Ne pas être qu'un "patient" ...

Editorial du PARKINSONIEN INDÉPENDANT  N°31  –  décembre 2007

MEILLEURS VŒUX A TOUS !

Voici revenus les vœux tradi­tion­nels que l’on se porte quelque­fois sans vrai­ment y penser, par simple poli­tesse ou habi­tude cultu­relle. C’est aussi la course aux cadeaux que l’on offre ou que l’on reçoit.

Nous ne déro­ge­rons donc pas à cette tradi­tion mais nous le faisons avec une grande sincé­rité : que tous nos vœux de bonheur, de meilleure santé  –  il faut y croire malgré ce que l’on ressent  –  et d’espoirs vous accom­pagnent tout au long de cette nouvelle année.
Pour aller dans ce sens nous avons lu et il nous a été adressé divers articles qui font état d’évolutions posi­tives dans la recherche ; il faut en être vrai­ment persuadé : des progrès sont à l’aube d’être décou­verts ou vont être mis en œuvre prochainement.

Et puis nos amis suisses ont écrit un article que nous repro­dui­sons inté­gra­le­ment tant il nous est apparu essen­tiel : il s’agit du phéno­mène de l’effet placebo. Il est prouvé (et nous pouvons le constater nous-​​mêmes dans notre vie de tous les jours) : dans certaines circons­tances posi­tives, nous sommes capables  –  tout au moins notre cerveau incons­cient  –  de commander à nos neurones et aux produc­teurs de neuro­trans­met­teurs (dopa­mine, nora­dré­na­line, …) d’agir alors que nous en sommes démunis et que, consciem­ment, nous avons des diffi­cultés à commander le mouvement !

Il faut nous installer dans une dyna­mique posi­tive aidée en cela par tout ce qui peut nous apporter un mieux-​​être. C’est là notre vœu le plus sincère : prenons notre vie en main et deve­nons des Parkin­so­niens Indé­pen­dants libres et posi­tifs. C’est la clé de la guérison que nous appe­lons de tous nos vœux.

Ne bais­sons pas les bras, des amélio­ra­tions de notre condi­tion de «malade» sont possibles. Mais le chemin est diffi­cile alors qu’il peut être plus facile de se laisser glisser dans l’inconfort (malgré tout confor­table) du patient dépendant !

Certain vont trouver un peu exagéré mon propos et me rétorque­rons que cela est diffi­cile voire impos­sible compte tenu de l’évolution de leur maladie ou du contexte dans lequel ils évoluent. Je ne veux pas les blesser, je main­tiens que nous pouvons, nous devons, tout faire pour rede­venir maître d’une « salo­perie » qui veut nous dominer.

Bon courage à tous et une fois encore nos vœux les plus sincères !

Jean GRAVELEAU
graveleau.jean2@wanadoo.fr

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