Ne pas être qu'un "patient" ...

Tango et maladie de Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°61

Danser le tango argen­tin pour­rait amélio­rer certains symp­tômes de la mala­die de Parkin­son, notam­ment la marche et l’équilibre.

lpi61_03Trou­ver un moyen d’améliorer l’équilibre et la marche des malades atteints de la mala­die de Parkin­son est loin d’être anec­do­tique. Car si la mala­die se carac­té­rise par les trem­ble­ments bien connus, elle s’accompagne d’autres symp­tômes moteurs extrê­me­ment handi­ca­pants, notam­ment des mouve­ments plus raides, ralen­tis, et une pertur­ba­tion de la marche avec un risque de chute. En pratique, l’activité  physique est vive­ment recom­man­dée pour atté­nuer l’impact de ces troubles et fait partie de la prise en charge habi­tuelle des personnes atteintes.

Les pas de danse du tango parti­cu­liè­re­ment adap­tés.
Le Dr Silvia Rios Rome­nets, de l’Institut et hôpi­tal neuro­lo­gique de Mont­réal (Canada) et ses collègues du dépar­te­ment de neuro­lo­gie de l’Université McGill ont eu l’idée de propo­ser à un groupe de 18 malades de parti­ci­per à des séances de tango argen­tin avec des parte­naires non malades (amis ou époux, essen­tiel­le­ment, mais aussi danseurs volon­taires). Pour­quoi le tango ? « C’est une tech­nique de danse parti­cu­lière avec des pas en avant et en arrière », explique au Figaro le Dr Rios Rome­nets, « et avec des défis cogni­tifs : mémoire de travail, contrôle de l’attention, multi­tâches, ne serait-​ce que pour éviter les autres danseurs lors des dépla­ce­ments ».

Les critères de sélec­tions des patients étaient assez larges pour être trans­po­sables faci­le­ment. Par exemple être capable de marcher au moins trois mètres sans canne ou, pour des raisons de sécu­ri­tés pendant les séances, ne pas avoir chuté plus de trois fois au cours des douze précé­dentes. Les leçons étaient données de façon tradi­tion­nelle par deux ensei­gnants au rythme de deux séances d’une heure hebdo­ma­daires. L’évaluation avait lieu après trois mois.

Une petite étude qui devra être confir­mée.
Les résul­tats sont inté­res­sants : « Le tango argen­tin améliore l’équilibre, la mobi­lité fonc­tion­nelle et la satis­fac­tion des malades avec des béné­fices modestes sur les fonc­tions cogni­tives et la fatigue », explique le Dr Rios Rome­nets, « malheu­reu­se­ment sans effet sur la sévé­rité globale des symp­tômes moteurs de la mala­die ». Pour le Pr Jean-​Marc Orgo­gozo neuro­logue au CHU de Bordeaux, « la puis­sance statis­tique de l’étude est trop limi­tée en raison du faible nombre de patients et du court délais de suivi ». Les résul­tats posi­tifs obser­vés sont donc « possibles mais non démon­trés » remarque le neuro­logue.

Enfin les auteurs se féli­citent d’une très bonne adhé­sion au trai­te­ment, ce qui n’est pas négli­geable quand on sait que la moitié des patients aban­donnent habi­tuel­le­ment le programme d’entraînement physique qui leur est pres­crit, selon les cher­cheurs cana­diens. « Le béné­fice social qu’apporte la danse peut-​être très utile pour les malades atteint de Parkin­son, souligne le Dr Rios Rome­nets, mais le meilleurs conseil à donner aux patients est de faire de l’exercice régu­liè­re­ment, avec de la musique s’ils aiment ça, et s’ils aiment danser, le tango peut-​être une bonne option ».

Article de Damien Mascret, relevé dans le Figaro Santé du 17/​04/​15
Par Fran­çoise Vignon

3 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. Sur l’affaire du TANGO ‚pas besoin d’en faire des tonnes ! Si il n’y a pas d’études scien­ti­fiques pour n’importe quel conseil, comme le régime Seigna­let, y compris si les résul­tats son probants sur des milliers de sujets, le conseilleur se fait trai­ter de char­la­tan.
    Je ne suis pas contre les règles de O. des Méde­cins elle sont là pour nous proté­ger, mais sur une acti­vité physique que ce soit la danse ou la marche qu’elle diffé­rence a part l’absence de la musique ? hi ! Hi!.
    Je préfère tester un régime, une danse conseillée par un inconnu que de prendre un mauvais médi­ca­ment comme j’ai reçu par un méde­cin patenté !
    La diffé­rence si on a un peu de jugeote on aborde le conseil du«charlatan » avec prudence , alors que malheu­reu­se­ment on avale direct la pres­crip­tion erro­née d’un spécia­liste…
    Je pose la ques­tion : qui est le véri­table char­la­tan ?

    Commentaire par JEAN- CLAUDE PREVOST — 6 avril 2019 #

  2. Dr. Jean- Marc Orgo­gonzo a tout à fait raison. Les résul­tats de Rios Rome­nets sont très limi­tés et pour­tant la char­la­tante, par le support du bureau des médias de l’université McGill, a réussi à faire de ces résul­tats de cette étude l’événement du siècle pour le domaine de Parkin­son. Lorsqu’on accède aux études menées par Made­leine Hack­ney, G. Earhart et Duncun, qui se sont penchés depuis au moins une dizaine d’années avant Rios Rome­nets, sur l’effet du tango sur les symp­tômes non moteurs, on constate davan­tage la faiblesse et les limites,– à part le fait qu’il s’agit de fraude – , de cette étude. Mais, la capa­cité de la fautive à se faire passer pour une pion­nière en la matière est telle­ment grande qu’elle a su mani­pu­ler les médias tant au niveau local qu’au niveau inter­na­tio­nal, voulant ainsi récol­ter honneur.

    Commentaire par André Ross — 30 mars 2019 #

  3. Sachez le bien que Sylvia Rios Rome­nets a commise une fraude scien­ti­fique lorsqu’elle a prétendu dans cette étude, proba­ble­ment la seule qu’elle a menée, qu’elle est la première à postu­ler et à évaluer l’effet posi­tif du tango sur les symp­tômes non moteurs chez les malades de Parkin­son. Des chet­cheurs ameri­cains, G.M. Earhart, Made­leine Hack­ney, se sont penchés sur la ques­tion dans us qu’une dizaine d’études, ce depuis 2007 et ont validé le fait que le tango dimi­nue l’intensité des symp­tômes non moteurs, tels que la dépres­sion, l’anxiété et par le fait même contri­bué à amélio­rer la qualité de vie.
    La fautive, exagé­ré­ment sans scru­pule, ne s’est pas gênée de s’attribuer le mérite d’être la première à évaluer l’effet du tango sur ces symp­tômes et à parcouru la planète jusqu’à Inde, la Malai­sie et Dubaï, avec la planète. Le comble est que l’université McGill, connu dans le milieu de la presse au Québec, pour avoir défendu les fautifs qui commettent des infrac­tions en matière de l’éthique de la recherche, n’a pas reconnu, bien que les preuves de fraude soient évidentes, que cette char­la­tante n’a pas respecté les prin­cipes de base de l’intégrité scien­ti­fique. Nous avons attiré aussi l’attention du commis­saire qui a mené l’enquête au fait que la fautive a aliment sa page sur Resear­che­gate de recherches auxquelles elle n’a nulle­ment contri­bué,– c’est très facile de véri­fier – . Un cas assez rare d’audace. Après tout, cette char­la­tante a su bien choi­sir une univer­sité connue au Canada, -voir les articles et enquêtes de Mme. Malboeuf du jour­nal La Presse- comme étant l’université la moins trans­pa­rente en terme d’application des sanc­tions pour infrac­tion des prin­cipes de base de l’intégrité scien­ti­fique.
    Vous êtes auto­risé à publier ces commen­taire dans leur inté­gra­lité. Pour us d’information sur cette fraude n’hésitez pas de nous contac­ter à l’adresse : n.rosali2017@gmail.com

    André Ross
    Ph.D

    Commentaire par André Ross — 30 mars 2019 #

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