Ne pas être qu'un "patient" ...

Stimulation cérébrale profonde contre le Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°52

« Depuis quelques années, la mala­die de Parkin­son peut être trai­tée par stimu­la­tion céré­brale profonde chez des patients très handi­ca­pés atteints depuis plus de 12 ans. Ce trai­te­ment pour­rait désor­mais être envi­sagé plus préco­ce­ment, selon les résul­tats de l’étude Earlys­tim publiée dans le New England Jour­nal of Medi­cine ».

Le quoti­dien explique que  « les équipes fran­çaise du Pr Yves Agid, et alle­mande du Pr Günther Deuschl ont suivi 251 personnes de moins de 60 ans souf­frant de la mala­die de Parkin­son depuis 7 ans en moyenne avec des compli­ca­tions motrices depuis moins de 3 ans. Toutes étaient sous trai­te­ment médi­ca­men­teux ».

« Ce groupe de malade a été divisé en deux, l’un traité par stimu­la­tion céré­brale profonde en plus des médi­ca­ments et l’autre juste sous trai­te­ment médi­ca­men­teux. Après 2 ans de suivi, les méde­cins ont constaté une amélio­ra­tion moyenne de 26% de la qualité de vie et de 53% des capa­ci­tés motrices des patients opérés alors qu’aucune amélio­ra­tion n’était obser­vée pour ceux sous trai­te­ment médi­ca­men­teux », note Le Figaro. Le Dr Michael Schüp­bach déclare que selon ce travail,  « lorsque les compli­ca­tions motrices commencent, la stimu­la­tion est supé­rieure au trai­te­ment par médi­ca­ment seul ».

Le jour­nal observe que  « cette étude repré­sente un espoir pour les patients les plus jeunes, encore actifs, qui consti­tuent envi­ron 10% des 100 000 à 150 000 personnes souf­frant de la mala­die de Parkin­son en France. Les respon­sables de l’étude demeurent cepen­dant prudents : il ne s’agit pas de prati­quer cette opéra­tion très large­ment ». Le Figaro remarque ainsi que  « pour être opérés, les malades doivent répondre au trai­te­ment par lévo­dopa et ne pas présen­ter de signes autres que dopa­mi­ner­giques ni de contre-​indications médi­cales… De plus, l’opération, déli­cate, néces­site des équipes de neuro­chi­rur­giens expé­ri­men­tés. Or la France compte 24 centres de réfé­rence, déjà embou­teillés. Alors qui opérer en prio­rité ? », S’interroge le quotidien.

Lu par Nagi MIMASSI
nagimimassi@yahoo.com

Cligner des yeux est bon pour le cerveau

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°52 

Le réflexe natu­rel de battre des paupières joue un rôle dans la concentration

Le cligne­ment natu­rel des yeux (ni provo­qué, ni nerveux) a d’autres utili­tés que celles que l’on croyait. Oui, il humi­di­fie la cornée et l’empêche de se dessé­cher. Oui il nettoie cette même cornée de toute pous­sière ou parti­cule qui y atter­ri­rait. Mais il semble bien avoir aussi une influence sur le fonc­tion­ne­ment du cerveau et sur notre niveau d’attention. Des cher­cheurs japo­nais sont des passion­nés des « clins d’œil ».

Ils les étudient depuis plusieurs années déjà au travers d’extraits de films de Mr Bean. Ils viennent de faire une décou­verte qui en met plein les yeux (publié dans le Procee­dings of Natio­nal Academy of Sciences).

Notre cerveau permet de porter de l’attention à un nombre limité d’événements simul­ta­nés, trois ou quatre au maxi­mum. Dans une étude précé­dente, les cher­cheurs de l’équipe de Tamami Nakano, de l’université d’Osaka, avaient déjà montré que quelqu’un regar­dant des vidéos de Mr Bean clignait des yeux au moment « faibles » du film, chan­ge­ment de scène ou quand le « héros » était hors champ, donc aux moments où l’attention pouvait se relâcher. 

Ils ont donc réitéré l’expérience, mais en mettant le cerveau des « cobayes » sous image­rie médi­cale par réso­nance magné­tique pour visua­li­ser les éven­tuels chan­ge­ments de l’activité céré­brale juste après un cligne­ment d’œil. Et, surprise !

La réponse céré­brale à l’abaissement des paupières est nette et précise. L’activité céré­brale montre une véri­table modi­fi­ca­tion avec ce que les cher­cheurs inter­prètent comme un passage du réseau neuro­nal dit « centré sur la tâche » à celui « mode par défaut ». Comme un « reset » instan­tané du cerveau. D’autant que, deuxième conclu­sion impor­tante, le cerveau désac­tive une micro­se­conde les neurones respon­sables de l’attention.

Ce qui voudrait dire que cligner des yeux, serait un signal pour le cerveau de couper très momen­ta­né­ment le flot d’informations lui arri­vant, pour mieux le contrô­ler et mieux se prépa­rer à la suite. Donc tout va bien, conti­nuons, sans y penser à cligner des yeux.

Reset, en fran­çais, peut se traduire par : « remise à zéro »

Article lu dans le Figaro du 15/​01/​2013 par Fran­çoise Vignon

De l’urine pour soigner les maladies du cerveau ?

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°51 – décembre 2012
Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

Des scien­ti­fiques chinois sont parve­nus à créer des cellules du cerveau à partir d’échantillons d’urine… La méthode est fran­che­ment origi­nale mais égale­ment effi­cace, capable de surpas­ser les tech­niques actuelles dans tous les domaines.

Voilà un bel exemple de recy­clage appli­qué à l’Homme. L’urine concentre les déchets issus du méta­bo­lisme cellu­laire et pour­tant, à en croire de très sérieux scien­ti­fiques des Guangz­hou Insti­tutes of Biome­di­cine and Health, elle pour­rait contri­buer un jour prochain à trai­ter voire à soigner des mala­dies du cerveau. 

Dans ce fluide biolo­gique, des cellules épithé­liales tapis­sant la paroi du rein se trouvent en suspen­sion. Ces mêmes cher­cheurs ont réussi à créer en 2011 des cellules du foie, du muscle cardiaque ou du cerveau à partir de ces cellules rénales. Voilà une façon inté­res­sante de produire des cellules souches pluri­po­tentes induites (CSPi), que l’on fabrique plus couram­ment à partir de la peau.

Cette fois, ils réci­divent dans la revue Nature Methods, avec un proto­cole nouveau et promet­teur permet­tant de dimi­nuer les délais de matu­ra­tion et d’améliorer la fiabi­lité des cellules céré­brales ainsi créées. Ou comment l’urine peut soigner le cerveau.

Une urine à neurones
Les cellules souches repré­sentent l’avenir de la méde­cine. Si l’origine embryon­naire des premières décou­vertes a soulevé un certain nombre de ques­tions éthiques, les scien­ti­fiques ont trouvé un nouveau moyen de contour­ner le problème en créant des cellules pluri­po­tentes à partir de tissus déjà diffé­ren­ciés (les CSPi). Mais là encore, la tech­nique de recon­ver­sion n’est pas fine­ment réglée et les vecteurs viraux néces­saires à la trans­for­ma­tion induisent des muta­tions qui dimi­nuent nette­ment les rendements.

Les cher­cheurs chinois ont peut-​être trouvé la solu­tion pour contour­ner le problème. À partir des échan­tillons d’urine de trois patients âgés de 10, 25 et 37 ans, ils ont isolé des cellules rénales. Au lieu d’utiliser un rétro­vi­rus comme c’est habi­tuel­le­ment le cas, les auteurs ont eu recours à un ADN bacté­rien capable de donner ses consignes depuis le cyto­plasme cellu­laire. Ainsi, il ne vient pas s’insérer dans l’ADN nucléaire, ce qui dimi­nue­rait les risques de pertur­ba­tions. Au passage, cette suppo­si­tion est théo­rique et n’a pas encore était démontrée.

In vitro, ces cellules deviennent pluri­po­tentes en l’espace de 12 jours, quand il faut le double avec la procé­dure tradi­tion­nelle. Après trans­for­ma­tion, elles prennent la forme de cellules souches neurales. Ces dernières, placées dans le milieu de culture idoine, se diffé­ren­cient en neurones fonc­tion­nels en labo­ra­toire. Si elles sont trans­plan­tées dans le cerveau de ratons nouveau-​nés, elles évoluent et se trans­forment en neurones, en astro­cytes ou en oligo­den­dro­cytes (ces deux dernières caté­go­ries étant des cellules de la glie, formant l’environnement des neurones). Elles n’ont pas créé de tumeur chez les rongeurs, chose que l’on craint avec les CSPi classiques. 

Un modèle pour soigner les mala­dies du cerveau
La méthode semble donc promet­teuse. L’urine est récu­pé­rée faci­le­ment selon des méthodes non-​invasives, à l’inverse d’une prise de sang. La trans­for­ma­tion cellu­laire est plus rapide et, en évitant de toucher à l’ADN nucléaire, les auteurs espèrent amélio­rer les rende­ments. Une fois injec­tées chez l’animal, elles prennent au moins pendant un mois l’aspect et les carac­té­ris­tiques molé­cu­laires de cellules du cerveau.

La commu­nauté scien­ti­fique semble accueillir chaleu­reu­se­ment la nouvelle. Avant d’envisager de les trans­plan­ter chez un patient souf­frant de patho­lo­gies céré­brales, ces cellules consti­tuent un bon modèle d’étude et permet­tront peut-​être d’en apprendre davan­tage sur le fonc­tion­ne­ment du système nerveux central. Comme quoi, il n’y a vrai­ment rien à jeter.
Lu par Fran­çoise Vignon

Le NIH (National Institute of Health), (similaire à l’INSERM en France) lance un effort collectif pour trouver des biomarqueurs de la maladie de Parkinson.

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°52 

Cette nouvelle initia­tive vise à accé­lé­rer la recherche de biomar­queurs, c’est à dire de modi­fi­ca­tions dans le corps pouvant être utili­sés pour prédire, diag­nos­ti­quer ou surveiller la mala­die de Parkin­son. De plus, cette initia­tive va aussi stimu­ler la colla­bo­ra­tion entre les cher­cheurs et encou­ra­ger les patients à s’impliquer dans les études cliniques. 

Ce manque de biomar­queurs pour la mala­die de Parkin­son a été un défi majeur pour le déve­lop­pe­ment de meilleurs trai­te­ments de la mala­die. Le Programme Mala­die de Parkin­son biomar­queurs (PDBP) http://pdbp.ninds.nih.gov soutient les efforts pour géné­rer de nouvelles tech­no­lo­gies et géné­rer des outils d’analyse pour la décou­verte de biomar­queurs, pour iden­ti­fier et vali­der ces biomar­queurs chez les patients, et pour parta­ger les données des biomar­queurs et les ressources au sein de la commu­nauté scien­ti­fique au béné­fice des patients Parkin­so­niens. Le programme a été lancé par l’Institut Natio­nal des Troubles et des Mala­dies Neuro­lo­giques (NINDS), qui fait partie des NIH (Natio­nal Insti­tutes of Health, Insti­tut Natio­nal de la Santé). Les biomar­queurs peuvent inclure des chan­ge­ments dans la chimie du corps ou dans sa physio­lo­gie, des modi­fi­ca­tions de la modu­la­tion des gènes, et même permettent de mieux analy­ser les chan­ge­ments subtils dans le compor­te­ment d’une personne. Par exemple, certains anti­corps dans le sang peuvent être des biomar­queurs pour diffé­rents types d’infection.

La gamme de biomar­queurs poten­tiels pour la mala­die de Parkin­son est vaste, et il y a eu des pistes promet­teuses. Certains cher­cheurs étudient l’utilisation de l’imagerie non inva­sive pour détec­ter les chan­ge­ments dans le fonc­tion­ne­ment du cerveau ou de sa biochi­mie. Plusieurs études ont montré un lien entre la mala­die et les varia­tions de certaines protéines ou d’autres molé­cules dans le sang, l’urine ou dans le liquide céphalo-​rachidien (LCR) qui « baigne » le cerveau et la moelle épinière. Mais, dans la mala­die de Parkin­son, il n’y a pas de biomar­queurs éprou­vés. PDBP est une initia­tive pour finan­cer et coor­don­ner les études sur les biomar­queurs multiples dans la mala­die de Parkin­son :  « Notre objec­tif est d’accélérer les progrès vers un ensemble robuste de biomar­queurs pour la mala­die de Parkin­son en aidant les cher­cheurs qui conduisent ou vont conduire des approches nova­trices, en permet­tant de les réunir, et en rendant plus facile pour eux le partage et l’analyse des données en prove­nance de leurs diffé­rentes études », a déclaré  le Direc­teur du NINDS, le Dr. LandisS­TORY, Ph.D. Neuf équipes de recherche ont été finan­cés par le programme à ce jour.

http://www.ninds.nih.gov/research/parkinsonsweb/udall_centers/

(voir les projets marqués d’un *). Quatre de ces projets sont asso­ciés avec les Centres NINDS Udall d’excellence pour la recherche sur la mala­die de Parkinson 

Proposé par Laurent Lescaudron,
Ph.D Maître de Conférences
http://lioad.nantes.inserm.fr/index.php/fr/

[vu sur le net] Le plan Parkinson englué dans l’indifférence…

Article trouvé sur le site du Figaro Santé

Sur les vingt propo­si­tions d’un livre blanc de 2010, seules deux sont aujourd’hui mises en place.

La première image qui vient à l’esprit quand on évoque la mala­die de Parkin­son est celle d’une personne âgée qui tremble. En réalité, les malades ne sont pas tous âgés. La moitié a moins de 50 ans et un sur dix a moins de 40 ans. « Il est vrai­ment urgent que soient prises des mesures pour aider les jeunes patients qui veulent conti­nuer à travailler », insiste Mathilde Laede­rich, direc­trice géné­rale de l’association France Parkin­son. Car le trem­ble­ment n’est pas le seul symp­tôme de la maladie.

Pour lire dans son inté­gra­lité, suivez ce lien…

Conférence Parkinson à Brest le 15 avril

Lundi 15 avril dans le cadre de la Jour­née Mondiale de la Mala­die de PArkin­son (13 avril), le LUNDI DE LA SANTÉ DE LA VILLE DE BREST sera consa­cré à la mala­die de Parkinson.

Inter­vien­dront les docteurs Fran­çois Rouhart et Irina Viakhi­reva du CHRU de Brest 

L’Association de Parkin­so­niens du Finis­tère sera présen­tée par son président Mr Domi­nique Bonne 

La confé­rence a lieu de 18h30 à 20 h
à la Faculté de Droit
amphi 500 et 600
12 rue de Kergoat
à Brest
(ligne de bus n° 5 – arrêt Aumale) parking et faci­lité pour personne à mobi­lité réduite.

Retrou­vez la confé­rence sur www.forumsantebrest.net

La biopsie des glandes salivaires peut-​elle diagnostiquer la maladie de Parkinson ?

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°52

Commu­ni­ca­tion du 10 janvier 2012
La biop­sie des glandes sali­vaires semble être un test de diag­nos­tic pour la mala­die de Parkin­son, selon une nouvelle étude. 

Une biop­sie de la glande sous-​maxillaire qui montre la présence de la protéine anor­male alpha-​synucléine est forte­ment révé­la­trice de la mala­die de Parkin­son, par oppo­si­tion à d’autres troubles neuro­dé­gé­né­ra­tifs qui peuvent «  imiter  » la mala­die, a déclaré l’auteur prin­ci­pal de l’étude, Charles Adler, MD, PhD, de la Mayo Clinic Arizona, Scotts­dale, en Arizona. 

« Il n’existe actuel­le­ment aucun test de diag­nos­tic pour la mala­die de Parkin­son chez les patients vivants. La seule façon de faire le diag­nos­tic est à l’autopsie, quand vous pouvez voir une protéine anor­male, l’alpha-synucléine, dans certaines régions du cerveau », le Dr Adler, membre de l’American Academy of Neuro­logy, a déclaré à Medscape Medi­cal Nouvelles. 

Leurs conclu­sions préli­mi­naires ont été publiées le 10 janvier 2013, les résul­tats complets seront présen­tés à la 65ème réunion annuelle de l’American Academy of Neuro­logy à San Diego (Mars 16 – 23, 2013).

Le Dr Adler et son équipe ont travaillé à déter­mi­ner s’il existe des preuves de l’alpha-synucléine dans d’autres organes du corps afin qu’ils puissent déve­lop­per un test de diag­nos­tic chez les patients vivants.

« Nous avons déjà publié sur le fait que la glande sous-​maxillaire est l’une des plus grandes concen­tra­tions d’alpha-synucléine dans un organe en dehors du cerveau. En effet, nous avons testé par autop­sie 28 patients atteints de mala­die de Parkin­son et nous avons constaté que les 28 d’entre eux avaient alpha -synu­cléine dans la glande sous-​maxillaire. » A-​t-​il dit.

Cette décou­verte a conduit les cher­cheurs à une biop­sie de la glande sous-​maxillaire de patients (vivants) atteints de la mala­die de Parkin­son afin de voir si cette protéine était présente. Si c’était le cas, alors la biop­sie pour­rait être utili­sée comme test diag­nos­tique, pensent-ils. 

Proposé par Laurent Lescaudron,
PhD Maître de Confé­rences Hors Classe, Univer­sité, Nantes France
Profes­seur Asso­cié, Central Michi­gan Univ., Mt Plea­sant, Michi­gan USA.
INSERM U791, Labo­ra­toire d’Ingénierie Ostéo-​Articulaire et Dentaire (LIOAD),
Groupe  STEP « skele­tal tissue engi­nee­ring and physio­pa­tho­logy » UFR d’Odontologie,
Univ. Nantes, CHU HOTEL DIEU, 44042 Nantes France
http://lioad.nantes.inserm.fr/index.php/fr/

Éditorial

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°52

Les cher­cheurs recherchent – et parfois trouvent – des outils pour mieux appré­hen­der la mala­die. Ainsi, les infor­ma­tions reçues ces derniers temps font état de décou­vertes en matière de diag­nos­tic pouvant nous permettre d’envisager repé­rer en amont les prémices de la mala­die afin de la trai­ter préven­ti­ve­ment. Pour les malades déjà inscrits depuis long­temps dans le cycle des trai­te­ments lourds et compli­qués, cela ne semble pas appor­ter de béné­fices évidents. Pour­tant, il faut envi­sa­ger que les décou­vertes le plus en amont possibles déter­mi­ne­ront des trai­te­ments que nous pour­rions aussi utili­ser pour allé­ger nos pres­crip­tions. C’est pour­quoi nous vous tenons infor­més des dernières décou­vertes en la matière.

Conduire ou ne plus conduire : telle est la ques­tion qui se pose à tous les conduc­teurs (dont je fais partie !), un peu respon­sables et qui sentent bien que le trai­te­ment de la mala­die n’est pas neutre dans l’état de vigi­lance néces­sité par la conduite. Les Pouvoirs Publics laissent libre choix aux citoyens de se déter­mi­ner tout en se prému­nis­sant de toute respon­sa­bi­lité en la matière : en cas d’accident, la recherche de respon­sa­bi­lité pourra être déter­mi­née en fonc­tion des trai­te­ments utili­sés par le conduc­teur ! Cela ne laisse donc pas grand choix à celui-​ci… Pour­tant, c’est de son auto­no­mie qu’il est ques­tion, de sa socia­bi­lité, de son indé­pen­dance. Charge à chacun de se prendre plei­ne­ment en charge tout en étant vigi­lant à ne pas se croire plus « fort que les autres » !

Vaste dilemme… que nous pouvons rappro­cher des troubles autres que moteurs (addic­tions diverses, psycho­lo­giques, cogni­tifs ou compor­te­men­taux…) : l’entourage peut être déter­mi­nant dans l’aide qu’il apporte tout en respec­tant l’individualité du « patient » (qui ne l’est pas toujours dans ces domaines particuliers !)…

Le dossier phar­ma­ceu­tique peut être d’une aide précieuse en cas de doute ou de perte d’ordonnance. Mais il met aussi le malade en « fiche » infor­ma­ti­sée sur le Net ce qui incite à une certaine prudence en la matière : nous sommes déjà telle­ment inscrits dans tout un réseau d’informations croi­sées ne serait-​ce que par nos télé­phones portables qui nous «  pistent  » en perma­nence ! Sommes- nous dans un monde à la Orwell – tel qu’il le décri­vait dans « 1984 » — où nous serions un indi­vidu fiché « parkin­so­nien » et donc béné­fi­ciaire de tel traitement ?
Je ne veux pas paraître «  rétro­grade  » (ou éter­nel bougon !) : moi aussi, je suis sur Inter­net et j’ai un portable ; c’est telle­ment pratique… Mais il me semble impor­tant de ne pas se lais­ser embar­quer sans précau­tion dans toute nouveauté qui nous déres­pon­sa­bi­lise de plus en plus.

Soyons des « Parkin­so­niens Indé­pen­dants » autant qu’il se peut !

Jean Graveleau

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