Ne pas être qu'un "patient" ...

Une nouvelle piste pour traiter la maladie de Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°39 – décembre 2009

Le Figaro s’intéresse à une « trithé­rapie génique promet­teuse » pour traiter la maladie de Parkinson.

Le journal note, en effet, que « les résul­tats obtenus chez le primate sont spec­ta­cu­laires et durables », selon les travaux menés par Béchir JARRAYA et Stéphane PALFI, neuro­logues à l’hôpital Henri-​​Mondor de Créteil, cher­cheurs CEA/​INSERM et publiés dans Science Trans­la­tionnal Medi­cine.

Le Figaro explique que les cher­cheurs « ont implanté dans le cerveau de macaques rendus parkin­so­nien par l’injection d’une toxine, grâce à un virus de la famille du HIV, des gènes capables de produire de la dopamine »

Le docteur JARRAYA indique que « après un délai de 4 à 6 semaines, les animaux traités ont eu une amélio­ra­tion de 80% de leur motri­cité. Ce résultat est resté stable pendant les 12 mois de l’expérience ».

Le quoti­dien remarque que « contrai­re­ment à la L-​​Dopa, la thérapie génique n’a pas entraîné de mouve­ments anor­maux, ni d’ailleurs d’autres effets secondaires ».

« Reste à savoir si ces résul­tats enthou­sias­mants seront repro­duc­tibles chez l’homme. Des essais cliniques ont commencé à l’hôpital Henri-​​Mondor chez 6 malades avec un Parkinson évolué » indique Le Figaro.

Sandrine CABUT Le Figaro 15 oct. 09

Lu par Laurent LESCAUDRON

L’Azilect (Rasagiline), je l’ai essayé …

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°39 – décembre 2009
Par Jean Pierre LAGADEC

En décembre 2008, parais­sait dans le Parkin­so­nien Indé­pen­dant, un article de Benoît Melchior, inti­tulé «la Rasa­gi­line, un nouvel espoir pour limiter la progres­sion de la maladie ?»

La Rasa­gi­line, commer­cia­lisée sous le nom d’Azilect, a été déve­loppée par la société israé­lienne Teva. Elle a été approuvée en février 2005 en Europe et en 2006 aux États-​​Unis et au Canada Elle est commer­cia­lisée en Europe par les labo­ra­toires Lund­beck. Dispo­nible à l’achat, dans beau­coup de pays, elle peut être pres­crite en France depuis début 2009. On peut l’acheter en phar­macie, sur ordon­nance, au prix de 183 Euros la boîte de 30 comprimés. Mais elle n’est pas remboursée pour l’instant par la sécu­rité sociale, en raison d’un désac­cord sur le prix entre la Sécu­rité Sociale et les labo­ra­toires Lundbeck.

Ce non rembour­se­ment crée pour le malade une situa­tion nouvelle, puisque jusqu’à présent tous les médi­ca­ments anti­par­kin­so­niens étaient remboursés. Dans l’attente d’un accord sur le rembour­se­ment, le patient Parkin­so­nien doit il demander à son neuro­logue de pres­crire cette nouvelle molécule ?

Dans le texte qui suit, on se propose de donner au lecteur Parkin­so­nien les infor­ma­tions suivantes, de façon à faci­liter son choix : Carac­té­ris­tiques géné­rales de l’Azilect, Résul­tats des essais cliniques, Avis du corps médical, Contre-​​indications et effets indé­si­rables, Prix des médicaments.

1 Carac­té­ris­tiques géné­rales de l’Azilect
La Sélé­gi­line (Déprenyl) est le premier I Mao-​​B (inhi­bi­teur de la mono­amine oxydase B) apparu sur le marché en 1989. Elle est utilisée dans le trai­te­ment des patients prenant de la levo­dopa, et présen­tant une réponse dimi­nuée à ce médi­ca­ment. Elle était annoncée comme neuro­pro­tec­trice, mais cela n’a pas été confirmé. Le Déprenyl est de moins en moins utilisé, car il a de nombreux effets indé­si­rables.
En 2001, est apparue une nouvelle présen­ta­tion de la Sélé­gi­line, sous forme de comprimés lyophi­lisés, appelée Otrasel.
La Rasa­gi­line (Azilect) est un nouvel Inhi­bi­teur de la Mao B qui contrai­re­ment à la Sélé­gi­line ne serait pas trans­formée en méta­bo­lites toxiques (amphé­ta­mines). De plus, la Rasa­gi­line serait neuro­pro­tec­trice (c’est à dire qu’elle retar­de­rait l’évolution de la maladie). Dans le futur, la Rasa­gi­line (Azilect) serait amenée à remplacer la Sélé­gi­line dans les pres­crip­tions. La dose jour­na­lière est de 1 mg en une prise.

2 Résul­tats des essais cliniques
L’Azilect a fait l’objet de plusieurs essais cliniques. On citera pour mémoire les essais Tempo, Presto et Largo. On trou­vera la descrip­tion de ces essais et les résul­tats obtenus dans un avis de la commis­sion de la trans­pa­rence de la Haute Auto­rité de la Santé de Mars 2006.

Ensuite, il y a eu l’étude Adagio. Il s’agit d’une méthode multi­cen­trique (129 centres dans 14 pays), en double-​​aveugle versus placebo de 72 semaines, menée chez 1176 patients atteints de la maladie de Parkinson, à un stade précoce, non traités précédemment.

Les patients ont été répartis en deux groupes afin de recevoir :

  • soit de la Rasa­gi­line 1 mg ou 2 mg une fois par jour pendant 18 mois (début précoce)
  • soit un placebo pendant 9 mois, suivi de Rasa­gi­line 1 mg ou 2 mg une fois par jour pendant 9 mois (début différé).

Les résul­tats de l’étude ont été analysés et publiés dans un article de C.Warren Olanow et d’Olivier Rascol, dans The New England Journal of Medi­cine, du 24 septembre 2009. L’état de chaque patient était mesuré chaque semaine, en utili­sant l’échelle UPDRS, échelle de zéro à 176 points (plus le nombre de points est élevé, plus le patient est atteint).

Le diagramme joint (groupe 1 pour le début différé, groupe 2 pour le début précoce) résume les conclu­sions de l’étude. On a constaté :

  • un accrois­se­ment plus faible du score global pour les patients sous Rasa­gi­line (0.09 points par semaine), que pour les patients sous placebo (0,14 points par semaine) entre les mois 3 et 9.
  • moins d’augmentation du nombre de points entre le début des essais et la fin des essais (mois 18), pour le groupe 2 à début précoce (2,82 points au lieu de 4,52).
  • entre les mois 9 et 18, l’augmentation du nombre de points par semaine est quasi iden­tique pour les deux groupes (0,085 point par semaine).

Sur le diagramme, qui a été emprunté à un article de Techno sciences du 29 septembre 2009, les deux portions «descen­dantes», corres­pondent à l’effet I MAO de la Rasa­gi­line, provo­cant une dimi­nu­tion rapide des symp­tômes, donc du nombre de points.

Si la Rasa­gi­line jouait seule­ment sur les symp­tômes et non sur les causes de leur aggra­va­tion, les 2 groupes devraient parvenir au même résultat au bout des 18 mois. La Rasa­gi­line a donc, en plus de son effet symp­to­ma­tique immé­diat déjà connu, un effet sur la progres­sion des symp­tômes de la maladie.

Évolution simplifiée des groupes au cours du temps

Il est tentant d’extrapoler ces résul­tats pour estimer à (0,14 — 0,085) x 52, soit 2,86 points le gain annuel sur l’échelle UPDRS pour le patient sous Rasa­gi­line 1 mg, soit un ralen­tis­se­ment de 39% de la progres­sion de la maladie. Mais cela devra être confirmé par le suivi des patients des essais Adagio. Rappe­lons aussi que l’augmentation moyenne annuelle du nombre de points sur l’échelle UPDRS est estimée de 6,3 à 10,4, sans Rasagiline.

Par contre, l’emploi de doses jour­na­lières à 2 mg n’a guère été concluant en ce qui concerne la dimi­nu­tion de la cause des symptômes.

3. Les avis du corps médical
La publi­ca­tion des résul­tats de l’étude Adagio en 2008 et 2009 a entraîné de nombreux commen­taires.
Citons d‘abord les commen­taires favo­rables :
France Parkinson le 9 Octobre 2008 : «Les résul­tats de l’étude ADAGIO ont été présentés le 26 août 2008. Ils soulignent le double béné­fice apporté par l’antiparkinsonien Azilect® (Rasa­gi­line) : effets de modi­fi­ca­tion de la progres­sion de la maladie par ralen­tis­se­ment de l’évolution de la maladie de Parkinson et béné­fices symp­to­ma­tiques. La Rasa­gi­line est commode à prendre, à raison d’une seule dose par jour (1mg) et globa­le­ment, la tolé­rance est excel­lente» annonce le Pr Olivier Rascol, Profes­seur de Phar­ma­co­logie clinique au CHU de Toulouse.
Un espoir pour les malades, dont 1 sur 20 a moins de 40 ans. «En outre, Adagio est un essai clinique impor­tant qui remet en cause la façon dont on appré­hende actuel­le­ment la prise en charge de la maladie de Parkinson. Un trai­te­ment précoce avec la Rasa­gi­line en mono­thé­rapie présente un béné­fice par rapport à un début de trai­te­ment différé. Par ailleurs, ces résul­tats renforcent l’idée que les patients souf­frant de la maladie de Parkinson devraient être traités dès que le diag­nostic est posé pour augmenter les chances de succès du trai­te­ment» souligne celui-​​ci. «Jusqu’à présent, le trai­te­ment était mis en place seule­ment quand les symp­tômes deve­naient gênants.»

Cet avis a été récem­ment confirmé par un article du Quoti­dien du Médecin, en date du 18 septembre 2009, sous le titre : «Ralentir la progres­sion de la maladie de Parkinson – La Rasa­gi­line démontre son action dans l’étude Adagio» : «Il semble de plus en plus clair qu’il faille traiter les patients atteints de maladie de Parkinson (MP) le plus rapi­de­ment possible afin d’obtenir le meilleur béné­fice clinique sur le long terme. Les travaux réalisés avec la Rasa­gi­line, nouvel inhi­bi­teur irré­ver­sible, sélectif, de seconde géné­ra­tion, de l’enzyme mono­amine oxydase B (MAO-​​B) qui améliore la symp­to­ma­to­logie et, surtout, ralentit la progres­sion de la maladie parti­cipent à ce chan­ge­ment d’attitude théra­peu­tique.»

Mais, il y a aussi des commen­taires défa­vo­rables à la Rasa­gi­line. Certains experts, en parti­cu­lier aux Etats Unis, émettent des doutes sérieux sur les conclu­sions de l’étude Adagio.
La paru­tion, le 24 septembre 2009, de l’article du New England Journal of Méde­cine, dont les éléments ont été repris tels quels, par beau­coup de jour­naux a été suivie par une contro­verse d’experts médi­caux. On citera par exemple, les avis exprimés dans un article de John Gever paru dans Medpage Today. De nombreux doutes y ont été émis sur la méthode utilisée dans Adagio, sur le peu de gain obtenu (selon certains) et sur l’inefficacité assez surpre­nante du trai­te­ment à 2 mg par jour.

4 Contre indi­ca­tions et effets indé­si­rables :
L’usage de l’Azilect est contre indiqué dans les cas suivants : insuf­fi­sance hépa­tique sévère, prise d’un autre I Mao, prise de péthi­dine, un médi­ca­ment puis­sant contre la douleur. De plus, la prise de nombreux anti­dé­pres­seurs avec l‘Azilect néces­site un avis parti­cu­lier du neurologue.

Comme tous les médi­ca­ments, l’Azilect peut avoir des effets indé­si­rables, bien que tous les patients n’y soient pas sujets. Les effets indé­si­rables suivants ont été rapportés au cours des essais cliniques contrôlés versus placebo :

  • très fréquents (plus de 10% des patients) : dyski­nésie, maux de tête.
  • fréquents (de 1 à 10% des patients) : hypo­ten­sion ortho­sta­tique, leuco­pénie, dysto­nies, ataxie, etc…
  • Par ailleurs, des cas de cancer de la peau ont été rapportés chez environ 1% des patients inclus dans les études cliniques contrô­lées versus placebo. Un patient sous Azilect doit donc informer son médecin de toute modi­fi­ca­tion de sa peau.

5 Prix des médi­ca­ments :
Prix de l’Azilect 183 Euros pour une boîte de 30 comprimés soit le coût pour un trai­te­ment mensuel.

A titre de compa­raison, exami­nons les coûts des trai­te­ments utilisés jusqu’à présent. Pour ce faire, on utili­sera les prix en France des médi­ca­ments anti­par­kin­so­niens courants, prix que l’on trouve sur le site Euréka Santé, en date de septembre 2009.

Prenons par exemple une ordon­nance, compre­nant un Levo­dopa, un agoniste dopa­mi­ner­gique et un I MAO, avec les poso­lo­gies jour­na­lières suivantes :

  • 6 comprimés de Sinemet 100 (ou l’équivalent en Modopar)
  • 5 comprimés de Requip 1mg (ou l’équivalent en Sifrol)
  • 1 comprimé d’Otrasel

Le coût du trai­te­ment phar­ma­ceu­tique par mois est de 20 à 27 Euros pour la Levo­dopa, de 75 à 100 Euros pour l’agoniste, et de 35 Euros pour l’Otrasel.

On constate sur ces exemples que la part de la Levo­dopa, même en cas de doses plus élevées, reste mino­ri­taire, ce qui n’est pas le cas des agonistes dont le coût reste élevé, en parti­cu­lier le Sifrol. Le prix mensuel de l’Otrasel reste mesuré. L’introduction de l’Azilect dans les ordon­nances fera au moins doubler le montant de la facture !
Actuel­le­ment, tous les médi­ca­ments anti­par­kin­so­niens sont remboursés inté­gra­le­ment aux patients parkin­so­niens en ALD.

Par contre, si la Rasa­gi­line peut être pres­crite par un neuro­logue, elle n’est pas remboursée en France faute d’un accord sur le prix entre les labo­ra­toires Lund­beck et l’assurance maladie. On ne sait jusqu’à quand durera ce désac­cord et le non remboursement.

Le patient devra donc, en cas de pres­crip­tion d’Azilect être averti du non rembour­se­ment et du coût mensuel de 183 Euros. Après avoir été conseillé par le neuro­logue sur l’intérêt du médi­ca­ment, il devra prendre la déci­sion d’achat. Mais il est certain que certains ne pour­rons pas se payer ce nouveau médicament !

Même en cas de rembour­se­ment par la sécu­rité sociale, le prix de l’Azilect peut inciter un neuro­logue à ne pas le pres­crire, selon le juge­ment qu’il porte sur les qualités du produit.

5 Conclu­sion
Bien que l’unanimité n’existe pas sur les qualités de l’Azilect, il semble toute­fois que le corps médical estime majo­ri­tai­re­ment à partir des résul­tats des essais cliniques que l’Azilect, outre ses fonc­tions d’inhibiteur de la MAO-​​B, a la capa­cité de ralentir la progres­sion de la maladie de Parkinson.
A partir de cette consta­ta­tion, il est proposé un chan­ge­ment de la stra­tégie théra­peu­tique, consis­tant à pres­crire de l’Azilect, aux patients non traités en début de maladie.
Les contre indi­ca­tions et effets indé­si­rables ne paraissent pas très probables, même le risque de cancer de la peau.
Le prix actuel du médi­ca­ment et son non rembour­se­ment restent pour l’instant des obstacles à sa pres­crip­tion. Mais cela peut changer !

Jean Pierre LAGADEC jpmo5@wanadoo.fr

NOTE DE LA RÉDACTION : N’y aurait-​​il pas possi­bi­lité d’une action conjointe de CECAP et de toutes les asso­cia­tions Parkinson (FFGP, France Parkinson, etc…) sur ce sujet pour faire débou­cher dans les meilleurs délais une solu­tion à cette situation ?

Éditorial

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°39 – décembre 2009

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien votre revue ! Mais elle a changé de look sans pour autant changer de contenu du moins nous l’espérons. C’est une propo­si­tion de présen­ta­tion que nous a faite genti­ment notre parte­naire, « La Contem­po­raine » et nous l’en remer­cions vivement.

Cet impri­meur qui fonc­tionne en scoop a été, dès l’origine, le soutien de nos actions puisqu’il éditait le journal La Page de la F.F.G.P., lors de sa créa­tion. Cette scoop a toujours voulu être proche de notre action d’information en nous assu­rant un coût calculé au plus juste et ce depuis plus de vingt ans.

Nous atten­dons vos réac­tions et vos remarques : nous essaie­rons d’en tenir compte pour le prochain numéro.

Vous trou­verez un certain nombre d’articles qui ont fait l’objet d’exposés lors de l’Assemblée Géné­rale de CECAP à Erquy (22). Nous y avons été fort bien accueillis par l’association d’Ille et Vilaine qui s’est donnée beau­coup de peine pour nous rece­voir. Nous tenions à les remer­cier de ce lourd travail.

L’un de nos adhé­rents expose son expé­rience de l’Azilect; nous l’en remer­cions vive­ment. Cela nous permet de vous rappeler que nous voulons être aussi l’écho de vos préoc­cu­pa­tions et propo­si­tions d’actions pour vivre avec Parkinson.

Nous avons aussi plaisir à valo­riser les articles soli­de­ment docu­mentés de nos amis suisses sur les actes de la vie quoti­dienne et plus excep­tion­nels comme préparer un voyage à l’étranger.

Enfin, la prési­dente de CECAP nous fait un bilan à mi-​​parcours de l’action engagée avec France Parkinson pour le livre blanc bâti à partir des enquêtes menées dans vos asso­cia­tions et les Etats Géné­raux de la maladie de Parkinson qui doivent se tenir en début d’année prochaine.

Et puis, comme il s’agit du dernier numéro de l’année, permettez-​​moi de vous souhaiter par avance, mes meilleurs vœux pour l’année 2010 ; qu’elle vous apporte bonheur, meilleure santé et espoir.

Jean GRAVELEAU

États généraux de la maladie de Parkinson

Réunion de Nantes du 16 novembre 2009 rela­tive au « main­tien à domi­cile« 
Réflexions préa­lables
La réunion de Nantes du 16 novembre 09 a pour objet d’examiner les condi­tions d’un bon main­tien à domi­cile en asso­ciant des « experts » du domaine et un groupe de malades/​aidants. Un grand merci à Guy Seguin, le respon­sable de l’Association de Loire-​​Atlantique, qui a beau­coup donné pour orga­niser cette réunion tripar­tite réunis­sant les trois fédé­ra­tions prin­ci­pales de la maladie de Parkinson : France-​​Parkinson, FFGP et nous CECAP. C’est déjà un petit miracle que ces trois Fédé­ra­tions acceptent de travailler ensemble et il faut remer­cier égale­ment les respon­sables de ces fédé­ra­tions d’avoir provoqué l’événement.

Le matin, après que les experts se soient exprimés, l’animateur lance les débats entre les inter­ve­nants et le groupe des personnes malades et proches. L’après-midi, un atelier de travail permet aux personnes malades et proches d’élaborer leurs recom­man­da­tions pour remé­dier aux problèmes détectés.

Il nous a semblé néces­saire de réflé­chir avant la réunion aux critères permet­tant un bon main­tien à domi­cile, nous avons donc demandé à chaque asso­cia­tion compo­sant CECAP de nous faire parvenir l’état de leurs réflexions sur le sujet, merci à toutes les asso­cia­tions qui l’ont fait. Voilà l’état de nos réflexions avant la réunion. 

Pierre Lemay

Conditions d’un maintien à domicile satisfaisant

cecapCondi­tions d’un main­tien à domi­cile satis­fai­sant. Lisez le docu­ment impor­tant écrit par Pierre Lemay.

Une initiative de la fondation d’entreprise Novartis

1– Défi­ni­tion de la proxi­mo­logie :
Le terme proxi­mo­logie est un néolo­gisme composé du préfixe ‘proximo’ du terme latin ‘proximus’ signi­fiant « proche » et du suffixe ‘logie’ du mot grec ancien ‘logos’, signi­fiant « discours, parole » scientifique.

La proxi­mo­logie est une aire de recherche qui se consacre à l’étude des rela­tions entre le malade et ses proches. Cette approche pluri­dis­ci­pli­naire au carre­four de la méde­cine, socio­logie, psycho­logie ou bien encore de l’anthropologie, fait de l’entourage des personnes malades ou dépen­dantes un objet central d’étude et de réflexion.

Son origi­na­lité est d’envisager la présence et le rôle de l’entourage comme des éléments déter­mi­nants de l’environnement du patient, donc de l’efficacité des soins et de sa « prise en charge ».

Au-​​delà de l’intérêt de ses ques­tion­ne­ments poli­tiques, philo­so­phiques ou anthro­po­lo­giques, la proxi­mo­logie vise à traduire la réflexion en action. A travers des recherches appli­quées qui peuvent conduire à des services ou des solu­tions pratiques, elle souhaite contri­buer à une meilleure adéqua­tion de l’aide apportée par la soli­da­rité natio­nale ou locale avec les besoins des aidats.

2– Les assises de la proxi­mo­logie
Aujourd’hui, plus de 3 millions de Fran­çais accom­pagnent un proche malade ou dépen­dant. Leur rôle est souvent essen­tiel et leur situa­tion parfois diffi­cile : problèmes finan­ciers et rela­tion­nels, fragi­li­sa­tion de leur propre santé, etc. Dans le cadre de l’évolution du système de santé, la Fonda­tion d’entreprise Novartis initie les Assises Natio­nales de proxi­mo­logie, autour de la place des proches de personnes malades ou dépen­dantes dans le système de soins.

Vos idées et expé­riences sont précieuses : faites avancer le débat en propo­sant dès main­te­nant vos suggestions !

Sur le site : http://www.assisesdeproximologie.com/public/ vous trou­verez 7 points sur lesquels vous pouvez exprimer le constat des problèmes posés aux aidants fami­liaux et vos recom­man­da­tions pour y remé­dier , vous pouvez égale­ment voter pour chacune des propo­si­tions émises par les participants :

  1. discus­sion générale
  2. les proches dans le parcours de soins
  3. les rela­tions entre l’entourage de la personne malade et les professionnels
  4. la vulné­ra­bi­lité de l’entourage
  5. rela­tions entre la personne malade ou dépen­dante et son proche
  6. prise en charge des patients sans entourage
  7. impact socio-​​économique de l’aide informelle

J’encourage les aidants fami­liaux à émettre leurs propo­si­tions, c’est une occa­sion assez rare de se faire entendre.

Pierre Lemay (Asso­cia­tion des parkin­so­niens de la Manche)

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