Ne pas être qu'un "patient" ...

Éditorial

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°51 – décembre 2012

Tous mes vœux sincères pour cette nouvelle année qui va prochai­ne­ment débu­ter (à moins que les mystères de la Poste ne vous adressent cette revue qu’en tout début d’année !)… qu’elle vous soit la plus profi­table possible et que votre santé au moins se stabi­lise dans un statu quo équi­li­bré.

Je sais par expé­rience combien les évène­ments, le chan­ge­ment de poso­lo­gie ou de médi­ca­ment, mais aussi les chan­ge­ments dans la situa­tion sociale, un démé­na­ge­ment, enfin tout ce qui dérange notre précaire stabi­lité acquise de haute lutte… vont entraî­ner de boule­ver­se­ments provo­quant des senti­ments d’impuissance et de décou­ra­ge­ment devant cette lutte sans fin, de tous les jours, pour dépas­ser la dépres­sion passa­gère liée aux zigzags, souvent erra­tiques, de notre dosage chimique inté­rieur.

Une amie m’a rappelé combien il est impor­tant, dans ces moments de noir­ceur profonde, où les idées les plus folles viennent nous titiller, même les plus défi­ni­tives…, de se souve­nir des moments de bonheur ou tout simple­ment des répits que nous accorde la mala­die : nous avons encore des beaux jours devant nous, de belles heures à passer. Et ce n’est pas par excès d’optimisme que je vous dis : regar­dez les beau­tés du monde (il y en a !), la joie que vous pouvez encore trou­ver malgré tout.

C’est tout simple­ment que nous n’avons pas le choix si nous voulons vivre encore comme des personnes debout, respon­sables de notre destin.

« Facile à dire » me rétor­que­ront certains ! Mais je veux m’en persua­der le plus profon­dé­ment possible ne serait-​ce que pour ceux qui nous aiment ; nous n’avons pas le droit de les faire souf­frir plus que ce qu’ils subissent déjà de nos humeurs, elles aussi, erra­tiques et de nos inca­pa­ci­tés, parfois seule­ment tempo­raires mais qui pèsent de tout leur poids.

Alors, oui, sincè­re­ment, de tout mon cœur, je vous dis :

« Mes meilleurs vœux de bonheur pour cette nouvelle année ! »

Jean GRAVELEAU

1 Commentaire Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. Jean,
    oui parfai­te­ment d’accord sur le fait de mettre toute son éner­gie à penser posi­tif, à voir les beau­tés envi­ron­nantes et à prati­quer le yoga du rire qui permet de libé­rer les inhi­bi­tions, cette tech­nique donne des résul­tats fabu­leux et si vous n’avez pas d’animateur près de chez vous inter­net peut pallier à ce manque, allez la vie est belle, pensez aux non voyants, aux tétra­plé­giques .….….….…..et vous avez de la chance en compa­rai­son, souve­nez vous en à chaque instant

    Commentaire by ANNIE — 26 janvier 2013 #

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