Ne pas être qu'un "patient" ...

Un nouveau défi contre le Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°50 – septembre 2012

Présen­tée au XIIe congrès natio­nal, la Foot Mecha­ni­cal Stimu­la­tion (stimu­la­tion méca­nique du pied)

« Rele­ver le défi et reprendre le cours de la vie », ceci est le sujet prin­ci­pal du XIIe congrès natio­nal de Parkin­son Italie qui vient de se termi­ner à Verba­nia. Un moment de rencontre et d’échanges d’expériences. Les Italiens qui souffrent de Parkin­son sont plus de 200 000 (et 12 000 nouveaux malades chaque année). Dans le monde ils sont 4,1 millions, ils attein­dront 8,7 millions d’ici 2030. C’est une étude appa­rue dans Neuro­logy qui le signale. L’alerte est donnée et inquiète les experts de l’OMS.

Pour faire connaître le drame de cette patho­lo­gie, une course sans compé­ti­tion a été orga­ni­sée dans 90 villes de diffé­rents pays, en Italie 36 asso­cia­tions de volon­taires se sont acti­vées.

De ce congrès arrive une bonne nouvelle pour les parkin­so­niens : la Foot Mecha­ni­cal Stimu­la­tion (FMS) ou stimu­la­tion méca­nique plan­taire (www.terapiaFMS.com). Un trai­te­ment inno­vant de réha­bi­li­ta­tion qui se base sur une stimu­la­tion méca­nique de la super­fi­cie de la plante des pieds. Un cycle de stimu­la­tion (durée 2 minutes) permet, pour les patients choi­sis, d’obtenir tout de suite des béné­fices moteurs : amélio­ra­tion de la rapi­dité du mouve­ment, de l’équilibre et de la posture. L’effet peut durer une semaine. Cette théra­pie est en cours d’expérimentation dans de nombreux centres : à l’Association de recherche sur les neuros­ciences à Milan ; au Labo­ra­toire Sincopi, UOC de méde­cine géné­rale, à l’hôpital Bolo­gnini, à l’université de Milan, etc. (voir article origi­nal).

Les résul­tats de ces recherches, présen­tés au congrès, ont permis d’enregistrer des amélio­ra­tions inté­res­santes chez les patients qui ont parti­cipé au proto­cole.

En parti­cu­lier, la FMS permet d’améliorer la vitesse de déam­bu­la­tion et la longueur des pas, au béné­fice de l’équilibre et de la posture. La stimu­la­tion permet aussi de réduire, chez la majeure partie des patients, la lenteur des mouve­ments et aussi les épisodes de trem­ble­ments des pieds dans le dépla­ce­ment, les blocages moteurs tempo­raires.

On enre­gistre égale­ment des béné­fices 24 heures après la stimu­la­tion chez certains patients égale­ment après 5 jours. L’expérience a aussi détecté quelques para­mètres cardio­vas­cu­laires parmi lesquels la pres­sion arté­rielle et l’activité respi­ra­toire. Même dans ce cas, la FMS, qui a été bien tolé­rée par tous les patients et où n’a été observé aucun effet colla­té­ral déce­lable, semble modi­fier posi­ti­ve­ment le contrôle neuro-​végétatif cardio­vas­cu­laire en augmen­tant la réac­ti­vité du cœur aux stimuli externes.

« Les faits présen­tés par les cher­cheurs – a souli­gné Giovanni Albani, neuro­logue à l’Institut Auxo­lo­gico italien, membre du secré­ta­riat scien­ti­fique du congrès et du Comité scien­ti­fique de l’Association Parkin­son Italie – ouvrent de nouvelles pers­pec­tives aux patients parkin­so­niens et à leurs méca­nismes de récu­pé­ra­tion moteur. »

La stimu­la­tion méca­nique plan­taire intègre les théra­pies phar­ma­ceu­tiques que le patient suit sous la surveillance de son neuro­logue soignant et n’influe pas sur les dispo­si­tifs médi­caux actifs tels les pace­ma­kers ou les stimu­la­teurs DBS.

De meilleures capa­ci­tés de mouve­ment permettent aux patients, qui répondent posi­ti­ve­ment aux soins, d’être plus auto­nomes et d’améliorer leur tonus muscu­laire et leurs condi­tions géné­rales. Un instru­ment en plus pour rele­ver le défi contre la mala­die de Parkin­son.

« Un défi qui va se rele­ver. Il faut aller à l’encontre de la mala­die en étant conscient que la science marche à nos côtés et progresse de façon inexo­rable », affirme Lucilla Bossi, prési­dente de la Confé­dé­ra­tion parkin­son Italia Onlus, l’organisation qui réunit 24 asso­cia­tions de volon­taires locaux, qui sont enga­gées dans toute l’Italie, dans l’aide aux patients et à leur famille.

Ouest-​France du 06/​06/​2012
Test d’un vaccin contre la mala­die de Parkin­son
La société de biotech­no­lo­gie Affi­ris vient de lancer, en Autriche, le premier test d’un vaccin théra­peu­tique contre la mala­die de Parkin­son. Appelé PD01A, il s’attaque à une protéine, l’alpha-synucléine, qui joue un rôle impor­tant dans le déve­lop­pe­ment de la mala­die. Trente-​deux patients vont être trai­tés durant douze mois. Cette étude a reçu le soutien finan­cier de l’acteur améri­cain Michael J. Fox (Retour vers le futur), lui-​même atteint de la mala­die.

Trans­mis par Thérèse et Jean-​Claude Moraines APIV.

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