Ne pas être qu'un "patient" ...

Vivre plus longtemps chez soi

Paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°34-septembre 2008
Source : l’Information Service Mala­koff Méri­dic Septembre 2008

Aujourd’hui, nous comptons1,3 million de Fran­çais de plus de 85 ans , ils devraient être 2 millions en 2015 ; la ques­tion de perte d’autonomie est désor­mais cruciale.
Vivre le plus long­temps possible chez soi pour le bien-​être mais aussi pour la péren­nité du système de protec­tion sociale, tel est l’enjeu… Des solu­tions existent, à mettre en place dès que néces­saire.

Quelques conseils pour vivre plus long­temps chez soi :

  • se faire aider : penser aux livrai­sons des courses propo­sées par les super­mar­chés ou les asso­cia­tions de quar­tiers. La livrai­son ou la prépa­ra­tion de repas à domi­cile est géné­ra­le­ment un grand soula­ge­ment pour les personnes fati­guées.
  • Utili­ser les chèques emploi service univer­sels (Cesu) pour certains gestes quoti­diens qui sont deve­nus pénibles : ménage – petits travaux de brico­lage ou de jardi­nage. L’utilisation de ces chèques permet une simpli­fi­ca­tion des démarches décla­ra­tives mais aussi de béné­fi­cier des avan­tages fiscaux liés à l’emploi d’une aide à domi­cile (50% des dépenses enga­gées dans la limite d’un plafond annuel). Le Centre Commu­nal d’Action Sociale (CCAS) de votre ville pourra vous four­nir de plus amples rensei­gne­ments.
  • Prendre soin de soi : faire une (ou des) marche chaque jour – Manger varié et équi­li­bré – boire beau­coup d’eau et je dirais ne pas aban­don­ner la coquet­te­rie … (Jacque­line).
  • Garder le contact : entre­te­nir une vie sociale. La vie asso­cia­tive repré­sente un tissu dans lequel vous pouvez vous impli­quer et éviter l’isolement qui touche certains inac­tifs.
  • Des outils pour se rassu­rer : lorsque les risques de chutes s’accentuent, il peut être rassu­rant d’investir dans un dispo­si­tif de téléas­sis­tance. Celle-​ci eut être active ou passive, allant du simple bouton sur lequel on appuie en cas de problème, au détec­teur élec­tro­nique de chute (brace­let acti­mé­trique1 qui prévient un service médi­cal en cas d’absence suspecte de dépla­ce­ments de la personne). Par ailleurs les distri­bu­teurs élec­tro­niques de médi­ca­ments permettent d’éviter les oublis de prises médi­ca­men­teuses.
    Les alter­na­tives à l’hospitalisation : la mala­die amène souvent à un suivi médi­cal ou à âtre assisté en perma­nence dans les tâches quoti­diennes. Mais cette prise en charge ne signi­fie pas un pass­sage brutal du domi­cile à la maison de retraite.. Des solu­tions inter­mé­diaires existent : l’hôpital de jour par exemple. Quant à l’hospitalisation à domi­cile, elle permet d’âtre suivi médi­ca­le­ment chez soi, après accord du méde­cin trai­tant et de la famille et si le loge­ment est jugé adapté. Pour en savoir plus adressez-​vous à votre méde­cin ou à l’Agence Régio­nale de l’Hospitalisation (ARH).
  • La maison de retraite à temps partiel — Possible dans certaines maisons de retraite : Accueil de jour – Accueil lorsque la famille part en vacances ou lorsqu’un événe­ment survient et oblige à un accueil tempo­raire de quelques semaines ou quelques mois. Une partie de ces frais peut être prise en charge par l’APA.

Dans tous les cas, entre les premiers signes de la dépen­dance et le besoin constant de soins, il existe de nombreux paliers. Le mieux est de se rensei­gner le plus tôt possible auprès de la Direc­tion Dépar­te­men­tale de l’Action Sani­taire et Sociale (DDASS) ou du Centre Loal d’Information et de Coor­di­na­tion (CLIC) de votre dépar­te­ment.

Lu par Jacque­line GEFARD-​LE BIDEAU

1L’actimétrie est la mesure et l’enregistrement des mouve­ments corpo­rels pendant plusieurs jours, et, par exten­sion, l’analyse de l’activité d’une personne

2 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. merci de votre infor­ma­tion qui est très inté­res­sante. Dans notre jour­nal de décembre vous trou­ve­rez un article émanant des cher­cheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS qui se penchent sur cette décou­verte fonda­men­tale. Si vous l’acceptez, il serait possible, dans le jour­nal de mars 2009 (celui de décembre est à l’imprimerie) de passer votre infor­ma­tion en complé­ment. Bien amicalement-
    Rédac­tion du Parkin­so­nien Indé­pen­dant.

    Commentaire par GP29 — 5 décembre 2008 #

  2. is une récente décou­verte pour­rait demain boule­ver­ser cette prise en charge. Cinq malades ont vu leur état s’améliorer après avoir reçu direc­te­ment dans le cerveau une protéine stimu­lant la produc­tion de dopa­mine. Les cher­cheurs britan­niques du French­way Hospi­tal à Bris­tol ont repéré par réso­nance magné­tique les zones présen­tant de faibles doses de dopa­mine, y ont inséré un cathé­ter et injecté la protéine GDNF (glial-​derived neuro­tro­phic factor).

    Résul­tats : après un an, les patients n’ont subi aucun effet secon­daire et ont présenté une nette dimi­nu­tion des mouve­ments incon­trô­lés. D’autres examens ont pu témoi­gner d’une augmen­ta­tion de près de 30 % de la quan­tité de dopa­mine après 18 mois.

    Bien que le mode d’action de la GDNF reste à éluci­der, cette tech­nique repré­sente un premier pas vers une théra­pie d’avenir. La mala­die de Parkin­son touche 4 millions de personnes dans le monde. Sur les 100 000 à 120 000 parkin­so­niens probables en France, seuls 80 000 sont connus et suivis.

    Commentaire par dumont charles — 28 novembre 2008 #

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