Ne pas être qu'un "patient" ...

[vu sur le net] PARKINSON : Vers un test de diagnostic sur la glande salivaire

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Un test de la glande sali­vaire pour diag­nos­ti­quer la mala­die de Parkin­son, c’est la promesse de cette étude de la Mayo Clinic qui doit être présen­tée en mars à la Réunion annuelle de l’American Academy of Neuro­logy de San Diego. Alors que 30% des diag­nos­tics sont posés à tort, cette nouvelle procé­dure apporte une préci­sion précieuse en amont du trai­te­ment ou pour les essais cliniques portant sur de nouveaux trai­te­ments.

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Le concept physiothérapeutique « LSVT-​Big »

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°51 – décembre 2012

Dérivé du Lee Silver­man Voice Trai­ning (LSVT), un concept ortho­pho­nique parti­cu­liè­re­ment effi­cace en cas de Parkin­son (Info parue dans le Parkin­so­nien Indé­pen­dant n°35 p.12 décembre 2008), le LSVT-​Big offre à présent un pendant physio­thé­ra­peu­tique. Trois théra­peutes suisses spécia­li­sés dans le Parkin­son ont déjà reçu une forma­tion dans ce domaine.

De nombreux patients parkin­so­niens présentent des problèmes d’élocution au cours de l’évolution de la mala­die. Leur voix est de plus en plus basse, faible et inin­tel­li­gible. Un trai­te­ment ortho­pho­nique est indi­qué – le LSVT, qui mise sur l’entraînement répété et inten­sif du volume, permet de bons résul­tats.

Depuis quelque temps, d’ingénieux physio­thé­ra­peutes cogitent : ce qui fonc­tionne avec les muscles du langage devrait en prin­cipe s’appliquer aux muscles de l’appareil loco­mo­teur. C’est pour­quoi ils ont adapté à la physio­thé­ra­pie l’idée de l’entraînement répété axé sur l’amplitude issue de l’orthophonie – avec succès. En réfé­rence à son origine, ils ont baptisé leur nouveau concept « LSVT-​Big » — Big signi­fiant grand.

Ainsi, à l’instar du volume de la voix qui peut être «  ampli­fié  » en ortho­pho­nie, LSVT-​Big mise sur des mouve­ments de parti­cu­liè­re­ment grande enver­gure. Le trai­te­ment stan­dard consiste en quatre répé­ti­tions régu­lières par semaine, d’une durée de 50 à 60 minutes, et ce pendant quatre semaines (16 unités). Diffé­rents « grands » mouve­ments de l’ensemble du corps sont réali­sés avec le plus d’engagement possible (au moins 80% de l’énergie maxi­male) et un effort mani­feste. Grâce à un feed­back du théra­peute, voire éven­tuel­le­ment à des vidéos, les patients apprennent à « cali­brer » à nouveau la percep­tion de leurs propres mouve­ments. Cette étape est essen­tielle, car au fil du temps, les patients consi­dèrent leurs mouve­ments (sans cesse plus petits et plus lents au cours de l’évolution de la mala­die) comme « normaux ». Le patient ne peut réta­blir l’amplitude de ses mouve­ments et les norma­li­ser que par le biais d’un entrai­ne­ment répé­ti­tif inten­sif.

Une étude scien­ti­fique publiée récem­ment prouve que le LSVT-​Big peut accroître consi­dé­ra­ble­ment la vitesse de la marche et l’amplitude des mouve­ments (enjam­bée). En outre, cet entrai­ne­ment permet de réali­ser des mouve­ments des bras ciblés, plus vastes et plus rapides.

Le recours précoce à la méthode LSNT-​Big peut frei­ner la progres­sion de la restric­tion des mouve­ments. Les patients, qui multi­plient leurs possi­bi­li­tés de mouve­ment et déve­loppent leur dyna­misme et leur force, élar­gissent en leur rayon de mouve­ment et gagnent en auto­no­mie au quoti­dien, ce qui améliore leur qualité de vie et leur rela­tion au corps.

Actuel­le­ment trois théra­peutes sont certi­fiés en Suisse : Suzanne Brühl­mann (clinique Hélios, Zihl­schlacht), Jorina Jans­sens (clinique Bethesda, Tschugg) et Klaartje Malfroid (cabi­net Robel­laz, Köniz). Les établis­se­ments qui les emploient four­nissent aux patients des rensei­gne­ments sur le dérou­le­ment du trai­te­ment, la pres­crip­tion et la prise en charge des coûts.

Par Jörg Roth­wei­ler, Parkin­son Suisse n°106
Lu par Jean Grave­leau

« Freezing » : quand le traitement par Levodopa est responsable

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°51 – décembre 2012

Chez la plupart des patients, les blocages soudains de la marche se produisent quand leur concen­tra­tion médi­ca­men­teuse est trop faible. Cepen­dant, pour d’autres, ce phéno­mène de « free­zing » est provo­qué par les médi­ca­ments eux-​mêmes ! C’est tout du moins ce que postulent des scien­ti­fiques améri­cains dans une petite étude.

Quand la concen­tra­tion effi­cace des médi­ca­ments dopa­mi­ner­giques dimi­nue, les parkin­so­niens peuvent être victime de blocage : ils ont l’impression d’être cloués au sol et ne peuvent pas faire un pas sans aide exté­rieure. Chez certains patients, ce « free­zing » appa­raît égale­ment pendant les phases « on » — c’est-à-dire quand la médi­ca­tion est effi­cace. Dans de tels cas (fort heureu­se­ment rela­ti­ve­ment rares), c’est la médi­ca­tion dopa­mi­ner­gique elle-​même qui est à l’origine du blocage : c’est ce qu’indique l’équipe des neuro­logues améri­cains du Dr Alberto Espay, Univer­sité de Cincin­nati.

Ils ont examiné quatre parkin­so­niens trai­tés par Lévo­dopa victimes d’épisodes de free­zing et ont observé que lorsque le trai­te­ment par L-​dopa était inter­rompu, les symp­tômes moteurs étaient natu­rel­le­ment plus marqués, mais que les blocages dispa­rais­saient complè­te­ment chez trois de ces patients et partiel­le­ment chez le quatrième. Dès la reprise de l’administration de lévo­dopa, les phases « on » étaient à nouveau accom­pa­gnées de free­zing. Lorsque la dose de L-​dopa était doublée, les free­zings s’aggravaient tant que les patients ne pouvaient presque plus marcher. La dose supplé­men­taire de L-​dopa préser­vait bien sûr les autres fonc­tions motrices, mais la fréquence des effets indé­si­rables tels que les dyski­né­sies était plus élevée. L’équipe du Dr Espay déduit quatre types de free­zings de ses obser­va­tions :

  1. le free­zing de phase « off » clas­sique, provo­qué par un manque de stimu­la­tion dopa­mi­ner­gique.
  2. le free­zing pseudo « on », qui appa­raît quand la médi­ca­tion est insuf­fi­sante en phase « on ».
  3. le véri­table free­zing de phase « on », déclen­ché par la médi­ca­tion dopa­mi­ner­gique en phase « on ».
  4. le free­zing résis­tant au trai­te­ment, indé­pen­dant des phases « on » et « off ».

En pratique, il est essen­tiel de diffé­ren­cier les free­zing pseudo-« on » et les véri­tables free­zings de phase « on ». En cas de suspi­cion de free­zing de phase « on », les auteurs de l’étude proposent de doubler la dose habi­tuelle de L-​dopa et de contrô­ler la marche au bout de 45 à 60 minutes. Si le blocage empire, il s’agit d’un free­zing de phase « on ». si possible, les méde­cins doivent aussi inter­rompre la médi­ca­tion et contrô­ler la mobi­lité 12 heures après la dernière dose : les blocages ne faiblissent qu’en cas de véri­table free­zing de phase « on ».
Dans un tel cas, les méde­cins se trouvent toute­fois confron­tés à un dilemme théra­peu­tique : souvent, il est impos­sible de réduire la médi­ca­tion, car tous les autres problèmes moteurs sont aggra­vés. Il est plus réaliste que les patients s’entraînent à dépas­ser les blocages avec l’aide de proches ou du person­nel de soins.

La stimu­la­tion céré­brale profonde (SCP) est égale­ment envi­sa­geable chez certains patients. En effet, dans de nombreux cas, elle permet de réduire la dose de L-​dopa.

Source : Neuro­logy 2012, Epub
Lu dans Parkin­son Suisse n°106
Par Jean Grave­leau

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