Ne pas être qu'un "patient" ...

Danse et maladie de Parkinson : la première méta-​analyse

Rapporté par Pierre Cesaro (Henri Mondor, Créteil) d’après la commu­ni­ca­tion :
Reha­bi­li­ta­tion, exer­cise therapy and music in patients with Parkinson’s disease : a meta analy­sis of the effects of music based move­ment therapy on walking ability, balance and quality of life.
De Dreu MJ et al.
XIX World Congress on Parkinson’s Disease and Rela­ted Disor­ders – Shan­ghai (Chine), 11 – 14 décembre 2011

Le concept de « music based move­ment » (MbM) vient entre autres de l’observation d’un risque de mala­die de Parkin­son (MP) réduit chez les sujets actifs au plan physique, et de l’observation expé­ri­men­tale de l’induction de neuro­tro­phines céré­brales par l’exercice physique.
Il n’est pas simple, cepen­dant, de convaincre des patients ayant un trouble sévère de la motri­cité de s’astreindre à un exer­cice physique régu­lier, notam­ment en raison de la fatigue et des douleurs.
La MbM présente de nombreux avan­tages : elle peut se prati­quer seul (entraî­ne­ment à la marche) ou avec parte­naire (danse), améliore les stra­té­gies de marche, de rota­tion, de dépla­ce­ment du centre de gravité, alors que les signaux sonores améliorent les stimuli moteurs endo­gènes. Le plai­sir procuré par cet exer­cice, et la musique, peut dimi­nuer la fatigue, et l’exercice collec­tif est un stimu­lus supplé­men­taire.

Une première méta-​analyse a été tentée, qui a sélec­tionné fina­le­ment 6 publi­ca­tions parmi 402 dans la litté­ra­ture. Les échelles d’évaluation étaient cepen­dant dispa­rates, et l’ensemble de la cohorte ne rassem­blait que 168 patients.
Parmi les para­mètres « amélio­rés » par MbM : l’équilibre (échelle de Berg), la vitesse de lever, la longueur du pas et la vitesse de marche ; en revanche, le score moteur UPDRS III, le ques­tion­naire de free­zing et la qualité de vie ne montraient pas d’effet signi­fi­ca­tif. Ces obser­va­tions doivent être tempé­rées par le nombre limité de sujets (la plupart de ces para­mètres étaient mesu­rés dans moins de 4 des 6 essais rete­nus), et la durée variable de suivi.
On doit cepen­dant rete­nir que certains effets mesu­rés (allon­ge­ment de la longueur du pas) ont un impact majeur sur les capa­ci­tés ambu­la­toires, et que le manque de puis­sance statis­tique peut empê­cher de vali­der certains effets, qui étaient en dessous du seuil statis­tique.

Après le consen­sus « intui­tif » sur l’intérêt de l’exercice physique, vient le temps de l’«evidence based medi­cine » concer­nant la danse.

Rapport envoyé par le docteur Mimassi
nagimimassi@yahoo.com

3 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. Anne,

    CHOPRA est un excellent écri­vain, à recom­man­der sans hési­ter

    Commentaire par Annie — 7 mars 2012 #

  2. D’ après l’auteur indien CHOPRA dans son livre « Musi­co­phy­lia », il a été expé­ri­menté aux USA que la meilleure danse pour lutter contre les blocages était le tango argen­tin…
    AR 23/​01/​2012

    Commentaire par RICHON Anne — 23 janvier 2012 #

  3. En effet, J’ai pu consta­ter une amélio­ra­tion
    nette en période de blocage, du bien­fait de la danse sur mon état ; a l’écoute de musique que je choi­sis j’aime (airs latino -afri­cains ou autres) parti­cu­liè­re­ment ; mon corps suit des rythmes caden­cés et l’équillibre en est grati­fié — j’ulise les deuyx ma

    Commentaire par millo — 7 janvier 2012 #

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