Ne pas être qu'un "patient" ...

Les oméga-​​3 contre le Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°31 – décembre 2007

Des cher­cheurs de l’Université Laval ont démontré pour la première fois qu’une alimen­ta­tion riche en oméga-​​3 peut protéger contre la maladie de Parkinson.
Frédéric Calon et Fran­cesca Cicchetti, deux cher­cheurs du CHUL, ont nourri des souris avec une moulée enri­chie d’oméga-3 avant de leur donner un composé toxique, le MPTP, qui a les mêmes effets que le Parkinson sur le cerveau. Les effets ont été minimes. Un second groupe de souris, nourri avec une moulée ordi­naire, a quant à lui mani­festé des symp­tômes carac­té­ris­tiques de la maladie.

Dans les pois­sons
Les analyses ont révélé que les acides gras avaient pris la place des oméga-​​6, qui se trouvent dans les aliments riches en huiles végé­tales et en gras animaux. Les oméga-​​3 sont natu­rel­le­ment présents dans les pois­sons et le lin et de plus en plus ajoutés à des produits de consom­ma­tion courante, comme les œufs, le lait et les jus.

«On peut dire qu’il y a un effet protec­teur», conclut M. Calon. La même preuve avait été faite pour la maladie d’Alzheimer, mais jamais pour le Parkinson. Depuis quelques années, la liste des bien­faits des oméga-​​3 pour le cerveau ne cesse de s’allonger.

Le Parkinson résulte de la mort progres­sive de neurones du cerveau qui produisent de la dopa­mine, un neuro­trans­met­teur étroi­te­ment lié au contrôle des mouve­ments. Les personnes atteintes souffrent de trem­ble­ments et doivent commander chaque mouve­ment, ce qui demande beau­coup d’énergie. La médi­ca­tion dispo­nible ne permet de soulager que les symptômes.

«Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut éviter d’être en carence d’oméga-3, surtout les personnes âgées», insiste le profes­seur Calon. Dans un régime alimen­taire idéal, le rapport entre les oméga-​​6 et les oméga-​​3 devrait être de quatre pour un. L’alimentation occi­den­tale type conduit toute­fois à des propor­tions de 10 à 20 pour un.

Résul­tats publiés la semaine prochaine
Les résul­tats de cette recherche, amorcée en 2005, seront publiés la semaine prochaine dans le site Internet de la Fede­ra­tion of American Socie­ties for Expe­ri­mental Biology. M. Calon entend main­te­nant tester la réac­tion de groupes de souris sur une plus longue période de temps. Il ne dirait pas non à des études cliniques sur des humains, mais cela demande beau­coup plus de capi­taux. Il faut trouver un orga­nisme subven­tion­naire ou une entre­prise privée pour acquitter la facture.

Article original paru le jeudi 22 novembre 2007
Annie Morin (amorin@lesoleil.com)
Le Soleil
Québec

Lu par Annick LEBRUN de l’ADPLA
— —  —  —  —  —  —  —  —  — –

Plus de Parkinson chez les adeptes du lait

Risque de Parkinson augmenté de 60% avec 4 verres de lait par jour
Paris, le 20/​04/​07. LJS.com

On s’en doutait et c’est une nouvelle fois confirmé : les adeptes des produits laitiers courent un risque de maladie de Parkinson plus impor­tant que les personnes qui en consomment peu.

Cette fois, le lien a été mise en évidence grâce au suivi de 130 000 Améri­cains, (57 689 hommes et 73 175 femmes) par une équipe de cher­cheurs du National Insti­tute of Envi­ron­mental Health Sciences Research Triangle Park de Caro­line du Nord. Le Dr Honglei Chen et ses colla­bo­ra­teurs ont étudié les habi­tudes de vie, l’alimentation et l’état de santé de l’ensemble de ces volon­taires pendant 9 ans.

Résul­tats : les hommes dont la consom­ma­tion de produits laitiers dépasse 800gr par jour (ou 3 ou 4 verres de lait) ont un risque de maladie de Parkinson augmenté de 60% par rapport à ceux qui en consomment moins de 78gr par jour. Aucune asso­cia­tion de ce type n’est en revanche retrouvée chez les femmes.

La maladie de Parkinson est une maladie neuro­dé­gé­né­ra­tive qui affecte 1,5 % des plus de 65 ans. Elle atteint autant les hommes que les femmes et affecte un certain type de neurones : les neurones dopa­mi­ner­giques. Ceux-​​ci produisent de la dopa­mine, un neuro­trans­met­teur du système nerveux qui agit sur les neurones qui contrôlent les mouve­ments du corps. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent un déficit en dopa­mine dans le cerveau qui se mani­feste par des troubles des mouvements.

D’après les cher­cheurs, ce serait plus le lait que le yaourt ou le fromage qui serait impliqué dans l’apparition de la maladie. Aucune preuve de l’effet néfaste du lait n’a cepen­dant pu encore être apportée.  

Les études précé­dentes ont démontré que ni le calcium, ni la vita­mine D, ni la crème contenu dans le lait n’était liée au risque de Parkinson. Alors, à quoi pour­rait bien être dû l’effet néfaste du lait ? Aux pesti­cides qu’il contient. C’est en tout cas l’hypothèse que le Dr Chen et ses colla­bo­ra­teurs émettent. Le lait pour­rait selon eux contenir des résidus de toxines capables d’endommager les neurones et de favo­riser leur dégé­né­res­cence. Le problème avec cette hypo­thèse c’est qu’elle ne permet pas d’expliquer pour­quoi aucune asso­cia­tion n’est retrouvée entre la maladie de Parkinson et la consom­ma­tion d’autres aliments suscep­tibles de contenir des pesticides.

D’autres études devront donc être menées pour répondre à ces ques­tions. En atten­dant, le Dr Chen souligne qu’il n’y a pour le moment aucune raison d’éliminer tout produit laitier de son alimen­ta­tion. «Etant donné le béné­fice nutri­tionnel conféré par le lait, on peut conti­nuer à en consommer en quan­tités modé­rées».  

Pas encore de Commentaires »

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

XHTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Propulsé par WordPress et le thème GimpStyle crée par Horacio Bella. Traduction (niss.fr).
Flux RSS des Articles et des commentaires. Valide XHTML et CSS.