Ne pas être qu'un "patient" ...

La recherche promet de nouveaux traitements

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°69

Les trai­te­ments médi­ca­men­teux s’améliorent, mais les méde­cins tentent de trou­ver le moyen de prédire quel malade va déve­lop­per un effet secon­daire.  « C’est l’un des objec­tifs de la base de patients du réseau NS — Park des 24 centres experts de la mala­die, qui compte déjà 18000 patients : en combi­nant les infor­ma­tions sur les profils médi­caux, les données géné­tiques, les facteurs de risque, nous espé­rons pouvoir d’ici à dix ans dire quels patients sont plus à risque de déve­lop­per tel effet secon­daire », explique le Pr Olivier Rascol, neuro­phar­ma­co­logue (CHU Toulouse). Et, au-​delà, iden­ti­fier des sous-​groupes de malades homo­gènes faci­li­tant les recherches sur la mala­die de Parkin­son.

On sait que celle-​ci est liée à la mort des neurones produi­sant la dopa­mine. Mais qu’est-ce qui fait mourir ces neurones ?  « La ou les causes initiales de la dégé­né­res­cence neuro­nale restent incon­nues » rappelle le Pr Etienne Hirsch, neuro­bio­lo­giste (Inserm-​ICM, La Pitié-​Salpêtrière, Paris). La recherche s’oriente vers des anoma­lies de régu­la­tion du calcium dans ces neurones, et de leurs mito­chon­dries, les centres éner­gé­tiques de la cellule. Autre voie, l’accumulation de protéines anor­males. L’alpha-synucléine est présente dans les neurones sous diffé­rentes formes. Sa toxi­cité serait liée à certaines formes de fibrilles (fibrille : petite fibre).

Un anti­bio­tique clas­sique
« C’est encore discuté, mais elles passe­raient de neurone en neurone, progres­sant comme une onde, des neurones dopa­mi­ner­giques de l’intestin ou du bulbe olfac­tif vers la base du cerveau puis la péri­phé­rie, ce qui serait compa­tible avec l’apparition de consti­pa­tion ou d’anosmie (anos­mie : perte de l’odorat) des années avant les premiers signes moteurs » rappelle le méde­cin. Des essais d’immunothérapie contre l’alpha-synucléine sont en cours.

De plus, le neurone en souf­france va aler­ter les cellules immu­ni­taires qui enclenchent une réac­tion inflam­ma­toire, accé­lé­rant la mort neuro­nale. Une équipe inter­na­tio­nale pilo­tée par des cher­cheurs de l’IMC a montré qu’un anti­bio­tique clas­sique, la Doxy­cy­cline, réduit cette neuro-​inflammation et la toxi­cité de l’alpha-synucléine, ouvrant la voie à de futurs essais.

Article de Martine Lochouan du Figaro Santé,
Lu par Fran­çoise Vignon

2 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. « Je ne manque­rais pas de vous tenir informé » :

    alors, ça donne quoi … ?

    Commentaire by paul — 26 octobre 2017 #

  2. En effet j’ai une connais­sance atteinte de la MP qui a commen­cée depuis une semaine le trai­te­ment à la Doxy­cy­cline (suivant l’article d’écrit ci dessus) pour un mois, mais sous contrôle, des effets secon­daires impor­tants peuvent se mani­fes­ter d’une façon récur­rente le fait d ‘être traité régu­liè­re­ment avec cet anti­bio­tique afin de stop­per cet accu­mu­la­tion des agré­gats Alpha-​synucléine.
    Je ne manque­rais pas de vous tenir informé en espé­rant vous donnez de bonnes nouvelles.
    Bien a vous.

    Commentaire by limery — 17 septembre 2017 #

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