Association de parkinsoniens du Limousin (ADPL)
Publié le 27 septembre 2009 à 08:55Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
L’article suivant d’ADPL nous a été transmis pour le dernier journal malheureusement nous n’avions plus de place pour l’insérer. Nous prions nos amis de bien vouloir nous excuser et réparons aujourd’hui ce contretemps .
Rapide regard sur l’année 2008
L’année a débuté, pour notre association avec la mise en place, en janvier, d’une permanence à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées de Haute-Vienne)
Cette permanence est tenue par un membre de l’association (la plupart du temps par notre dévouée secrétaire Marie-Cécile), le troisième vendredi de chaque mois.
En février, la dégustation de la traditionnelle Galette des Rois avait permis de réunir une trentaine d’adhérents. Une causerie sur l’orthophonie, assurée par Madame Teysandier Maury, s’ensuivait.
En mars, deux membres du Bureau ont assisté à une réunion organisée par la CAF, ayant pour but d’informer les associations sur la mise en place, à la MDPH, d’une bonne information. Cette dernière permettra aux bénéficiaires et utilisateurs de consulter leurs dossiers à la CAF, mais aussi d’obtenir des informations auprès de divers autres organismes ( CPAM, URSSAF, MSA, «ANPE, ASSEDIC» ces deux dernières ayant fusionné sous le vocable de Pôle Emploi ….)
Le 23 mai se tenait notre Assemblée Générale : trente adhérents présents porteurs de vingt-et-un pouvoirs. Au cours de cette séance était élu un Conseil d’Administration composé de 13 membres.
Le 10 juin à la Faculté de Pharmacie de Limoges, nous étions 4 membres adhérents d’ADPL à participer à une réunion animée par Madame le Professeur CHULIA, pour élaborer un protocole d’accord, permettant de développer le procédé d’Optimisation des traitements anti-parkinsoniens. Les deux étudiants en pharmacie, chargées de présenter une thèse sur le procédé, étaient également présentes.
Puis à la rentrée en octobre, étaient organisée une causerie sur l’alimentation dans la maladie de Parkinson. Elle était assurée par Madame MEUNIER, diététicienne.
Au cours de cette réunion, Bernard Geffray et moi-même avons été amenés à ouvrir une discussion sur l’ajustement des traitements. J’ai pour ma part exposé cette méthode d’utilisation de la «feuille de calcul» mis au point par Pierre LEMAY et utilisée avec succès par le Docteur LALLEMENT.
Ce procédé que je teste depuis trois ans maintenant avec les conseils de P. Lemay est absolument remarquable. Il résulte, faut-il le rappeler, des travaux de recherche qu’ont mené conjointement : Bernard GEFFRAY, Pierre LEMAY, Emile RAINON avec la collaboration active de Colette VEGUER. Ils ont fait là un travail considérable permettant d’améliorer la qualité de vie des malades parkinsoniens, tout en évitant le surdosage, donc une réduction des effets néfastes pour la santé.
Dommage que cette méthode ne soit pas davantage utilisée par les Neurologues.
Enfin notre «Réseau Solidarités» dont la mission est de visiter nos adhérents avait comptabilisé fin décembre dernier 31 visites. Si l’on considère que nos adhérents se répartissent géographiquement de la façon suivante : Haute-Vienne : 49, Corrèze : 8 – Creuse : 2, Dordogne : 1, nous faisons appel à toutes les bonnes volontés pour continuer notre mission considérée comme l’un des plus importantes parmi celles que nous nous sommes fixées.
Henri MINARET
Association solidarités Parkinson 93
Publié le 27 septembre 2009 à 08:48Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Nous sommes une petite association constituée d’adhérents atteints de la maladie de Parkinson, de leur famille, aidants, sympathisants et amis. Nous remercions vivement le CECAP d’avoir permis notre adhésion car nous poursuivons les mêmes objectifs dont les principaux sont :
- Informer sur les questions concernant la maladie.
- Développer des relations avec les professionnels de santé.
- Améliorer la vie quotidienne des malades et de leurs aidants.
- Briser l’isolement en organisant des réunions amicales et en apportant aide, soutien et solidarité.
La proposition d’adhésion au CECAP a été approuvée à l’unanimité au cours d’une Assemblée Générale où les statuts de celle-ci ont été lus intégralement.
Cherchant à nous faire connaître un peu plus sur le département de Seine Saint Denis, nous organisons des conférences et expositions et tenons un point info sur un marché : nous participons à des brocantes, organisons loteries et tombolas au cours desquelles nous distribuons de la documentation; le tout étant fait par des bénévoles.
Les bénéfices permettent de financer nos différentes activités.
La présidente, Lucie Michèle SALENTINY
Association de parkinsoniens des Deux Sèvres (APDS)
Publié le 27 septembre 2009 à 08:44Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Nous avons pris nos quartiers d’été. Nous avons changé d’air, bref nous nous sommes ressourcés Certains ont même très sérieusement travaillé à l’élaboration de notre site. Ce qui est réconfortant c’est que chacun apporte sa petite pierre à l’édifice et peu à peu il commence à prendre forme.
D’autres ont réalisé une plaquette d’information sur l’association, plaquette qui permettra de mieux nous faire connaître auprès du grand public. Cette plaquette a demandé beaucoup de travail collectif
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule : la ville de NIORT va aider les handicapés dans leurs déplacements. Il suffira de téléphoner quelques jours à l’avance pour aller chez le spécialiste ou tout autre chose pour qu’on vienne vous chercher et que l’on vous ramène : pour toute information : appelez le 05 49 09 10 54
Le 17 octobre grand concours de belote et tombola dont les bénéfices iront à la recherche. Venez nombreux avec vos amis.
Nicole DURET
Association de parkinsoniens du Morbihan (A.D.P.M)
Publié le 27 septembre 2009 à 08:37Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Fin Mai à CRAC’H, nous avons accueilli nos adhérents au restaurant «Le TOURBILLON» pour l’Assemblée Générale.
Les divers rapports ont été adoptés à l’unanimité, les projets étudiés et retenus. Le Bureau et les Membres actifs reconduits pour un an.
Cette réunion se clôturait par un délicieux repas, et un petit présent pour chacun.
Le 3 Juin, avec les autres associations de CECAP, nous étions invités à visiter les locaux de l’INSERM à NANTES.
Cela nous a permis de rencontrer les Professeurs LESCAUDRON et DERKINDEREN ainsi que leurs équipes de chercheurs.
Nous avons pris connaissance des résultats de leurs recherches.
Un projet auquel nous nous sommes associés, vient de voir le jour à LANESTER. Il s’agit de créer un pôle d’entraide neurologique au service des malades touchés par une affection neuro-dégénérative (Maladie d’Alzheimer, de Parkinson, Sclérose en plaques) de leurs familles, des professionnels de santé, des structures existantes.
Chaque Association a un représentant au Conseil d’Administration. La mise en route de cette chaîne d’entraide se met en place doucement.
Merci à nos adhérents pour leur collaboration à l’enquête « Vivre avec PARKINSON » Ces témoignages et réflexions permettront d’établir un livre blanc qui sera remis aux pouvoirs publics.
BONNE RENTREE A TOUS.
Françoise VIGNON
Association de Parkinsoniens de Loire-Atlantique (ADPLA)
Publié le 26 septembre 2009 à 09:41Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
C’est la fin de l’été et ça sent la rentrée ! N’est-ce pas ?
L’ADPLA était un petit peu en vacances après quelques interventions auprès des Centres de Formation et d’Aides-soignants en juin et juillet; le SSIAD au Cellier, l’ADAR de la région d’Ancenis, l’AFPA de St Nazaire en autres, et aussi après avoir fini la saisie des questionnaires (nous avons reçu 39 réponses et je remercie tous ceux qui ont fait l’effort de le remplir).
La rentrée effective se fera avec le CA du 5 septembre. La semaine suivante, nous aurons le plaisir de partager une journée de détente et de découvrir la jolie ville de Clisson et le pays du muscadet.
Avec le CLIC de Vertou, nous avons programmé une conférence grand public sur la maladie de Parkinson, pour le mercredi 9 décembre à 14H30; elle sera animée par le Professeur Derkinderen.
Je ne sais si la rentrée sera chaude mais le calendrier est bien chargé…
Guy SEGUIN
Association de Parkinsoniens d’Ille et Vilaine (APIV)
Publié le 26 septembre 2009 à 09:36Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
L’Association s’étant engagée à prendre en charge l’organisation de la Semaine de vacances à Erquy, il avait été décidé de ne pas faire notre sortie annuelle pour ne pas mettre en difficulté la trésorerie avec des dépenses supplémentaires.
Sur proposition de Marie-Thérèse et de son fils Xavier, il a été organisé une journée pique-nique à Gévezé, à l’étang des Gaudais, à 25 km de Rennes, dans la propriété mise à notre disposition pour cette rencontre amicale et conviviale.
Une cinquantaine de participants ont apprécié cette initiative qui a été un moment de détente, d’échanges et de décontraction, faisant un peu oublier le fardeau de Monsieur Parkinson que nos malades et leurs aidants doivent supporter chaque jour.
La journée a été une réussite, le temps nous a laissé profiter du pique-nique, avec grillades offertes par les propriétaires des lieux et les apports complémentaires organisés par les membres de notre Association.
L’orage, en fin de journée, n’a pas troublé la bonne humeur et a même donné un souvenir supplémentaire à cette rencontre très appréciée de tous. Un grand merci à toutes les personnes qui ont su organiser cette fête originale dans un lieu campagnard ravissant.
Nos remerciements à Marie-Thérèse et Xavier pour leur apport moral propice à une décontraction bienvenue avant les vacances de chacun.
Pendant cette période en demi-sommeil, des membres du C.A., surtout de la commission «Animation», n’ont pas chômé pour la préparation de la semaine de vacances d’Erquy. En effet, une nouvelle rencontre a été effectuée auprès du directeur du site pour affiner les derniers réglages de cette semaine que nous comptons rendre la plus agréable possible auprès de tous les participants. Que ce soit une semaine de détente, de joie pour tous et de retrouvailles pour certains.
Les points rencontres ont repris dès le début septembre et les différentes activités (gymnastique, repas en commun et chants classiques et de marins) également dans le courant du mois.
Il va falloir aussi reprendre la visite des malades qui ne peuvent se déplacer et qui attendent les bienfaits des contacts de chacun d’entre nous. N’oublions pas qu’une visite à ces personnes les comble de bonheur et que le moral s’en ressent.
Alors, au travail pour une parfaite réussite de la reprise des activités et de la semaine de détente à Erquy. Bon courage à tous.
Jean-Claude MORAINES.
Association de parkinsoniens de l’Hérault (APH)
Publié le 26 septembre 2009 à 09:31Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
L’Association Parkinson Hérault de plus en plus organisée.
Nos activités en 2008 ont été variées et régulières. En 2009 elles s’annoncent encore plus importantes, visites aux Parkinsoniens qui ne se déplacent pas, goûters débats très animés.…
Le 8 Avril nous avons rencontré le personnel hospitalier et des familles de malades dans le hall du Centre Hospitalier de BÉZIERS où nous nous étions installés pour la journée.
Nous avons préparé une sortie champêtre à la manade de Mr Margé qui se propose de nous y accueillir, personne très connue de notre région (et d’ailleurs) éleveur de taureaux de corrida, directeur des célèbres arènes de Béziers devenu adhérent et donateur de notre Association par un vécu personnel familial.
Notre devise : LA VIE EST UN DÉFI .….… Nous, nous avons décidé de le relever et de réussir afin de ne pas laisser la maladie prendre le dessus.
Le 17 juin, c’est avec un grand plaisir que l’association Parkinson Hérault a été reçue par M. Robert MARGE qui nous a grand ouvert les portes de la manade… C’est avec malades et amis ou conjoints accompagnants qu’il nous a menés parmi ses très beaux chevaux et impressionnants taureaux.
Après un excellent repas chacun y est allé de ses questions sur l’amour de ses bêtes de combats, sur ce choix de vie, etc… L’ambiance chaleureuse et détendue nous a fait oublier un temps nos soucis de santé. M. MARGE, avec le grand cœur qu’il nous a donné à voir, nous a assuré de son soutien, ce dont nous ne doutons pas.
Pour nous malades, des moments comme celui-ci sont très importants, au cours d’une journée cela permets de ne pas se laisser dominer par la maladie.
M. MARGE ayant eu un geste encore plus généreux à l’égard de notre association en nous faisant un don, c’est avec plaisir qu’il en devenu membre d’honneur.
Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de nos prochains projets que nous comptons mener à bien.
Nous rappelons aux personnes touchées par la maladie de Parkinson qu’elles peuvent nous contacter au 04 67 98 36 75 ou au courriel : lyriapark@free.fr
Ne restez pas seuls face à la maladie : en parler pourra vous aider.
Lyria ARGENTO
GP29 — Association des parkinsoniens du Finistère
Publié le 26 septembre 2009 à 09:20Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Les vacances sont terminées. C’est la rentrée avec plusieurs manifestations prévues .
- le dimanche 27 Septembre à 16h, un concert de chant choral «la clé des chants»au profit de la recherche, programmé par notre équipe de Morlaix.
- le mercredi 30 Septembre à 14h30 à l’espace culturel à Saint Renan, une conférence sur la maladie organisé par le CLIC en partenariat avec le GP29. Elle sera animée par le docteur Bellard, neurologue à l’hôpital des armées à Brest.
- une autre conférence est prévue fin Octobre.
- des ateliers de «pratique corporelle constructiviste» et de «Mindfulness » ou de pleine conscience fonctionnent depuis le 23 Avril (voir article page 15).
- les points rencontre de Brest, Quimper, Morlaix, Quimperlé ouvrent leurs portes chaque mois à partir de Septembre. N’hésitez pas à nous rejoindre.
- 40 malades ont rempli le questionnaire des états généraux. Nous devons en tirer des conclusions pour le Finistère et aller présenter ce travail au conseil général.
Claire Ducros
Association de Parkinsoniens des Côtes d’Armor (APCA)
Publié le 26 septembre 2009 à 09:06Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
La saison s’est achevée le 30 Juin par un pique nique convivial à Paimpol. Une trentaine de membres étaient présents ce jour là dont le Docteur Leduc avec lequel nous avons pu aborder différents sujets médicaux.
Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Madame Yvette LEMEUR, épouse de notre secrétaire. L’association était présente aux obsèques.
Septembre, point de départ pour la reprise des principales activités.
Les cours de gymnastique continueront à être assurés dans les lieux habituels, Trégueux, Lannion et Paimpol.
L’assemblée générale du CECAP, fin Septembre en Côtes d’Armor, sera l’occasion de retrouver les membres des divers départements.
L’APCA continue ses interventions auprès de l’AFPA, des écoles d’infirmières, et des lycées formant du personnel médico social afin d’informer et de mieux faire connaitre notre maladie.
Nous avons appris l’arrivée sur notre département d’une nouvelle neurologue, le docteur DENYS Violaine à Quintin.
D’autre part nous avons la chance d’avoir maintenant dans le département deux orthophonistes diplômées qui pratiquent la méthode LSVT, qui en quelques séances permet d’améliorer la voix et le niveau sonore des patients.
L’APCA sera présente aux forums des associations début Septembre à Trégueux, Lannion, Lanvollon
Nous espérons que notre présence sera l’occasion de faire savoir qu’une association existe et que celle-ci est ouverte à tous. Sur les 1400 personnes atteintes de la maladie de parkinson, seulement 7% y adhère.
Bonne rentrée à tous
N’hésitez pas à prendre contact avec les membres du bureau pour tous renseignements
Sylvain BIELLE
Nouvelles de l’Association de Parkinsoniens de la Charente (APC)
Publié le 26 septembre 2009 à 09:01Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
C’est avec émotion et tristesse que nous avons appris le décès le 28 mai de notre amie Jeannine Simonet après de longues années de souffrance. Active et Combattante devant la maladie, elle a été pendant plusieurs années la secrétaire, puis la trésorière de notre Association; interrompue dans sa tâche par l’aggravation de la maladie. Une foule nombreuse assistait aux obsèques.
Les dons recueillis — 2520 euros — ont été versés au profit de la recherche.
A Michel son époux qui l’a tant aidée et soutenue a cours de ce si dur combat, nous présentons nos condoléances attristées.
Nous venons également d’apprendre le décès le 8 Août de Monsieur Bernard DURAND. Agé seulement de 57 ans, il était adhérent de notre Association. Que Liliane son épouse soit assurée de notre soutien dans ces moments difficiles.
Nous restons à son écoute pour l’aider et la soutenir dans ces moments difficiles.
Le vendredi 29 mai, c’est devant un auditoire très attentif (environ une quarantaine de personnes) que le Docteur PIN Neurologue au CHU d’ANGOULÊME a tenu un colloque médical au cours duquel de nombreuses questions lui ont été posées. Il sait être à l’écoute de chacun, et ses réponses, malgré la réalité, savent nous réconforter. Nous le remercions de sa disponibilité pour notre association, bien que son emploi du temps soit très chargé.
Le 8 juillet nous avons effectué une sortie à ROULLET et nous avons dégusté un excellent repas en commun; nos amis des Deux Sèvres se sont joints à nous; nous avons passé un après midi très convivial qui s’est terminé sous les ombrages du parc du restaurant, et là, comme d’habitude, quelques acteurs « habituels » nous ont fait rire avec des sketches, et puis d’autres avec des chansons. Ce sont vraiment des moments extraordinaires.
Notre prochaine réunion aura lieu le 3 septembre.
Le 5 septembre, à CHAMPNIERS, aura lieu le forum des Associations auquel nous participerons; nous y installerons un stand où nos adhérents exposeront divers produits confectionnés par eux ( confitures, tableaux, broderies ‚etc..)
le but de notre participation est de nous faire connaître et collecter par nos ventes l’argent réservé pour la recherche.
Le dimanche 20 septembre , nous organisons à la salle des fêtes de FLEAC un après midi théâtral que nous souhaitons réussi.
Carmen DEMAILLE, Ass Parkinsoniens de la Charente
Courrier du lecteur
Publié le 26 septembre 2009 à 08:51Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Chère Jacqueline,
Sous le titre «Une retraite bien méritée», Jean Graveleau nous fait part, dans le dernier Parkinsonien Indépendant, de ton désir de «souffler» et de te mettre progressivement «sur la touche».
Tout comme Jean nous allons beaucoup regretter ton absence au poste que tu occupes à la rédaction, composition, mise en pages, de notre revue. Revue que tu as vu naître et grandir, que tu as choyée, presque comme ton enfant. Nous nous nous sommes tous ensemble battus à tes côtés pour qu’elle soit totalement indépendante et le reflet, le trait d’union de nos associations.
Au fil des années elle a pris une réelle importance, au point qu’elle te demande un énorme travail, totalement bénévole, faut-il le souligner. Nous comprenons bien évidemment ton choix à faire valoir ce droit bien légitime.
Alors ma chère Jacqueline, le Président sortant de l’association du Limousin, que je suis, le Conseil d’Administration réuni récemment et tous nos adhérents tenons à te féliciter et te remercier pour la débauche d’énergie dont tu as fait preuve tout au long de ces 10 années. Tu as marqué de ton empreinte d’une manière indélébile notre journal. Nous ne pouvons pas l’oublier.
Nous te disons donc bonne retraite et tous nos vœux amicaux et affectueux t’accompagnent.
Bernard Geffray
Exposition aux pesticides et maladie de Parkinson : le lien confirmé chez les agriculteurs français
Publié le 26 septembre 2009 à 08:46Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Une équipe de chercheurs de l’unité Inserm « Neuroépidémiologie » et de l’UPMC montre que l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Ce risque augmente avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré. Ces résultats, qui posent également la question du rôle d’une contamination résiduelle de la population générale par ces pesticides, sont publiés en ligne dans Annals of Neurology.
La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. On admet que, dans la plupart des cas, elle trouve son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux.
Parmi les facteurs d’environnement suspectés, des études épidémiologiques ont montré une association entre la survenue de la maladie de Parkinson et une exposition professionnelle aux pesticides. Toutefois, aucune famille de pesticides n’a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d’exposition n’a pas été étudié (relation dose-effet).
En collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) a étudié un groupe de 224 patients atteints de maladie de Parkinson, qu’ils ont comparé à un groupe de 557 personnes non malades, toutes affiliées à la MSA, de même âge et sexe et habitant dans le même département.
L’exposition aux pesticides durant toute la vie professionnelle des participants a été reconstituée de manière très détaillée à l’occasion d’entretiens avec des médecins du travail de la MSA permettant de recueillir un grand nombre d’informations telles que la surface des exploitations, le type de cultures et les pesticides utilisés, le nombre d’années et la fréquence annuelle d’exposition, ou encore la méthode d’épandage.
Les résultats montrent que les patients atteints de maladie de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d’années que les témoins; les chercheurs ont alors estimé que les agriculteurs exposés aux pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer la maladie de Parkinson que ceux qui n’en utilisaient pas.
Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu’à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille de pesticides qui regroupe par exemple le lindane et le DDT a été largement utilisée en France entre les années 1950 et 1990 et se caractérise par une persistance dans l’environnement de nombreuses années après l’utilisation. Les chercheurs précisent toutefois qu’on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l’implication d’autres types de pesticides moins fréquemment utilisés.
Les auteurs soulignent alors l’importance de l’éducation des utilisateurs professionnels de pesticides à un meilleur usage et la mise en place de mesures de protection des travailleurs agricoles.
Enfin, au-delà du rôle de l’exposition aux pesticides à des niveaux élevés en milieu professionnel, ces résultats soulèvent la question des conséquences d’une exposition à plus faibles doses. Des études complémentaires seront nécessaires pour répondre à cette question.
Pour en savoir plus :
- Annals of Neurology : http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/fulltext/122322358/PDFSTART
- Chercheur : Alexis Elbaz – Unité Inserm 708 Neuroépidémiologie Hôpital de la Salpétrière — 47 bd de l’Hôpital 75651 Paris Cedex 13 – Tel : 01 42 16 25 40 alexis.elbaz@upmc.fr
Programme troubles affectifs dans la maladie de Parkinson
Publié le 26 septembre 2009 à 08:18Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Clinique de l’Humeur de l’hôpital de Quimperlé
Actuellement, il est classique de décrire la maladie de Parkinson idiopathique comme l’association de signes moteurs et de signes non moteurs. Si les signes moteurs sont bien connus, lenteur d’initiation et d’exécution des mouvements, rigidité musculaire et tremblement asymétrique; les signes non-moteurs commencent à être mieux pris en compte, au premier rang desquels se trouvent associés à des signes digestifs, urinaires, des signes neuropsychiques comprenant des phases dépressives majeures, mineures, des moments d’anxiété, des troubles de la personnalité, des hallucinations visuelles, parfois des troubles du sommeil ou l’apathie fréquemment rencontrée.
Le programme conçu par la Clinique de l’Humeur de l’hôpital de Quimperlé pour les patients présentant une maladie de Parkinson idiopathique pose l’hypothèse d’une relation entre les signes non-moteurs et les signes moteurs avec un double objectif :
- Premièrement d’améliorer voire de prévenir des signes non-moteurs de type neuropsychiques en particulier l’anxiété, la dépression parfois l’apathie,
- Deuxièmement de pouvoir proposer à partir de ce travail psychique un traitement physique améliorant l’efficience des séquences motrices en complément de la pharmacologie.
Ce programme se déroule les jeudis en 2 séances sur une période de 8 semaines. La première séance comprend un atelier dit de Pratique Corporelle Constructiviste.
A partir d’une redécouverte de l’espace corporel, l’espace péricorporel est investi par des séquences de mouvements sans exercer sa force, souples et rythmés par l’inspiration et l’expiration. Ces mouvements ne se font pas contre résistance de façon à pouvoir être enchaînés, fluides : un premier mouvement est découvert, puis un second, puis un troisième et ensuite l’ensemble de ces trois mouvements sont enchaînés sans pause. Ils sont réalisés dans un rythme proposé par les deux temps de la respiration : l’inspiration et l’expiration.
En effet la deuxième séance proposée de mindfulness, c’est-à-dire de pleine conscience, permet d’apprendre aux sujets la méditation centrée sur la respiration et la possibilité de mobiliser par un acte volontaire toute son attention dans l’instant présent. Cette possibilité de mobiliser toute son attention dans l’instant présent permet l’amélioration de l’acte moteur et pour certains patients, comme l’expérience a pu nous le démontrer, la possibilité même d’un déblocage.
Ces deux séances sont aussi l’occasion de discuter avec les thérapeutes comprenant un infirmier psychiatrique, un psychomotricien, un psychiatre et un psycho-gériatre, de nombreux échanges sur la physiopathologie, sur la gestion des émotions, sur la compréhension des signes cliniques et en particulier sur l’apathie, syndrome gênant qui ne permet pas au sujet de débuter un acte moteur complexe dirigé vers un but.
La possibilité pour le sujet de se positionner en pleine conscience (mindfulness) lui permet de mobiliser toutes ses capacités attentionnelles pour exploiter ses capacités motrices du moment au mieux, en particulier dans des actes moteurs complexes et dirigés par un but.
Ce premier groupe de 5 patients, les aidants naturels étant conviés aux séances de mindfulness, a permis de mettre en évidence l’ensemble des bénéfices de cette approche, bénéfices moteurs puisque certains ont diminué leur traitement pharmacologique et bénéfices psychologiques, non seulement sur la possibilité nouvelle de mieux s’investir dans un certain nombre d’activité, mais aussi de pouvoir s’inscrire dans une démarche de bien être avec, ou malgré, la maladie de Parkinson idiopathique.
C’est donc un message plein d’espoir qui nous porte à proposer le développement de ce programme avec les aidants, et les associations de familles et de patients.
Docteur B. PLACINES, Docteur T. BONVALOT — Joël ROULLEAUX, Gwénola MELAINE, Brigitte CONAN, Pierre VIGIER, Céline VIGIER, Armelle CORDIER
Témoignage de Didier qui a participé au programme de soins «troubles affectifs et maladie de Parkinson» à Quimperlé dans le Finistère :
Au début des cours pratiques à la « clinique de l’humeur », à Quimperlé, rien ne bougeait. Mon comportement était toujours le même : réaction négative, sans motivation, manque de confiance en moi. J’étais le plus souvent dans le refus.
Je peux témoigner. Au fil des cours, différents points ont changé.
J’ai pris conscience de ma respiration. J’ai appris à écouter mon corps, à être dans le moment présent, à être libre, à ne pas refuser les différents mouvements, à me dire que tout cela est bon pour moi.
Je bouge beaucoup plus, j’essaie de ne pas me précipiter, de ne pas vouloir faire plusieurs choses en même temps, de me redresser, de marcher la tête haute, d’être moi-même, de respirer pleinement. J’ai aussi appris à analyser pourquoi je disais non, à ne plus être mal à l’aise.
J’ai trouvé dans ce programme de soins une motivation pour essayer de briser cette muraille que je dresse entre les gens et moi. Ces cours m’ont fait du bien .D’être partant m’a surpris.
Je me libère de cette peur qui est en moi. Je me dis : vis, respire pleinement pour toi parmi les autres, pour ton bien être… dans la bonne humeur.
Didier N
Si vous désirez vous inscrire dans le «Programme Troubles Affectifs dans la maladie de Parkinson» prenez contact en appelant le : 02 98 96 63 51
Le Mouvement comme traitement chez le patient parkinsonien. De l’empirisme aux premières preuves scientifiques !
Publié le 25 septembre 2009 à 23:29Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Dr J-E. VANDERHEYDEN, Neurologue
Unité Parkinson, Charleroi
Le cerveau ne doit pas être considéré comme un organe figé, déterminé et déterminant mais bel et bien comme une structure dynamique, en constante reconstruction.
(LOTSTRA, 2007)
1. Introduction
La notion de Mouvement tel qu’envisagé ici porte bien la majuscule dans la mesure où il est compris, à l’instar de la définition de la santé par l’OMS, selon trois pôles déterminants et indissociables : le physique, le mental et le social (62).
L’adage bien connu «Bougez-vous, ça fait un bien fou» résume tous les aspects favorables qu’ils soient physiques ou psychiques du mouvement. Que ce soit pour une bonne fonction cardio-pulmonaire (25,66) ou améliorer l’équilibre ainsi que masse et force musculaires (66) ou encore prévenir et lutter contre l’ostéoporose (67), la surcharge pondérale (25), le diabète (29), le cancer du sein (4) –surtout si les femmes pratiquent l’exercice physique autour de la cinquantaine (63) – …, l’activité physique, voire sportive est actuellement reconnue comme utile à la santé tant au plan physique qu’au plan mental.
En effet, d’une part, la répercussion sur le cœur et les muscles entraîne une meilleure condition physique et fait baisser la tension artérielle (78,85) : généralement, dans ces études, l’intensité de l’exercice physique est moyenne (petit essoufflement permettant la parole), la durée d’environ 30 à 60 minutes –plus courte si patient plus âgé (66)– et en fréquence de 3 à 5 fois / semaine mais la régularité prime sur l’intensité (12), du moins chez les personnes âgées.
De plus, bouger les jambes épisodiquement lors de voyages prolongé en position assise est bien reconnu comme facteur préventif des phlébites alors que sédentarité et immobilité sont des facteurs de risque importants.
D’autre part, les exercices physiques –pour autant qu’ils ne soient pas excessifs, ni épuisants mais d’intensité moyenne à raison d’environ 5 x 30 minutes / semaine (25,66)– sont favorables à la santé mentale et permettent d’améliorer l’anxiété et la dépression (17), le sommeil (19), l’autisme (84) et favorisent l’abstinence chez l’alcoolique grâce entre autres à la production de neurotransmetteurs cérébraux spécifiques type endorphine, taurine (80) et endocannabinoïdes (73).
De plus, la quantité d’énergie dépensée quotidiennement pour les activités est associée à un plus faible risque de mortalité chez les personnes âgées en bonne santé (57; 66). Cet effet est durable (8) car une étude californienne a comparé 500 joggeurs de 50 ans et plus à 400 sujets contrôles : après 19 ans de suivi, on a observé parmi les coureurs réalisant en moyenne 4 heures à progressivement 1h20 d’exercice par semaine, 15% de décès contre 34% dans le groupe contrôle.
2. Ce concept de Mouvement est-il applicable à la maladie de Parkinson ?
De manière empirique au contact des patients (actifs versus non-actifs) et compte tenu des effets bénéfiques généraux de l’activité physique, on pourrait penser que le Mouvement est aussi favorable pour le patient parkinsonien. James Parkinson lui-même répond à la question en signalant dans son ouvrage principal (65) qu’en désespoir d’un traitement médicamenteux un tant soit peu efficace, le mouvement (et particulièrement la marche) pouvait soulager les tremblements, d’autant que ceux-ci prédominent au repos. Lui-même et ses successeurs ont d’ailleurs proposé comme premier traitement aux tremblements et impatiences des membres, la fameuse «rocking chair» image 1. Cependant, le patient parkinsonien est mal placé pour réaliser un maximum de mouvements à visée thérapeutique dans la mesure où sa maladie consiste surtout en une perte de l’initiation du mouvement avec réduction globale des mouvements, surtout des mouvements automatiques au début puis aussi des mouvements volontaires, condamnant le patient à réaliser volontairement et de manière concentrée, voire décomposée tout mouvement, perdant entre autres la capacité de réaliser deux mouvements en même temps. De plus, non seulement le nombre de mouvements est réduit mais les mouvements résiduels deviennent aussi beaucoup plus lents !
En outre, Charcot J-M. et Richer P. (Hôpital La Salpêtrière, Paris) ont bien démontré, à la fin des années 1800, toujours sans médication spécifique, l’évolution rapide de la stature du parkinsonien vers un tonus fléchisseur excessif à tous les niveaux : nuque, épaules, coudes, poignets, doigts, hanches, genoux, chevilles, … avec déplacement du centre de gravité vers l’avant et risque plus élevé de chutes (cfr image 2 démontrant une patiente de Charcot après environ 5 ans d’évolution selon les archives de la Pitié-Salpêtrière, sculpture de Richer, environ 1880). On peut comprendre ici tout l’intérêt de lutter d’emblée contre ce tonus fléchisseur excessif non seulement par médicaments (qui n’empêchent pas l’évolution au long cours) mais aussi et surtout par la réalisation régulière d’une gymnastique spécifique de tonification des muscles extenseurs à tous les niveaux cités.
Depuis une dizaine d’années seulement, apparaissent des résultats d’études scientifiques de plus ou moins grande valeur méthodologique qui confirment les bénéfices de stimuler le patient parkinsonien au Mouvement . Il faut bien dire que ces études sont difficiles à réaliser car il beaucoup plus facile de comparer les effets d’un médicament que ceux d’un type d’activité physique dont la réalisation au cas par cas est soumise à de multiples variables (exigences ou méticulosité de la personne responsable; collaboration variable du patient; type d’exercices, fréquence, durée, …) rendant difficile de comparer des observations sur base non identiques (16). Dès lors, il faut se tourner vers des méta-analyses heureusement disponibles tout récemment : leur revue, dans les pages qui suivent, nous permettra d’améliorer nos connaissances et notre pratique de tous les jours !
Enfin, récemment, des modèles animaux y compris du syndrome parkinsonien (13,72,77,90) ont démontré un bénéfice de neuroprotection cérébrale (contre les maladies neurodégénératives) par l’un ou l’autre facteur de croissance neuronal = neurotrophique, tel que le GDNF généré grâce à l’activité physique (cfr encart n° 1). S’intéresser à ces aspects fondamentaux est également utile pour mieux comprendre et dès lors agir !
3. Le mouvement normal et le mouvement optimal
Dans la vie de tous les jours, nos mouvements sont généralement normaux, ce qui ne veut pas dire optimaux. En effet, à l’occasion, nous sommes obligés de répéter un mouvement afin de le réaliser correctement. Le mouvement optimal est illustré par nos élites sportives ou musiciennes, par exemple, qui nécessitent d’inlassables heures de répétition afin d’obtenir le mouvement «parfait » ! Le mouvement est donc amélioré par l’apprentissage et la répétition : la commande centrale du mouvement s’améliore grâce à la neuroplasticité au niveau cortical mais aussi et surtout, dans les ganglions de la base qui contrôlent le mouvement (31, 53, 64), sans exclure un bénéfice dans la réalisation (périphérique) du mouvement, ne fut-ce que par un développement trophique optimal de la musculature.
Les muscles doivent rester en mouvement pour ne pas s’atrophier.
(Hippocrate)
En effet, tout mouvement dépend (21, 31,64)
- d’une commande centrale : le neurone-moteur cortical dit pyramidal, descendant sur le second neurone-moteur médullaire, engendre le mouvement mais le contrôle de celui-ci dépend du système dit extrapyramidal (cervelet; et ganglions de la base = structures neuronales du centre du cerveau dont font partie le noyau sous-thalamique, la substance noire et sa cible, le striatum) et
- d’une structure périphérique ostéo-articulaire et musculo-tendineuse.
La Figure 1 nous rappelle cet enchaînement entre l’organisation centrale (boucle cortico-striato-corticale, contrôlée par la voie nigro-striée dopaminergique) et périphérique (neurones-moteurs médullaires innervant les muscles) démontrant l’importance de l’une comme de l’autre. En effet, même si la commande centrale est parfaite, il n’y a pas de mouvement (suffisant) si la musculature est absente (ou pauvre). Il est donc important de rappeler –et ceci n’est pas sans conséquence au niveau thérapeutique– qu’il faut veiller non seulement à ce que la commande cérébrale fonctionne bien (par exemple dans le cas du patient parkinsonien, en donnant les médications dopaminergiques nécessaires), mais il faut également suivre de près la fonction périphérique et particulièrement, la trophicité musculaire parfois défaillante ou bien la structure ostéo-articulaire parfois douloureuse : le piège thérapeutique est de ne pas se rendre compte de ce type de problème spécifique et d’augmenter les médications à visée centrale avec parfois des effets secondaires non négligeables ! Une bonne collaboration entre neurologues, rhumatologues et revalidateurs est donc souhaitée, si possible en transdisciplinaire c’est-à-dire : examiner ensemble pour agir en bonne concertation et, dès lors, avec meilleure efficacité !
Quant au feed-back cortical par la répétition du mouvement, il sert de support à l’apprentissage et à l’optimisation du mouvement grâce à la neuroplasticité dont les mécanismes sont de mieux en mieux connus (27, 53, 83) :
- à court terme : phosphorylation de canaux ioniques et mobilisation de récepteurs synaptiques
- à long terme : nouvelles épines dendritiques neuronales (Figure 1) dont l’expression est régulée par des modifications d’état de fonctionnement de gènes (épigénétique d’ordre environnemental) : un facteur transcriptionnel agissant sur l’ADN neuronal ( la Cyclic-AMP Responsive Element Binding-protein) étant sensibilisé par l’apprentissage (répétitions de mouvements), expliquant entre autres les progrès des sportifs par l’entraînement régulier (image 3).
Cet effet de l’apprentissage est lié (27) à l’activation d’autres structures dopaminergiques (aire motrice supplémentaire = cortex pré-moteur) mieux préservées chez les parkinsoniens ce qui permet d’expliquer leurs capacités résiduelles d’apprentissage ou de compensation par la répétition d’exercices.
4. Les perturbations du mouvement chez le patient parkinsonien
4. 1. Origine hors système nerveux
- Causes environnementales telles que la pseudo-ankylose (immobilité)
Outre les variations climatiques, particulièrement les températures trop froides ou trop chaudes, le parkinsonien voit ses symptômes aggravés par l’émotion, la fièvre, le stress, le manque de sommeil … Mais c’est surtout la pseudo-ankylose liée à l’immobilité que nous voudrions mettre en exergue. En effet, la pseudo-ankylose consistant en l’enraidissement d’articulations, particulièrement des membres inférieurs dans le cadre d’une immobilité relativement prolongée, peut être prévenue si le patient est averti de ne pas s’asseoir dans des fauteuils profonds dont il aura difficile à sortir. Le parkinsonien doit plutôt s’asseoir sur des chaises avec accoudoirs ou des fauteuils avec mécanisme facilitant le relevé. De cette façon, il pourra assez facilement se lever toutes les 30 minutes environ, un peu comme on le demande dans les avions, afin d’éviter toutes les complications de l’immobilité des membres inférieurs. Cette prise en charge est reconnue pour éviter les phlébites et concerne aussi le parkinsonien qui peut également rester parfois des heures assis dans la même position : il est, donc, fondamental de lui enseigner de bouger régulièrement en se relevant de sa position assise, en faisant au moins quelques pas sur place, voire un déplacement de quelques mètres afin d’éviter un enraidissement supplémentaire de ses articulations sans relation directe avec son affection neurologique et malgré un bon traitement médicamenteux de celle-ci (28). - Comorbidités diverses
Chez le parkinsonien, il existe de nombreuses co-morbidités : outre les aspects psychiques détaillés plus loin il faut retenir particulièrement les affections rhumatologiques suivantes : ostéoporose et arthrose (81). Pour la première et dans une moindre mesure pour la seconde, il est bien reconnu que l’exercice physique est bénéficiaire (67), non seulement par la prévention des chutes mais aussi par la mobilisation qui prévient l’ankylose articulaire et les douleurs associées, faisant parfois suite, dans ce contexte, à des fractures. Les douleurs arthrosiques matinales, parfois confondues avec une période «off», résistent à un test à la L-dopa et nécessitent une mise en route progressive assortie de massages et/ou mobilisations passives /actives, sans exagération.Seule réserve à apporter à la stimulation aux mouvements : l’existence éventuelle d’une hypotension orthostatique, fréquente complication due à la maladie et/ou à ses traitements médicamenteux : la tension artérielle doit donc toujours être vérifiée chez le patient parkinsonien en position assise mais surtout aussi en position debout afin d’exclure cette éventualité qui éliminerait évidemment tous les bénéfices des mouvements réalisés en position debout. Par ailleurs, si nécessaire, des exercices de gymnastique spécifiques à la position assise sont disponibles (35).
4.2. Origine neurologique
- Aspects centraux
Nous reprenons ici six symptômes moteurs principaux du parkinsonien, dépendant surtout de l’insuffisance dopaminergique dans les ganglions de la base.
- Le tremblement : symptôme cardinal ne concernant cependant qu’environ 70% des patients. Ce tremblement prédomine donc au repos et est manifestement amélioré par le mouvement, ce qui permet de le différencier du tremblement d’action retrouvé généralement dans d’autres pathologies telles que le tremblement essentiel. Les parkinsoniens, malgré leur tremblement de repos, sont donc habituellement d’excellents bricoleurs ! En effet, utiliser un tournevis ou un marteau ne leur pose pas de problème à moins qu’ils soient également atteints d’un tremblement d’action associé, rebelle aux traitements (environ 9% des cas).
- En ce qui concerne la rigidité, typiquement en roue dentée, elle est améliorée par des mouvements passifs ou actifs, réalisés en gymnastique et / ou kinésithérapie spécifique à laquelle peut encore s’ajouter de l’hydrothérapie ou balnéothérapie (11,28,89)
- Pour l’akinésie, c’est la répétition des mouvements qui permet d’améliorer les schémas moteurs «englués» par le ralentissement de fonctionnement des noyaux gris de la base. Dès lors, s’il est vrai que le patient parkinsonien a difficile à réaliser parfaitement un premier mouvement, la répétition du mouvement va lui permettre d’améliorer la précision et l’amplitude de celui-ci. La recherche du mouvement optimal sera non seulement le but de la kinésithérapie mais aussi de l’ergothérapie, actuellement reconnue et validée, à travers de nombreux exercices variés si possible ludiques pour être répétés régulièrement (47-49-55-59), auxquels se rajoute actuellement la console WII (56).
- Pour les troubles de la marche et de la posture : en ce qui concerne les troubles de la marche, ils sont sensibles au traitement dopaminergique mais encore une fois, les schémas moteur sont améliorés par la répétition du mouvement et donc, des exercices réguliers d’entretien de la marche visant particulièrement à lutter contre l’hyperadduction dangereuse des pieds, visant par ailleurs à tonifier les différences synergies d’extension que ce soit des membres inférieurs mais aussi du tronc afin de lutter contre la tendance au flessum des genoux et la tendance à l’antéflexion cervicodorsale est fortement souhaitable, que ce soit sous forme de gymnastique en autonomie selon des schémas d’exercices remis au patient ou dans les cas plus avancés, sous forme de kinésithérapie spécifique (23,83) à laquelle s’ajoutera au besoin, surtout en hospitalier, la collaboration d’un(e) ergothérapeute et de diverses techniques telles que le standing bar (image 4), appareil de re-verticalisation progressive (par sangles) utile, par exemple, après un alitement prolongé.
En ce qui concerne les troubles posturaux, ceux-ci sont peu sensibles au traitement médicamenteux, rentrant dans le cadre des symptômes purement axiaux : leur amélioration partielle du moins dépend dès lors d’une prise en charge symptomatique par exercices d’équilibre et pour lutter contre la rétropulsion, par le placement d’un supplément de talonnettes d’environ 1,5 cm à toutes les chaussures. Pour les problèmes d’antépulsion, l’utilisation d’une aide technique telle que canne et surtout Rollator (10) est la solution la plus recommandable. Particulièrement, les tribunes non équipées de roues sont à déconseiller chez les parkinsoniens en raison de la nécessité de devoir les soulever pour avancer. En effet, l’atteinte des schémas moteurs engendre la difficulté de réaliser deux actions en même temps, nécessitant de les décomposer. Il est donc beaucoup plus facile pour un parkinsonien de pousser un Rollator qui avance sur ses roues-avant que de devoir, à chaque pas, soulever et avancer sa tribune = double action simultanée.
Le freezing-on (piétinement intempestif en cours de marche) ne peut être amélioré par médication mais par des conseils de type psycho-comportemental donnés par les soignants et des informations imagées ad hoc, particulièrement l’importance de lever le pied pour le re-démarrage (image 5). Des exercices physiques avec trucs et astuces utilisant le rythme réduiront le coût attentionnel de la marche (2,7). - La dysarthrie hypokinétique : est une complication apparaissant après environ 10 ans d’évolution. Elle est caractérisée par une dysphonie monotone mal articulée. La prise en charge insiste sur la tonification de la respiration (muscle diaphragmatique surtout) et le forçage de la voix, comme dans la méthode de Lee Silverman, validée et objectivée par Liotti (35).
- La dysphagie : autre complication tardive répondant, comme la précédente, de manière mitigée au traitement dopaminergique (pathologie axiale). La prise en charge est ici orientée vers la rééducation par la décomposition du mouvement automatique de déglutition en réapprenant et réalisant volontairement les diverses phases (5,81).
- Aspects périphériques
Ceux-ci concernent surtout la musculature nécessaire à la réalisation de tous mouvements dès que la commande centrale a été lancée. Jusqu’à présent, l’intérêt des cliniciens et thérapeutes de la maladie de Parkinson était surtout orienté vers le traitement dopaminergique central mais peu de publications concernaient les secteurs musculaire et ostéotendineux et leur amélioration éventuelle. Depuis quelques années cependant, la mise en évidence d’une sarcopénie rend prudents les thérapeutes devant la prescription de doses supplémentaires de médications dopaminergiques : si la musculature est atrophiée, il devient clair qu’il vaut mieux la reconditionner pour obtenir de meilleures capacités à traitement dopaminergique égal (42) !Si l’ostéoporose et les pathologies articulaires sont mieux prises en compte, une certaine réticence intellectuelle devant la prescription de tonification musculaire chez les personnes (très) âgées existait de par l’impression que celle-ci serait totalement inefficace : cependant, quelques publications ont confirmé que des exercices de tonification musculaire réalisés à raison de 3 fois une demi-heure à une heure par semaine pouvaient nettement améliorer la musculature de personnes même âgées de plus de 70 ans (14,34,42). De plus, la trophicité musculaire dépend aussi d’une bonne alimentation avec suppléments protéinés et vitaminés (24,76,87). La surveillance du bon état nutritionnel d’un parkinsonien est donc importante pour le médecin généraliste, éventuellement aidé par un(e) diététicien(ne). Cette prise en charge fait entre autres partie de la prévention des chutes et de leurs conséquences (15).
En cas d’instabilité à la marche : l’origine peut bien être centrale (manifestation axiale classique à un stade évolué de l’affection peu sensible aux médications) mais une étiologie périphérique type neuropathique doit être exclue par l’examen clinique neurologique et éventuellement, une électromyographie.
- Origine neuropsychologique
Celles-ci peuvent relever soit d’un dysfonctionnement affectif au sens anxio-dépression avec plus particulièrement les troubles du sommeil et, au plan moteur, la fatigue et le syndrome postchute; soit il peut y avoir un dysfonctionnement psychotique et surtout, des troubles cognitifs progressifs.- Anxiodépression
On a trop parlé mais rien n’a changé…
Chez nous à Abidjan, quand c’est comme ça, y a pas drame…
Il faut bouger, il faut danser .., mon gars.
La vie est trop belle, mon ami, il faut en profiter. Bouger, bouger…
Magic system, Virgin, 2005L’anxiodépression est bien reconnue dans ses complications d’inhibition générale des mouvements : en dehors d’une certaine agitation chez certains anxieux, ces patients sont généralement «crispés», repliés sur eux-mêmes et réduisent leurs mouvements, du moins l’initiative des mouvements renforçant dès lors les aspects akinétiques et rigides du parkinsonien et l’isolement social. La prévalence de la dépression est assez importante parmi les parkinsoniens allant de 10 à 66 % selon le stade précoce ou avancé de l’affection et les critères retenus pour le diagnostic de dépression (68,75).
Dans ce cadre dépressif, c’est surtout le syndrome dit post-chute» qui est le plus perturbant sur le plan moteur pour le parkinsonien : en effet, il n’est pas rare qu’après l’une ou l’autre chute, un patient ait manifestement peur de reprendre la marche (82). Cette peur est souvent inconsciente, mal exprimée si ce n’est par un aspect moteur typique : malgré qu’on aide le patient à se lever, il se retient en rétropulsion du dos ou au minimum du bassin. Toute tentative de marcher se solde par du piétinement quasi sur place et une expression de peur. Neurologiquement, il est évidemment important de bien faire ici le diagnostic différentiel avec une apraxie de la marche telle qu’on pourrait le voir dans certaines atteintes frontales, par exemple dans l’hydrocéphalie.
Au plan thérapeutique, kiné et ergo collaboreront pour un mieux selon un schéma progressif (cfr encart 2.3) avec entre autres standing bar et travail aux barres parallèles (images 44 et6 ).
Sur le plan neurobiologique, l’effet favorable d’une activité physique chez les déprimés se base, entre autres, sur une augmentation d’activité d’un gène dans la région hippocampique pour la synthèse du facteur de croissance VGF connu pour influencer la plasticité, avec un effet antidépresseur majeur, du moins chez la souris ! (41). Des effets semblables semblent bien se confirmer chez l’homme expliquant une meilleure confiance en soi (plus d’extraversion et moins d’anxiété) et des effets anti-dépresseurs (17,84) (cfr <http ://gp29.net/?page_id=840″>encart 1) voire antalgiques.
- Au plan cognitif
Au long cours (par effet secondaire médicamenteux et / ou dénervation cérébrale), les parkinsoniens peuvent souffrir de complications de type psychotique (hallucinations, idées délirantes) ou de type obsessionnel-compulsif, voire addictif (punding, jeu pathologique, …) ce qui peut amener à des comportements hyperactifs. Par contre, les troubles cognitifs fréquents au stade avancé de la maladie (quoique la démence –type sous-cortical surtout– n’est atteinte que dans environ 30% des cas) entraînent la réduction du mouvement dans les trois dimensions c’est-à-dire non seulement motrice (difficultés de marche, équilibre et freezing… d’autant qu’il y a manque de collaboration en revalidation) mais aussi sur le plan psychique (complications comportementales et dépressives fréquentes) de même qu’au plan social (perte des possibilités de contact avec les autres personnes et / ou les voyages seront de plus en plus difficiles…). Toutes ces complications se révèlent, par ailleurs lourdes à porter par le conjoint-aidant chez qui il faut éviter une dépression secondaire en lui apportant aide et temps libre pour se défouler et se détendre (81).Sur le plan neurobiologique, on retrouve ici aussi l’impact hippocampique de l’exercice physique car les travaux de Van Praag et al. (79) démontrent chez la souris l’effet favorable de l’exercice (roue dans la cage) diminuant le déclin de la neurogenèse hippocampique et améliorant l’apprentissage. (cfr encart 1). Chez l’homme, des études récentes confirment l’intérêt préventif de la pratique d’une activité physique (de type loisir) chez les quinquagénaires pour éviter un déclin cognitif dans les années qui suivent, et ce dans jusqu’à 50% des cas (71).
Au plan thérapeutique, des techniques de rééducation cognitive sont aussi proposées (cfr encart 3). - Les troubles du repos et du sommeil
Les troubles du sommeil et le syndrome de jambes sans repos sont des co-morbidités bien connues également. Le mouvement physique simple, particulièrement la déambulation, soulage la dernière, mais pour les troubles du sommeil, on peut se rappeler le mot d’Aristote : «Une journée bien remplie permet de passer une bonne nuit», ce que confirme le slogan contemporain «Bougez vous, cela fait un bien fou» ! S’il y a akinésie nocturne, une bonne «couverture» dopaminergique devra d’abord être prescrite, en évitant tant que possible tout somnifère ou calmant (sauf peut-être les inducteurs du sommeil), en raison des risques d’accoutumance et de leur effet myorelaxant affaiblissant dès lors la fonction musculaire ! (81). - Le problème particulier de la fatigue
La fatigue, plainte quasi incontournable chez les parkinsoniens, surtout dans les formes plus avancées, a une composante primaire liée à l’affection elle-même affaiblissante mais aussi secondaire liées aux troubles du sommeil, à la rigidité, aux traitements et à une dimension psychique non négligeable. Ici aussi (entre autres par analogie avec la sclérose en plaques), les experts recommandent l’exercice physique à l’aide d’un programme d’entraînement et de reconditionnement cardiaque et musculaire, si possible dirigé par un coach professionnel. L’intensité de l’exercice doit être apprécié au début et progressivement augmentée ! (36). En cas de facteurs secondaires, un traitement causal doit évidemment être aussi envisagé, surtout concernant une éventuelle dépression associée en insistant sur l’importance de la motivation : celle-ci peut être améliorée par de l’exercice prévu en endurance afin de viser ici la facilité et éventuellement un aspect ludique. Une psychothérapie individuelle et / ou des sessions d’entraînement en groupe, voire du thermalisme (89) complèteront utilement cette prise en charge.
- Anxiodépression
5. Revue de la littérature internationale
5.1. Sur le plan moteur (apport des traitements par l’exercice physique)
- Littérature ancienne (avant 1985)
La revue de la littérature démontre peu de données avant 1985 (1 – 2 publications annuelles) : ceci se justifiait à l’époque par l’absence d’intérêt pour les traitements par le Mouvement, particulièrement l’exercice physique, car la priorité était donnée à la recherche pharmacologique et / ou chirurgicale. Depuis lors, la situation a évolué de manière exponentielle pour en arriver à 38 publications randomisées et contrôlées en 2007 (46). De plus, la reconnaissance de la réhabilitation comme une discipline à part entière de la médecine est relativement récente d’autant plus que les études de validation des différentes techniques utilisées dans cette discipline sont assez récentes mais malheureusement, inhomogènes en raison de méthodes fort différentes tant au niveau de l’application thérapeutique que de l’évaluation des résultats. Cette grande disparité ne permettait pas jusqu’à présent de se faire une idée sérieuse de l’intérêt de cette prise en charge même si de manière empirique, il existait des signes favorables pour leur utilisation. Il a fallu de toutes récentes méta-analyses qui permettent enfin de tirer des conclusions et recommandations intéressantes (45). - Travaux précurseurs
Nous voudrions mettre en exergue deux travaux précurseurs :Le premier démontre contrairement à une idée fortement répandue à l’époque que l’entraînement physique des personnes âgées permet d’améliorer certains paramètres biométriques : il s’agit de l’étude Grimby publiée en 1992 (34). Elle était consacrée à des patients masculins âgés de 78 à 84 ans qui étaient soumis pendant quelques semaines à un entraînement physique d’environ 3 séances de 30 minutes par semaine. Au bout de cet entraînement, on notait une amélioration dans la force musculaire et dans les capacités d’endurance. Cette étude est sans doute l’un des points de départ de tous les développements de la réadaptation physique chez la personne âgée, voire très âgée.
Une autre étude plus récente (2003) démontre chez 10 patients avec une maladie de Parkinson modérée versus contrôles du même sexe et du même âge, une force musculaire réduite, particulièrement au niveau de la hanche comme un des facteurs qui contribue aux difficultés de mobilité et particulièrement de se lever d’une chaise (42). Ce qui est original et précurseur est l’utilisation de techniques modernes jusque là réservées aux sportifs comme le dynamomètre iso-cinétique. Les patients ont été testés en phase «on» et «off» mais seuls les résultats en phase «on» ont bien entendu été retenus pour l’évaluation de la capacité musculaire. On note alors une plus grande force dans les hanches en relation avec une meilleure capacité de se lever chez les sujets parkinsoniens alors que pour les sujets contrôles, c’est surtout une force au niveau des genoux qui était le reflet des meilleures capacités. L’étude conclut que si l’entraînement de force n’est pas traditionnellement inclus à l’époque dans les traitements du patient parkinsonien, ces résultats montrent que les parkinsoniens qui ont des capacités réduites de force pour l’extension des hanches et des genoux auront de plus grandes difficultés à se lever d’une chaise. Après une exploration des capacités résiduelles au niveau central et périphérique, un programme de renforcement musculaire est proposé compte tenu que de tels programmes ont démontré chez les personnes âgées en bonne santé un effet préventif vis-à-vis de chutes et ceci entre autres grâce à une augmentation du recrutement des unités motrices lors d’un travail électromyographie réalisé par Enoka (21). Un programme de renforcement musculaire spécifique pour parkinsoniens a dès lors été proposé par Glendilling en 1997 (30).
- Méta-analyses récentes
Il existe plusieurs méta-analyses récemment publiées (2007 – 8) et reprenant des études réalisées dans les années 2000. Ces méta-analyses peuvent être divisées comme suit selon leur centre d’intérêt correspondant à l’une ou l’autre application thérapeutique du mouvement chez le parkinsonien :Nous retiendrons surtout les méta-analyses de Keus (45), Jobges (43-44), Gooodwin (33) et de Falvo (22) :
La première, confirmée par les autres, a revu 23 études contrôlées et randomisées, de qualité méthodologique moyenne mais suffisante : les auteurs ont pu en extraire 4 recommandations spécifiques de traitement que nous allons détailler :- Les stratégies dites de «CUEING» c’est-à-dire des trucs et astuces consistant en l’utilisation de repères pouvant particulièrement améliorer la marche.
- Les stratégies cognitives concernant le mouvement peuvent améliorer les transferts.
- Certains exercices améliorent l’équilibre.
- Enfin, des exercices de souplesse et de puissance musculaire peuvent améliorer la capacité physique générale.
- En ce qui concerne le CUEING ou trucs et astuces pour la marche, le travail complémentaire de Baker (2) confirme leur intérêt pour réduire le coût attentionnel de la marche chez le parkinsonien. En effet, la marche du parkinsonien devient de plus en plus variable au cours de l’affection, ce qui nécessite de la part du patient de plus en plus d’énergie mentale de type attentionnel. Ceci peut être amélioré lorsqu’on enseigne au patient des stratégies telles que lever le pied, allonger le pas et surtout l’utilisation d’une musique rythmée afin de diminuer la variabilité de la marche. Le rythme donné est généralement calculé à 10% en-dessous de la fréquence de marche préférée du patient et ceci, surtout chez les patients atteints de freezing (85). D’autres travaux ont montré que certains trucs ou astuces externes demandent moins d’énergie attentionnelle que les stratégies générées de manière interne par les patients confrontés à leur difficulté (61,70). Ces trucs et astuces peuvent être divisés en 4 groupes :
- Les auditifs : utilisation d’un walkman, d’un métronome ou bien du comptage type «une – deux» par le patient ou celui qui l’accompagne (86);
- Les visuels en utilisant des lignes sur le sol ou en mettant devant le pied le col de la canne ainsi renversée…
- Il existe également des astuces somesthésiques, par exemple le patient tapant lui-même sur sa hanche ou sa jambe avant de la mettre en route.
- Enfin, il existe des trucs cognitifs : le patient se représentant une image de la longueur correcte de son pas.
- Pour les stratégies cognitives de mouvements, il s’agit de décomposer les mouvements automatiques et complexes tels que se lever, marcher, mais aussi transferts, déglutition… en une série de petits mouvements simples qui seront exécutés dans un bon ordre. De cette façon, la réalisation d’un mouvement complexe est recomposée au départ de mouvements simples successifs permettant de recomposer et relancer progressivement les schémas moteurs.
- En ce qui concerne la prise en charge de l’équilibre, la littérature plaide sur l’association d’exercices spécifiques d’équilibre en utilisant particulièrement le mode visuel (fixation d’un point devant soi, …) ou le mode somesthésique (travail sur planche…) mais il faut les combiner avec des exercices de renforcement musculaire des membres inférieurs.
- Pour la capacité physique, il est important de combiner des exercices d’assouplissement avec des exercices de tonification ou renforcement musculaire nécessitant un certain niveau d’intensité et non pas simplement de l’endurance, d’où l’importance d’un encadrement type coaching.
Ces techniques de traitement seront conseillées avec un but limité à la de revalidation fonctionnelle ( par exemple les transferts) plutôt que le retour ad integrum : ce dernier pouvant se révéler dangereux ( par exemple la marche à reculons, par risque de chute en rétropulsion). De toute façon, il est indispensable d’adapter la rééducation au stade de l’affection : soit débutant ou «lune de miel», soit d’état (ralentissement moteur et rigidité), soit avancé ou de «déclin» (fluctuations), soit à la phase ultime ou palliative (alitement) : de nombreuses spécificités sont bien développées par Ziégler et Bleton (89). Il est donc souhaitable de bien informer les soignants sur ces acquis en leur enseignant de bien analyser chaque patient par un bilan spécifique (kiné, logo, ergo…) et dépister au plutôt les difficultés motrices entre autres pour la marche par la question «Avez-vous fréquemment des difficultés pour tourner sur place ?» (74) et de demander régulièrement à chaque patient de montrer comment il marche et tourne sur place (28).
5. 2. Sur le plan cognitif
Bien qu’il n’y ait pas encore de publications, dans le contexte parkinsonien, concernant l’apport de l’exercice physique ou intellectuel à l’évolution cognitive du patient, par analogie et par extrapolation, on peut prendre en compte les travaux émanant de la recherche sur la démence d’Alzheimer.
- Effet de l’activité physique
Quelques travaux récents convergent vers l’effet favorable du mouvement au sens large du terme, sur la prévention, du moins, des troubles cognitifs. L’étude américaine ACT (Adult Changes in Thought) a montré que l’incidence de la démence était de 13 pour 1.000 par an chez les personnes qui pratiquaient une activité physique à raison de 3 séances hebdomadaires ou plus alors qu’elle était de 19,7 pour 1 000 par an en cas d’activités moindres. Ceci a également été trouvé dans des études européennes : particulièrement, le risque d’évolution vers une démence semble bien diminuer de moitié lorsqu’une personne âgée de plus de 50 ans réalise au moins deux fois par semaine une activité physique significative (décrite comme durant au moins 20 à 30 minutes et engendrant un peu de dyspnée et de transpiration), selon une étude réalisée en Suède (71) comportant plus de 500 patients dans chacun des deux groupes (actifs versus sédentaires). Selon la revue de littérature de Fratiglioni (26), c’est surtout par la diminution des problèmes vasculaires associés à la progression des démences que l’activité physique agit ! - Entraînement et / ou surtout réhabilitation sur le plan cognitif
Par ailleurs, en ce qui concerne l’entraînement cognitif, les études restent encore peu concluantes. Un bilan récent a montré que celui-ci permettait uniquement d’obtenir des améliorations cognitives et fonctionnelles légères, entre autres dans la maladie d’Alzheimer (39), encore controversées car statistiquement faibles. Fratiglioni (26) a cependant observé que l’entraînement cognitif des séniors, de manière assez précoce permettait une amélioration spécifiquement dans les domaines entraînés avec des résultats assez bien maintenus dans le temps. L’approche paraît plus efficace par une réhabilitation cognitive qui ne se limite pas à un entraînement des fonctions cognitives par des tâches standard mais répond aussi aux besoins et objectifs individuels de la personne après un bilan neuropsychologique approfondi permettant de préciser le point de départ. L’intervention cognitive vise alors à préserver ou à accroître les capacités résiduelles en apprenant surtout aux patients à vivre avec leurs déficits plutôt que d’essayer absolument les corriger (v. aussi encart 3).
5.3 Quant à l’aspect socio-thérapeutique:
Les activités physiques de rééducation, mais surtout d’entretien, proposées aux patients parkinsoniens se diversifient actuellement sous de nombreuses formes : cours de danse (tango, salsa…), gymnastiques chinoises type Tai-chi ou Qi Gong (image 7), boxe-thérapie, marche nordique, peinture quel qu’en soit la finesse du coup de pinceau (image 8)… L’aspect ludique et la réalisation en groupe, via l’expression physique voire créative et les informations échangées entre patients, apportent des bénéfices d’émulation, assiduité, compréhension, acceptation et donc de soutien thymique avec reprise de confiance (20, 82). Fratiglioni (26) rapporte que les activités sociales contribuent à diminuer le niveau de stress, facteur de risque d’une involution cognitive voire démentielle.
6. Conclusions
Ce qu’il y a de bien avec ce professeur de gymnastique, c’est qu’il nous fait bouger !
(une patiente parkinsonienne, 2007)
- Même si à l’heure actuelle, le mouvement ne peut être considéré comme préventif de la maladie de Parkinson (alors que cela semble bien être le cas dans les démences), de plus en plus d’études validées démontrent que diverses facettes du Mouvement sont utiles pour équilibrer au mieux le patient parkinsonien, particulièrement de manière fonctionnelle et ceci, en supplément aux divers traitements médicamenteux et/ou chirurgicaux dont il peut être l’objet. Il s’agit donc d’un troisième axe thérapeutique qui ne peut plus être négligé à notre époque ! De plus, le patient parkinsonien bénéficie comme tout un chacun des larges aspects préventifs du mouvement au sens large du terme que ce soit pour l’état général et l’état cognitif.
- Il est donc souhaitable de bien informer les soignants sur ces acquis en leur enseignant de bien analyser le patient par un bilan spécifique et de prendre en charge au cas par cas de manière transdisciplinaire si possible : en effet, actuellement, chez les parkinsoniens, rien ne remplace l’observation clinique et le temps de la communication ! C’est bien sûr «time-consuming» mais cela peut rapporter gros au patient et à ses proches!
- Il faudrait aussi enseigner aux soignants de stimuler les patients à pratiquer diverses formes de Mouvement (physique, intellectuel et social) : entre autres, gymnastique d’entretien spécifique surtout des muscles extenseurs (image 9), gymnastiques chinoises, utilisation de podomètres (6), tapis-roulant (3), vélo-fixe ou encore instauration de séances de «coaching» (encadrement par un professionnel) ou la pratique de sports tonifiant surtout les muscles extenseurs type golf, natation sur le dos (image 10) ce qui peut être aussi utile pour la longévité (1). Compte tenu de cette diversité, on peut choisir selon le besoin, les capacités restantes et les goûts du patient : le mieux est de rendre le patient proactif par des informations spécifiques si possible imagées (via fascicules, conférences…) et explicitées avec empathie et charisme (48,60). Pour les plus handicapés, des exercices à réaliser en position assise sont aussi disponibles (35). Le recours aux soignants (kiné, logo, ergo…) ne se fera que de façon raisonnable et raisonnée ! (81) Par ailleurs, gymnastique cérébrale et activités socioculturelles sont utiles pour diminuer les risques d’involution cognitive et soutenir le moral !
- L’intérêt du monde scientifique s’est récemment porté sur la compréhension et le mécanisme physiologique et neurobiologique par lequel le mouvement peut se révéler utile à la santé. Il est important pour suivre ce type de recherches et par ailleurs, la validation d’études thérapeutiques utilisant le Mouvement. Ceci paraît d’autant plus souhaitable que l’intérêt du traitement par le mouvement est qu’il est tout simplement physiologique et sans effet secondaire à moins d’une utilisation abusive (37), ce qui peut être assez facilement évité en donnant des conseils adéquats. Dès lors, des études complémentaires avec un design bien réfléchi pour être reproductible et comparées méritent d’être lancées à grande échelle : dans cette optique, nous proposons (encart 2) une stratification, adaptée aux parkinsoniens, déterminant des niveaux ou stades de mouvements, d’activités physiques, et de rééducation à la marche.
- Enfin, la question de l’éventuel effet neuro-préventif du Mouvement dans les maladies neurodégénératives, suggéré par les modèles animaux (cfr encart 1) et la revue de littérature de Fratiglioni (26), mérite d’être de plus en plus étudiée compte tenu que de simples conseils relevant de la Santé Publique et une hygiène de vie peu contraignante pourrait dès lors être utile non seulement aux patients parkinsoniens mais à tout le monde !
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Les impériosités urinaires
Publié le 24 septembre 2009 à 07:38Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
1. Introduction
Les troubles urinaires sont fréquents au cours de la maladie de Parkinson. Ces troubles peuvent apparaître dès le début de la maladie et participer au diagnostic neurologique initial, mais cela est assez rare. Par contre, ils apparaissent souvent alors que la maladie est déjà installée, à un âge où on peut observer chez le patient, différentes pathologies urologiques, comme l’adénome de la prostate chez l’homme ou une carence hormonale chez la femme. La possibilité de différentes pathologies pose un problème diagnostic de la compétence de l’urologue.
Les troubles urinaires au cours de la maladie de Parkinson sont variés. La dysurie (difficulté à uriner), voire la rétention chronique sont assez rares. Le plus souvent, le patient se plaint d’incontinence urinaire.
L’incontinence urinaire se définit par une perte accidentelle ou involontaire d’urine. Ce trouble est largement répandu, puisque les spécialistes s’accordent pour estimer à 3 Millions en France (3/4 sont des femmes), le nombre de personnes sujettes à des épisodes d’incontinence urinaire, lors de la miction (miction = action d’uriner).
Il y a plusieurs formes d’incontinence urinaire (urinaire d’effort, urinaire par urgences mictionnelles, urinaire mixte).
Nous verrons ultérieurement que l’incontinence urinaire par urgences mictionnelles peut être d’origine Parkinsonienne. Dans la suite de ce texte, nous ne parlerons désormais que de ce type d’incontinence qui peut se définir ainsi :
«L’incontinence urinaire par urgences mictionnelles est caractérisée par une fuite involontaire d’urine, accompagnée ou immédiatement précédée d’un besoin urgent et irrépressible d’uriner aboutissant à une miction ne pouvant être retenue».
Les terminologies d’incontinence par impériosité ou d’impériosité urinaire (IU) sont aussi utilisées.
2. Description et fonctionnement de l’appareil urinaire
Tout d’abord, on trouve les reins qui filtrent et épurent le sang et produisent l’urine. L’urine sort des reins et s’écoule en permanence, via les uretères, vers la vessie. La vessie est reliée à l’orifice urinaire par un tuyau, l’urètre, long chez l’homme, plus court chez la femme.
La vessie comprend 2 parties :
- la partie supérieure appelée « dôme vésical» ou «dôme de la vessie» : Le dôme vésical est très élastique et permet à la vessie de jouer un rôle de réservoir d’urine entre chaque miction. Il contient un muscle puissant, le détrusor qui en se contractant lors de la miction évacue l’urine vers l’orifice urinaire.
- La partie inférieure appelée «col vésical» : il est le point de départ de l’urètre. Il est constitué par 2 muscles en forme d’anneau, les sphincters urétraux, interne et externe, dont le rôle est d’empêcher l’urine de sortir de la vessie. Ces sphincters interne et externe sont ouverts pendant la miction et fermés en dehors de la miction (ils fonctionnent comme des robinets).
Comment fonctionnent normalement la vessie et l’urètre ? Le fonctionnement de la vessie comprend 2 phases : une phase de remplissage et une phase de vidange.
La phase de vidange est déclenchée volontairement par la personne qui décide d’uriner. L’ordre part du cerveau et entraîne les actions suivantes simultanées et cordonnées :
- les 2 sphincters se relâchent et s’ouvrent comme des robinets pour permettre à l’urine de sortir de la vessie, vers l’urètre
- le détrusor se contracte vigoureusement et chasse l’urine ver l’urètre et l’office urinaire
- la contraction du détrusor empêche l’urine de remonter vers les reins
Après la miction, le détrusor se relâche et les sphincters se ferment.
Quand le fonctionnement de l’appareil est normal, comme il vient d’être décrit, il y a de 4 à 8 mictions par jour et généralement aucune la nuit.
3. Impériosité urinaire
Que se passe-t-il, en cas d’impériosité urinaire ?
La personne atteinte éprouve brutalement et sans avertissement préalable le besoin impérieux d’uriner. Ce besoin doit être satisfait et ne peut être différé que de quelques dizaines de secondes, quelquefois après avoir mouillé ses sous vêtements, son pantalon ou sa jupe ! Cela oblige la victime à étudier ses déplacements et ses sorties du domicile en repérant à l’avance les toilettes et constitue un handicap familial, social et professionnel.
De plus, pour le Parkinsonien atteint d’akinésie, se lever la nuit en toute hâte, en cas d’impériosité, accroît le risque de chutes, pouvant entraîner des fractures.
Quelles sont les causes de l’impériosité ?
Les causes en sont des contractions anormales du détrusor, alors que la vessie est peu remplie. Les sphincters urétraux sont fermés, mais la pression dans la vessie, en raison de la contraction du détrusor, devient supérieure à la pression des sphincters. Alors les sphincters s’ouvrent et l’urine sort vers l’urètre. Cette miction se fait de façon involontaire et par ailleurs peut être favorisée par des stimuli (eau qui coule, clé dans une porte …). On constate une augmentation du nombre de mictions par jour et par nuit (parfois le double). On parle parfois d’«hyperactivité vésicale» et aussi de «vessie hyperactive».
Comment expliquer la contraction anormale du détrusor?
La contraction du détrusor est sous la dépendance de récepteurs (appelés récepteurs muscariniques) contenus dans la paroi de la vessie. La contraction du détrusor se produit, lorsqu’une molécule appelée acétylcholine, libérée par des neurones et transmise à la vessie par le nerf parasympathique, se fixe au niveau des récepteurs muscariniques.
Chez une personne non incontinente, la molécule acétylcholine est libérée sous commande du cerveau, lorsque l’envie d’uriner se fait ressentir. La contraction du détrusor est commandée et la miction est contrôlée.
Chez une personne atteinte d’impériosité urinaire, la molécule acétylcholine est libérée par le cerveau, sans contrôle conscient et volontaire de la personne, d’où des mictions incontrôlées.
L’impériosité urinaire, dans ce cas, a donc une raison neurologique, et se retrouve par exemple chez les patients atteints de la sclérose en plaques ou de la maladie de Parkinson.
On notera toutefois que l’impériosité urinaire peut aussi avoir d’autres causes, par exemple des causes urologiques, comme les irritations de la muqueuse vésicale, dues à des cystites.
4. Les traitements médicamenteux
Parmi les différents types d’incontinence, seule l’incontinence urinaire par impériosité bénéficie de médicaments efficaces pour son traitement.
On a vu comment la molécule acétylcholine est émise de façon intempestive, puis captée par les récepteurs muscariniques, provoque la contraction du détrusor. Le rôle des médicaments sera donc de bloquer les récepteurs muscariniques et ainsi de diminuer la capacité de la vessie à se contracter.
Les médicaments les plus utilisés sont les anticholinergiques/ antispasmodiques. Tous ces médicaments utilisés dans le traitement de l’hyperactivité vésicale agissent comme antagonistes des récepteurs cholinergiques muscariniques, à l’origine des contractions du détrusor.
Les médicaments les plus utilisés courants sont le Trospium (Ceris) et l’Oxybutynine. Tous ces médicaments présentent des effets indésirables (sécheresse buccale, maux de tête …), ainsi que des contre-indications (risque de glaucome avec fermeture de l’angle).
5. Consulter un urologue
Le patient parkinsonien au fur et mesure de l’évolution de sa maladie consulte ‚après son médecin généraliste, tout d’abord un neurologue, puis assez rapidement après la confirmation des premiers troubles Parkinsoniens et l’annonce du diagnostic, un kinésithérapeute et un orthophoniste.
Les troubles urinaires n’apparaissent généralement pas tout de suite, et le parkinsonien n’éprouve donc pas la nécessité de consulter un urologue. Le sujet des troubles urinaires est tabou pour beaucoup de personnes qui préfèrent ne pas en parler. Plus de la moitié des personnes atteintes garde le silence. Ce comportement est très dommageable, car à partir d’un certain âge, le risque de survenue de pathologies urologiques, d’origine ou non Parkinsonienne, croit rapidement.
Quand se manifeste chez le Parkinsonien un trouble urinaire, quel qu’il soit, il faut en parler à son généraliste et au neurologue et consulter un urologue. L’urologue a la compétence et les moyens techniques pour analyser le problème et proposer des solutions.
Par ailleurs, parler d’un trouble urinaire, par exemple de ses impériosités urinaires, à son entourage familial reste encore un sujet tabou pour beaucoup de personnes. En parler sobrement permet pourtant de supprimer bien des incompréhensions.
Pour conclure, il serait souhaitable, à partir d’un certain âge, par exemple 60 ans de consulter par prévention un urologue (éventuellement un gynécologue pour les femmes).
Enfin, la consultation d’un urologue est indispensable en cas de survenue de troubles urinaires, comme les impériosités urinaires,
Bibliographie :
- Site Internet de Sphère Santé.
- L’incontinence urinaire par le docteur Dahan, urologue à Paris.
Proposé par Jean Pierre LAGADEC
Stimulation de la moelle épinière contre stimulation cérébrale profonde ?
Publié le 24 septembre 2009 à 07:19Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Parkinson Suisse N°94 juin 2009
Des scientifiques de l’E.T.H. de Lausanne et leurs homologues américains veulent utiliser également des impulsions de courant dans la moelle épinière dans le cadre du traitement du syndrome parkinsonien. Les premières expérimentations sur des animaux ont été couronnées de succès.
L’idée est séduisante : les problèmes moteurs des patients parkinsoniens pourraient également être atténués grâce à des impulsions de courant dans la moelle épinière, sans insérer profondément des électrodes dans le cerveau, comme c’est le cas pour la stimulation cérébrale profonde (SCP). Du moins, c’est ce qu’espèrent les scientifiques de l’équipe du chercheur Miguel Nicolelis, qui enseigne à l’université Duke de Caroline du Nord (Etats-Unis) et à l’ETH de Lausanne.
M. Nicolelis et son équipe ont développé des implants permettant d’envoyer des impulsions électriques dans la moelle épinière. D’après les déclarations des chercheurs au magazine spécialisé Science, les premières expérimentations sur des souris et des rats ont été couronnées de succès. On peut lire dans cette publication que le groupe de travail de M. Nicolelis a pu prouver l’efficacité des impulsions de courant dans la moelle épinière. Elles ont permis d’améliorer nettement, en quelques secondes, la mobilité des souris et des rats chez lesquels la production de dopamine dans le cerveau avait été au préalable interrompue artificiellement et qui par la suite présentaient des symptômes de type Parkinson. Ainsi, les animaux se sont montrés jusqu’à 26 fois plus actifs, plus rapides et moins raides quand de légers chocs électriques leur étaient administrés. L’administration concomitante de médicaments a en outre permis de réduire encore le nombre de chocs électriques nécessaires pour obtenir une mobilité aussi importante.
Désormais les chercheurs souhaitent tester leur nouvel implant, d’abord sur les primates, puis (si ces essais s’avèrent aussi concluants que les tests sur les souris et les rats) sur les hommes. D’après un communiqué de l’université de Duke, des neuroscientifiques du «Brain and Mind Institute» de l’E.T.H. de Lausanne prendraient également part à ce projet de recherche de plusieurs années.
Lu par Jean GRAVELEAU
Éditorial
Publié le 24 septembre 2009 à 07:13Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°38 – septembre 2009
Une fois n’est pas coutume, cette revue sera consacrée particulièrement (8 pages sur 24 !) à un article important sur le Mouvement que nous ne voulions pas tronquer et faire paraître sur deux numéros. Certes cela représente près du tiers du journal mais l’intérêt évident de ce texte pour tout un chacun nous a semblé le justifier.
Il n’en reste pas moins que nous avons aussi une contribution très intéressante sur les «impériosités urinaires», problème qui touche, malheureusement pour eux, bon nombre de nos collègues malades et les entraîne dans un retrait social pénalisant pour eux et pour leur entourage. Il est indispensable de consulter un spécialiste et de tenter, si cela est encore possible, une gymnastique adaptée des sphincters et du périnée.
Il faut en parler encore et toujours et ne pas se cloîtrer dans un retrait de la vie sociale. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire mais je répéterai sans cesse cette recommandation : nous ne devons pas avoir honte de nos difficultés mais bien au contraire provoquer le respect de nos interlocuteurs. Nul ne sait ce qui l’attend dans un avenir plus ou moins proche !
Et puis aussi, une recherche sur la stimulation de la moelle épinière qui pourrait être une alternative à la stimulation cérébrale profonde beaucoup plus invasive.
Quant au nouvelles régionales, elles racontent la vie des associations de CECAP : les décès que nous déplorons – que leurs proches reçoivent nos condoléances sincères – ; mais aussi la naissance d’une nouvelle association dans le département 93. Nos félicitations et nos encouragements à elle !
Et puis, enfin, le départ de Jacqueline que d’aucun ont eu envie de remercier pour son action si importante pour le journal. Je sais, je me répète mais cela n’est pas grave et c’est mon privilège d’avoir le droit de dire ce que je pense du travail tout à fait irremplaçable qu’elle a accompli depuis presque dix ans maintenant pour le Parkinsonien Indépendant.
Bonne rentrée à chacun, reprenons le rythme de nos activités nécessaires à notre bien-être.
Les états généraux de la maladie de Parkinson : la participation de CECAP
Publié le 08 septembre 2009 à 08:22Extrait du texte de la présidente du CECAP, en entrée des «états généraux de la maladie de Parkinson» :
J’ai pensé que l’idée était excellente et j’avais demandé à chaque association composant CECAP comment nous pourrions participer à cette vaste enquête.
Nous n’avions pas les moyens financiers pour nous lancer dans une aventure parallèle (France Parkinson réalise cette enquête avec des cabinets spécialisés), cependant, la volonté et l’énergie ne nous font pas défaut, nous l’avons déjà prouvé par le passé et nous pouvions apporter notre contribution à ce projet.
Je voulais en effet porter la stricte parole des adhérents sans distorsion et sans y ajouter ni retirer quoi que ce soit.
Vous avez tous répondu présent et je vous en remercie.
Vous pouvez lire le document en cliquant sur le lien : Etats Généraux — contribution de CECAP
Enquête CECAP « Vivre avec Parkinson »
Publié le 04 septembre 2009 à 20:23Enquête effectuée par les Associations de Parkinsoniens des départements : Charente, Deux-Sèvres, Finistère, Ille et Vilaine, Loire-Atlantique, Manche, Morbihan et Seine-Saint-Denis composant en partie CECAP, de mars à juillet 2009 auprès de leurs adhérents.
La base de données comporte 305 personnes.
22 – 08-09 — enquête CECAP août 09 – 1. Cliquez sur le lien pour lire le document «en ligne». Pour le lire «à tête reposée», téléchargez le document en faisant un «clic-droit» (cliquer avec le bouton droit de la souris) et choisissez «enregistrer sous…».
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