Ne pas être qu'un "patient" ...

Le glutamate : un nouvel acteur dans la mécanique de l’addiction

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°64
04.08.2015 – Commu­ni­qué de l’INSERM

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©Inserm/​Koulikoff, Frédérique/​Fotolia

Des cher­cheurs viennent d’identifier chez la souris, puis de confir­mer chez l’homme, un nouvel acteur régu­lant l’addiction. Le gluta­mate, un neuro­trans­met­teur [1], contri­bue à régu­ler la libé­ra­tion de dopa­mine dans le noyau accum­bens, l’une des struc­tures céré­brales du système de récom­pense. Plus préci­sé­ment, c’est un subtil équi­libre avec un autre neuro­trans­met­teur – l’acétylcholine – qui évite l’emballement du système et l’entrée dans l’addiction.

Cette décou­verte, qui augure de nouvelles pers­pec­tives théra­peu­tiques, a été réali­sée par des neuro­bio­lo­gistes du labo­ra­toire Neuros­ciences Paris-​Seine (Insti­tut de biolo­gie Paris-​Seine, CNRS/​Inserm/​UPMC) et de l’Institut univer­si­taire en santé mentale Douglas (McGill Univer­sity, Mont­réal, Canada), en asso­cia­tion avec des spécia­listes de géné­tique humaine à l’Institut Mondor de recherche biomé­di­cale (Inserm/​UPEC). Leurs travaux sont publiés le 4 août 2015 dans la revue Mole­cu­lar Psychia­try.

Lors de la prise de drogues, la quan­tité de dopa­mine augmente dans les struc­tures du cerveau formant le circuit de la récom­pense. L’intensité et la rapi­dité de la décharge de dopa­mine sont à la base du proces­sus qui va conduire au déve­lop­pe­ment de l’addiction. Les neurones choli­ner­giques du noyau accum­bens, l’un des centres de la récom­pense, sont connus pour régu­ler cette libé­ra­tion de dopamine.

Alors que la plupart des neurones ne libèrent qu’un seul neuro­trans­met­teur, l’équipe franco-​canadienne de Salah El Mesti­kawy a montré en 2002 que ces neurones utili­sant l’acétylcholine sont aussi capables d’utiliser le gluta­mate. Ces neurones, qui sont en quelque sorte bilingues, sont capables à la fois d’activer (via l’acétylcholine) et d’inhiber (via le gluta­mate) la sécré­tion de dopamine.

Le circuit de la récom­pense occupe un rôle central dans la mise en place et le main­tien d’une addic­tion. Trois systèmes de neurones (dopa­mi­ner­giques, séro­to­ni­ner­giques et nora­dr­éner­giques) inter­viennent pour régu­ler le circuit : le dysfonc­tion­ne­ment de l’un d’entre eux peut géné­rer l’addiction.

Dans cette nouvelle étude, réali­sée en grande partie par Diana Yae Sakae au cours de sa thèse diri­gée par Salah El Mesti­kawy, les cher­cheurs montrent que lorsqu’ils bloquent chez les souris un gène essen­tiel à cette commu­ni­ca­tion par le gluta­mate (appelé VGLUT3), les animaux deviennent plus vulné­rables à la cocaïne. Ils ressentent davan­tage les effets stimu­lants de la drogue, déve­loppent plus faci­le­ment une «  addic­tion  » et sont plus suscep­tibles de « rechu­ter » après une période d’abstinence. Le gluta­mate prove­nant de ces neurones à acétyl­cho­line joue­rait donc un rôle régu­la­teur majeur pour limi­ter l’addiction à la cocaïne.

Les cher­cheurs ont alors voulu savoir si ce méca­nisme était aussi à l’œuvre chez l’homme. Ils ont recher­ché, chez des patients poly toxi­co­manes, des muta­tions du gène qui avaient rendu les souris « accros ». A l’Institut Mondor de recherche biomé­di­cale, l’équipe de Stéphane Jamain a observé qu’une muta­tion de ce gène est dix fois plus fréquente dans un groupe de patients toxi­co­manes sévères par rapport à un groupe d’individus sans symp­tômes psychia­triques. Cette muta­tion pour­rait expli­quer une plus grande vulné­ra­bi­lité à l’addiction de ces patients [2][2]. Ces obser­va­tions semblent en tout cas confir­mer le rôle du gluta­mate dans le méca­nisme de l’addiction.

Ces travaux précisent donc les méca­nismes neuro­naux qui sous-​tendent la recherche du plai­sir : ils montrent que, contrai­re­ment à ce que pensaient les scien­ti­fiques jusqu’à présent, ce n’est pas l’acétylcholine seule qui régule la libé­ra­tion de dopa­mine, mais l’équilibre entre acétyl­cho­line et glutamate. 

Ils iden­ti­fient en même temps une cible insoup­çon­née pour le trai­te­ment de la toxi­co­ma­nie. En effet, alors que l’acétylcholine a de nombreuses autres fonc­tions dans le cerveau et au niveau muscu­laire, cette trans­mis­sion par le gluta­mate est plus spéci­fique. La prochaine étape est d’identifier le récep­teur impli­qué, afin de pouvoir mettre au point des trai­te­ments pharmacologiques. 

Ces travaux ont été finan­cés notam­ment par la Fonda­tion pour la recherche médi­cale (FRM) et l’Agence natio­nale pour la recherche (ANR).

[1] Pour commu­ni­quer entre eux, les neurones utilisent des substances chimiques appe­lées neuro­trans­met­teurs. Parmi les neuro­trans­met­teurs clas­siques, on peut citer la dopa­mine, la séro­to­nine, l’acétylcholine et le gluta­mate…(retour au texte)

[2] Ceci dit, même au sein du groupe de patients poly toxi­co­manes, cette muta­tion n’est présente que dans 5 % des cas, signe du carac­tère pluri­fac­to­riel de l’addiction et plus géné­ra­le­ment de la complexité des mala­dies psychia­triques.(retour au texte)

Lu par Domi­nique Bonne

Les excipients dans nos médicaments

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°64
Par Martine Delmond

Ayant travaillé pendant 31 ans dans une grande maison de l’agro-alimentaire, appar­te­nant aujourd’hui à un Groupe multi­na­tio­nal, je me suis occu­pée des années durant de la partie régle­men­taire des ingré­dients car je travaillais sur les étiquettes, les certi­fi­cats de compo­si­tion pour les passages en douane, les agré­ments USA, Canada, Amérique Latine et l’IGP Périgord …

Je suis aujourd’hui jeune retrai­tée avec un mari atteint par la Mala­die de Parkin­son depuis 19 ans déjà. Il a 71 ans et a eu un Cancer de la pros­tate voici 10 ans, n’ayant ni fumé ni bu une goutte d’alcool. Ayant gardé une passion pour mon ancienne acti­vité j’ai décidé de m’intéresser de très près aux médi­ca­ments et je dois dire que le constat me choque profondément.

Se pencher sur le dossier des EXCIPIENTS des MEDICAMENTS c’est ouvrir une boîte de Pandore, accep­ter de rentrer dans «  la 5ème Dimen­sion  » avec des risques incon­nus, des abysses aux profon­deurs jamais rencon­trées… Le dossier est telle­ment vaste, le chan­tier si pharao­nique avec de telles incon­nues dange­reuses que l’on a envie de lâcher prise devant l’envergure de la tâche !

Il faut cepen­dant se résoudre à abor­der ce sujet grave car notre vie à tous est concer­née, notre santé, celle de nos enfants et petits-​enfants, l’avenir même de notre huma­nité rendue aujourd’hui telle­ment fragile par des mani­pu­la­tions physico-​chimiques aven­tu­reuses effec­tuées par des labo­ra­toires en recherche toujours d’un profit supérieur.

Un médi­ca­ment avant d’être conçu doit d’abord être jugé comme pouvant appor­ter un poten­tiel de gains substan­tiels ce qui peut relé­guer à la corbeille des produits simples d’élaboration et qui seraient effi­caces mais jugés d’un rapport finan­cier trop faible.

L’aspect régle­men­taire est simple à comprendre : En ce qui concerne l’alimentation on parle d’additifs et même si une régle­men­ta­tion euro­péenne existe, insuf­fi­sante certes mais qui est régu­liè­re­ment rema­niée avec par exemple les dernières exigences d’indication de la présence des allergènes. 

En ce qui concerne les exci­pients des médi­ca­ments la seule dispo­si­tion actuelle est un Code de bonne pratique de fabri­ca­tionqui stipule que le produit final, donc le médi­ca­ment : « doit présen­ter le moins de risques possibles d’effets secon­daires…  » Ceci explique l’allongement perma­nent des notices dans vos boîtes de médi­ca­ments les labo­ra­toires se proté­geant au maxi­mum en listant un nombre de risques possibles qui vous font frémir dès la première ligne. Vous avez vu égale­ment que désor­mais, régu­liè­re­ment, les listes d’ingrédients, aupa­ra­vant en tout début de notice, se retrouvent désor­mais à la fin !

Vous trou­ve­rez ci-​dessous décryp­tés pour votre meilleur compré­hen­sion la liste des exci­pients des prin­ci­paux médi­ca­ments pres­crits pour le Parkin­son : le Modo­par® et le Stalevo®.

Le Modo­par® :
Molé­cules de base : Lévo­dopa, Benserazide 

Exci­pients :

  • Magné­sium stéa­rate E 572 : acide gras saturé (Trans Fat)
  • Acide citrique E 330 : antioxydant
  • Amidon de maïs modi­fié E 1403 : stabilisant
  • Cellu­lose micro­cris­tal­line E 460 : agent d’enrobage poten­tiel­le­ment dangereux
  • Fer jaune oxyde E 172 : colo­rant. Pour­quoi pas un colo­rant naturel ?
  • Oxyde de fer : contient du sili­cate d’aluminium potas­sique à 90%
  • Géla­tine : il n’est pas précisé si elle est de porc ou végétale
  • Hypro­mel­lose E 464 : permet de retar­der l’action du médicament
  • Indi­go­tine E 132 : colo­rant bleu pétro­chi­mique douteux
  • Manni­tol E 421 : succé­dané de sucre
  • Phos­phate dical­cique anhydride
  • Povi­done : liant
  • Povi­done E 90 : pour­quoi deux fois ?
  • Ricin huile hydro­gé­née : émul­si­fiant. L’hydrogénation est un procédé chimique permet­tant de rendre solide un produit gras : procédé parfois contesté.
  • Talc
  • Dioxyde de titane E 171 : colo­rant consi­déré comme poten­tiel­le­ment cancérigène

Le Stalevo®
Molé­cules de base : Lévo­dopa, Carbi­dopa, Ente­ca­pone, Saccharose 

Exci­pients :

  • Amidon de maïs : modi­fié ou pas (OGM)
  • Cros­car­mel­lose sodique E 466 : pertur­ba­tions digestives
  • Sel de Na
  • Oxyde de fer rouge E 172 : colo­rant douteux
  • Glycé­rol à 85%
  • Hypro­mel­lose
  • Stéa­rate de magné­sium E 572 : acide gras saturé (hydro­géné ou pas ?) Si hydro­géné, risque de pertur­ber l’organisme. Consi­déré comme Trans Fat.
  • Manni­tol E 421 : succé­dané de sucre
  • Poly­sor­bate 80 : stabi­li­sant, possible cancérigène
  • Povi­done K 30 : liant
  • Saccha­rose : il y en a déjà dans le produit

Compo­sants du pelliculage :

  • Glycé­rol E 422 : agent affermissant
  • Hypro­mel­lose E 464 : permet de retar­der l’action du médicament
  • Stéa­rate de magné­sium : déjà dans les autres compo­sants du noyau (deux fois dans le produit)
  • Poly­sor­bate 80 E 433 : cancé­ri­gène possible (?), contient des acides gras, stabi­li­sant (doublon avec le Stéa­rate de magné­sium déjà présent deux fois).
  • Oxyde de fer rouge E 172 : colo­rant douteux. Pour­quoi pas un colo­rant naturel ?
  • Saccha­rose : le manni­tol est déjà un succé­dané du sucre
  • Dioxyde de titane E 171 : colo­rant consi­déré comme dange­reux, poten­tiel­le­ment cancé­ri­gène. Pour­quoi pas un colo­rant natu­rel et un seul colo­rant au lieu de deux.

Il ne s’agit en aucun cas de cas excep­tion­nels. Si votre conjoint prend un médi­ca­ment pour l’hypertension arté­rielle par exemple, il en va de même.

Vendredi 22 janvier 2016, le sujet de l’émission C’est-à-dire, présen­tée par Yves Calvi était le médi­ca­ment ; il a été dit que  « tous les médi­ca­ments, conte­nant de l’aspirine, avaient la même compo­si­tion. » Or si vous regar­dez les notices d’un Aspé­gic®, d’un comprimé effer­ves­cent UPSA, arôme orange, ou encore d’un comprimé Aspi­rine usine du Rhône® aucune compo­si­tion n’est la même … Pour info, dans le seul arôme orange du comprimé UPSA il y a 13 exci­pients (et encore le concen­tré d’orange n’est pas détaillé !) sans comp­ter les autres exci­pients du produit. En fait le produit dans ce domaine le plus pur est l’ASPRO qui est comme chacun le sait un produit déjà ancien. Ceci dit, il est éton­nant qu’une émis­sion sérieuse puisse lais­ser dire des choses erronées !

Bien évidem­ment, de même que le commun des mortels ne maîtrise pas le sujet des addi­tifs alimen­taires, il ne maîtrise pas non plus celui des exci­pients et on lui pardonne bien entendu cette lacune bien normale. 

Il est inté­res­sant de savoir que ni votre méde­cin ni votre phar­ma­cien n’auront pas de plus grand savoir que vous en la matière : les exci­pients ne figurent pas dans leur Cursus Univer­si­taire. Faites l’expérience lors d’un prochain RV : posez-​leur la ques­tion de savoir s’ils peuvent vous expli­quer à quoi sert l’un ou l’autre des exci­pients conte­nus dans votre médicament.

La mort d’un patient soumis à l’essai d’un médi­ca­ment portu­gais par BIOTRIAL à Rennes laisse appa­raître une possi­bi­lité d’étude trop limi­tée du dossier par l’Agence du Médi­ca­ment. Ne faudrait-​il pas exiger qu’elle soit dotée d’une Commis­sion spéciale de vali­da­tion des excipients ?

Il convient aussi de savoir que certains exci­pients actuels proviennent des Nano­tech­no­lo­gies et que dans ce domaine l’encadrement légal est tout à fait défaillant. Sans comp­ter la possi­bi­lité aussi d’excipients prove­nant de produits OGM. On a encore peu de connais­sance sur les effets cock­tail quand de nombreux exci­pients sont mélan­gés et les médi­ca­ments pris pendant plusieurs années. Et comment tolé­rer que l’on mette dans les médi­ca­ments des exci­pients suspec­tés d’être cancérigènes ?
Il faut par ailleurs prendre conscience que cette ques­tion très sensible n’est pas indé­pen­dante des dossiers concer­nant les produits de trai­te­ment de nos produc­tions agri­coles, des médi­ca­ments donnés dans nos élevages, des addi­tifs utili­sés dans notre alimen­ta­tion, des produits utili­sés dans nos embal­lages…. Sans comp­ter nos produits d’entretien, nos lessives, nos produits de soins du corps. Il est temps de remettre à plat tout ce qui concerne les produits que nous utili­sons tous les jours et qui ne sont pas naturels. 

Qu’a-t-on fait de la chimie au cours de ces dernières décennies ? 
On a joué à FRANKENSTEIN 

Certes il y a eu de belles avan­cées mais telle­ment de dégâts déjà.

Cela fait déjà quelques temps que nous sommes convain­cus de la néces­sité que ce dossier, véri­table bombe à retar­de­ment, soit mis à plat et stric­te­ment enca­dré. Risques pour la santé du fait des mélanges de molé­cules, coût du médi­ca­ment démul­ti­plié par ces ajouts bien souvent inutiles et/​ou mal choi­sis, doublons, non utili­sa­tion de produits natu­rels pour­tant exis­tant (colo­rants, arômes, liants, stabi­li­sants, agents d’enrobage,…) entraî­nant des prix de revient bien trop élevés, trou de la Sécu­rité Sociale qui en découle, gaspillage de molé­cules et d’argent de la recherche, temps de recherche et temps de mise sur le marché s’en trou­vant nette­ment rallon­gés et ce pour toutes les mala­dies. On ne peut plus ACCEPTER cela ! Sauf que les portes s’ouvrent très difficilement.

Et puis qui est au courant de l’existence du Conseil Inter­na­tio­nal des Exci­pients Phar­ma­ceu­tiques d’Europe (IPEC), orga­nisme exis­tant égale­ment pour la Chine, l’Amérique, l’Inde, tous en étroite rela­tion. Ces orga­nismes ont été créés dans les années 90 pour soute­nir les inté­rêts des promo­teurs d’excipients phar­ma­ceu­tiques, des produc­teurs, des distri­bu­teurs et des utili­sa­teurs. Gageons que les inté­rêts des promo­teurs sont les plus défen­dus.

Dans les membres les plus célèbres de l’IPEC, on trouve BASF, BRENNTAG (à l’origine fabri­cant de colles indus­trielles, four­nis­seur du produit respon­sable du problème des prothèses mammaires), SERVIER, (fabri­cant du MEDIATOR et de l’ISOMERIDE), MERCK respon­sable du scan­dale du VIOXX), NOVARTIS, SANOFI, ROQUETTE (l’un des 5 leaders mondiaux de l’industrie de l’amidon) … !

Et que dit la Loi :  « Loi du 2 janvier 2002 portant réno­va­tion de l’action sociale et médico-​sociale et du 4 mars 2002 rela­tive aux droits des malades et à la qualité du système de santé consacrent ce concept de démo­cra­tie sani­taire et placent l’usager au cœur de l’organisation sani­taire. Par la recon­nais­sance de droits indi­vi­duels et collec­tifs, l’usager devient un acteur incon­tour­nable du système de santé dans lequel il est suscep­tible d’intervenir direc­te­ment ou par l’intermédiaire de ses repré­sen­tants ».

Des propo­si­tions d’actions :
Et il faut enfin savoir qu’une mise à plat complète du proces­sus d’élaboration des médi­ca­ments est néces­saire. Celle-​ci évidem­ment devrait passer par l’implication de repré­sen­tants des malades à chaque étape depuis la défi­ni­tion du besoin.

La France doit se poser la ques­tion de ses appro­vi­sion­ne­ments des molé­cules de base pour la plupart issues de l’étranger avec les coûts que cela entraîne dans les prix de revient, mais aussi les risques sani­taires exis­tant malgré des procé­dures très rigou­reuses sur la traça­bi­lité, les risques de rupture de stocks et donc d’approvisionnement (chacun travaillant à flux tendu), ou les risques liés à des ques­tions géopo­li­tiques et géostratégiques. 

Pour toutes ces raisons, il est nécessaire : 

  • De relan­cer en France une filière de produc­tion de ces molé­cules de base.
  • Promou­voir des études larges sur l’utilisation des exci­pients en parti­cu­lier non chimiques,
  • Envi­sa­ger un coût privi­lé­giant sensi­ble­ment les labo­ra­toires qui feront l’effort de se lancer dans cette nouvelle voie.

Il faut aider à la fois la recherche de nouveaux produits et les travaux de modi­fi­ca­tion des produits exis­tants et porter une commu­ni­ca­tion sur ces inno­va­tions allant dans le sens de la protec­tion et de l’amélioration de la vie des malades. Bien entendu des instances de suivi et de vali­da­tion formées à ces nouvelles pratiques doivent être crées aux diffé­rentes étapes.

Enfin il faut envi­sa­ger que soit créée une véri­table filière des produits de substi­tu­tion qui doit permettre, entre autres, l’installation de jeunes agri­cul­teurs à qui seront accor­dées des subven­tions de démar­rage, agri­cul­teurs ayant reçu des forma­tions spéci­fiques sur la connais­sance des herbes et plantes médi­ci­nales, avec impli­ca­tion de l’INRA. Sans oublier les produits de la mer : algues, coquillages …

Bien évidem­ment les diffé­rents terroirs devront être pris en compte avec leurs spéci­fi­ci­tés propres au niveau des terrains, les réseaux de ramas­sage devront être orga­ni­sés et les PME de trans­for­ma­tion devront être instal­lées à proxi­mité des lieux de culture pour limi­ter les transports.

La ques­tion du médi­ca­ment de demain on le voit ouvre une immense réflexion qui doit complè­te­ment chan­ger la philo­so­phie de sa concep­tion. Les enjeux pour les malades sont immenses et rassurons-​nous les enjeux écono­miques peuvent l’être égale­ment.

AVERTISSEMENT IMPORTANT
Il ne s’agit pas ici d’un plai­doyer contre les labo­ra­toires dont nous avons bien besoin pour la recherche sur la mala­die et le confort des malades. Il s’agit d’un constat de graves manque­ments à diffé­rents niveaux. Il convient donc d’exprimer les craintes sur des risques poten­tiels qui peuvent s’avérer très lourds de consé­quences et d’exprimer aussi les néces­saires inno­va­tions et évolu­tions à mettre en place pour envi­sa­ger les trai­te­ments du futur.

Rédigé par Martine Delmond

Editorial

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°64

Nous ouvrons notre revue sur un sujet parti­cu­liè­re­ment diffi­cile : la qualité des produits que nous absor­bons en quan­tité phéno­mé­nale. Vous avez trouvé ? Oui bien sûr, il s’agit des médi­ca­ments qui nous apportent « bien-​être et mieux vivre ». Mais cela est-​il fondé ? Ne risquons-​nous pas de « béné­fi­cier » en retour d’effets secon­daires parfois encore plus désa­gréables que la mala­die qu’ils sont censés soigner ? …

Une adhé­rente, nouvelle retrai­tée issue de l’industrie chimique, s’est penchée sur les médi­ca­ments très courants pres­crits à son mari pour combattre les effets néfastes d’un Parkin­son déclaré il y a peu. Et elle a fait des « décou­vertes » parti­cu­liè­re­ment préoc­cu­pantes en parti­cu­lier sur les exci­pients qui accom­pagnent les modules de base. C’est ainsi que l’on y retrouve des exci­pients dange­reux ou suscep­tibles de provo­quer ou déve­lop­per des cancers.

Il ne s’agit pas de soute­nir la thèse absurde de ne plus se soigner qu’avec des produits natu­rels en refu­sant l’apport de la chimie. Mais d’être vigi­lant et critique sur les produits que les labo­ra­toires proposent comme nouveauté en rempla­ce­ment de médi­ca­ments plus anciens et qui, de ce fait, entrent dans le domaine public et ne sont plus la propriété de leurs seuls inven­teurs. De même, si l’on peut comprendre la néces­sité de faire des écono­mie en utili­sant des géné­riques, il est indis­pen­sable de véri­fier qu’ils ont les mêmes proprié­tés et effets que le médi­ca­ment d’origine qu’ils sont censés remplacer.

Pour­quoi ressent-​on des effets diffé­rents ? Sans doute que l’effet placebo n’est pas à négli­ger. Mais ne serait-​il pas temps d’enquêter sur la qualité des exci­pients utili­sés dans ces nouvelles formules de nouveau­tés ou de géné­riques ? Des labo­ra­toires indé­li­cats, implan­tés dans des zones moins contrô­lées que l’Europe – bien entendu que l’on décrie et que l’on moque pour ses exigences tatillonnes ! – ont pu se permettre de redou­tables mélanges alimen­taires (rappelez-​vous le gas-​oil trouvé dans des produits de consom­ma­tion courante !) ; pour­quoi en irait-​il diffé­rem­ment avec nos médicaments ? 

Notre article est prolongé par une commu­ni­ca­tion de l’INSERM sur le gluta­mate qui provoque et régule les addic­tions. Suivi du rappel par l’Autorité Euro­péenne de Sécu­rité des Aliments (EFSA) de la liste des produits chimiques suscep­tibles de provo­quer la mala­die de Parkin­son et tout parti­cu­liè­re­ment certains pesti­cides. Et d’une étude sur le canna­bis et ses effets pervers dans le cerveau ! 

Enfin, plusieurs articles viennent préci­ser l’évolution des textes en faveur de l’adaptation de la Société au vieillissement. 

Et une bonne nouvelle : l’officialisation du Collec­tif Parkin­son en gesta­tion depuis la réali­sa­tion du Livre Blanc : il avait déjà rappro­ché les asso­cia­tions qui aident et soutiennent les malades… Restons atten­tifs à son action mais cela repré­sente un réel progrès de repré­sen­ta­tion face aux Pouvoirs Publics. Souhaitons-​lui bonne chance !
Jean Grave­leau

[vu sur le net] Maladie de Parkinson : conférence le 1er avril, salle Tournemine (Landivisiau)

article trouvé sur le site d’Ouest-​France

Vendredi 1er, les malades, aidants, profes­sion­nels (kinés, psycho­logues, ortho­pho­nistes…) sont invi­tés à une confé­rence animée par le docteur Amélie Leblanc, neuro­logue au CHRU de la Cavale-​Blanche et à l’hôpital d’instruction des Armées Clermont-​Tonnerre de Brest. Cette rencontre, orga­ni­sée à l’initiative du Clic du Pays de Morlaix et de l’Association des Parkin­so­niens du Finis­tère, se dérou­lera salle François-​de-​Tournemine, à 14 h.

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[vu sur le net] Le fitness contre la maladie de Parkinson

article trouvé sur le site cap retraite

Au-​delà de la réédu­ca­tion physique, une acti­vité physique inten­sive devrait s’inscrire dans les programmes de prise en charge de la mala­die de Parkin­son, d’après un neuro­logue de la Clinique Mayo. Des exer­cices vigou­reux seraient en effet suscep­tibles de ralen­tir la progres­sion de cette neurodégénérescence.

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[vu sur le net] Les antipsychotiques ne font pas bon ménage avec la maladie de Parkinson

article trouvé sur le site top santé

Les médi­ca­ments anti­psy­cho­tiques, souvent pres­crits aux malades atteints de la mala­die de Parkin­son à un moment donné de leur mala­die, feraient fina­le­ment plus de mal que de bien à certains patients.

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Maladie de Parkinson précoce et sévère : identification d’un nouveau gène impliqué

article trouvé sur le site de l’INSERM

Un nouveau gène muté impli­qué dans une forme précoce et sévère de la mala­die de Parkin­son vient d’être iden­ti­fié. La protéine qu’il code, VPS13C, est indis­pen­sable à la protec­tion des neurones. Non seule­ment cette décou­verte améliore la connais­sance de la mala­die, mais elle ouvre de nouvelles voies théra­peu­tiques et améliore le diag­nos­tic de ces formes rares de la maladie.

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Des échos de notre thé dansant du 31 janvier…

[vu sur le net] Médicament anti-​Parkinson qui peut provoquer l’addiction : une patiente témoigne

article trouvé sur le site de Metro­news

TEMOIGNAGE – Sandra a la mala­die de Parkin­son. Une situa­tion diffi­cile a accep­ter. Quand on lui pres­crit du Requip, ses symp­tômes s’envolent. Elle va mieux physi­que­ment mais petit à petit elle sombre dans une folle addic­tion, un effet secon­daire connu de ce médicament.

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[vu sur le net] Ce que vous devez savoir sur la pollution et les maladies d’Alzheimer et Parkinson

article trouvé sur le site de cap retraite

On savait déjà que les parti­cules fines ont un effet délé­tère sur les voies respi­ra­toires. Une étude améri­caine révèle à présent que la pollu­tion atmo­sphé­rique est égale­ment asso­ciée à une progres­sion des mala­dies d’Alzheimer et de Parkinson.

pour lire cet article dans son inté­gra­lité, suivez ce lien…

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