Ne pas être qu'un "patient" ...

Remboursement de la Nicotinothérapie : État des lieux à l’assemblée nationale

Un député (Mr Thierry Benoit a inter­rogé la ministre des affaires sociales (ques­tion écrite) au sujet du rembour­se­ment de la nico­ti­no­thé­ra­pie, le 29 octobre 2013 :

M. Thierry Benoit inter­roge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la perti­nence du rembour­se­ment par la sécu­rité sociale du proto­cole de la nico­ti­no­thé­ra­pie, mis au point afin de lutter contre les effets de la mala­die de Parkin­son. La nico­tine trans­der­male offre en effet depuis une douzaine d’années une alter­na­tive de choix aux pratiques inva­sives, qui permettent de réduire les effets de cette patho­lo­gie neuro-​dégénérative.

La réponse de la ministre, publiée au jour­nal offi­ciel le 5 août 2014 a été la suivante :

La mala­die de Parkin­son est une affec­tion dégé­né­ra­tive du système nerveux central, deuxième patho­lo­gie neuro-​dégénérative après la mala­die d’Alzheimer et mala­dies appa­ren­tées. En 2010, l’institut de veille sani­taire a estimé à plus de 180 000 le nombre de personnes rece­vant un trai­te­ment anti-​parkinsonien. Les trai­te­ments symp­to­ma­tiques progressent depuis plusieurs années et des trai­te­ments inno­vants se déve­loppent en parti­cu­lier dans le domaine de la stimu­la­tion céré­brale. Des travaux de recherche sont conduits en effet actuel­le­ment à propos de l’intérêt de la nico­ti­no­thé­ra­pie sur les symp­tômes de la mala­die. L’équipe de l’hôpital Henri Mondor a présenté régu­liè­re­ment ses travaux lors de congrès mondiaux de neuro­lo­gie ces dernières années et la recherche clinique a été soute­nue dans le cadre du programme hospi­ta­lier de recherche clinique (PHRC) financé par le minis­tère chargé de la santé. L’ensemble des médi­ca­ments doivent satis­faire diffé­rentes phases de déve­lop­pe­ment y compris lorsqu’il s’agit de vali­der une nouvelle indi­ca­tion. De plus, la prise en charge par l’assurance mala­die d’un produit dans une nouvelle indi­ca­tion ne peut inter­ve­nir qu’après sa vali­da­tion par les auto­ri­tés scien­ti­fiques compé­tentes. Pour ce qui concerne la nico­tine à l’état pur dans le trai­te­ment de la mala­die de Parkin­son, la phase 2 est termi­née. Au terme de la phase 3, la demande de mise sur le marché sera dépo­sée pour cette indi­ca­tion.

source : site de l’assemblée natio­nale

2 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. J’aimerais ajou­ter ce soir que c’est une drôle de manière que de soute­nir cette recherche que d’éloigner l’initiateur de la dite recherche du cœur de Mondor, d’exiger un troi­sième proto­cole et tout le proces­sus ordi­naire d’usage en le « déme­na­geant  » a l’hôpital de jour Lionel Vidart ou il est complè­te­ment mis a l’écart même s’il conserve 2 jours de consul­ta­tion a Mondor. J’affirme que ce ne sont pas les mêmes règles de « jeu » que l’on voit appli­quer dans le cas présent.

    Que le méde­cin concerné ne béné­fi­cie toujours d’aucune aide spéci­fique dans le cadre de ses recherches, que depuis la dispa­ri­tion de son asso­cie il est plus que déborde et que depuis son retour de conva­les­cence après un sévère burn-​out il est reparti pour un mara­thon qu« il ne pourra en l’état actuel de condi­tions de travail impo­sées tenir, il ne sera même pas en mesure de mener a bien son projet ni même de pouvoir présen­ter les résul­tats non pas promet­teurs mais réels au prochain congres inter­na­tio­nal de San Diego. Les mêmes causes produi­sant les mêmes effets. Et j’aimerais comprendre le para­doxe évident voire l’antinomie totale qu’il y a a déve­lop­per un discours rassu­rant . On en est a la phase 2 en cours d’évaluation . Tout va bien on est sur le chemin . On attein­dra le but norma­le­ment. Mais non ce n’est pas normal que le Profes­seur Benoist Vallet fasse impasse totale du brevet initial qui a ma connais­sance n’a pas été soutenu comme il le devait, non ce n’est pas normal que 6 mois se soient écou­lés pour qu’on serve une réponse qui n’aborde qu’une des 4 requêtes présen­tées au Minis­tère le 18 juin.

    Notre dossier était depuis le 7 juillet a la sous direc­tion géné­rale de la santé au service de « la santé publique de la popu­la­tion et des mala­dies chro­niques » avec 4 requêtes bien spéci­fiques et dûment enre­gis­trées : le statut légal de la théra­pie, des condi­tions décentes de travail pour le prati­cien, le maillage de tout l’hexagone après forma­tion de méde­cins compé­tents et convaincus,l’AMM (qui a été accor­dée au baclo­fene après 8 ans de pratique hors les clous par le Pr Renaud de Beau­re­paire n’a pas eu tant de diffi­culte il est vrai que les asso­cia­tions qui menaient le combat étaient fortes de 2 millions d’alcooliques et que nous avons été décla­rés « inau­dibles parce que pas assez nombreux par un membre du Sénat.)

    Non ce n’est pas normal que la confé­rence sur la nico­ti­no­the­ra­pie du 12 juin a la maison des asso­cia­tions dans le 3ieme a Paris, sous l’égide de France Parkin­son n’ait eu aucun écho dans « l’Écho« revue trimes­trielle de l’association de la rue du Colon­nel Bonnet. Non ce n’est pas normal que lors de réunion publique notam­ment a Blois le président de l’association France Parkin­son Didier Robi­liard en présence de Jean Luc Houeto chef de service au CHU de Poitiers taise cette voie théra­peu­tique comme il l’a fait sur le plateau de la 5 au jour­nal de la santé Et qu’il ajoute alors qu’on ne reprend que ce que l’on a entendu que ce sont la propos calom­nieux. Non ce n’est pas normal que Erwan Bezard cher­cheur a Bordeaux 2 puisse comp­ter sur 900 volon­taires pour ses travaux de recherche alors qu’il n’y avait que 6 candi­dats pour le proto­cole I à Mondor.

    Aurait on subi­te­ment pu déro­ger au prin­cipe qui veut qu’il ne soit fait aucune publi­cité pour des recherches de tel ordre ? 900 d’un côté 6 de l’autre c’est David et Goliath ou le pot de terre contre le pot de fer. Et cerise sur le gâteau les jour­nées Parkin­son se dérou­le­ront pour part a Mondor. Il est vrai que les centres experts et leurs méde­cins réfé­rents sont désor­mais opéra­tion­nels …le méde­cin débordé en a t il seule­ment été informé ? L’a t on inté­gré aux diffé­rents inter­ve­nants ? Je vous laisse le soin et la curio­sité d’aller voir par vous même.

    Cepen­dant il est a remar­quer que les mediq n’ont fait aucun effort pour infor­mer correc­te­ment l’opinion publique qui conti­nue a confondre allé­gre­ment. Tabac morti­fère et nico­tine salu­taire .deux. exemples signi­fi­ca­tifs et édifiants. A la sous direc­tion Géné­rale de la Santé le terme « nico­ti­no­the­ra­pie« menait systé­ma­ti­que­ment au bureau des addic­tions. Mr Pierre Vitry ‚mari de Sylvie Joly , atteinte de Parkin­son et enten­dant pour la première fois parler de cette théra­pie a eu la réflexion spon­ta­née « Il faut fumer alors ? » La ques­tion posée aux inter­nautes le soir après l’article de Justine du Point du 14 avril presen­tant objec­ti­ve­ment le role neuro­pro­tec­teur et apai­sant de la nico­tine dans le trai­te­ment de la patho­lo­gie , cette ques­tion était a l’envers du sujet traite puisque libel­lée ainsi « pensez vous que le tabac soit béné­fique contre Parkin­son ? » Petite expé­rience dans un wagon TGV le 25/​02, aux voya­geurs est demande « Savez vous ce qu’est la nico­ti­no­the­ra­pie et ce qu’elle traite ? les 8 premiers (et derniers) inter­roges n’ont jamais entendu parler de cela mais sont surs que c’est pour arrê­ter de fumer. Aux mêmes ques­tions il sera répondu de manière iden­tique le 6 mars a la faculté de méde­cine par des étudiants qui sont dans l’enceinte du CHU Henri Mondor.

    Il est vrai que la HAS avait fort a faire cette année avec les lois anti­ta­bac et elle s’est occu­pée de l’adret pas de l’ubac..

    Commentaire by saint genez — 12 mars 2015 #

  2. merci de nous donner enfin à lire ( mais je tombe peut-​être de a lune) le texte exact de la réponse très tardive de notre ministre de la santé -la session parle­men­taire n’était-elle pas finie ?- il devrait donc y avoir comme c’est d’usage un troi­sième proto­cole c’est expli­ci­te­ment exprimé or,je suis d’avis que cela relève d’une douce utopie , seule­ment deux proto­coles n’ayan pu être réali­sés et évalués avec tant de diffi­cul­tés en 15 ans, le premier, de toute façon, n’aura aucune chance d ‘être consi­déré comme tel, n’ayant pu réunir assez de volon­taires et n’ayant obéi à aucune orme scien­ti­fique véri­table (pas de placebo) , il s’agit , main­te­nant que la course contre la montre est enga­gée plutôt d’ aller voir en amont , de démon­trer que rien n’a été fait du côté de la HAS comme cela aurait dû être ; qu’en consé­quent le cas Vila­fane est à recon­si­dé­rer en prenant en consi­dé­ra­tion tous les para­mètres, dès le début ; que le projet tel qu’il est décrit dans le brevet déposé à l’AP en 2000 dûment avalisé n’a pu ni être aidé, ni promu correc­te­ment , et qu’ils serait incon­ve­nant de penser que l’Etat veuille et puisse applique les règles normales et clas­siques de vali­da­tion alors que lui-​même ne les a pas respec­tées

    Commentaire by saint genez — 10 février 2015 #

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