de façon remar­quable, soucieux de notre bien-​être, elle a fait preuve de profes­sion­na­lisme, de géné­ro­sité, dispo­ni­bi­lité, s’informant sur la mala­die de Parkin­son afin de mieux comprendre nos besoins, nos attentes. CHAPEAU BAS !!

Ces vacances ont permis à bon nombre d’entre nous de sortir de l’isolement. Chacun, de par son histoire fami­liale, sa situa­tion, sa person­na­lité, ses capa­ci­tés, a donné toute son impor­tance à cette semaine d’exception.

L’Assemblée Géné­rale fut un moment fort, certains ont fait le voyage pour y parti­ci­per. Nous avons eu connais­sance de l’historique du C.E.C.A.P., son fonc­tion­ne­ment, ses impé­ra­tifs, pouvoir mettre un visage sur certains noms.

Des nouveaux liens entre les asso­cia­tions ont permis de mettre nos idées en commun, d’échanger des fichiers infor­ma­tiques, concer­nant l’information du monde médi­cal, la recherche. « Travailler ensemble est la seule façon de pour­suivre les projets en cours ou à venir. »

L’air iodé, le soleil, la séré­nité … un cock­tail explo­sif, qui nous a donné des ailes. De la musique à la danse, de l’harmonica au violon, de l’acceptation de ses limites, de la recon­nais­sance du conjoint, du visage triste au sourire retrouvé, de ces regards complices, de ces liens si fort, on en revient trans­formé.

Un grand merci à Emilienne, Claire, Alain, et tous ceux qui ont contri­bué au bon dérou­le­ment de cette semaine de vacances, soucieux du moindre détail, toujours à l’écoute des uns et des autres, ils n’ont pas ménagé leurs efforts.
Nous ne pouvons qu’encourager l’Ille et Vilaine qui nous concocte une semaine de vacances pour 2009.
Que ces séjours se renou­vellent !!

Odile & Domi­nique BONNE Membres du bureau GP29

L’excès de fer dans les cellules nerveuses impliqué dans la maladie de Parkinson

Limi­ter l’excès de fer dans les neurones dopa­mi­ner­giques[1] pour­rait proté­ger contre la mala­die de Parkin­son. Cette conclu­sion est issue des travaux conduits par Etienne Hirsch, direc­teur de recherche au CNRS et son équipe de cher­cheurs de l’unité mixte 67 « Neuro­lo­gie et Théra­peu­tique Expé­ri­men­tale » Inserm-​UPMC /​ Univer­sité Pierre et Marie Curie et parus dans la revue PNAS. Ils ont montré que les rongeurs malades sur-​expriment le trans­por­teur DMT1 chargé d’importer le fer dans les cellules nerveuses. Cela provoque l’accumulation de fer et la mort des neurones. Les cher­cheurs ont donc inhibé l’activité de ce trans­por­teur pour en évaluer les consé­quences sur la mala­die. Les souris mutées sont deux fois moins atteintes par la mala­die que les autres.

La mala­die de Parkin­son repré­sente la seconde affec­tion neuro­dé­gé­né­ra­tive après la mala­die d’Alzheimer en France. Elle est provo­quée par la dégé­né­res­cence des cellules nerveuses dopa­mi­ner­giques d’une zone précise du cerveau : la substance noire. Les personnes malades déve­loppent ainsi des trem­ble­ments, des raideurs et voient leurs mouve­ments se ralen­tir.

Les causes de la mala­die sont encore mal connues. Cepen­dant, l’observation de cerveaux de personnes décé­dées, atteintes de la mala­die, montrent que les neurones qui dégé­nèrent renferment une concen­tra­tion très impor­tante de fer par rapport à la normale. Le fer est indis­pen­sable au bon fonc­tion­ne­ment de l’organisme mais son excès altère les compo­sants cellu­laires. « L’accumulation de fer entraîne un stress oxyda­tif qui détruit notam­ment les lipides et les protéines et entraîne la mort cellu­laire. Nous avons donc suspecté que l’excès de fer pouvait être impli­qué dans la dégé­né­res­cence des neurones chez les patients malades », précise Etienne Hirsch, direc­teur de l’unité Inserm-​Université Pierre et Marie Curie.

Pour clari­fier cela, les cher­cheurs ont essayé de comprendre comment le fer s’accumulait à ce point dans les cellules malades. Ils ont rapi­de­ment orienté leurs recherches vers le trans­por­teur DMT1 chargé d’importer le fer dans les cellules nerveuses. La première étape de leurs travaux a consisté à induire chimi­que­ment la mala­die de Parkin­son chez des souris afin d’observer les consé­quences éven­tuelles sur l’expression de ces trans­por­teurs. Ils ont constaté que leur nombre doublait chez les souris malades, un à deux jours seule­ment après l’injection. En paral­lèle, les concen­tra­tions en fer augmen­taient très forte­ment dans les cellules nerveuses, entraî­nant un stress oxyda­tif prévi­sible, puis la mort neuro­nale au bout de cinq jours.

Cette étape fran­chie, les cher­cheurs ont voulu obser­ver l’effet provo­qué par l’inhibition de ce trans­por­teur chez les rongeurs. Pour cela, ils ont travaillé sur des souris chez qui l’activité des trans­por­teurs DMT1 était très alté­rée et ont soumis les rongeurs à une toxine provo­quant la mala­die de Parkin­son. Ces rongeurs ont beau­coup mieux résisté à la mala­die que les souris témoins. Ils étaient deux fois moins touchés, comme si l’altération du trans­por­teur les avait proté­gés contre l’effet de la toxine. « Ces résul­tats sont très concluants. Nous avons montré qu’en inhi­bant l’activité du trans­por­teur DMT1, nous proté­gions les rongeurs contre la mala­die »,conclut Etienne Hirsch.

Pour en savoir plus :
Source :
Diva­lent metal trans­por­ter 1 (DMT1) contri­butes to neuro­de­ge­ne­ra­tion in animal models of Parkinson’s disease
Julio Salazara,b,c, Nata­lia Menac, Stephane Hunota,b, Annick Prigenta,b, Daniel Alvarez-Fischera,b, Miguel Arre­don­doc, Charles Duyckaertsa,b, Vero­nique Sazdovitcha,b, Lin Zhaod, Laura M. Garri­ckd, Marco T. Nun~ ezc, Michael D. Garri­ckd, Rita Raisman-Vozaria,b, and Etienne C. Hirscha,b,

a Neuro­lo­gie et Théra­peu­tique Expé­ri­men­tale, Insti­tut Natio­nal de la Santé et de la Recherche Médi­cale, Unité Mixte de Recherche S679, 47 Boule­vard de l’Hôpital, 75013 Paris, France ;

b Unité Mixte de Recherche S679, Univer­sité Pierre et Marie Curie – Univer­sité Paris 6, Boule­vard de l’Hôpital, 75013 Paris, France ;

c Millen­nium Insti­tute for Cell Dyna­mics and Biotech­no­logy and Depart­ment of Biology, Faculty of Sciences, Univer­si­dad de Chile, Las Enci­nas 3370, Santiago, Chile ;

d Depart­ment of Bioche­mis­try, Univer­sity at Buffalo, State Univer­sity of New York, 140 Farber Hall, 3435 Main Street, Buffalo, NY 14214

PNAS, Octo­ber 27^th

Contact cher­cheur :
Etienne Hirsch
Unité Inserm 679 — Univer­sité Pierre et Marie Curie « Neuro­lo­gie et Théra­peu­tique Expé­ri­men­tale »
Tel : 01 42 16 22 02
Email : etienne.hirsch@upmc.fr

[1]Les neurones dopa­mi­ner­giques synthé­tisent la dopa­mine, un neuro­trans­met­teur du cerveau. Les cher­cheurs ont pu établir une rela­tion entre le défi­cit en dopa­mine et des troubles nerveux comme la mala­die de Parkin­son.

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