Ne pas être qu'un "patient" ...

Livre Blanc. Les recommandations CECAP

  1. Image et repré­sen­ta­tions
    • Bien faire ressortir les besoins diffé­rents selon les 3 stades de la maladie et selon l’âge du diagnostic :
      • L’apprentissage (la découverte)
      • La maladie installée (dyski­né­sies et fluc­tua­tions d’effet)
      • La maladie sévère (les troubles cognitifs)
      • Les Jeunes Adultes parkinsoniens
      • Les personnes très âgées
    • « Changer le regard » par des campagnes d’information : « Parkinson s’est invité chez nous », « Les Jeunes aussi… »… mises en œuvre par l’Etat, les Collec­ti­vités terri­to­riales, les Méde­cins, les Associations…
  2. Annonces et diag­nos­tics
    • Une prise en charge éduca­tive de la personne malade et de son accom­pa­gnant dans un programme adapté d’éducation théra­peu­tique d’une part et psycho­lo­gique d’autre part à chaque chan­ge­ment de situa­tion notable (premier diag­nostic, dyski­né­sies et fluc­tua­tions d’effet, troubles cognitifs).
    • Remise d’un Livret d’Accueil élaboré par les méde­cins et l’ensemble des associations
    • Elaborer un docu­ment de réfé­rence des bonnes pratiques médi­cales rela­tives à l’annonce
    • L’ALD au plus tôt sur simple certi­ficat médical du neurologue
  3. Les accom­pa­gnants fami­liaux (préférer accom­pa­gnants à aidants)
    • S’appuyer sur le réseau de proxi­mité constitué par les CLIC (¹) pour l’aide aux accom­pa­gnants (renfort d’un psychologue)
    • Mieux connaître la popu­la­tion concernée (obser­va­toire social)
    • S’appuyer sur «les malades et les accom­pa­gnants experts » formés, pour l’écoute et les conseils aux accompagnants
    • Former les accompagnants
      • Forma­tion médi­cale et paramédicale :
      • Forma­tion psychologique :
        • La rela­tion d’aide, commu­ni­quer, résoudre les diffi­cultés rela­tion­nelles, les moti­va­tions, la culpabilité…
    • Informer les accom­pa­gnants (les aides sociales, les CLIC, La MDPH….)
    • Protéger les accompagnants :
      • Détecter les accom­pa­gnants en diffi­culté en s’appuyant sur les réseaux de proximité
      • Créer des centres d’écoute et de conseils (indi­vi­duels et collec­tifs) à la rencontre des accompagnants
      • Remplacer au quoti­dien (un tiers du temps de l’Accompagnant ?)
      • Donner du répit
      • Lutter contre l’épuisement :
        • Groupes de paroles
        • Prise en charge psychologique
    • Répondre à l’urgence
  4. La coor­di­na­tion des soins
    • Une égalité de trai­te­ment sur tout le terri­toire en renfor­çant le nombre de neuro­logues notoi­re­ment surchargés (délai moyen d’obtention d’un rendez-​​vous > 4 mois)
    • Repenser une chaîne de soins pluri­dis­ci­pli­naires sans discon­ti­nuité, notam­ment mieux définir le rôle du médecin traitant
    • Renforcer la forma­tion des méde­cins trai­tants, du personnel médical et para­mé­dical, du personnel de service (réfé­ren­tiel de bonnes pratiques)
    • Inciter les personnes malades à mieux préparer leur consultation
    • Mieux « opti­miser » les trai­te­ments (les dyski­né­sies sont-​​elles inéluctables&nbsp?) et le plus possible à la maison avec l’aide du médecin trai­tant pour limiter les hospi­ta­li­sa­tions d’ajustement très souvent mal vécues par les personnes malades loin de chez elles.
    • Créer un centre de réfé­rence par CHU compor­tant notam­ment des infir­mières spécia­li­sées Parkinson en charge de l’éducation théra­peu­tique, de l’annonce, des traitements…
    • Créer un réseau Parkinson par Région
  5. Les Jeunes aussi…
    • S’appuyer sur le réseau de proxi­mité constitué par les CLIC(¹) pour renforcer la mission Jeunes Adultes parkin­so­niens (adjonc­tion d’un travailleur social) sur délé­ga­tion de la MDPH :
      • Mieux connaître la popu­la­tion concernée pour mieux prendre en compte ses besoins localement
      • Informer (vie profes­sion­nelle, aides sociales…)
      • Orga­niser des rencontres régu­lières entre malades et entre malades et accompagnants
    • Prise en charge psycho­lo­gique de l’accompagnant
    • Prise en charge psycho­lo­gique des enfants
    • Elaborer un docu­ment de réfé­rence relatif à la problé­ma­tique du travail (aména­ge­ment du poste, mi-​​temps théra­peu­tique, télé­tra­vail à domi­cile …) à desti­na­tion des personnes malades, des méde­cins du travail, des Services sociaux….
    • Renforcer les plans d’aide pour prendre en compte la dimi­nu­tion des ressources affec­tant la vie sociale, l’éducation des enfants, les loisirs, la vie sociale…
    • Mettre à dispo­si­tion un site national : « Parkinson : les Jeunes aussi… » pour renforcer l’éducation théra­peu­tique des Jeunes Adultes parkin­so­niens notam­ment sur le problème des effets secon­daires des trai­te­ments (dyski­né­sies, varia­tions d’effet sans oublier les addic­tions aux consé­quences drama­tiques sur la vie du couple).
  6. Main­tien à Domi­cile
    • Renforcer les aides sociales notoi­re­ment insuffisantes :
      • Lever les freins qui limitent la demande d’aide par des campagnes d’information
      • Revoir l’APA à la hausse (couvrir un tiers du temps consacré par l’accompagnant ?)
      • Repenser la grille GIR qui évalue un niveau d’incapacité et non un besoin d’aide
      • Mieux prendre en compte les charges réelles lors du calcul de l’APA
      • Améliorer le temps de trai­te­ment et alléger les procé­dures de demande d’aide
    • Renforcer l’aide aux accom­pa­gnants pour améliorer leur dispo­ni­bi­lité et leur qualification
    • Aménager son logement :
      • Mettre en oeuvre un bureau de conseils au niveau de chaque MDPH
      • Améliorer l’aide finan­cière trop juste (plafond et niveau trop bas, aides non dégressives…)
    • Renforcer la compé­tence des assis­tantes de vie notam­ment en augmen­tant le nombre de diplômés (moins de 10% seraient diplômés)
    • Renforcer les contrôles exercés par les asso­cia­tions d’aide à domi­cile pour favo­riser la bien­trai­tance (ques­tion : qui exer­cera ces contrôles lorsque l’aide n’est pas fournie par une asso­cia­tion d’aide à domi­cile – chèque emploi/​service par exemple ? Faut-​​il alors créer un réseau de contrôle indépendant ?)
    • Mieux dimen­sionner les accueils de jour spéci­fiques parkinson et l’hébergement tempo­raire, le manque de place est flagrant et il convient d’y remé­dier de manière urgente
  7. Educa­tion théra­peu­tique
    • Une inéga­lité flagrante sur le territoire
    • Des expé­riences éparses aux résul­tats inégaux
    • Tout est à penser et à mettre en œuvre, quelques idées génératrices :
      • Un réfé­ren­tiel national
      • Un groupe d’infirmière spécia­lisée par centre de Réfé­rence de chaque Région (une infir­mière par dépar­te­ment serait l’optimum)
      • Aller à la rencontre des Personnes malades et des accom­pa­gnants en orga­ni­sant des séances décen­tra­li­sées ou prendre en charge les trans­ports (au-​​delà de 20km, les personnes ne se déplacent pas)
      • S’appuyer sur les « malades et accom­pa­gnants experts »
  8. Modes d’accueil tempo­raire
    • Un manque de place flagrant en accueil de jour et héber­ge­ment temporaire
    • Une inéga­lité flagrante entre ville et campagne
    • Ne pas oublier le problème du trans­port des personnes pour l’accueil de jour notam­ment en campagne
    • Dans un premier temps, le nombre de places doit être sérieu­se­ment revu à la hausse
    • Des struc­tures d’accueil inadaptées
    • L’accueil des malades parkinson a des carac­té­ris­tiques propres et il faut à la fois adapter le mode d’hébergement et la forma­tion du personnel
  9. Poli­tique de recherche médi­cale et études épidé­mio­lo­giques
    • La compé­tence de CECAP en la matière est trop faible pour donner une opinion mesurée. Il faut être du sérail pour donner un avis éclairé.

(¹) : La mise en œuvre de l’aide aux accom­pa­gnants, de l’accompagnement des jeunes Adultes parkin­so­niens, de l’éducation théra­peu­tique… doit être au plus près possible des personnes. L’échelle du réseau des CLIC nous paraît la mieux adaptée pour ce réseau de proxi­mité, cepen­dant, les surcoûts de person­nels (2 postes de plus par CLIC) peuvent paraître prohi­bi­tifs et il faudra vrai­sem­bla­ble­ment une struc­ture aux mailles plus larges à l’échelle de chaque centre de neuro­logie (par exemple, dépar­te­ment de la Manche : 9 CLIC et 3 centres de neurologie)

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