Ne pas être qu'un "patient" ...

Qui était James Parkinson ?

Le Parkin­so­nien Indé­pen­dant — n°8 — mars 2002

Qui était James PARKINSON (1755 – 1824) ?

Dans la « Gazette Médi­cale » de 1994, C. SAINT-​RESTITUT présente la biogra­phie de celui dont nous répé­tons jour­nel­le­ment le nom.

« La mala­die de Parkin­son était connue bien avant que lui-​même ne s’y inté­res­sât. Mais cet excellent clini­cien britan­nique l’a isolée des autres syndromes du même type et c’est pour­quoi sa toute petite publi­ca­tion (un essai sur la para­ly­sie agitante) a rendu à jamais célèbre le nom de Parkin­son.


« Il est né, a exercé et est mort dans la même loca­lité de Shore­ditch, dans la banlieue de Londres. Son père est apothi­caire et chirurgien…et James se fait l’apprenti de son père. Marié en 1781, il s’installe à son compte. Sa clien­tèle est nombreuse et diverse et les malades sont satis­faits de leur méde­cin.

« Cepen­dant le démon de la poli­tique s’empare de James et l’éloigne de la méde­cine. La Révo­lu­tion fran­çaise entraîne l’ouverture de clubs idéo­lo­giques et dans le cadre de la « London Corres­pon­ding Society », il écrit des pamphlets contre les conser­va­teurs sous le pseu­do­nyme de « Old Hubert ».

« En 1799, il revient à la méde­cine et publie un recueil de conseils de santé où il dénonce les méfaits du tabac et de l’alcool.

« Mais vers 1800, sa carrière médi­cale connaît une deuxième éclipse au profit de la géolo­gie. Il publie en 1802 un gros traité sur « Les restes orga­niques du monde passé » et va colla­bo­rer à la fonda­tion de la « Géolo­gi­cal Society » à laquelle DARWIN aura l’ambition de parti­ci­per.

« C’est en 1817, à l’âge de 62 ans, qu’il publie sous forme d’une simple brochure, la plus remar­quable de ses œuvres médi­cales : « An essay on the shaking palsy » (essai sur la para­ly­sie agitante). Il l‘a défi­nit comme un trem­ble­ment invo­lon­taire, en certaines parties du corps, avec dimi­nu­tion de la force muscu­laire, trem­ble­ments n’ayant pas lieu durant le mouve­ment, mais se produi­sant alors même que ces parties sont au repos, avec tendance à plier le tronc en avant et à passer invo­lon­tai­re­ment de la marche à la course. La mala­die est affli­geante, mais elle conserve l’intégrité des sens et de l’intelligence.

« Bien­tôt, il va céder sa clien­tèle à son fils pour se consa­crer à sa chère géolo­gie et aussi à la philan­thro­pie. Quand il meurt, en décembre 1824, il lègue à sa femme une belle collec­tion de pierre. »

« L’hommage post­hume le plus impor­tant aurait été pour lui de voir son nom attri­bué à un hari­cot fossile, le « panda­na­car­pus parkin­so­nis ». Sa modes­tie ne pouvait soup­çon­ner que la célé­brité de son nom serait un jour médi­cal. Pour­tant ses dons d’observation lui avaient permis de bapti­ser, mais cette fois sans le savoir, en plus d’un fossile, une mala­die neuro­lo­gique d’une impor­tance consi­dé­rable. »

Lu pour vous et résumé par Jean GRAVELEAU

1 Commentaire Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. Pour les anglo­phones (en atten­dant qu’un fran­co­phone s’attaque à la version fran­çaise), le très complet article de wiki­pe­dia version anglaise sur James Parkin­son est ici.

    Commentaire par O. — 16 janvier 2005 #

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