Ne pas être qu'un "patient" ...

DOPAMINE ou pourquoi la musique fait du bien…

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°45  –  juillet 2011

Actua­lité publiée le 25-​01-​2011 dans Nature Neuros­cience

La musique joue un rôle essen­tiel dans nos socié­tés, mais pour­quoi ? La musique n’est pas néces­saire à notre survie et n’a pas d’effet direct sur notre système nerveux central, comme des substances psycho-​actives par exemple. Cette recherche, menée par des cher­cheurs de l’Université McGill et publiée dans l’édition en ligne du 9 janvier de la revue Nature Neuros­cience a étudié les effets de l’écoute de la musique sur le cerveau et le système nerveux. Notre musique préfé­rée provo­que­rait ainsi des effets mesu­rables et compa­rables à ceux d’un met appré­cié voire de certaines drogues, comme la cocaïne.

Cette étude a analysé les scan­ners du cerveau de 8 jeunes volon­taires qui ont écouté leurs morceaux de musique préfé­rés au point de leur donner le « fris­son musi­cal », ainsi que d’autres morceaux qu’ils ne trou­vaient pas aussi agréables. Les cher­cheurs ont constaté que leurs cerveaux libèrent plus de dopa­mine quand ils écoutent la musique qui leur procure un plai­sir intense. Les cher­cheurs suggèrent que l’expérience humaine de plai­sir en réponse à des stimuli tels que la nour­ri­ture, les substances psycho-​actives ou même l’argent est liée à la libé­ra­tion de dopa­mine dans la partie du cerveau asso­ciée à la moti­va­tion. Les cher­cheurs ont voulu véri­fier si il ya une réponse simi­laire à des stimuli plus abstraits tels que la musique, qui n’est pas néces­saire à la survie (comme la nour­ri­ture l’est) et qui n’agissent pas direc­te­ment sur le Système Neveux Central (SNC) (comme les substances psycho-​actives).

L’étude : Les 217 béné­voles qui ont répondu puis été invi­tés à nommer 10 morceaux de musique préfé­rés ont ensuite été soumis à 5 cycles de dépis­tage, afin d’éliminer les parti­ci­pants trop large­ment sensibles à leur envi­ron­ne­ment. La sélec­tion finale a choisi les parti­ci­pants qui mani­fes­taient une réponse physio­lo­gique à leurs morceaux de musique (comme un chan­ge­ment de fréquence cardiaque ou de rythme respi­ra­toire). Pendant l’expérience, les volon­taires ont reçu une injec­tion d’un produit chimique qui marque la présence de dopa­mine dans le cerveau pendant un scan­ner. Leurs rythmes cardiaque, respi­ra­toire, la trans­pi­ra­tion, la circu­la­tion sanguine et la tempé­ra­ture cuta­née ont été mesu­rées afin de pouvoir esti­mer le niveau d’excitation émotion­nelle. Les volon­taires étaient égale­ment invi­tés à appuyer sur un bouton lorsqu’ils ressen­taient des fris­sons.

L’expérience de plai­sir intense en réponse à la musique peut provo­quer une libé­ra­tion de dopa­mine dans le cerveau. L’étude a montré que la dopa­mine peut aussi être libé­rée dans l’attente de l’écoute de cette musique agréable.

Une étude qui permet d’aider à expli­quer pour­quoi la musique est si impor­tante dans toutes les socié­tés humaines ?

Source : Nature Neuros­cience publié online le 9 janvier 2011 10.1038/nn.2726 Anato­mi­cally distinct dopa­mine release during anti­ci­pa­tion and expe­rience of peak emotion to music.
Mise en ligne par Claire Tancrède, le 24 janvier 2011 (Visuel NIH)

Lu par Anne Marie Nico­las

3 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. J’adore la musique mais j’aime beau­coup d’autres choses aussi ! En parti­cu­lier, cher­cher les cham­pi­gnons quand il y en a . Cet été, en vacances dans le Pyré­nées, j’ai eu la chance d’y être lors d’une « pous­sée ».
    et je me suis rendue compte que j’arrivais à marcher plusieurs heures sans fatigue appa­rente quand je prati­quais cette acti­vité. Mon record a été de trois heures de marche le matin, suivies après un bref repas de quatre heures l’aprés-midi : et plus d’un kilo de petits cèpes…
    Je témoigne trés volon­tiers que la pratique d’une acti­vité gene­ra­trice de plai­sir peut repous­ser les limites physiques habi­tuelles et rappe­ler le temps d’»avant » la mala­die.
    Alors, oui, quand nous le pouvons, et le plus souvent possible, déci­dons de nous faire plai­sir, c’est telle­ment meilleur pour la santé !

    Commentaire par Marie-Paule Subarroque — 21 août 2011 #

  2. OUI, super, j’ai eu l’immense privi­lège d’avoir pu parti­ci­per à
    un programme de recherche avec une musique compo­sée
    à partir des vibra­tions de la molé­cule chimique compo­sant la dopa­mine, éton­nant
    Dommage que les labo­ra­toires une fois de plus soient inter­ve­nus, avec la peur de voir leurs béné­fices dimi­nuer !!!

    Commentaire par Annie — 2 août 2011 #

  3. M.P depuis 11 ans ‚je joue de l’harmonica et de l’accordéon diato­nique (moins bien depuis 11 ans pour le diato) par contre , je m’éclate avec l’harmonica en jouant avec les harmo­ni­cistes sur « YOU TUBE » et j’ai beau­coup progressé et j’appréendre de + en +faci­le­ment la musique , je reste à jouer souvent pendant 1voir 2 heures et cela me procure un immense plai­sir certai­ne­ment comme le stipule l’article cela libère un peu plus de dopa­mine , j’écoute aussi ma musique préfé­rée lorsque je jardine et cela décuple mes forces pour bêcher le jardin.Je fais parti d’un groupe de chants de marins depuis 20 ans cette année et c’est » excel­lente théra­pie » que du bonheur !!!

    Commentaire par PERNEL Louis — 9 juillet 2011 #

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