Ne pas être qu'un "patient" ...

La prise en charge des douleurs dans la maladie de Parkinson

Les signes de la Maladie de Parkinson Idio­pa­thique (MPI) sont clas­si­que­ment dominés par :

  • akinésie
  • hyper­tonie
  • trem­ble­ment

La maladie est la consé­quence directe de la dégé­né­res­cence de plusieurs voies neuro­nales du système nerveux central.

De multiples tableaux cliniques sont possibles où prédo­mine l’un ou l’autre de ces signes prin­ci­paux auxquels s’ajoutent des signes moins spécifiques.

La maladie de Parkinson peut s’accompagner :

- d’un syndrome dépressif avec troubles du sommeil
 – de tableaux doulou­reux complexes

La notion de sensa­tion doulou­reuse est évoquée dès 1817 par Charcot dans sa descrip­tion de la maladie. Il fait alors état de douleurs rhuma­tis­males sévères à très sévères pouvant précéder les signes moteurs de la maladie de Parkinson.

La prise en charge de la douleur du patient parkin­so­nien pose un problème diag­nos­tique et théra­peu­tique diffi­cile. C es douleurs sont fréquentes et parfois sévères. Elles ajoutent un handicap supplé­men­taire qui altère la qualité de vie.

La douleur est rapportée par près de la moitié des patients.

Le syndrome doulou­reux
Dans 10 à 20% des cas, les douleurs annoncent la maladie. Les douleurs peuvent se mani­fester plusieurs années avant l’apparition des autres signes de la maladie.

L’origine de ces douleurs reste très discutée.

L’intrication entre les diffé­rents tableaux doulou­reux suggère des méca­nismes variés.
Deux grands groupes de syndromes peuvent arti­fi­ciel­le­ment être séparés.

  • Les douleurs spéci­fiques qui ont leur origine dans le cerveau en lien direct avec le déficit dopaminergique
  • Les douleurs d’origine péri­phé­rique, consé­quences rhuma­tis­males de la maladie.

Avec le vieillis­se­ment, pas moins de 70% de patients géria­triques en hospi­ta­li­sa­tion aiguë expriment des douleurs confir­mées sur les échelles d’évaluation. Les mêmes obser­va­tions sont faites dans les services de moyen et long séjour. Ceci justifie une évalua­tion régu­lière des douleurs et le déve­lop­pe­ment de stra­té­gies théra­peu­tiques asso­ciant aux antal­giques et co-​​analgésiques une prise en charge globale du patient par des tech­niques non médi­ca­men­teuses dont les diffé­rentes tech­niques de kiné­si­thé­rapie, la postu­ro­logie, l’ergothérapie, la sophro­logie ou d’autres méthodes de type bio-​​feedback.

L’immobilisation entraî­nant des posi­tions vicieuses, le déve­lop­pe­ment d’escarres, les séquelles de chutes répé­tées doivent être pris en charge. Cepen­dant le Parkin­so­nisme peut s’accompagner de douleurs asso­ciées à la rigi­dité comme dans le cas de l’hémi rigi­dité en début de maladie, en cas de sous dosage perma­nent avec accen­tua­tion de la rigi­dité, lors d’effet « off » (souvent le matin), ou comme consé­quence de dystonie doulou­reuse. Dans ces cas, une concer­ta­tion avec le neuro­logue est requise pour adapter le trai­te­ment anti-​​parkinsonien. Le recours aux diffé­rents trai­te­ments contre les douleurs se fera après une évalua­tion très précise des douleurs et sur la base d’une prise en charge globale des patients

DOULEURS SPÉCIFIQUES DE LA MALADIE DE PARKINSON

I– Physio­pa­tho­logie

Diverses recherches ont montré l’existence d’une rela­tion étroite entre déficit séro­to­ni­ner­gique central, douleur, dépres­sion et troubles du sommeil dans la MPI. Une acti­vité anor­male du système nerveux central est incri­minée dans l’émergence de certains tableaux doulou­reux. Il est à noter que ces mêmes douleurs sont retrou­vées chez des patients présen­tant un syndrome parkin­so­nien d’autre origine (syndromes parkin­so­niens médi­ca­men­teux (neuro­lep­tiques). Certaines douleurs font partie inté­grante de la MPI, en lien direct avec le déficit dopa­mi­ner­gique central.

Les bilans électro­phy­sio­lo­giques (électro­myo­gra­phie, poten­tiels évoqués) sont normaux, confir­mant l’intégrité du système nerveux périphérique.

Ces douleurs d’origine centrale sont très souvent ratta­chées aux fluc­tua­tions motrices, géné­ra­le­ment loca­li­sées du côté le plus akiné­tique et en période « off »

Il existe un équilibre physio­lo­gique entre les systèmes dopa­mi­ner­giques, séro­to­ni­ner­giques et nora­dr­éner­giques égale­ment impli­qués dans les contrôles inhi­bi­teurs de la douleur. L’introduction de la L-​​Dopa, trai­te­ment de base de la MPI, modifie cet équilibre, pouvant de ce fait améliorer un certain nombre de douleurs.

LES MANIFESTATIONS DOULOUREUSES — ÉVA, SAINT-​​ANTOINE, DOLOPLUS 2.

1– Les crampes fugaces
Elles sont souvent asso­ciées à des raideurs doulou­reuses et surviennent chez 30% des malades environ. Elles ne sont pas secon­daires à l’apparition de contrac­tures et ne sont pas augmen­tées par le mouve­ment.
Elles sont de loca­li­sa­tion variable mais prédo­minent aux membres infé­rieurs, surtout du côté atteint, pouvant être reliées à un manque d’activité et de mobi­lité. Elles sont rare­ment bila­té­rales. Elles sont rappor­tées par les patients comme durables, pouvant varier entre un quart d’heure et une heure. Elles appa­raissent surtout dans la deuxième partie de la nuit.

Elles peuvent égale­ment appa­raître en cours de trai­te­ment (géné­ra­le­ment en fin de doses) et sont alors en rapport avec la dopathérapie.

Des douleurs muscu­laires plus diffuses sont parfois retrou­vées, prédo­mi­nant sur les muscles postu­raux. Elles sont fréquem­ment reliées à l’existence d’attitudes vicieuses secon­daires, aux posi­tions main­te­nues pendant les phases de blocage et à une hyper­tonie muscu­laire asso­ciée. Elles surviennent surtout avant la prise des médi­ca­ments, notam­ment en fin de doses.

2– Les dysto­nies doulou­reuses
Sont présentes dans 40% des cas. La dystonie est un mouve­ment de torsion et/​ou d’inflexion soute­nues qui entraîne une atti­tude vicieuse et des défor­ma­tions. Elles peuvent être asso­ciées à des dyski­né­sies. Ces mouve­ments anor­maux invo­lon­taires sont parfois accom­pa­gnés de mani­fes­ta­tions telles que trans­pi­ra­tion, oppres­sion thora­cique ou angoisse .La douleur est proba­ble­ment liée aux contrac­tures muscu­laires qui sont en rapport avec les prises médi­ca­men­teuses : soit liées à une carence en dopa­mine, soit par surdo­sage, soit induites par l’utilisation chro­nique de dopa­mine et dispa­raissent alors à l’arrêt du trai­te­ment.
Elles peuvent survenir à l’installation des périodes de blocage (période off) surtout en fin de nuit et au réveil avant la première dose de L-​​Dopa. La « dystonie du petit matin » est ressentie par près de 16% des patients. Il s’agit d’une contrac­ture des orteils en flexion pendant près de 15 minutes à une heure. Elle cède après la prise de L-​​Dopa.

Les défor­ma­tions des mains et des pieds sont rela­ti­ve­ment fréquentes, dans les formes évoluées de la maladie. Elles sont respon­sables d’une torsion doulou­reuse des doigts, touchant plus souvent le pied que la main, surtout du côté le plus atteint. Ces spasmes doulou­reux peuvent être brutaux, spon­tanés ou provo­qués par le mouve­ment. ils sont souvent brefs, de l’ordre de quelques minutes mais peuvent durer plusieurs heures Ils peuvent devenir perma­nents et rebelles à tous trai­te­ments. Diffé­rentes posi­tions du pied peuvent être obser­vées : pied varus équin surtout, flexion plan­taire ou dorsale, flexion des orteils (en griffes) ou exten­sion forcée du gros orteil. Elles peuvent être asso­ciées à une contrac­ture des muscles du mollet. La dystonie doulou­reuse du pied peut appa­raître avant toutes les autres mani­fes­ta­tions de la maladie de Parkinson.
Les défor­ma­tions peuvent devenir perma­nentes et évoluer vers des posi­tions fixées de trai­te­ment diffi­cile, elles touchent égale­ment les autres membres, le tronc, la nuque, la face et le cou.

L’évaluation de la dystonie impose une analyse soigneuse de ses rela­tions avec le trai­te­ment par L-​​Dopa, tant sur le plan de sa chro­no­logie que sur celui des doses. La « dystonie du petit matin » est le plus souvent dopa-​​sensible. L’intensité des dysto­nies de la période « off » est dimi­nuée en rappro­chant les prises de la L-​​Dopa. Les agents dopa­mi­ner­giques, y compris l’apomorphine sont effi­caces, de même que les anti­cho­li­ner­giques et le lithium.

Les injec­tions de toxique botu­lique ont une action sur les dysto­nies localisées.

3– Les Dyses­thé­sies
Elles sont fréquentes. Décrites depuis près d’un siècle.
Elles évoquent une origine dans le cerveau et sont une consé­quence directe de la maladie de Parkinson.
La descrip­tion est celle des douleurs neuro­pa­thiques par atteinte du système nerveux central ou péri­phé­rique.
Elles sont décrites comme des four­mille­ments et des pico­te­ments prédo­mi­nant dans les membres infé­rieurs, asso­ciés à une sensa­tion de piqûres ou d’élancements. Elles précèdent parfois de plusieurs années les mani­fes­ta­tions motrices et peuvent s’installer du côté opposé à celui atteint par la maladie. La douleur survient essen­tiel­le­ment pendant les périodes « off » mais n’est pas toujours réduite par l’ajustement de la L-​​Dopa. Elles sont parfois asso­ciées à des douleurs de type : sensa­tions de brûlures intenses, de serre­ment ou d’étau, parfois de froid ou de chaud. Ces douleurs sont évaluées sur le ques­tion­naire de Saint-​​Antoine et leur trai­te­ment est fonc­tion de l’atteinte des fibres nerveuses.

4-​​les Douleurs abdo­mi­nales ou épigas­triques
Elles exigent un bilan clinique précis.
Sensa­tion d’abdomen distendu et doulou­reux.
Elles surviennent prin­ci­pa­le­ment pendant les périodes «off» de la maladie et dispa­raissent sous trai­te­ment. Elles doivent faire éliminer des douleurs de consti­pa­tion chro­nique, fréquente mais qui doivent être mieux préve­nues.
La préven­tion de la consti­pa­tion par l’hydratation et l’administration systé­ma­tique de laxa­tifs doux, la mobi­li­sa­tion à l’aide du kiné et de l’entourage et éventuel­le­ment de petits lave­ments lors de passage difficile.

Il existe de la même façon des douleurs de la sphère géni­tale, notam­ment chez la femme: brûlures vagi­nales, sensa­tion d’engourdissements ou d’élancements. Un examen appro­prié aura soin d’éliminer une cause locale organique.

5-​​Les douleurs de la sphère oro-​​pharyngée
Elles se mani­festent par des sensa­tions de brûlures des gencives, de la langue ou des joues, surve­nant en l’absence de patho­logie locale. Elles peuvent simuler une glos­so­dynie idio­pa­thique ou une patho­logie dentaire. Ces douleurs sont souvent décrites comme pulsa­tiles, asso­ciées à une sensa­tion de brûlure perma­nente dans le même terri­toire, le plus souvent en période « off »
Ces deux derniers types de douleurs peuvent être dû, dans certains cas, à un déficit en dopa­mine, alors amélioré par la prise de L-​​dopa. Plus rare­ment, la douleur serait la consé­quence d’une hyper­sen­si­bi­lité des récep­teurs à la dopa­mine, celle-​​ci appa­rais­sant à l’introduction du trai­te­ment dopa­mi­ner­gique. Elles sont égale­ment retrou­vées chez les patients présen­tant un syndrome parkin­so­nien lié à la prise de neuroleptiques.

6-​​Le syndrome des jambes sans repos (impa­tience)
Ces symp­tômes sont décrits comme des sensa­tions désa­gréables à type de four­mille­ments. Les jambes sont lourdes et doulou­reuses. Ils surviennent dans les membres infé­rieurs, au repos la nuit et dispa­raissent avec l’exercice obli­geant le patient à changer constam­ment de posi­tion. Ils peuvent être respon­sables de troubles du sommeil. Ils sont améliorés par une prise de L-​​dopa ou d’un agoniste dopa­mi­ner­gique au coucher.

II. LES DOULEURS SECONDAIRES

1– Les douleurs musculo-​​squelettiques et arti­cu­laires. (60 à 70% des cas)
Elles sont essen­tiel­le­ment axées sur la colonne verté­brale, à type de cervi­cal­gies, de lombal­gies ou de lombo-​​radiculalgies. Elles prédo­minent souvent du côté le plus atteint dans les formes akinéto-​​hypertoniques, ou bien sont secon­daires aux rétrac­tions muscu­laires et aux anoma­lies posturales.

Les défor­ma­tions du rachis telles que scoliose et cyphose sont fréquentes dans l’évolution de la maladie de parkinson. La scoliose est plus fréquente avec une préva­lence évaluée à près de 70%. Le côté de la convexité semble sans rapport avec la laté­ra­li­sa­tion de la maladie. Elle serait liée aux déséqui­libres postu­raux en rapport avec l’asymétrie de la MP. L’attitude clas­sique du patient est tête projetée vers l’avant. Dans certains cas, cette posi­tion est fixée. Dans d’autres cas, elle semble liée à la dystonie de la nuque et peut se modi­fier avec la posture, l’activité et les prises médi­ca­men­teuses. L’existence de douleurs de la colonne verté­brale doit faire recher­cher une patho­logie rachi­dienne asso­ciée (hernie discale, canal lombaire étroit).
L’ostéoporose fréquente, prédis­pose aux frac­tures pathologiques.

Le trai­te­ment de ce type de douleurs néces­site une évalua­tion rigou­reuse, un diag­nostic précis en retra­çant l’historique de la symp­to­ma­to­logie, un examen clinique et des examens complé­men­taires y compris d’imagerie. Un avis ortho­pé­dique s’avère souvent indispensable.

Il faut dans tous les cas recher­cher une patho­logie asso­ciée: arthrose fréquente, à l’origine d’un tableau doulou­reux précis. Une affec­tion rhuma­to­lo­gique d’origine méca­nique doit être recher­chée: douleurs cervi­cales thora­ciques ou lombaires devant être trai­tées pour leur propre compte. Des lésions arthro­siques peuvent toucher le genou (genou parkin­so­nien) avec limi­ta­tion de l’extension pouvant néces­siter une inter­ven­tion chirur­gi­cale (arthroplastie).

En cas d’atteinte arti­cu­laire péri­phé­rique, l’épaule est fréquem­ment touchée, prin­ci­pa­le­ment dans les formes akinéto-​​rigides: algo­dy­stro­phie de la cein­ture scapu­laire, capsu­lite rétrac­tile, préri­ar­thrite scapulo-​​humérale. L’algodystrophie de l’épaule est la plus fréquente souvent inau­gu­rale précé­dant alors d’un an ou deux l’apparition de la MPI. Elle est en rapport avec des anoma­lies réac­tion­nelles du système nerveux auto­nome.
Elle est améliorée par la dopa thérapie et la réédu­ca­tion bien faite qui doit être la plus précoce possible.

2 — les maux de tête (cépha­lées)
touchent environ 35 % des patients soit plus que ce que l’on observe dans une popu­la­tion contrôle. Leur rela­tion avec la maladie de Parkinson n’est pas clai­re­ment établie. Les maux de tête sont souvent derrière la tête occipito-​​nuquales, profondes et pulsa­tiles. Elles sont souvent asso­ciées à une sensa­tion de chape de plomb sur les épaules. Elles peuvent être tran­si­toires appa­rais­sant le matin et sont alors sensibles à la prise de dopamine.

Les douleurs d’origine centrale direc­te­ment liées à la MP, sont ratta­chées aux fluc­tua­tions motrices présentes du côté le plus akiné­tique. E!les sont souvent inter­mit­tentes, mal loca­li­sées. Leur évolu­tion est variable. Elles sont accen­tuées en période de blocage et en cas de dépres­sion sévère. Elles surviennent surtout chez lez patients les plus jeunes, habi­tuel­le­ment déprimés et sont asso­ciées à des troubles du sommeil. Elles peuvent dispa­raître sans raison et réap­pa­raître quelques mois plus tard.

III. LE TRAITEMENT.

La prise en charge d’un tableau doulou­reux chez un patient parkin­so­nien est diffi­cile. Les douleurs spéci­fiques de la maladie et celles d’origine rhuma­tis­male sont large­ment intri­quées. Le choix du trai­te­ment doit s’appuyer sur l’examen médical, l’évaluation précise des douleurs et le type de la douleur. L’établissement d’un calen­drier est essen­tiel pour essayer de mettre en rela­tion douleur, période on-​​off et prise médi­ca­men­teuse en cours.

Dans tous les cas, la réédu­ca­tion précoce (plusieurs tech­niques existent) visant à l’amélioration des postures, les massages, la physio­thé­rapie à base d’ultrasons et l’application de chaleur locale sont des éléments essen­tiels de la prise en charge de la MP.

Les tensions muscu­laires sont levées par des manœuvres d’étirement des muscles contractés et par des massages loco­ré­gio­naux myore­laxant et antal­giques. L’action séda­tive recher­chée est cepen­dant de courte durée.

Les tech­niques de relaxa­tion favo­risent repos et sommeil.

La ther­mo­thé­rapie garde sa place comme trai­te­ment antal­gique adju­vant, notam­ment dans les mani­fes­ta­tions doulou­reuses d’origine ostéo-​​articulaire. L’expérience montre que les sensa­tions désa­gréables consé­cu­tives à l’inactivité et à l’immobilité sont sensi­ble­ment atté­nuées par l’activité physique et la pratique régu­lière d’exercices.

  • La cryo­thé­rapie
  • La micro kinésithérapie
  • Les correc­tions posturales

L’adaptation du trai­te­ment spéci­fique de la MP avec aména­ge­ment dans les horaires de prise et modi­fi­ca­tion des doses avec recours à des formes retard pour permettre la réédu­ca­tion des fluc­tua­tions motrices au cours du rythme nycthé­méral et de ce fait améliorer les douleurs. Ceci doit se faire avec le neurologue.

1 — Le recours à l’utilisation d’agoniste dopa­mi­ner­gique, et notam­ment l’apomorphine sous-​​cutanée est souvent utile. Cet agoniste spéci­fique de la dopa­mine présente une affi­nité impor­tante pour les récep­teurs dopa­mi­ner­giques Dl et D2. utilisé en injec­tion sous cutanée discon­tinue, son délai d’action est rapide: 10 à 15 minutes et sa durée d’action courte: 45 à 120 min. Elle peut être utilisée en perfu­sion continue à l’aide d’une pompe. Elle est surtout effi­cace sur les périodes « off ». Elle est aussi préco­nisée dans le trai­te­ment des akiné­sies nocturnes, des dysto­nies mati­nales et des spasmes et douleurs dans le syndrome des jambes sans repos.

2 — Les anti-​​dépresseurs tricy­cliques notam­ment ceux à média­tion mixte nora­dr­éner­gique et séro­to­ni­ner­gique, ont un effet sur les douleurs d’origine centrale.
Ces molé­cules agissent égale­ment sur le syndrome dépressif sous jacent qui doit être systé­ma­ti­que­ment recherché (HADS, PENN STATE ). Le trai­te­ment est débuté à faible dose pour être augmenté progres­si­ve­ment jusqu’à la poso­logie adaptée, ce qui permet une titra­tion indi­vi­duelle du produit utilisé. Le patient reçoit au préa­lable une infor­ma­tion claire quant à la durée du trai­te­ment et sur le risque d’apparition d’effets secon­daires, ces derniers pouvant entraîner un chan­ge­ment de molé­cules ou l’interruption du traitement.

3 — La sophro­logie

4 — La prise en charge par le psychologue

5 — La prise en charge par un sociologue

6 — La morphine peut être justi­fiée chez certains patients résis­tant aux théra­peu­tiques précé­dentes. Son action est supé­rieure à celles des antal­giques du palier 1. Il faut prévenir d’emblée les effets secon­daires par des trai­te­ments adju­vants adaptés afin d’améliorer la tolé­rance et donc l’observance aux théra­peu­tiques proposées.

7 — Le trai­te­ment clas­sique d’une patho­logie rhuma­tis­male rachi­dienne cervi­cale ou lombaire ou péri­phé­rique se révèle souvent utile: AINS, infil­tra­tion arti­cu­laire de corti­coïdes et réédu­ca­tion. La chirurgie ortho­pé­dique peut être néces­saire dans les formes évoluées. La réédu­ca­tion doit être précoce en période post­opé­ra­toire car le risque de rétrac­tion tendi­neuse ou muscu­laire est fréquent.

8 — Le myore­laxants: le baclo­fène a une effi­ca­cité prouvée sur les dysto­nies douloureuses.

9 — La toxine botu­lique est utilisée en injec­tion locale pour le trai­te­ment des dysto­nies doulou­reuses. Ces injec­tions de toxines semblent effi­caces dans le trai­te­ment des contrac­tures muscu­laires doulou­reuses accom­pa­gnant les dysto­nies avec régres­sion des douleurs et de la dystonie dans tous les cas. Les muscles pouvant être injectés de toxines sont sélec­tionnés par le kiné­si­thé­ra­peute et le médecin sur leur aspect au moment de la dystonie.

10 — Les anes­thé­siques locaux en injec­tion : géné­ra­le­ment il s’agit d’une série de trois ou quatre points injectés à la fois.

19 Commentaires »

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  1. la chirurgie du pied à type d’arthroplastie des orteils est elle indi­quée dans les défor­ma­tions fixées (orteils en griffe) secon­daires à une dystonie chez le parkin­so­nien?
    Avec mes remerciements.

    Commentaire by Barbier — 13 décembre 2005 #

  2. Cet article est très inté­res­sant et pour la première fois j’entend parler des myore­laxants. D’ailleurs j’ai commencé à prendre du riva-​​cycloprine et je viens de réaliser que c’est un myorelaxant.j’ai un grand soula­ge­ment. Je suis étonnée car je dois dimi­nuer ma lévédopa…sinon je recom­mence des mouve­ments invo­lon­taires. J’aimerais lire d’autres articles sur les effets..
    Je suis du Québec et si ça vous inté­resse je viens de produire un vidéo-​​témoinage sur ma démarche artis­tiques et la maladie de Parkinson, format DVD. Allez sur le site www,sprq.ca Luciole

    Commentaire by Lucille Robitaille — 21 août 2006 #

  3. Maladie de Parkinson depuis 2 ans,traitée par trivastal et parki­nane. Depuis peu, four­mille­ments doulou­reux extré­mités pieds et mains, chan­ge­ment de trai­te­ment depuis le 7/11/06,Bromo-Kin-Ge,arrivé à 3 prises le 13/​11/​06, douleurs(brûlures)insupportables en posi­tion horizontale…

    Commentaire by RIVES Georges — 13 novembre 2006 #

  4. Quels sont les trai­te­ments des sensa­tions de brulures intenses chez un sujet agé atteint de la MP. Merci.

    Commentaire by sanchez — 13 février 2008 #

  5. je suis un kiné­si­the­ra­peute maro­cain qui est tres inter­essé par la prise en charge kiné­si­the­ra­pique dun patient ateint du canal lombaire etroite si cest possible je veux une docu­men­ta­tion sur cette anomalie qui devient tres frequente dernie­re­ment merci

    Commentaire by MOURAD HAMADI — 13 mars 2008 #

  6. –je suis aide*soignante j ai 53 ans il y a 2 ans que j ai le parkinson et voila que depuis 8 mois je souffre d horrible douleurs au pieds des sensa­tions de brulures et des oedemes ce qui m empeche de travaillee allors que mon travaille c est mon moral et les mede­cins cherche sans trouve un remede a cet douleur il y a t il des gens qui pour­rait m aidee et me conseillee des remedes pour que je puisse retra­vailler et retrouve mon moral merci d avance

    Commentaire by josee — 25 mars 2008 #

  7. je comence a prendre duriva cyclo­prine pour douleurs inten­sesdes havches de dos et artrose voir meme fibrio­mi­al­gie­jaim­rais savoir les séquelles de ce médi­ca­ment car je viens pas encore a dormir par la douleur intense jaime­rais savoir­pour dormir si ce que je prens est asex fort pour le sommeil cest pms clona­zepam 2 mgune au coucher mais je viens pas a boute de dormir souvent je mendort vers 3 hres demi du matin causer par la douleur merci a bientot

    Commentaire by lise dubreuil — 7 mai 2008 #

  8. Bonjour,
    Ma maman souffre de la maladie de parkinson depuis 25 ans, elle a 74 ans et souffre depuis 2 ans main­te­nant de brulures dans la bouche, aucun medecin, dentiste, neuro­logue n’a relié ce mal à sa MP, recem­ment, j’ai lu pas mal d’etudes et temoi­gnages sur le syndrome de la « bouche qui brule » (burning mouth) qui serait fréquent chez les parkin­so­niens. Y a t il d’autres temoi­gnages ? Y a t il des remèdes ?
    Je vous remercie pour vos réponses,
    Martine Taconet

    Commentaire by taconet — 19 mai 2008 #

  9. Depuis le 24/​03/​2008 j’ai fait un faux mouve­ment et j’ai le dos coincé j’ai consulté le un neuro­logue une semaine après quand j’ai eu male a m’assoire il m’a dit que j’ai un scia­tique et m’a donnée des anti-​​inflammatoire je me sens bien après 15 jours j’ai inter­rompu le trai­te­ment à cause des douleurs à l’estomac une semaine plus tard le douleur persiste un autre trai­te­ment mais plus d’amélioration
    J’ai fait un TDM puis un IRM les résul­tats sont les suivants
    Hernie discale
    Canal lombaire étroit
    Le Neuro­logue : pas d’opération un repos et des anti– inflam­ma­toire
    Trois mois de repos mais pas d’amélioration je ne peux plus m’asseoir
    On m’a envoyé chez un rhuma­to­logue qui a changé le trai­te­ment par des corti­coïdes et des séances de kiné­si­thé­rapie
    Il y’a une semaine que j’ai commencé le trai­te­ment je vous informe de toutes nouvelles
    J’attendrai une inter­ven­tion de vos spécia­listes et merci

    Commentaire by riham — 29 juillet 2008 #

  10. bonjour — je ne suis certes pas spécia­liste, mais je pense que personne ne peut émettre un avis sans vous avoir rencontré. Peut être devriez vous rendre à l’hôpital dont vous dépendez, il y a certai­ne­ment un centre anti-​​douleur qui pourra vous prendre en charge
    bien amica­le­ment. E.Six

    Commentaire by GP29 — 31 juillet 2008 #

  11. Ce message est destiné à mourad hamadi

    Mon père est atteint de la maladie de parkinson, si vous êtes kiné au maroc mon père y vit. Il a des douleurs de types rhuma­tis­males, des séances peuvent elles lui être soulageante ?

    Mon père est de fes, auriez-​​vous une recom­man­da­tion à me faire d’un confrère à vous.

    Bien à vous.

    Au plaisir de vous lire

    je vous remercie par avance de votre réponse

    Commentaire by hamioui — 19 février 2010 #

  12. bonjour, mon papa est atteint de la M de Parkinson depuis 3 ans.Les nuits étaient insup­por­tables de douleurs et de faiblesse musculaire.Je lui ai apporté du Lyrica sur conseil du docteur, et cela l’aide beaucoup.Les nuits ne sont pas excel­lentes mais rela­ti­ve­ment meilleures.

    Commentaire by fatou — 30 août 2011 #

  13. bonjour! je vous conseille le service « azoulez  » à la timone« a marseille au 9ieme étage 3 profes­seurs son super effi­cace et aussi des scéances de kiné 3 fois par semaine muscu­la­tion+ vélo +équilibre+ marche nordique courage à tous!plus vous bouger moins vous souffrez!

    Commentaire by gladys — 26 décembre 2011 #

  14. j’ai oublié de vus dire que je prend du sinemet et c’est super!+ du azilect rien pour dormir je compte donner des cours de salsa bientot pour les parkinsoniens!a bientôt!

    Commentaire by gladys — 26 décembre 2011 #

  15. malade depuis 4 ans j’ai en ce moment de groosses douleurs hanche et tête du femur aspi­rine 1000 3fois par jour..me fais pas grd chose… il y a des moments ou je ne souffre pas et puis tout a coup la douleur reprends QUE FAIRE???

    Commentaire by BRUNO¨Jacqueline — 10 janvier 2012 #

  16. Sans risque aucun, avez-​​vous essayé l’arnica en gélules homeo­pa­thiques?
    Les doses peuvent être fréquentes et sont compa­tibles avec d’autres trai­te­ments : cela me fait du bien, au bout de 3 à 4 prises…
    voir indi­ca­tions http://www.pharmaciengiphar.com/fichehomeopathique/fiche_homeo.php?idSpip=1927
    Bien cordialement

    Commentaire by marie-paule Subarroque — 11 janvier 2012 #

  17. Moi j’ai mal aux mains, aux genoux et sous les pieds ! Foutue maladie !

    Commentaire by Chaligné — 18 juin 2012 #

  18. Je souffre de la maladie de Parkinson depuis mars 2005 mais à la lecture de nombreux ouvrages, je confirme que 4 années avant le diag­nostic, je souf­frais de tendi­nites aux épaules inexplicables.Maintenant depuis 4 mois, et bien que très actif et volon­taire à l’effort, j’ai le senti­ment d’avoir pris un sérieux  » coup de vieux ». Je dors de plus en plus mal, je suis parfois obligé de me relever pour prendre un demi modopar disper­sible pour contrer le trem­ble­ment ( visage), je suis  » para­lysé » par des douleurs muscu­laires très inva­li­dantes et très diffuses. Paral­lè­le­ment, j’ai 2 prothèses totales des genoux, l’aorte ascen­dante à 46 MM. Et les valves en mauvais état. Mon remède : se dire qu’il y à plus malheu­reux que moi, me violenter en brico­lant, conti­nuer à m’adonner à mes passions (pêche,musique). Je serais cepen­dant heureux si quelqu’un connais­sait le remède miracle pour atté­nuera les douleurs.

    Commentaire by PETIT — 23 octobre 2012 #

  19. Bonsoir

    Je suis actuel­le­ment un trai­te­ment omeo­pa­thique en plus du trai­te­ment
    À la nico­tine
    Ça semble améliorer la situa­tion car si je continue le requiip et l’azilec
    Je ne prend plus de stalevo

    Conseil
    Lire le livre de Albert Claude Quemoun omeo­pa­thit et parkinson et consulter un omeopathe

    Bon courage

    Commentaire by Claude — 18 avril 2013 #

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