Ne pas être qu'un "patient" ...

35 – ASSOCIATION de PARKINSONIENS d’ILLE et VILAINE

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Cette année, notre sortie annuelle avait lieu à la fron­tière de notre dépar­te­ment, à La Gacilly en Morbi­han où deux rendez-​vous nous étaient fixés.
Tout d’abord la commune de La Gacilly est deve­nue l’un des plus grands festi­vals de photo d’Europe. En effet chaque année ce sont près de 400.000 visi­teurs qui ont accès à une tren­taine de gale­ries de photos grand format et à ciel ouvert. Le tout repré­sen­tant 600 photos. Cette année le thème fort de l’exposition était l’Afrique. L’office du Tourisme ayant mis à notre dispo­si­tion un guide, la visite était donc animée, commen­tée, inté­res­sante.

Après un repas convi­vial situé dans un envi­ron­ne­ment boisé, nous étions invi­tés toujours à La Gacilly, à visi­ter le jardin bota­nique d’Yves Rocher. Ce jardin implanté sur plus de 2 hectares nous conte les rela­tions que tissent l’être humain et le végé­tal et nous invite au voyage senso­riel au travers des 1.100 plants, fleurs et divers végé­taux présen­tés. Une bambou­se­raie occupe l’espace et nous la traver­sons en symbo­li­sant une nature sauvage et exotique. L’entreprise Yves Rocher exploite égale­ment sur le site cinquante-​cinq hectares de bleuets et de coque­li­cots, arnica, camo­mille ces produc­tions servent à la créa­tion de parfums de base. L’espace étant égale­ment occupé par les abeilles vivant dans les deux cents ruches et sur le site on y recense égale­ment cinquante espèces d’oiseaux.

Chaque parti­ci­pant a pu profi­ter de cette jour­née de rencontre pour faire part de ses attentes ou pour parler de leur propre expé­rience. Voilà donc une sortie réus­sie, sous un temps clément, sortie propre à renfor­cer les rela­tions que nos adhé­rents tissent entre eux. Et c’est dans une ambiance chan­tante que nous avons terminé notre jour­née festive.

Yves Boccou président

29 – Association de Parkinsoniens du Finistère

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

C’est la rentrée, il faut se remettre au travail. Dehors, le soleil brille et vous incite à tout sauf à s’installer devant l’ordinateur. Mais, il me suffit de penser à tous les malades de notre Asso­cia­tion, à tous les aidants qui les entourent pour me donner du cœur à l’ouvrage. Signa­lons une inno­va­tion sur notre site inter­net : « GP 29 » où vous trou­ve­rez en haut et à droite de la page de garde 2 nouveaux liens « points-​rencontres du GP 29 » et « respon­sables du GP 29 ». Vous trou­ve­rez ainsi toutes les infor­ma­tions pour nous joindre très rapi­de­ment.

La vie du groupe
Le 29 juin dernier, un groupe de plus de 40 personnes s’est réuni pour un pique-​nique à Château­neuf du Faou. Nous remer­cions la muni­ci­pa­lité de la ville pour la mise à dispo­si­tion gratuite d’une salle très fonc­tion­nelle. En effet, la météo esti­vale des jours précé­dents avait laissé place à une pluie tenace. Mais comme le dit la chan­son, le soleil était dans nos cœurs. Jeux, chan­sons et petites histoires ont agré­men­tés l’après-midi. Plus de quarante personnes sur plus de 220 adhé­rents, ce n’est pas beau­coup même en décomp­tant les personnes qui ne peuvent pas se dépla­cer. Il faudra faire mieux l’année prochaine.

Dans le courant de l’été, Claire Ducros et Jean Lion ont animé chacun de leur côté, une séance d’information sur la mala­die de Parkin­son qui ont vive­ment inté­ressé leur audi­toire. Le 10 août dernier, le club de bridge de l’Aber a orga­nisé un tour­noi en notre faveur. Domi­nique Bonne et Fran­çois Tosser ont essayé de comprendre en vain les subti­li­tés du bridge. Merci à tous les parti­ci­pants pour leur géné­ro­sité et leur accueil.

Le 5 septembre prochain, Claire Ducros, assis­tée de Denise Heydon, Annick & Fran­çois Tosser inter­vient devant des béné­voles de l’hôpital de Quim­per lors d’une jour­née de forma­tion sur le rôle des béné­voles dans les hôpi­taux avec des malades de Parkin­son.

Le 8 septembre 2017, réunion de rentrée du C.A. de l’Association

Les 9 & 10 septembre prochain, lors d’un salon anima­lier, Louis Arzur, adhé­rent de notre asso­cia­tion, met en vente des peluches fabri­quées par ses soins.
Les acti­vi­tés reprennent aux jours habi­tuels à partir du début du mois de septembre 2017 avec 2 chan­ge­ments et une incer­ti­tude :

  • La première réunion du point-​rencontre de Landi­vi­siau aura lieu le 10 octobre ;
  • La séance de sophro­lo­gie de Morlaix aura lieu le lundi au lieu du mardi et les séances de marche nordique auront lieu le lundi ;
  • Nous sommes dans l’attente d’une réponse de la fonda­tion ILDYS quant au finan­ce­ment d’une session de forma­tion en sophro­lo­gie sur Landi­vi­siau ;
  • Le 3 octobre 2017, parti­ci­pa­tion à une confé­rence sur la mala­die de Parkin­son animée par le docteur Kief­fer, à l’initiative de la PRO-​BTP, à la salle du Roudour à Saint-​Martin des Champs ;
  • Du 1 au 6 octobre 2017 : rassem­ble­ment CECAP à Erde­ven à l’initiative de nos amis du Morbi­han.
    Le 14 Octobre 2017 : parti­ci­pa­tion à une confé­rence sur la mala­die de Parkin­son orga­ni­sée par le C.C.A.S. de Quim­perlé.

Pour être complets, signa­lons le projet « ETPAR » qui suit son cours.
Comme vous pouvez le consta­ter, les acti­vi­tés ne manquent pas : néan­moins l’équipe qui tient le dispo­si­tif, aurait un grand besoin de renfort.

Bonne rentrée à tous

Le Président : Fran­çois TOSSER

22 – ASSOCIATION de PARKINSONIENS des COTES d’ARMOR

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Les Cyclos de l’Entente de Saint-​Alban
Cette année la Randon­née de la Flora, orga­ni­sée chaque année par l’Entente Cyclo­tou­riste de Saint-​Alban a eu lieu le dimanche 21 mai au profit de APCA. Ils ont roulé pour nous, car deux cyclos de leur Club sont atteints de la Mala­die de Parkin­son. Une dizaine de nos adhé­rents ont égale­ment parti­cipé à leur marche ce jour-​là, jour­née très convi­viale, une équipe très sympa­thique.

Dimanche 2 juillet, nous étions à nouveau les invi­tés des cyclos de St Alban pour parta­ger cette fois leur pique-​nique d’été. A cette occa­sion un chèque de 600 € nous a donc été remis offi­ciel­le­ment. Bravo et merci les cyclos ! Pour cette somme bien sûr, mais aussi pour ce geste de soli­da­rité dont les cyclos sont coutu­miers. Relayer les bonnes causes, ils connaissent !

Ce buffet campa­gnard se dérou­lait dans le cadre de verdure trop méconnu du lac de « Bosmé­liac » dont peu savent qu’il est la source d’un ruis­seau arti­fi­ciel « la Rigole d’Hilvern », de quelques 70 kms, creusé par nos ancêtres pour alimen­ter en eau le canal de Nantes à Brest … Un autre ouvrage témoin de la lenteur, mais aussi de la persé­vé­rance d’une autre époque, racon­tée par le Conseiller Dépar­te­men­tal Loïc Roscoët, qui pour la circons­tance n’avait pas hésité à nous consa­crer son temps… encore une fois merci les amis.

Voyage Erquy et la Côte d’Emeraude
Cette année encore, nous avons réalisé un voyage en auto­car, une parti­ci­pa­tion finan­cière de l’association permet d’avoir une vrai jour­née de répit pour tous. C’est ainsi que le mercredi 22 juin, 50 parti­ci­pants des quatre coins du dépar­te­ment ont embar­qué à Erquy pour la visite guidée de cette belle côte très décou­pée, avec au passage le Cap d’Erquy, la grande plage des Sables d’Or, avant d’arriver au Cap Fréhel, impres­sion­nant vu de la mer. Le bateau a pu s’approcher au plus près de la réserve orni­tho­lo­gique. Entrée ensuite dans la baie de Frénaye, vue excep­tion­nelle sur l’imposant château fort de Fort la Latte. Le programme légè­re­ment décalé à cause de la marée, nous a permis d’assister au spec­tacle des dauphins. Repas frugal au Centre de vacances de Roz Armor, bien connu des habi­tués AG CECAP, Visite du Port avec un ancien patron pêcheur de Concar­neau, déjà rencon­tré à Ples­tin Les Grèves pour certains. Balade très appré­ciée de tous même de Brigitte notre chauf­feur.

Visite du petit Musée de Plou­baz­la­nec
Grâce à Gisèle, quelques adhé­rents du secteur de Paim­pol ont eu la chance de décou­vrir jeudi 20 juillet, avant son trans­fert, le petit Musée « Mémoire d’Islande ». Dans une petite maison de pêcheur à Plou­baz­la­nec, cette visite, très bien argu­men­tée nous a replongé dans une période très diffi­cile pour toutes ces familles de pêcheurs de Morue. Ils partaient très jeunes bon gré malgré, pour cette île loin­taine l’Islande depuis la région de Paim­pol. Cette dure vie de pêcheurs a été retra­cée dans le roman de Pierre Loti  « Pêcheur d’Islande ».

Maïté Schivi prési­dente APCA

Les dons d’organes

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

En matière d’aide à la recherche, il n’y a pas que les aides finan­cières. On peut aussi faire don de son cerveau. En France, la loi sur les dons d’organe ou de tissus humains stipule que tout le monde est présumé donneur et qu’il appar­tient à chacun d’exprimer libre­ment son refus. Quoi de plus simple ? Mais qu’en est-​il exac­te­ment ? Si le don d’organes pour la greffe à visée théra­peu­tique est bien connu du grand public, en revanche, le don d’organe à des fins de recherche ne jouit pas de la même consi­dé­ra­tion. C’est notam­ment le cas du cerveau pour lequel l’enjeu est pour­tant d’importance pour comprendre les méca­nismes intimes de la forma­tion des lésions et de leur reten­tis­se­ment sur le fonc­tion­ne­ment du cerveau. Et pour qui le souhaite, faire don n’est pas si simple. Rien faire ne suffit pas, il faut se signa­ler…

Mais connaissez-​vous Neuro-​CEB http://www.neuroceb.org ?

Rédigé par Yves Gicquel

Connaissez-​vous mon double ?

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Une personne, un double, s’est invité chez moi, une étrange personne qui s’est présen­tée : « Je suis madame Parkin­son, je vais faire le chemin avec vous, je vous accom­pagne sur le chemin de la mala­die  ». Qui était cette bizarre dame ? Je lui ai dit : « Dehors, je ne veux pas de çà chez moi !  » J’ai voulu la faire partir, la mettre à la porte, je me suis fâchée, rebel­lée, j’ai tout essayé, elle était toujours présente.

Depuis, elle est là, je la tolère ; elle est deve­nue une partie entière de moi. Je sais qu’elle est avec moi, me prépa­rant un tour à sa façon : elle me fait chuter, elle mélange les mots lorsque je veux parler, elle m’empêche de me lever, elle bloque mes pas, elle s’amuse !

Mais je me bats, je l’ignore, bien que je vive avec elle. Je fais de la gymnas­tique, je lis, je visite des musées, je chante, je m’intéresse à la vie de tous, j’aime les volcans : je me renseigne sur Face­book, je loge une étudiante qui apporte sa jeunesse. Je sens bien que ma façon d’être la dérange, car elle se rappelle dure­ment à moi.

Puisque je ne peux pas la jeter dehors, je vis avec, comme avec mon double ! J’en parle le moins possible, alors je profite du temps présent, du soleil, des choses heureuses, des rencontres avec des amis. Oh ! Je vais à ma vitesse, lente­ment. Je sais qu’elle se vengera un jour, mais en atten­dant je l’ignore.

J’ai appris qu’il ne faut pas rester seul (le), que l’on est mieux en groupe et que l’on oublie ainsi Madame PARKINSON!!

Texte de Nicole Lecou­vey

Pourquoi le tango est la danse la plus efficace contre Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Le Pr Gammon Earhart, neuro­logue à l’Ecole de méde­cine de l’Université de Washing­ton, a étudié les effets de la danse pour les patients atteints de la M.P.

« Le pas de base du tango est une marche ralen­tie, dans laquelle on apprend à placer son appui au-​dessus d’un pied pour permettre à l’autre de se dépla­cer, de s’ancrer d’abord avec le gros orteil et de ferme­ment se stabi­li­ser avant d’accepter le poids du corps qui bascule de l’autre côté. » C’est ainsi que le Pr Gram­mon Earhat, décrit cette danse dans son étude et son analyse des travaux récents sur les effets de la danse pour des patients atteints de la mala­die de Parkin­son.

Selon lui, les patients doivent alors se concen­trer sur une acti­vité qui ressemble à une marche habi­tuelle, ce qui est l’un des piliers des recom­man­da­tions inter­na­tio­nales pour l’exercice physique appli­quée à la M.P.: mettre en place des stra­té­gies cogni­tives du mouve­ment pour amélio­rer les trans­ferts. La danse, qui se fait en rythme et en musique, répond égale­ment parfai­te­ment à une autre de ces exigences : propo­ser des points d’ancrage en parti­cu­lier audi­tifs et visuels pour amélio­rer la démarche. Elle faci­lite l’équilibre en habi­tuant le patient à tenir compte d’événements inat­ten­dus : bous­cu­ler un autre couple, éviter les pieds de son parte­naire ou suivre un mouve­ment inat­tendu du meneur.

Mobi­lité arti­cu­laire :

L’équipe de Patri­cia McKin­ley, spécia­liste en réédu­ca­tion fonc­tion­nelle à l’Université McGill de Mont­réal – la première à étudier les effets du tango sur la M.P. – a pu mesu­rer une augmen­ta­tion de 4 points des critères d’équilibre sur l’échelle de Berg, mieux que d’autres danses de couple ou que le tai-​chi. Enfin, et même s’il ne s’agit pas du but premier de ces ateliers, le tango, comme les autres danses, favo­rise la mobi­lité arti­cu­laire et le renfor­ce­ment muscu­laire, et s’accompagne même – un résul­tat démon­tré chez des sujets âgés non atteints par la mala­die –, d’une amélio­ra­tion de la santé cardio-​vasculaire.

« Une acti­vité physique soute­nue, qui met l’organisme en aéro­bie, semble favo­ri­ser la dégra­da­tion méta­bo­lique de la fameuses protéine alpha-​synucléine », ajoute le Pr Wassi­lios Meiss­ner, neuro­logue au Centre Expert Parkin­son de Bordeaux, ce qui pour­rait jouer sur les symp­tômes non moteurs de la mala­die.

Autre carac­té­ris­tique spéci­fique au tango, les pas en arrière et sur le côté en même temps. Le Pr Earhart constate que les chutes – le plus souvent causées par de tels dépla­ce­ments chez ce type de patients – ont ainsi dimi­nué de moitié après cinq semaines de pratique biheb­do­ma­daire du tango. Enfin, le tango comporte de nombreuses poses et redé­mar­rages, que les personnes atteintes de la mala­die de Parkin­son subissent fréquem­ment lorsque leur corps « >se fige » et auxquels le tango offre des stra­té­gies pour s’habituer à relan­cer la machine »

Article de Pauline Léna relevé dans le Figaro Santé

Par Fran­çoise Vignon

Réunion à la direction générale de la santé.

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Dans le contexte de rupture de soins des patients atteints de la mala­die de Parkin­son et béné­fi­ciant de la nico­ti­no­thé­ra­pie à l’hôpital H Mondor de Créteil, les asso­cia­tions A2N (A2N : asso­cia­tion Nico­tine et Neuro­thé­ra­pie repré­sen­tée par Dr Corinne Davin) accom­pa­gnée de Jacques Le Houe­zec taba­co­logue (parti­ci­pa­tion à NICOPARK 1), Franche Comté Parkin­son, Le CECAP (CECAP : Comité d’Entente et de Coor­di­na­tion des Asso­cia­tions de Parkin­son repré­sen­tée Renée Dufant), et France Parkin­son ont été reçues par le Pr Benoit Vallet Direc­teur DGS (Direc­tion Géné­rale de la Santé). Mr Fran­çois Bruneaux du bureau PP1 était égale­ment présent. (Poli­tique des produits de santé et de la qualité des pratiques et des soins).

Au mois de janvier les Dr M. Berry et C. Davin (A2N) accom­pa­gnés de Jacques Le Houe­zec avaient présenté le dossier concer­nant la situa­tion alar­mante des patients sous nico­ti­no­thé­ra­pie à Mr B. Vallet. En avril une deuxième rencontre avait eu lieu à laquelle s’étaient asso­ciés les Dr Gabriel Villa­fane et Pr Clanet (respon­sable du Plan des Mala­dies Neuro Dégé­né­ra­tive).

Aujourd’hui le Pr B Vallet a présenté le plan de prise en charge des patients sous nico­tine. Une liste d’environ 600 patients a été établie. Une lettre co-​signée par le Pr Benoît Vallet et Pr Clanet a été envoyée aux 25 centres experts Parkin­son. Cette lettre doit permettre la prise en charge des patients proches de chez eux et la possi­bi­lité pour les neuro­logues de pres­crire la nico­tine dans un cadre compas­sion­nel hors AMM (Auto­ri­sa­tion Mise sur le Marché) dans le respect de la liberté de pres­crip­tion du méde­cin au patient. Un guide de pres­crip­tion sera mis à dispo­si­tion des neuro­logues par l’association A2N.

Les patients vont égale­ment rece­voir un cour­rier cosi­gné par Mr Martin Hirsch (direc­teur de l’APHP, Assis­tance Publique des Hôpi­taux de Paris) les infor­mant de la sensi­bi­li­sa­tion menée sur leur suivi et la dispo­ni­bi­lité des centres experts Parkin­son de leur terri­toire pour les rece­voir en urgence.

Pour l’instant aucun rembour­se­ment des patchs de nico­tine n’est envi­sagé.

Le direc­teur de la DGS attend des retours des centres, des asso­cia­tions et des patients sur la mise en place de cette prise en charge. Il compte égale­ment sur les asso­cia­tions pour relayer l’information auprès des patients.

Le direc­teur nous a informé qu’il commu­ni­quait avec Mr Martin Hirsch et que celui -ci avait en charge de gérer la situa­tion à l’hôpital H Mondor.

Compte rendu de la réunion du Collectif Parkinson du 2 juin 2017

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Le collec­tif Parkin­son s’est réuni le 2 juin 2017 au siège de France Parkin­son.
Présents :

  • Daniel DAL-​COL : Président de l’Association des Grou­pe­ments de Parkin­so­niens de la Loire (AGPL)
    Georges SAUVIGNET : membre de l’AGPL
  • Jean GRAVELEAU : Président du Comité d’Entente et de Coor­di­na­tion des Asso­cia­tions de Parkin­so­niens (CECAP)
  • Renée DUFANT : membre du CECAP
  • Jean-​Paul WAGNER : Président de la Fédé­ra­tion Fran­çaise des Grou­pe­ments de Parkin­so­niens (FFGP)

  • Fran­çoise AGUTTES : membre de la FFGP
  • Didier ROBILIARD : Président de France Parkin­son (FP)
  • Andrée GOUGET : Prési­dente de Franche-​Comté Parkin­son (FCP)
  • Roger BERTHIER : Président de Parkin­so­nia

Prise de notes assu­rée par France Parkin­son et Renée Dufant

Compte-​rendu :

  1. Rappel de l’entière indé­pen­dance des membres du Collec­tif les uns vis-​à-​vis des autres. Il n’y a pas un regrou­pe­ment plus impor­tant (sauf en taille!)
  2. PMND suivit par Florence Dela­moye, absente excu­sée, Didier Robi­liard en a fait un court résumé. Un comité de suivi se réunit une fois par mois.
  3. La jour­née « souf­france » le 13 juin prochain,
  4. La recherche en syner­gie avec l’étranger et notam­ment la Chine ; dossier suivit par Etienne Hirsch,
  5. Renfor­ce­ment des liens des asso­cia­tions et leur recon­nais­sance par les ARS,
  6. L’hébergement en EHPAD,
  7. Les centres experts Parkin­son et iden­ti­fi­ca­tion des centres auto­ri­sés à prati­quer la « neuro-​stimulation »,
  8. Les centres médico-​sociaux avec chan­ge­ment de statut,
  9. La Nico­ti­no­thé­ra­pie,

Déci­sions :
À la suite de ce tour d’horizon, diffé­rentes déci­sions ont été prises :

  • Vulga­ri­ser les avan­cées de la recherche pour permettre aux malades et à leurs proches une meilleure compré­hen­sion des progrès.
  • Exiger un suivi des projets de recherche, avec compte-​rendu à la clé.
  • Mettre en place des struc­tures spécia­li­sées pour la mala­die de Parkin­son (Ydes 15).
  • Faire agir les ARS au niveau local, qu’elles agissent davan­tage sur le terrain.
  • Trou­ver un parrain/​marraine qui sera l’image de la mala­die de Parkin­son. Il pour­rait s’agir d’une person­na­lité ou d’un proche (ex : enfant de malade).
  • Lors de la prochaine produc­tion des « cartes médi­cales Parkin­son », mettre en valeur le Collec­tif et pas seule­ment France Parkin­son.
  • Réflé­chir à un logo pour le Collec­tif.
  • Modi­fier la « mallette du nouveau diag­nos­ti­qué » en y mettant des docu­ments plus concis et la distri­buer non seule­ment auprès des centres hospi­ta­liers mais aussi auprès des neuro­logues en ville.
  • Écrire une lettre au Conseiller de santé à l’Élysée et mener une action parle­men­taire
  • Mettre en place une réunion le jeudi 28 septembre à 10h avec le profes­seur Philippe Remy pour qu’il présente son étude sur la nico­ti­no­thé­ra­pie.

A la suite de cette réunion du Collec­tif, Renée DUFANT a été nommée « corres­pon­dante anima­trice du Collec­tif ».

Fait à Paris le 7 juin 2017

Rédigé par Renée Dufant et super­visé par Didier Robillard

La qualité de la chaîne du médicament

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Pour parve­nir à commer­cia­li­ser un nouveau médi­ca­ment, il faut tester un très grand nombre de molé­cules. Les tests durent plusieurs années, et suivent une succes­sion d’étapes très régle­men­tées. Les nouvelles substances poten­tiel­le­ment actives font ainsi l’objet d’études prévues dans chacune des étapes de déve­lop­pe­ment suivantes :

  • les essais précli­niques consistent à évaluer in vivo dans des systèmes vivants non humains l’activité d’un candi­dat médi­ca­ment issus des phases de la recherche cogni­tive et à appré­hen­der la toxi­co­lo­gie de la molé­cule. Les études non-​cliniques sont conduites en suivant les bonnes pratiques de labo­ra­toire (BPL).
  • la phase de déve­lop­pe­ment clinique (essais cliniques = essais d’un médi­ca­ment chez l’homme volon­taire malade ou sain) apporte les preuves scien­ti­fiques de la balance bénéfice/​risque de la molé­cule. Cette étape, qui ne peut se faire sans auto­ri­sa­tion de l’Agence natio­nale de sécu­rité du médi­ca­ment et des produits de santé (ANSM), est cruciale, car les données recueillies vien­dront alimen­ter le dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Les bonnes pratiques cliniques (BPC) s’appliquent à toutes les étapes de ces études.

    Paral­lè­le­ment aux essais cliniques, il y a une phase de déve­lop­pe­ment indus­triel qui comprend une phase de produc­tion du prin­cipe actif et une phase de déve­lop­pe­ment galé­nique. Le résul­tat des essais cliniques et du déve­lop­pe­ment phar­ma­ceu­tique et indus­triel consti­tue le dossier de demande d’AMM.

  • le dossier d’autorisation de mise sur le marché est la pièce d’identité du médi­ca­ment. Il regroupe les preuves précli­niques et cliniques de sécu­rité et d’efficacité du médi­ca­ment. Il démontre égale­ment que la chaîne de vigi­lance et de contrôle mise en œuvre par le fabri­cant permet d’assurer la repro­duc­ti­bi­lité de la qualité du médi­ca­ment. Dans le cadre d’une procé­dure centra­li­sée euro­péenne, ce dossier est examiné par le Comité des médi­ca­ments à usage humain (CHMP) de l’Agence euro­péenne du médi­ca­ment (EMA). Si la procé­dure est natio­nale, le dossier est déposé auprès de l’ANSM. Une partie spéci­fique du dossier d’AMM est consa­crée aux matières premières, qu’il s’agisse de substances actives ou d’excipients, pour appor­ter la preuve de leur qualité et de leur pureté.

Le saviez-​vous ?
Les exci­pients sont des substances desti­nées à faci­li­ter la fabri­ca­tion et l’utilisation. Ils peuvent par exemple appor­ter un goût, une couleur à un comprimé, un sirop, ou appor­ter une consis­tance à une crème, ce qui en faci­li­tera l’application. Ils n’ont pas d’effet théra­peu­tique mais peuvent avoir un effet notoire qui néces­site des précau­tions d’emploi pour certaines caté­go­ries parti­cu­lières de patients.

  • le proces­sus de produc­tion mis en œuvre pour façon­ner le produit fini est un élément clé de la qualité. Au cours de cette étape, les établis­se­ments de fabri­ca­tion des matières premières actives et les établis­se­ments phar­ma­ceu­tiques appliquent les bonnes pratiques de fabri­ca­tion (BPF). La fabri­ca­tion des médi­ca­ments est placée sous l’autorité du phar­ma­cien respon­sable qui engage sa respon­sa­bi­lité pour chaque lot produit.
  • la distri­bu­tion des médi­ca­ments est réali­sée par des établis­se­ments de distri­bu­tion ayant obtenu une auto­ri­sa­tion de l’ANSM. Dans ces établis­se­ments toutes les acti­vi­tés (récep­tion des produits, stockage, gestion des commandes, gestion des réclamations…).se font confor­mé­ment aux bonnes pratiques de distri­bu­tion (BPD).
  • la dispen­sa­tion des médi­ca­ments se fait en offi­cine ou en PUI sous le contrôle d’un phar­ma­cien. Dans ces établis­se­ments, les profes­sion­nels de santé sont tenus de respec­ter les condi­tions de conser­va­tion des médi­ca­ments dans des locaux ou enceintes adap­tés prévues par l’AMM (condi­tion de tempé­ra­ture…).
  • la surveillance post-​AMM fait partie inté­grante de la qualité de la chaîne du médi­ca­ment. Après sa commer­cia­li­sa­tion, le médi­ca­ment fait l’objet, toute sa vie, d’une surveillance de la part des auto­ri­tés et des profes­sion­nels de santé des pays dans lesquels il est auto­risé. Les béné­fices et les risques liés à son utili­sa­tion sont pério­di­que­ment évalués. Le médi­ca­ment peut être à tout moment retiré du marché et son AMM suspen­due, en cas de doute sur la balance bénéfice/​risque de la molé­cule. L’ANSM publie chaque année, sur son site Inter­net, la liste des médi­ca­ments pour lesquels les AMM ont été refu­sées, reti­rées ou suspen­dues, dont la déli­vrance a été inter­dite ou qui ont été reti­rés du marché en France et dans l’Union euro­péenne (UE).
  • Martine Delmond

Point de vue d’un élu associatif : Abattre les cloisons pour être entendu

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Régu­liè­re­ment, lors de nos assem­blées, nous avons à déplo­rer le manque de renou­vel­le­ment des admi­nis­tra­teurs.

Nos asso­cia­tions ont ceci de parti­cu­lier qu’elles concernent une mala­die évolu­tive qui se mani­feste sur le tard. Lorsque les premiers symp­tômes appa­raissent, la mala­die est déjà à un stade avancé. Une telle pers­pec­tive incite peut à s’engager, que l’ont soit aidé ou aidant.

De plus, nous exer­çons dans un monde cloi­sonné, A chaque asso­cia­tion sa mala­die ! Cela alors qu’elles ont des problèmes simi­laires à résoudre. Ainsi, chaque rentrée voit le même parcours du combat­tant où au lieu d’unir leurs efforts, les asso­cia­tions se retrouvent en concur­rence face aux orga­nismes censés les aider. Que d’énergie gaspillée !

Le tout aggravé par l’accélération d’un monde livré aux puis­sants lobbies qui se disputent les parts de marché et face auxquels il devient de plus en plus diffi­cile de faire entendre notre cause.

Comment trou­ver la force pour abattre les cloi­sons qui nous éloignent, nous affai­blissent ?

Nous retrou­vant entre gens concer­nés par la même mala­die, c’est natu­rel­le­ment que nos préoc­cu­pa­tions vont d’abord au « comment aider ? » ou « comment trai­ter ? » Trop rare­ment nous nous inté­res­sons au « comment éviter ? » qui pour­tant s’adresse à tous — Y compris ceux qui ne sont pas concer­nés, mais qui par leurs acti­vi­tés pour­raient le deve­nir et ne le savent pas. D’où les jour­nées mondiales orga­ni­sées pour sensi­bi­li­ser le grand public sur la mala­die, aler­ter sa vigi­lance sur la néces­sité d’établir des prin­cipes de précau­tions et les faire respec­ter. Récem­ment, le gouver­ne­ment n’a-t-il pas été amené à revoir à la baisse les règle­men­ta­tions d’utilisation des pesti­cides dont le lien avec le Parkin­son a pour­tant été démon­tré par l’INSERM. Face aux tendances à regrou­per les réponses, ne devons-​nous pas rappro­cher nos causes ? Ne pourrions-​nous déve­lop­per des parte­na­riats pour échan­ger nos savoirs, voire propo­ser des terrains d’actions communes ?

Quelques pistes :
httsp://www.generations-futures.fr/actualites/sentinelles-film-cinema-8-novembre/
https://www.letemps.ch/economie/2015/03/11/pesticides-empoisonnent-negociations-entre-americains-europeens
https://www.phyto-victimes.fr/
Rédigé pat Yves Gicquel

Le point rencontre de Brest

Le point rencontre de Brest s’est dérou­lée dans la grande salle du patro­nage du pilier rouge, ce vendredi 15 septembre.

Nous étions envi­ron une ving­taine de personnes malades et aidants. Nous avions mis à dispo­si­tion de la docu­men­ta­tion sur la mala­die de Parkin­son.

Albert Mével­lec respon­sable du Point rencontre de Brest étant souf­frant, nous a demandé Odile et moi de le rempla­cer.

Nous avons donc accueillis trois malades dont deux que nous avions déjà vus, il y a envi­ron 5 ans. Ces personnes n’étaient pas reve­nues aux points rencontre car elles ne se sentaient pas prêtes.

Une nouvelle dame décla­rée malade depuis un mois et demi a expli­qué le parcours de sa vie. Elle a décidé d’emblée de venir nous rejoindre au PR. Tous les trois vien­drons rejoindre le groupe de gymnas­tique douce une fois par semaine au patro­nage laïque du pilier rouge.

Nous avons donc présenté les dernières infor­ma­tions, la reprise de la gym, des acti­vi­tés, et la mise en place de l’éducation théra­peu­tique du patient au CHRU hôpi­tal de la cavale blanche à Brest, André un malade a pu d’ailleurs expli­quer qu’il avait parti­cipé à un atelier d’éducation physique le matin-​même au grand large,( port de commerce)

André nous a donc présenté l’organisation de l’atelier pour 9 personnes malades et aidants enca­drés par un méde­cin et Audrey notre kiné du pilier rouge.

Ensuite toutes les personnes présentes ont pu discu­ter d’un café et thé préparé par notre fidèle Marce­line.

[vu sur le net] Point sur l’arrêt de la consultation du Dr Gabriel Villafane au sein du service de neurologie de l’hôpital Henri-​Mondor AP-​HP

article trouvé sur le site de l’assistance publique hôpi­taux de Paris

Le service de neuro­lo­gie de l’hôpital Henri Mondor AP-​HP héberge un Centre expert Parkin­son dirigé par le Pr Philippe Rémy, label­lisé par l’ARS Ile-​de-​France. Le Dr Gabriel Villa­fane a exercé dans le service de Neuro­lo­gie à raison d’une demi-​journée par semaine, avec une vaca­tion, jusqu’au 1er octobre 2017.

Un proto­cole d’essai théra­peu­tique sur l’utilisation de la nico­tine à l’état pur comme médi­ca­ment pour les mala­dies neuro­dé­gé­né­ra­tives, notam­ment la mala­die de Parkin­son, a été engagé par le Pr Cesaro (jusqu’à son décès en 2013) et le Dr Villa­fane. Cette recherche clinique, promue par l’AP-HP avec l’autorisation des auto­ri­tés compé­tentes (ANSM et CPP), s’est dérou­lée de 2009 à 2012 et a concerné 40 patients sur la période. Les résul­tats de cette étude clôtu­rée permettent de conclure à l’inefficacité de l’administration trans­der­mique de nico­tine sur les symp­tômes moteurs de patients atteints de mala­die de Parkin­son.

pour lire cet article dans son inté­gra­lité, suivez ce lien…

Vaincre la maladie de Parkinson ?

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Livre de André Nieoul­lon

Voici la quatrième de couver­ture de l’ouvrage du Profes­seur André Nieoul­lon paru en mars 2017 chez Deboeck supé­rieur. Il présente remar­qua­ble­ment son travail de collecte d’informations et de descrip­tion de la situa­tion des connais­sances sur la mala­die de Parkin­son, connais­sances liées à son travail de cher­cheur à l’université de Aix-​Marseille. Aujourd’hui à la retraite, il a tenu à adres­ser une forme de bilan-​état des lieux pour servir à tous les parte­naires de réfé­rence dans leurs actions.

Très péda­go­gique, il est parfois pas facile à lire, surtout dans la partie « recherche » qui fait appel à des connais­sances que le commun des mortels n’a pas à sa dispo­si­tion habi­tuel­le­ment. Mais cela ne doit pas rebu­ter le lecteur qui trou­vera très certai­ne­ment des réponses ou des confir­ma­tions dans sa connais­sance de la mala­die.

Quatrième de couver­ture:-
Pourra-​t-​on un jour guérir la mala­die de Parkin­son ?
Cet ouvrage permet d’aborder de manière didac­tique les diffé­rents aspects de la mala­die de Parkin­son, de sa décou­verte aux avan­cés des connais­sances les plus récentes sur sa physio­pa­tho­lo­gie et sa prise en charge. Les progrès sont immenses et pour­tant on ne guérit toujours pas cette mala­die.

Que fait donc la recherche ?
Cher­cheur depuis une quaran­taine d’années, l’auteur tente de réunir ici les réponse aux ques­tions les plus fréquentes que les patients adressent à la recherche neuro­lo­gique. Il décrit en parti­cu­lier comment l’implication de la dopa­mine a été à l’origine des prin­ci­paux trai­te­ments, et comment la recherche peut aujourd’hui rendre des comptes des causes et des méca­nismes de la dégé­né­res­cence des neurones, ce qui augure de la mise au point de nouveaux trai­te­ments, en parti­cu­lier à visée neuro­pro­tec­trice, pour enfin stop­per la mala­die de Parkin­son.

Pour­quoi l’innovation théra­peu­tique est-​elle en « panne » ?
L’ouvrage inté­res­sera les méde­cins géné­ra­listes et neuro­logues ainsi que les profes­sion­nels de la prise en charge des patients parkin­so­niens (kiné­si­thé­ra­peute, ergo­thé­ra­peutes, ortho­pho­nistes, infir­mières, etc.). il se veut égale­ment acces­sible pour les nombreux malades et asso­cia­tions de malades souhai­tant s’informer sur la mala­die et en parti­cu­lier sur les avan­cées de la recherche et les pers­pec­tives théra­peu­tiques.

Lu et résumé par jean Grave­leau

Ce que dit la science à propos des risques et bienfaits du cannabis

Ce que dit la science à propos des risques et bien­faits du canna­bis

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Le 12 janvier 2017 Even Kinsey, Profes­seur assis­tant en psycho­lo­gie à l’Univer­sité de Virgi­nie Ouest, et Divya Ramesh, Cher­cheuse adjointe à l’Univer­sité du Connec­ti­cut, décla­raient :

En tant que cher­cheurs, nous n’avons aucune opinion poli­tique au sujet de la léga­li­sa­tion du canna­bis. Nous étudions simple­ment cette plante, connue sous le nom de mari­juana, et ses compo­santes chimiques.

À ce jour, 29 états améri­cains auto­risent l’usage médi­cal du canna­bis. Même si d’aucuns prétendent que le canna­bis ou les extraits de canna­bis peuvent soula­ger certaines mala­dies, la recherche sur ce sujet est encore balbu­tiante, et les résul­tats obte­nus jusque-​là sont miti­gés. Pour l’instant, nous n’en savons pas assez sur le canna­bis et ses déri­vés pour juger s’il s’agit d’un médi­ca­ment effi­cace.

Alors, quelles sont les données scien­ti­fiques dispo­nibles à ce jour, et pour­quoi n’en savons-​nous pas davan­tage au sujet de l’usage médi­cal du canna­bis ? La plupart des cher­cheurs s’intéressent à des compo­santes spéci­fiques du canna­bis, nommées canna­bi­noïdes. Si l’on s’en tient à un point de vue de cher­cheur, le canna­bis est une drogue « sale », dans la mesure où il contient des centaines de compo­sants dont on ne connaît pas bien les effets. C’est pour­quoi les cher­cheurs se concentrent sur un seul type de canna­bi­noïde à la fois. À ce jour, seuls deux canna­bi­noïdes issus de la plante ont été étudiés de façon appro­fon­die : le THC (tétra­hy­dro­can­na­bi­nol) et le canna­bi­diol. Mais il se peut que d’autres canna­bi­noïdes que l’on ne connaît pas encore soient dotés de vertus théra­peu­tiques.

Le THC est le prin­cipe actif prin­ci­pal du canna­bis. Il active les récep­teurs canna­bi­noïdes dans le cerveau, provo­quant l’effet de « high » bien connu des consom­ma­teurs de canna­bis, mais il joue aussi sur le foie et sur d’autres parties du corps. Les deux seuls canna­bi­noïdes approu­vés par la FDA (Food and Drug Admi­nis­tra­tion, l’autorité améri­caine de la santé), que les méde­cins peuvent donc pres­crire léga­le­ment, sont des médi­ca­ments synthé­ti­sés par des labo­ra­toires repro­dui­sant l’effet du THC. Ils sont pres­crits pour augmen­ter l’appétit et préve­nir les pertes muscu­laires asso­ciées à certains cancers et au sida.

Le canna­bi­diol (dit aussi CBD), de son côté, n’interagit pas avec les récep­teurs canna­bi­noïdes. Il ne produit pas non plus de « high ». Aux États-​Unis, 17 états ont adopté des lois qui permettent à certains malades d’avoir accès au CBD.

Notre corps produit natu­rel­le­ment des canna­bi­noïdes, les endo­can­na­bi­noïdes. Les cher­cheurs déve­loppent des médi­ca­ments capables d’alté­rer leur fonc­tion, afin de mieux comprendre comment fonc­tionnent les récep­teurs de ces substances dans notre orga­nisme. Ces études visent à trou­ver des trai­te­ments qui pour­raient utili­ser les canna­bi­noïdes que nous produi­sons natu­rel­le­ment pour soigner la douleur chro­nique ou l’épilepsie, au lieu d’utiliser le canna­bis issu de plantes.

On entend souvent dire que le canna­bis est un trai­te­ment possible pour beau­coup de mala­dies. Obser­vons de plus près deux affec­tions, la douleur chro­nique et l’épilepsie, pour illus­trer l’état actuel de la recherche sur les vertus théra­peu­tiques du canna­bis.

Le canna­bis permet-​il de lutter contre la douleur chro­nique ?
Les résul­tats de la recherche indiquent que certaines personnes souf­frant de douleur chro­nique pratiquent l’auto­mé­di­ca­tion avec le canna­bis. Cepen­dant, nous dispo­sons de trop peu d’études menées sur les humains pour savoir si le canna­bis ou les canna­bi­noïdes soulagent effec­ti­ve­ment la douleur chro­nique.

La recherche menée sur les humains montre que certaines mala­dies, comme la douleur chro­nique résul­tant de lésions nerveuses, seraient sensibles à l’action du canna­bis, sous forme fumée ou vapo­ri­sée, de même qu’à un médi­ca­ment à base de THC auto­risé par la FDA. Mais la plupart de ces recherches se fondent sur des décla­ra­tions subjec­tives, sur des évalua­tions person­nelles de la douleur, ce qui en limite la vali­dité. Seuls quelques essais cliniques contrô­lés ont été menés à ce jour, ce qui ne permet pas de savoir si le canna­bis est un trai­te­ment de la douleur effi­cace.

Une autre approche consiste à s’intéresser à la combi­nai­son de plusieurs médi­ca­ments, à savoir un médi­ca­ment expé­ri­men­tal à base de canna­bi­noïdes asso­cié à un médi­ca­ment déjà connu. Par exemple, une étude récente menée sur les souris combi­nait une faible dose de médi­ca­ment à base de THC à un médi­ca­ment de type aspi­rine. Or, cette combi­nai­son bloque la douleur asso­ciée aux termi­nai­sons nerveuses mieux que chacune de ces drogues ne le fait indi­vi­duel­le­ment.

Théo­ri­que­ment, de telles combi­nai­sons permettent d’utiliser des quan­ti­tés moindres de chaque substance, et les effets secon­daires sont ainsi réduits. En outre, certaines personnes peuvent être plus récep­tives à l’une des substances qu’à l’autre, ce qui opti­mise les chances que la combi­nai­son convienne à plus de patients. Mais pour le moment, aucune étude de ce type n’a été menée sur les humains.

Les effets du canna­bis sur l’épilepsie :
Malgré certains articles à sensa­tion et même si les spécu­la­tions vont bon train sur Inter­net, l’usage théra­peu­tique du canna­bis pour atté­nuer les crises d’épilepsie n’est pour l’instant confirmé que par des expé­riences menées sur les rongeurs.

Chez les humains, la preuve de son effi­ca­cité est bien moins établie. Il existe bon nombre d’anec­dotes et d’enquêtes qui vantent les vertus des fleurs de canna­bis ou des extraits de canna­bis pour trai­ter l’épilepsie. Mais on ne saurait compa­rer ces décla­ra­tions à des essais cliniques correc­te­ment contrô­lés qui permettent de déter­mi­ner si certains types de crise d’épilepsie répondent posi­ti­ve­ment aux effets des canna­bi­noïdes et de donner des indices plus solides sur la façon dont la plupart des gens réagissent à cette substance.

Même si le CBD attire l’attention en tant que trai­te­ment poten­tiel des crises d’épilepsie chez l’humain, on ne sait rien du lien physio­lo­gique entre la substance et ses effets. De même qu’avec la douleur chro­nique, les quelques études cliniques qui ont été menées n’incluent que très peu de patients. En étudiant des groupes plus impor­tants, nous pour­rions décou­vrir si seuls certains patients sont récep­tifs au CBD.

Nous avons égale­ment besoin d’en savoir plus sur les récep­teurs canna­bi­noïdes dans le cerveau et dans le corps, de comprendre quels systèmes ils régulent, et de quelle façon le CBD peut les influen­cer. Par exemple, le CBD pour­rait inter­agir avec des médi­ca­ments anti­épi­lep­tiques, mais nous ne savons pas encore très bien dans quel sens. Il pour­rait aussi avoir des effets diffé­rents sur un cerveau en déve­lop­pe­ment et sur un cerveau adulte. Si l’on cherche à soigner des enfants et des jeunes avec du CBD ou des produits issus du canna­bis, il faut se montrer parti­cu­liè­re­ment prudent.

La recherche sur le canna­bis est diffi­cile à mener.
Ce n’est que par le biais d’études solides que nous pour­rons comprendre les éven­tuelles vertus théra­peu­tiques du canna­bis. Mais la recherche sur le canna­bis et les canna­bi­noïdes est parti­cu­liè­re­ment diffi­cile à mener.

Aux États-​Unis, le canna­bis et ses compo­santes, le THC et le CBD, sont surveillés de près par la DEA, la police anti­drogue améri­caine, au même titre que l’ecstasy et l’héroïne. Pour mener des études sur le canna­bis, tout cher­cheur doit d’abord deman­der une auto­ri­sa­tion à l’État et à l’échelon fédé­ral. S’ensuit un très long proces­sus d’analyse ponc­tué d’inspections, permet­tant d’assurer à la recherche un haut niveau de sécu­rité et une traça­bi­lité maxi­male.

Dans nos labo­ra­toires, même les toutes petites quan­ti­tés de canna­bi­noïdes que nous utili­sons pour nos recherches sur les souris sont sous haute surveillance. Ce fardeau régle­men­taire décou­rage bien des cher­cheurs.

La concep­tion des expé­riences est un autre défi diffi­cile de taille. Beau­coup d’études se fondent sur les souve­nirs des consom­ma­teurs : ils décrivent leurs symp­tômes et les quan­ti­tés de canna­bis consom­mées. On retrouve ce même biais dans toute étude qui se fonde sur des compor­te­ments décla­rés. En outre, les études menées en labo­ra­toire ne concernent géné­ra­le­ment que des consom­ma­teurs modé­rés à fréquents, qui ont déjà certai­ne­ment déve­loppé une certaine accou­tu­mance aux effets de la mari­juana et qui, de ce fait, ne sont pas repré­sen­ta­tifs de la popu­la­tion géné­rale. Par ailleurs, ces études se limitent à l’usage du canna­bis sous sa forme « entière », qui contient de nombreuses sortes de canna­bi­noïdes dont nous connais­sons très mal les effets.

Les essais avec placebo sont égale­ment compli­qués, parce que l’euphorie que l’on asso­cie géné­ra­le­ment à la consom­ma­tion de canna­bis rend la substance facile à iden­ti­fier, en parti­cu­lier si elle contient une forte dose de THC. Les gens savent quand ils sont « high » et quand ils ne le sont pas.

Il existe encore un autre biais, que l’on appelle le biais d’espérance, qui revêt un sens parti­cu­lier avec la recherche sur le canna­bis. Ce biais repose sur l’idée que nous avons tendance à expé­ri­men­ter ce qui corres­pond à nos espé­rances, en fonc­tion de nos connais­sances. Par exemple, les gens se déclarent plus éveillés après avoir bu un café « normal », même s’il s’agissait en fait d’un café déca­féiné. De même, les parti­ci­pants d’une étude sur le canna­bis évoquent un soula­ge­ment après avoir ingéré du canna­bis, parce qu’ils sont persua­dés que le canna­bis soulage la douleur.

La meilleure façon de surmon­ter ce biais consiste à mettre en place une étude contre placebo plus sophis­ti­quée. Contrai­re­ment à l’étude contre placebo simple dans laquelle les parti­ci­pants ne savent pas ce qu’ils reçoivent, on leur déclare qu’ils reçoivent un placebo, ou une dose de canna­bis, sans que cela corres­ponde forcé­ment à la réalité.

Les études sur le canna­bis devraient égale­ment inclure des mesures biolo­giques objec­tives, telles que le taux de THC dans le sang, ou des mesures physio­lo­giques ou senso­rielles que l’on retrouve habi­tuel­le­ment dans le champ de la recherche biomé­di­cale. Pour l’heure, les études sur le canna­bis mettent en avant des mesures auto­dé­cla­rées plutôt que des mesures objec­tives.

La consom­ma­tion de canna­bis n’est pas sans risques.
La possi­bi­lité d’une consom­ma­tion exces­sive existe pour toute drogue qui affecte le fonc­tion­ne­ment du cerveau, et les canna­bi­noïdes ne font pas excep­tion à la règle. On peut compa­rer le canna­bis au tabac, car beau­coup de ses consom­ma­teurs ont eux aussi du mal à arrê­ter. Et de même que le tabac, le canna­bis est un produit natu­rel qui a été cultivé de façon sélec­tive pour obte­nir des effets plus puis­sants sur le cerveau, ce qui n’est pas sans risque.

Bien que de nombreux usagers du canna­bis soient en mesure d’arrêter sans problème, de 2 à 6% des consom­ma­teurs améri­cains éprouvent des diffi­cul­tés à stop­per. L’usage répété de la drogue, en dépit de l’envie de dimi­nuer ou d’arrêter d’en consom­mer, est le signe d’une dépen­dance.

Tandis que de plus en plus d’états améri­cains adoptent des lois en faveur de l’usage médi­cal ou récréa­tif du canna­bis, le nombre de personnes dépen­dantes pour­rait bien augmen­ter.

Il est trop tôt pour affir­mer que les béné­fices poten­tiels du canna­bis dépassent les risques qu’il fait encou­rir à ceux qui en consomment. Mais tandis que les lois améri­caines sur le canna­bis (et le canna­bi­diol) se font moins restric­tives, il est temps que la recherche établisse des faits.

Even Kinsey, Profes­seur assis­tant en psycho­lo­gie à l’Université de Virgi­nie Ouest,
Divya Ramesh, Cher­cheuse adjointe à l’Université du Connec­ti­cut,
La version origi­nale de cet article a été publiée sur The Conver­sa­tion, le 12 janvier 2017
Lu par Renée Dufant

[vu sur le net] Parkinson : des malades dénoncent l’abandon d’une thérapie efficace

article trouvé sur le site de Paris Match

Corinne, atteinte de Parkin­son, supporte sa mala­die grâce à des patchs trans­der­miques de nico­tine, un trai­te­ment expé­ri­men­tal et promet­teur. Alors que la direc­tion de l’AP-HP vient de démettre le seul méde­cin expert sur cette théra­pie, des centaines de malades sont dans le désar­roi.

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Cinéma et théâtre au chevet de la relation médecin patient.

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

L’enseignement au  « savoir-​être » méde­cin à travers la mise en scène de vraie-​fausse » consul­ta­tion, se diffuse peu à peu dans les facul­tés de méde­cine. Grâce à cette tech­nique, de plus en plus de facul­tés forment les futurs méde­cins à la rela­tion avec le patient.

Œil rivé à la caméra, le jeune homme se concentre sur la scène jouée par les comé­diens. L’instant est grave : le méde­cin annonce à une femme, jeune encore, qu’elle doit subir une chimio­thé­ra­pie avant son opéra­tion d’un cancer du sein. Elle refuse, obsti­né­ment :  « Ce n’est pas le cancer qui va me tuer, c’est la chimio ». Le méde­cin s’emporte.

Contrai­re­ment aux appa­rences, nous ne sommes pas sur le plateau du dernier film de Thomas Lilti, le réali­sa­teur d’Hippo­crate et de Méde­cin de campagne. Derrière la caméra, Mathieu, interne en méde­cine géné­rale à la faculté Pierre & Marie Curie à Paris. Il inau­gure avec sept autres étudiants l’option  « méde­cine, théâtre et vidéos », créée cette année.

L’ambition de ce sémi­naire n’est pas de révé­ler des voca­tions artis­tiques mais de former de futurs méde­cins à la rela­tion avec le patient. Trans­for­més en cinéastes pour l’occasion, ils ont imaginé, écrit, joué puis réalisé quatre films mettant en scènes des situa­tions médi­cales parti­cu­lières. Au programme :

  • l’annonce diffi­cile d’un diabète de type 1 à une jeune fille.
  • le refus de soins d’une femme atteinte d’ un cancer du sein.
  • un patient se plai­gnant de symp­tômes sans causes appa­rentes.
  • une consul­ta­tion pour une demande d’IVG.

Ces films illus­trent comment : l’attitude, les paroles et les silences du méde­cin lors d’une consul­ta­tion, influent sur la rela­tion avec le patient.

« Par exemple, dans le film sur la demande de l’IVG, deux ou trois phrases terribles sont assé­nées. Et nous avons tous, un jour ou l’autre, prononcé ce genre de phrases. Or la première consul­ta­tion va condi­tion­ner le vécu de l’acte », explique le Dr Gilles Lazimi, l’un des ensei­gnants du sémi­naire. A travers ces exemples, les futurs méde­cins apprennent à culti­ver l’écoute et l’empathie, cette capa­cité à comprendre ce qui se passe dans la tête de l’autre.  « Au cours de nos études, on nous répète qu’il faut être empa­thique … mais sans nous expli­quer comment faire. Pendant les stages, c’est toujours l’aspect tech­nique du métier qui prime », souligne Delphine. La forma­tion des méde­cins donne en effet la prio­rité à la recherche des symp­tômes dans le but d’établir un diag­nos­tic et ensuite de choi­sir le trai­te­ment.

Résul­tat, les étudiants se retrouvent le plus souvent confron­tés à des situa­tions humaines diffi­ciles, sans jamais y avoir été prépa­rés. Comme le raconte Marine, une autre parti­ci­pante  « A 20 ans, aux urgences, je me suis retrou­vée seule face à une femme de 50 ans suici­daire. J’étais dépas­sée » Comment alors ne pas être tenté de mettre en place des méca­nismes de défense comme refu­ser de lais­ser à la place à l’émotion, se canton­ner aux trai­te­ments …

« Nous avons tous un moment ou un autre perdu notre sensi­bi­lité, notre huma­nité. Mais comment rester empa­thique à 3 heures du matin aux urgences, lorsqu’un patient vous agresse verba­le­ment ? », s’interroge Delphine.

Appren­tis­sage des gestes tech­niques :

Pour le Dr Samuel Leroy, qui propose des cours de commu­ni­ca­tion médi­cale aux étudiants de la faculté de Rouen dès la deuxième année, l’empathie est une fenêtre ouverte sur le monde.  « Lorsque votre fenêtre est grande ouverte, si vous vivez une expé­rience trau­ma­ti­sante, souvent dès votre premier stage, vous la fermez. Nous sommes là pour apprendre aux futurs méde­cins à manier cette fenêtre, à en modu­ler l’ouverture », explique l’enseignant. A Rouen, les étudiants sont confron­tés à des patients simu­lés, joués par des acteurs dès la deuxième année.

Cet ensei­gne­ment au « savoir-​être » méde­cin à travers la mise en scène de « vrai-​fausse » consul­ta­tion demeure facul­ta­tif. Il diffuse cepen­dant peu à peu dans les facul­tés. A l’image de l’apprentissage des gestes tech­niques, l’idée de  « jamais la première fois » avec le malade s’imposera-t-elle dans le domaine de la rela­tion médecin-​malade ?

La ques­tion reste posée car la méthode a un coût. Pour­tant, cette péda­go­gie réaliste est perti­nente, comme l’ont démon­tré plusieurs études.  « Ce dispo­si­tif d’enseignement est appré­cié des étudiants et leur permet d’en tirer un béné­fice » concluaient en 2006 les cher­cheurs de l’université de Lausanne qui propose un appren­tis­sage avec patient simulé à tous les étudiants de quatrième année. A Paris, les huit futurs méde­cins se sentent aujourd’hui mieux armés.  « Je suis plus sereine face à certaines situa­tions  », explique Naryanne en dernière année. Reste main­te­nant à toucher le maxi­mum d’étudiants. C’est aussi l’objectif des films qui sont diffu­sés lors des cours de troi­sième cycle.

Article d’Anne Prigent relevé dans le Figaro Santé du 20 08 17 par Fran­çoise Vignon

Un infarctus féminin ne débute pas de la même façon que pour un homme.

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

D’abord, les premiers symp­tômes ne sont pas aussi drama­tiques. La douleur intense tel un coup de couteau à la poitrine ; les sueurs froides, l’impression de serre­ment puis la chute au sol sont habi­tuel­le­ment absents. Voici l’histoire vécue.

Vers 22h30, sans aucun aver­tis­se­ment préa­lable, sans acti­vité exté­nuante ou stres­sante, j’ai subi un infarc­tus du myocarde. J’étais assise bien confor­ta­ble­ment avec mon chat lors d’une soirée froide d’hiver. Une bonne lecture m’occupait et me faisait penser : ça, c’est la vie… les pieds suréle­vés bien assise dans ma chaise.

Quelques instants plus tard, j’ai eu l’impression d’une mauvaise indi­ges­tion. Je me sentais comme si j’avais avalé en toute hâte un sand­wich puis un verre d’eau pour faire descendre le tout. J’avais la sensa­tion d’avoir avalé une balle de golf et qu’elle parcou­rait lente­ment mon œsophage en me lais­sant une grande sensa­tion d’inconfort. J’ai donc eu comme réflexe d’aller boire un verre d’eau pour faire descendre le tout mais je n’avais rien mangé depuis au moins 5 heures. Ces premiers symp­tômes se sont dissi­pés puis j’ai senti une drôle de sensa­tion de serre­ment et de mouve­ment tout le long de ma colonne verté­brale ce que j’ai attri­bué plus tard à un spasme de l’aorte. Puis cette sensa­tion s’est trans­mise au niveau du ster­num puis est montée jusqu’à mon cou puis s’est logée aux deux mâchoires.

C’est alors que j’ai réalisé que je subis­sais sans doute un infarc­tus car j’avais en mémoire les infor­ma­tions quant aux raisons des douleurs des mâchoires. Mon premier réflexe fut de repous­ser le chat et de me lever mais mes jambes ne me suppor­tèrent pas.

Je me retrou­vai donc au sol et réali­sai alors que je ne devais pas me dépla­cer mais puisque j’étais seule, je devais me rendre au télé­phone dans la pièce voisine avant de perdre tous mes moyens. Je me suis donc rele­vée en m’appuyant sur une chaise et j’ai marché lente­ment vers le télé­phone pour appe­ler à l’aide. La prépo­sée m’envoya immé­dia­te­ment les secou­ristes suite à l’écoute de mes symp­tômes. Elle me conseilla de déver­rouiller la porte d’entrée puis de m’étendre tout près afin que les ambu­lan­ciers me trouvent rapi­de­ment. Je me suis alors éten­due sur le sol puis je suis deve­nue incons­ciente.

Je n’ai aucun souve­nir de leur inter­ven­tion ni de mon voyage en ambu­lance. Arri­vée aux urgences, je me rappelle à peine le cardio­logue dans ses vête­ments bleus de salle d’opération qui tentait de m’interroger mais sans succès. Je repris conscience un peu plus tard alors que les méde­cins avaient inséré le minus­cule ballon sonde dans l’artère fémo­rale pour se rendre jusqu’à l’aorte. On dut instal­ler deux appa­reils pour main­te­nir l’aorte coro­na­rienne déga­gée.

En réalité, toute cette démarche s’est faite très rapi­de­ment, l’espace de quelques minutes car les services d’urgence se trouvent assez près de mon domi­cile. J’ai subi un arrêt cardiaque lors du dépla­ce­ment mais la vigi­lance de tous m’a sauvé la vie.

Voici donc quelques conseils :

  • Soyez consciente que quelque chose de très inha­bi­tuel se passe en vous, rien qui ne ressemble à quoique ce soit que vous avez déjà senti. La douleur très carac­té­ris­tique au niveau du ster­num puis des mâchoires m’a convain­cue de l’infarctus. Plus de femmes que d’hommes succombent à leur première attaque car elles n’évaluent pas la gravité des symp­tômes. Leur premier réflexe étant de prendre un médi­ca­ment pour une indi­ges­tion tel du Maalox ou un anti­acide, elles se couchent ensuite et se disent que demain elles iront mieux mais pour elles, ce lende­main n’arrive pas… Vos symp­tômes ne seront peut-​être pas iden­tiques mais un appel, même s’il s’avère une fausse alarme vaut plus que de risquer votre vie.
  • Ne perdez pas de précieuses minutes en conjonc­ture de toutes sortes. Ne pensez pas conduire ou même de vous faire conduire par un être aimé. Les ambu­lan­ciers sont équi­pés pour vous donner rapi­de­ment les soins essen­tiels à votre survie. Ne tentez pas de rejoindre votre méde­cin, il ne peut rien pour vous, le temps est trop précieux. Les ambu­lan­ciers vous donne­ront le précieux oxygène dont votre corps ne peut se passer.
  • Même si votre taux de choles­té­rol est normal, cet acci­dent cardio-​vasculaire est possible. Des recherches ont indi­qué que l’infarctus n’arrive que si un taux exagé­ré­ment élevé de choles­té­rol est aussi accom­pa­gné d’une tension arté­rielle très élevée. Le choles­té­rol seul ne cause habi­tuel­le­ment pas l’infarctus. Ce sont surtout le stress à long terme et des déran­ge­ments causés par un cock­tail hormo­nal qui intoxiquent notre système. La douleur aux mâchoires peut être telle­ment intense qu’elle peut nous éveiller. Donc soyez vigi­lantes. Une femme bien infor­mée peut avoir la vie sauve.

Un cardio­logue croit que si dix femmes reçoivent cette infor­ma­tion et la font suivre à dix autres femmes, au moins une vie pourra être sauvée… Alors faites passer.

Trans­mis par Renée Dufant

Résultats prometteurs de l’étude du diabète de type2 dans le traitement de la maladie de Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Les premiers signes montrent une meilleure fonc­tion motrice et un ralen­tis­se­ment possible de la progres­sion de la mala­die. Mais une plus grande recherche est néces­saire.

Dr Patrik Brun­din
La preuve conti­nue de démon­trer qu’une classe plus récente de médi­ca­ments anti­dia­bé­tiques appe­lés mimé­tiques d’incrétine ou d’agonistes de récep­teurs pepti­diques de type gluca­gon peut ralen­tir ou arrê­ter la progres­sion de la mala­die de Parkin­son. Cepen­dant, les scien­ti­fiques font remar­quer que d’autres recherches sont néces­saires pour déter­mi­ner si ces médi­ca­ments sont sûrs et effi­caces chez les personnes atteintes de la mala­die de Parkin­son.

Les dernières nouvelles proviennent d’un essai clinique récent au Royaume-​Uni, dans lequel certaines personnes atteintes de Parkin­son ont conservé plus de fonc­tion motrice après avoir pris une exéna­tide pendant 48 semaines que les patients qui ont pris un placebo. Même trois mois après l’arrêt de la théra­pie exéna­tide, les patients trai­tés ont conservé une fonc­tion motrice plus élevée que le groupe témoin.

« Comme toujours avec des études sur un petit nombre de patients, nous devons exami­ner ces résul­tats avec prudence, mais ils pour­raient signa­ler un tour­nant dans le trai­te­ment de Parkin­son », explique Patrik Brun­din, MD, Ph. D, Direc­teur du Centre de sciences neuro­dé­gé­né­ra­tives de l’Insti­tut de recherche de Van Andel et président du Comité d’essais cliniques liés (LCT) de The Cure Parkinson’s, qui examine chaque année plusieurs médi­ca­ments qui pour­raient être réuti­li­sés à partir d’autres mala­dies pour trai­ter la mala­die de Parkin­son.  « L’examen scien­ti­fique appro­fondi effec­tué par LCT est essen­tiel pour trou­ver des médi­ca­ments exis­tants adap­tés à la mala­die de Parkin­son ».

En 2012, LCT a donné la prio­rité à une version à temps lent d’exénatide en tant que candi­dat prin­ci­pal pour l’évaluation clinique. Les succès dans les essais récents valident le poten­tiel de LCT pour appor­ter de nouvelles théra­pies et l’espoir pour les 10 millions de personnes dans le monde qui vivent avec la mala­die de Parkin­son.

Les cher­cheurs diri­gés par le neuro­lo­giste Thomas Folty­nie, Ph. D, MBBS, au Univer­sity College London, ont mené l’étude en parte­na­riat avec The Cure Parkinson’s Trust, une orga­ni­sa­tion britan­nique à but non lucra­tif dédiée à trou­ver un remède contre la mala­die de Parkin­son ; La Fonda­tion Michael J. Fox pour la recherche sur la mala­die de Parkin­son, qui a financé le procès, et Astra Zeneca, qui a fourni le médi­ca­ment et le placebo.

Des efforts sont déjà en cours pour lancer un essai plus vaste et multi-​centre pour déter­mi­ner si l’exénatide pour­rait être utilisé comme un trai­te­ment pour ralen­tir la progres­sion de la mala­die.

« Ces résul­tats sont certai­ne­ment promet­teurs, mais nous avons besoin de beau­coup plus de recherche et d’essais cliniques plus larges pour évaluer l’ampleur des effets de l’exénatide et s’il est possible pour les patients atteints de Parkin­son de le prendre pour de plus longues périodes en toute sécu­rité », explique Brun­din.

« Des études en labo­ra­toire nous ont dit depuis des années que les faillites du méta­bo­lisme cellu­laire peuvent être au moins partiel­le­ment respon­sables de la mort des cellules du cerveau dans la mala­die de Parkin­son », explique Brun­din En outre, nous obser­vons les connexions entre le méta­bo­lisme de l’énergie alté­rée et la capa­cité des cellules du cerveau à gérer la protéine alpha-​synucléine qui est suscep­tible de s’accumuler dans la mala­die de Parkin­son. »

Pour ces raisons et plus encore, le leader­ship du Comité des essais cliniques liés a donné la prio­rité à plusieurs médi­ca­ments contre le diabète de type 2, y compris l’exénatide, pour un trai­te­ment poten­tiel de la mala­die de Parkin­son.

La dernière étude a porté sur 60 patients atteints de mala­die de Parkin­son, dont 30 ont reçu des injec­tions hebdo­ma­daires d’exénatide et 30 ont reçu un placebo. Le dossier complet de l’étude est dispo­nible sur clinicaltrials.gov.

« Des études comme celle-​ci donnent de l’espoir et suggèrent que nous sommes plus proches que jamais d’un médi­ca­ment qui pour­rait ralen­tir la progres­sion de la mala­die de Parkin­son », explique Brun­din.  « Nous sommes prudem­ment opti­mistes, mais invi­tons les clini­ciens et les patients à attendre pour ajou­ter des médi­ca­ments tels que l’exénatide aux régimes de trai­te­ment jusqu’à ce qu’ils soient prou­vés sûrs et effi­caces dans la mala­die de Parkin­son. »

Trans­mis par Martine Delmond

Un rappel : le rôle de Lévodopa

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

La Lévo­dopa (ou L-​dopa) est un précur­seur de la dopa­mine. Son prin­cipe est simple : elle vient pallier le manque de dopa­mine. Son effet est quasi immé­diat sur les trem­ble­ments, le ralen­tis­se­ment, le blocage. Ce médi­ca­ment est admi­nis­tré par voie orale ou dans certains cas sous forme de gel injecté dans le jéju­num (partie de l’intestin) par le biais d’une pompe (pompe à Duodopa). Les effets secon­daires. Les nausées et vomis­se­ments sont les plus immé­diats. On peut aussi obser­ver de la confu­sion mentale et des hallu­ci­na­tions. Cepen­dant son action est si béné­fique sur les troubles du malade qu’elle est parfai­te­ment accep­tée. C’est la seule famille théra­peu­tique qui sera pres­crite jusqu’au bout.

http ://www.medisite.fr/parkinson-quels-sont-les-traitements.296178.16548.html#ai3GXdKEhgk4ueIi.99
Rédigé par Martine Delmond

La protéine alphasynucléine parasite la maladie de Parkinson — Mais elle peut également protéger notre intestin

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°70

Les dommages céré­braux remar­quables dans la mala­die de Parkin­son sont consi­dé­rés comme le travail d’une protéine para­site qui se propage d’une cellule du cerveau à une cellule du cerveau comme une infec­tion. Main­te­nant, les cher­cheurs ont constaté que la forme normale de la protéine α-​synucléine (αS) peut réel­le­ment défendre les intes­tins contre les enva­his­seurs en marquant les cellules immu­ni­taires clés.  « Mais les infec­tions intes­ti­nales chro­niques pour­raient fina­le­ment causer la mala­die de Parkin­son », suggèrent les scien­ti­fiques,  « si αS migre des nerfs surchar­gés dans le mur de l’intestin vers le cerveau ».

« L’axe immu­ni­taire intes­ti­nal semble être à l’origine d’une explo­sion de nouvelles idées, et ce travail offre une nouvelle hypo­thèse excep­tion­nel­le­ment exci­tante », explique Charles Bevins, un expert en immu­nité intes­ti­nale à l’Université de Cali­for­nie, Davis, qui n’était pas impli­qué dans l’étude.

La fonc­tion normale de αS a long­temps été un mystère. Bien que la protéine soit connue pour s’accumuler dans des touffes toxiques dans le cerveau et les nerfs de la muqueuse dans les patients atteints de la mala­die de Parkin­son, personne n’a été sûr de ce qu’elle a fait chez les personnes en bonne santé. Notant qu’une région de la molé­cule αS se comporte de manière simi­laire à de petites protéines ciblant les microbes qui font partie des défenses immu­ni­taires du corps, Michael Zasloff, un immu­no­lo­giste du Geor­ge­town Univer­sity Médi­cal Center à Washing­ton DC, a cher­ché à savoir si αS, aussi, pour­rait aider à repous­ser les enva­his­seurs micro­biens.

Pour voir si αS jouait effec­ti­ve­ment un rôle dans les défenses immu­ni­taires de l’intestin, Zasloff, Ethan Stol­zen­berg du Centre des sciences de la santé de l’Université de l’Oklahoma à Okla­homa City, et leurs collègues ont passé 9 ans à collec­ter et à analy­ser les biop­sies du duodé­num – la première partie de la L’intestin où les nerfs produisent norma­le­ment très peu d’αS – de 42 enfants suscep­tibles d’avoir une mala­die de Parkin­son. (Les premiers stades de la mala­die n’apparaissent presque jamais avant l’âge adulte.) Les enfants souf­fraient de douleurs abdo­mi­nales, de diar­rhée, de vomis­se­ments et d’autres symp­tômes gastro-​intestinaux, ainsi que de l’inflammation intes­ti­nale visible sous un micro­scope. Les scien­ti­fiques ont constaté que la protéine αS était effec­ti­ve­ment présente dans les nerfs de l’intestin enflammé — et plus le tissu était inten­sé­ment enflammé, plus l’équipe en a trouvé.

Mais l’αS était-​elle une cause ou un effet de l’inflammation ? Pour les décou­vrir, les cher­cheurs se sont tour­nés vers des biop­sies de 14 enfants et de deux adultes qui ont reçu des trans­plan­ta­tions intes­ti­nales et ont ensuite déve­loppé des infec­tions par le noro­vi­rus, un patho­gène intes­ti­nal commun. La plupart du temps, la protéine αS était très évidente lors de l’infection. Dans quatre des neuf patients – dont les intes­tins ont été biop­siés avant, pendant et après l’infection – la protéine αS n’est appa­rue que pendant l’infection, mais pas aupa­ra­vant. (Zasloff conjec­ture que les cinq patients qui ont montré une produc­tion de αS avant l’infection le faisaient en réponse à une autre infec­tion virale préexis­tante).

Ensuite, les scien­ti­fiques ont demandé si la protéine αS agis­sait comme un aimant pour les cellules inflam­ma­toires, qui consti­tuent une partie clé d’une réponse immu­ni­taire normale. Dans les expé­riences sur les plats de labo­ra­toire, ils ont constaté que αS, que ce soit dans sa confor­ma­tion normale ou dans les agré­gats mal repliés trou­vés dans la mala­die de Parkin­son, avait attiré puis­sam­ment les globules blancs qui sont présents dans l’inflammation aiguë et chro­nique. Ils ont égale­ment décou­vert que les deux formes de cellules dendri­tiques acti­vées par αS, qui conduisent à une immu­nité durable en présen­tant des morceaux d’envahisseurs étran­gers aux lympho­cytes – les globules blancs qui se souviennent d’intrus micro­biens spéci­fiques et qui réagissent en force aux inva­sions ulté­rieures. Après avoir exposé les cellules dendri­tiques imma­tures à αS pendant 48 heures, l’équipe a décou­vert que plus il a de αS plus les cellules dendri­tiques étaient acti­vées. Ensemble, les données suggèrent que la produc­tion de αS par les nerfs dans la paroi intes­ti­nale est la cause – et pas l’effet – de l’inflammation des tissus, les auteurs écrivent aujourd’hui dans Jour­nal of Innate Immu­nity :  « Cette décou­verte nous montre que le système nerveux [intes­ti­nal] peut jouer un rôle clé dans la santé et la mala­die », dit Zasloff.

Les auteurs notent que les personnes ayant des copies multiples du gène qui dirigent la produc­tion de αS déve­loppent inévi­ta­ble­ment la mala­die de Parkin­son – en substance, la produc­tion de la protéine accable la capa­cité du corps à la déga­ger, et elle forme les agré­gats toxiques qui causent la mala­die de Parkin­son. Ils écrivent égale­ment que les infec­tions intes­ti­nales aiguës ou chro­niques répé­tées pour­raient produire « une augmen­ta­tion compa­rable » dans αS.

Les résul­tats du docu­ment sont « passion­nants », affirme Arletta Krane­veld, une immu­no­phar­ma­co­logue qui étudie l’axe du cerveau à l’Université d’Utrecht aux Pays-​Bas.  « C’est la première [étude] montrant qu’une protéine très, très perti­nente pour la mala­die de Parkin­son est capable d’induire une réponse immu­ni­taire. Il ouvre de nombreuses avenues pour de nouvelles recherches. »

Zasloff lui-​même s’installe dans la clinique, trai­tant les patients atteints de Parkin­son pour consti­pa­tion en utili­sant une version synthé­tique de la squa­la­mine, un stéroïde natu­rel fabri­qué par le requin-​chien. La squa­la­mine, dit Zasloff, entraîne un mouve­ment intes­ti­nal et bloque l’action αS dans les nerfs de la muqueuse intes­ti­nale. L’essai de première phase est mené par Ente­rin, un cabi­net basé à Phila­del­phie en Penn­syl­va­nie, par Zasloff, fondé avec son co-​auteur, la neuro­lo­gie Denise Barbut, aujourd’hui méde­cin hygié­niste d’Enterin. Si le médi­ca­ment réus­sit à inver­ser la consti­pa­tion, les cher­cheurs conclu­ront qu’il a perturbé la fonc­tion de αS dans les nerfs intes­ti­naux. « Ce type d’approche pour­rait égale­ment modi­fier en prin­cipe toute l’histoire natu­relle de la mala­die », dit Zasloff.

Mais David Beck­ham, neuro­vi­ro­lo­giste et méde­cin de l’Université de Denver, est prudent. « Poten­tiel­le­ment, αS joue un rôle dans l’aide aux neurones pour lutter contre les infec­tions » dit-​il. Mais il ajoute que l’étude actuelle ne fait pas assez pour montrer que c’est une cause et non un effet de l’inflammation.

« C’est une première partie d’une nouvelle compré­hen­sion émer­gente de ce que cette molé­cule pour­rait faire », dit Beck­ham. « Et je pense qu’il va éven­tuel­le­ment nous guider dans la bonne direc­tion quant à ce qui se passe mal dans la mala­die de Parkin­son — et poten­tiel­le­ment comment pouvons-​nous l’empêcher ».

Publié dans : DOI : 10.1126 /​ science.aan7025 La biolo­gie, Brain & Beha­vior, Santé
Rédigé par Mere­dith Wadman 27 juin 2017, 16h30
Trans­mis par Martine Delmond

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