Ne pas être qu'un "patient" ...

Point sur la recherche du docteur LECAVORZIN

paru dans Le Parkin­so­nien Indé­pen­dant — décembre 2004

Inter­ven­tion du 5 octobre 04 devant l’A.G. de CECAP

Le fond de recherche de CECAP parti­cipe aux travaux du docteur LECAVORZIN ; il lui avait donc été demandé d’intervenir pour expli­citer sa recherche et donner un premier bilan de l’état d’avancement de ses travaux.

L’objectif est de créer un instru­ment de mesure du mouve­ment permet­tant ainsi de mettre en évidence, et de manière tout à fait objec­tive, les périodes d’akinésie, de dyski­nésie et les périodes dites normales ceci afin d’équilibrer au mieux les poso­lo­gies des trai­te­ments médicamenteux.


La gageure est la suivante : stocker de multiples infor­ma­tions sur une durée longue et les traiter, avec un instru­ment équiva­lant à un bracelet montre pour éviter gêne et incon­fort. Il y a donc des problèmes d’intendance (source d’énergie auto­nome et suffi­sam­ment puis­sante, micro­pro­ces­seurs capables d’emmagasiner des infor­ma­tions sur deux ou trois jours). Mais égale­ment il faut créer le logi­ciel capable de traiter ce type d’informations.

De quelle manière détermine-​​t-​​on la qualité du mouve­ment ? Par l’enregistrement des fréquences sur un mouve­ment simple tel que tendre le doigt vers un point fixe. La fréquence calculée pour un mouve­ment normal est de 1 hertz ; dans le cadre des akiné­sies elle est infé­rieure ; pour les dyski­né­sies elle est supé­rieure et se trouve multi­pliée comme des rides à la surface de l’eau.

Ces mesures sont prises à partir d’une caméra reliée à un ordi­na­teur qui traduit les infor­ma­tions en courbes mathématiques.

De multiples obser­va­tions tant d’éléments sains que de malades atteints soit par l’akinésie soit par la dyski­nésie, sont indis­pen­sables pour régler au plus près les éléments de l’équation permet­tant de traduire en courbe utili­sable les infor­ma­tions collectées.

Ce travail doit se lier très étroi­te­ment avec la ciné­tique des médi­ca­ments (leur durée de vie et leur prise dans la journée). Ceci afin d’optimiser le trai­te­ment. Il est donc en rela­tion étroite avec le profes­seur ALAIN, phar­ma­co­logue (nous l’avions inter­viewé il y a quelque temps), pour élaborer un logi­ciel simple d’utilisation.

La ciné­tique de la L-​​dopa est la plus simple ; il semble donc judi­cieux de convertir les autres médi­ca­ments en équiva­lence et de se donner un niveau moyen de préci­sions complété par une obser­va­tion effec­tive du malade.

Tout l’intérêt de ce travail consiste à mettre à dispo­si­tion du neuro­logue et du malade un instru­ment de mesure fiable et objectif pour équili­brer les traitements.

Le docteur LECAVORZIN a bon espoir de produire un proto­type dans l’année 2005. Restera à le tester puis le faire agréer et enfin le commer­cia­liser. Mais ceci relève d’un long « parcours du combattant » !

Par Jean GRAVELEAU

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