Ne pas être qu'un "patient" ...

Dix propositions pour la maladie de Parkinson

LE PARKINSONIEN INDEPENDANT
N°24 – mars 2006

Un plan pour «Parkinson» :

Dix propo­si­tions pour la maladie de Parkinson

Rencontre au Minis­tère de la Santé et de la Solidarité

Le «Plan Parkinson»

Depuis déjà plusieurs mois, inter­pellé par diffé­rentes démarches – le «plan Alzheimer», celui des «mala­dies orphe­lines», le plan «qualité de vie et mala­dies chroniques» — un petit «commando» de travail s’était réuni pour élaborer un «plan Parkinson»(*) sur le modèle des précé­dents, en dix propo­si­tions.

«Par le nombre de malades atteints, par la nature même des symp­tômes et par la gravité de son évolu­tion, la maladie de Parkinson est bien un défi auquel la société se doit d’apporter des réponses effi­caces et respec­tueuses de la dignité des malades et de leurs familles…La maladie de Parkinson néces­site des efforts impor­tants sur le plan quan­ti­tatif et spéci­fiques sur le plan quali­tatif…»

«Proposer un plan d’action relatif à la maladie de Parkinson et en faire une prio­rité n’est pas seule­ment apporter une réponse aux personnes et aux familles confron­tées à cette maladie, ce sera aussi donner aux personnes âgées ou plus jeunes, malades ou valides, toute la consi­dé­ra­tion qui leur est due mais qu’ils ne reçoivent pas…»

«Il appa­raît une dispa­rité évidente entre le taux de couver­ture socia­lisée de ce qui relève du sani­taire et la faiblesse de la couver­ture des besoins sociaux. Cette dispa­rité devient flagrante dans cette maladie au stade tardif où les coûts sani­taires restent modestes contrai­re­ment à la dépense sociale qui est importante.


C’est pour­quoi la maladie de Parkinson impose des réponses et des méca­nismes spéci­fiques et soulève, plus que beau­coup d’autres, le problème de la gestion coor­donnée des finan­ce­ments sani­taires et sociaux…»

«Les propo­si­tions faites ci-​​après regroupent l’ensemble des problèmes et des solu­tions envi­sa­geables pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes et de leurs accom­pa­gnants. Elles sont à la fois tout à fait spéci­fiques à la maladie de Parkinson et, sur certains points, très proches des mesures adop­tées en faveur des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, annon­cées en septembre 2004 par le Minis­tère de la Santé»

Le thème de chacune des dix propositions :

    1. Recon­naître la spéci­fi­cité de la Maladie de Parkinson.
    2. Prendre en compte les besoins des personnes atteintes et de leurs familles.
    3. Insti­tu­tion­na­liser la coor­di­na­tion des réponses sani­taires et sociales.
    4. Améliorer l’information géné­rale et celles des personnes atteintes sur la maladie.
    5. Prendre en compte la spéci­fi­cité des patients les plus jeunes.
    6. Améliorer l’accompagnement,l’encadrement et la prise en charge des malades à domicile.
    7. Améliorer la forma­tion professionnelle.
    8. Etablir plus préco­ce­ment un diag­nostic et instaurer un meilleur accompagnement.
    9. Favo­riser les études cliniques et la recherche fondamentale.
    10. Créer un obser­va­toire pour déve­lopper la connais­sance de la maladie.

En conclu­sion : «La maladie de Parkinson affecte plusieurs centaines de milliers de personnes en France, dont beau­coup sont âgées de plus de soixante cinq ans mais 10 à 15% ont moins de quarante ans. Ce nombre va croître dans les prochaines années par augmen­ta­tion de fréquence de la maladie et de l’espérance de vie…»

«Mal connue du grand public dans sa réalité quoti­dienne et son vécu, son image demeure très géné­ra­le­ment asso­ciée au grand âge, au trem­ble­ment et à la dégra­da­tion progres­sive des fonc­tions supé­rieures… Depuis quelques années, une évolu­tion des menta­lités commence à se dessiner de façon encore discrète. Les malades et leur famille ont besoin d’être reconnus et soutenus car ils ne peuvent faire face seuls
et ils attendent des réponses de la part du système de santé et de toute la société…»

«La prise en charge d’un malade atteint de la maladie de Parkinson est d’abord celle d’une personne qui souffre et qui a besoin de respect, de dignité et de chaleur et d’être protégée dans ses droits. La prise en charge concerne aussi la famille, tout au moins l’aidant proche tant est lourd l’investissement physique, psychique et finan­cier. Elle a lieu le plus souvent, à domi­cile, par le conjoint, mais elle
devient problé­ma­tique si la personne est isolée ou seule chef de famille…»

En cas d’hospitalisation, «…les soins néces­saires condui­ront à faire appel à des équipes habi­tuées à rece­voir ce type de malade et connais­sant bien la maladie de Parkinson… Car le risque est bien réel de réper­cus­sions néga­tives inat­ten­dues, en parti­cu­lier sur le diffi­cile main­tien de l’équilibre théra­peu­tique et les consé­quences qui en dépendent…»

«Face à la maladie de Parkinson, une médi­ca­li­sa­tion plus perfor­mante et plus spécia­lisée est néces­saire, en même temps qu’il est utile de démé­di­ca­liser le plus possible la concep­tion de sa prise en charge. C’est deux thèmes ne s’opposent en rien mais imposent à la société de recher­cher des propo­si­tions nouvelles qui ne reposent pas unique­ment sur l’hôpital, non préparé ni habitué à rece­voir ces malades…»

La rencontre du 1er février 06

Le travail a été large­ment diffusé aux parte­naires asso­cia­tifs dès Septembre 2005 et d’importants appuis impor­tants obtenus (cf. ci-​​dessous). Grâce au travail d’un petit groupe, chaque élu national (séna­teurs et députés) a reçu un cour­rier person­na­lisé accom­pa­gnant le plan Parkinson et le détail de ses moti­va­tions.

L’ensemble a abouti à une rencontre «tech­nique», le premier Février, avec Madame le Docteur Brigitte LANTZ, conseiller près du cabinet du Ministre de la Santé. Notre discus­sion a été faci­litée et épaulée par la présence de Monsieur J. M. BERTRAND, député-​​maire de Bourg en Bresse (01) que nous remer­cions très chaleu­reu­se­ment de son soutien le plus total.

Ayant eu le privi­lège d’être acteur de cette rencontre, en compa­gnie d’Anne Frobert, auteur du rapport général et du plan proposé, je peux témoi­gner du réel intérêt de Madame LANTZ pour nos problèmes spéci­fiques. Très au courant des contraintes et soucis liés aux mala­dies chro­niques, elle a été, de ce fait, parti­cu­liè­re­ment sensible à la légi­ti­mité de nos demandes. De plus, impli­quée dans l’élaboration du «plan Alzheimer» et du «plan Mala­dies Rares» elle a montré son appré­cia­tion de la qualité de notre travail ainsi que de sa présen­ta­tion géné­rale,
volon­tai­re­ment inspirée de ces précé­dents travaux.

Compte tenu des possi­bi­lités de rappro­che­ment tech­nique entre ces diffé­rents plans – et donc des syner­gies et écono­mies évidentes d’application – une déci­sion favo­rable semble pouvoir s’envisager pour les prochaines semaines.

Bien évidem­ment, «ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué» ! Mais la signa­ture par le Ministre de la Santé de ce plan et sa mise en appli­ca­tion dans les meilleurs délais semblent main­te­nant tout à fait possibles, à la portée de nos espoirs initiaux.

Que pouvons
nous faire ? Que devons-​​nous faire ?

  • Le diffuser le plus large­ment possible à tous, personnes atteintes et familles.
  • Inter­peller nos élus –chacun a déjà person­nel­le­ment reçu le texte –, nos institutions.
  • Profiter de la journée mondiale du Parkinson le 11 avril prochain pour en parler.
  • Rappro­cher les diffé­rents mouve­ments et asso­cia­tions sur ce thème.
  • Démon­trer que la cohé­sion des diffé­rents mouve­ments et asso­cia­tions est tout à fait possible et souhaitée par tous autour des thèmes communs
  • Mettre en lumière que ce fait est nouveau et porteur des plus grands espoirs pour notre future repré­sen­ta­tion à tous les niveaux néces­saires pour l’amélioration de notre qualité de vie.

Parce que c’est de l’Union et de l’Action de tous que surgira la réus­site de ce plan.

    Toute notre grati­tude, pour leur compré­hen­sion, leurs conseils et la chaleur de leur accueil, à :

    - Mme Simone André, Prési­dente du Forum Inter­na­tional des Associations.

    - Mr Alim Louis Benabid, Membre de l’Académie des Sciences, neuro­chi­rur­gien, Profes­seur des hôpi­taux, spécia­liste de la maladie de Parkinson

    - Mr Jean-​​Michel Bertrand, Membre de la commis­sion des affaires écono­miques de l’Assemblée Natio­nale, Député de l’Ain,

    - Mr Emma­nuel Brous­solle, neuro­logue, Profes­seur des hôpi­taux, spécia­liste de la maladie de Parkinson

    - Mr Jean-​​Louis Debré, Président de l’Assemblée Natio­nale, ancien Ministre, Député de l’Eure

    - Mr Jean-​​Michel Duber­nard, Président de la commis­sion des affaires cultu­relles, fami­liales et sociales de l’Assemblée Natio­nale, chirur­gien en urologie et greffes, Profes­seur des hôpi­taux, Député du Rhône,

    - Mr Jean-​​Pierre Gode­froy, Secré­taire de l’Office parle­men­taire d’évaluation des poli­tiques de santé, Séna­teur de la Manche

    - Mr Paul Krack, neuro­logue, Profes­seur des hôpi­taux, spécia­liste de la maladie de Parkinson

    - Mr Serge Lagauche, Membre de l’Office parle­men­taire d’évaluation des choix scien­ti­fiques et tech­no­lo­giques,
    Séna­teur du Val-​​de-​​Marne (Ile-​​de-​​France)

    - Mr Albert Memmi, Profes­seur de socio­logie et de philo­so­phie, écrivain,

    - Mme Aurélia Paujois, neuro­logue, spécia­liste de la
    Maladie de Parkinson

    - Mme Corinne Pieters, Profes­seur
    de philo­so­phie de la Médecine

    - Mr Pierre Pollak, neuro­logue,
    Profes­seur des hôpi­taux,
    spécia­liste
    de la Maladie de Parkinson

    - Mr Stéphane Thobois, neuro­logue, spécia­liste de
    la Maladie de Parkinson

    - et à beau­coup d’autres…

    (*)Texte complet, voir http://www.dopaction.com/textes/planparkinson.htm

    8 Commentaires »

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    1. je trouve cela formi­dable que certaines personnes
      s’investissent autant dans une maladie aussi diffi­cile à combattre qu’à vivre. Ma mère, lutte contre cette maladie depuis plus de 12 ans, et moi je l’accompagne jour après jour vers le non retour. Tous les jours c’est un nouveau combat contre les tremblements,blocages et les séquelles psycho­lo­giques qui se déve­loppent chez elle. C’est dur d’être là sans pouvoir faire quoi que ce soit à part répéter les mêmes choses sans plus y croire véri­ta­ble­ment, juste se dire que peut être ces mots lui apportent un récon­fort quel­conque qui déclen­che­ront une réac­tion espérée qui pour­rait la décoincée.Dans ce combat de tous les jours dont l’issue est fixée par les règles du destin qui semble s’acharner jour après jour, je me deman­dais si il n’existait pas un centre en france qui pour­rait acceuillir ma mère pour quelques semaines, juste le temps pour qu’elle puisse se reposer un peu, récu­pérer le sommeil perdu à cause de ses insom­nies répé­tées. Un centre où des spécia­listes pour­raient la prendre en charge pour qu’elle voit qu’elle n’est pas un cas isolée et que tant d’autres personnes sont atteintes par cette maladie. je vous remercie de votre atten­tion, en espé­rant une réponse de votre part.

      Commentaire par moriceau — 22 août 2006 #

    2. BOnjour et merci pour ce que vous faite , en effet ma mere qui est actuel­le­ment en france est atteinte de la maladie de parkinson et elle me demande de voir un spécia­liste! Pouvez vous m’aider pour avoir un rdv et avec un spécia­liste reconnu pour rassurer ma mere ? Merci d’avance pour votre atten­tion et votre compréhenssion.

      Commentaire par ben mchrek — 17 janvier 2008 #

    3. bonjour — dans chaque grande ville il y a de très bons neuro­logues dans les services neuro­lo­giques des hôpi­taux — Une recherche sur Internet de l’hôpital de votre ville ou de la ville la plus proche vous donnera les coor­do­nées du Service– hélas, les délais pour obtenir un rendez-​​vous peuvent être longs.
      Bien amicalement — E.Six

      Commentaire par Six Emilienne — 18 janvier 2008 #

    4. bonjour,
      mon pere est atteind la maladie de parkinson depuis 2002 et je ne sais pas ce que je dois faire pour aider ma mere, je me sens tota­le­ment inutile. dites moi s il vous plait comment les aider.
      merci

      Commentaire par gouez — 2 juin 2008 #

    5. bonjour –pour pouvoir aider effi­ca­ce­ment un personne atteinte de la maladie de Parkinson ou la personne qui aide direc­te­ment cette personne, il est néces­saire de se docu­menter pour connaître la maladie. Les articles de ce site peuvent vous y aider notam­ment ceux concer­nant les aidants. Si vous me faites parvenir votre adresse postale, je vous ferai parvenir de la docu­men­ta­tion qui vous aidera égale­ment. Bien amicalement — E.Six

      Commentaire par Six Emilienne — 9 juin 2008 #

    6. bonjour , je suis atteints de la maladie de parkinson, depuis prés de cinq années. j’ai main­te­nant 66a1/​2. les demi année comptent comme la prime enfance , car la maladie est un combat de chaque instant. Ce qui est pire dans mon cas ce n’est pas la douleur insi­dieuse ‚persis­tante , sour­noise , ni même les trem­ble­ments et l’espèce de para­lysie qui vous gagne vous faisant détester vos membres inutiles et gênants même au point de désirer les atta­cher pour ne pas gêner ceux qui fonc­tionnent. Non le pire c’est le la non recon­nais­sances de votre mal par vos proches et pire même, quand ceux ci agissent dans votre dos pour informer votre neuro­logue de certains compor­te­ments qui les gênent. même en exagé­rant a leurs gré ou inven­tant des compor­te­ments parce que ils ont un compte a régler avec le malade ou malade eux même, ne suppor­tant pas que d’autres souffrent pire que eux et que la neuro­logue prend pour argent comp­tant les infor­ma­tions, sans véri­fi­ca­tion et décide de vous supprimer tel ou tel médi­ca­ments qui vous soula­geait prétex­tant des effets indé­si­rables parfois inventé de toutes pièces’ tel que jouer aux casino ( ce qui n’est pas mon cas ) mais pour­tant argu­menté comme moti­va­tion a la suppres­sion des médi­ca­ments salva­teurs avec en plus le déses­poir que votre médecin qui devais vous soulager, ne fait plus son devoir, en écoutant tel ou tel ragots sans parfois véri­fier la prove­nance d’un appel télé­pho­nique. Vous vous sentez alors dans un isole­ment total et un abat­te­ment profond pire que la maladie. Vous essayez alors, tel Sancho Pancha de lutter contre ces moulins a vent, les vents du mensonge et vous essayez d’apporter par tous vos moyens, une contra­dic­tion. Mais on vous crois pas vous êtes le malade et le fami­lier proche, colpor­teur de la diffa­ma­tion lui est cru , sauf si vous pouvez prouver l’ignominie de votre proche et prouver a votre médecin naïf, que votre proche n’a pas toute sa raison et vous fouillez pour vous défendre et on vous accuse pour cela . justi­fiant que cette fouille(pour vous défendre ) est un effet indé­si­rable et vous luttez seul et en cachette. C’est mon cas et j’ai trouvé les docu­ments prou­vant la folie de votre proche diffa­ma­teur , mais vous croira t’ont pour cela , vous êtes le malade.

      Commentaire par LECOQ — 28 décembre 2008 #

    7. je suis malade de perkinson je veux bien que me conseille

      Commentaire par merci — 16 mars 2009 #

    8. bonjour — je pense que vous devez voir s’il existe une Asso­cia­tion là où vous habitez, si oui, prenez contact , vous y trou­verez amitié et tous les conseils possibles pour vous aider. Si non, envoyez moi votre adresse postale — gp29@altern.org — je vous enverrai de la docu­men­ta­tion qui répondra à vos ques­tions ou vous permettra de les poser — bien amicalement -

      Commentaire par GP29 — 19 mars 2009 #

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