Ne pas être qu'un "patient" ...

Une cure à Lamalou les Bains

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°71

« Hé, Philippe, je cherche un parte­naire pour aller en cure à Lama­lou les Bains » C’est ainsi que Didier m’interpelle lors d’une séance de gym. Je n’étais jamais allé en cure. Et j’étais plutôt scep­tique quant à leur effi­ca­cité. Mais, je ne sais pour­quoi j’ai accepté la propo­si­tion de Didier. Et nous nous sommes inscrits à la cure de Lama­lou les Bains.

Nous avons choisi une cure dite « Neuro­lo­gique » avec une exten­sion Parkin­son. Et ces 3 semaines de cure étaient program­mées du 23/​08 au 12/​09/​17. Nous avons donc débuté notre cure le mercredi 23 à 10h00. En ce qui me concerne, les soins (au nombre de 4), avaient lieu de 11h00 à 13h00. Il s’agissait de soins « neuro » : cata­plasme, douches péné­trantes, trombes, douches sous-​marines, pedi­douches, piscine de mobi­li­sa­tion. Et le matin de 10h00 à 11h00 ou l’après-midi vers 16h00 avaient lieu les acti­vi­tés Parkin­son :

  • très inté­res­sante confé­rence « Vivre avec la mala­die de Parkin­son » par le Dr Gény
  • atelier « Mieux vivre chez soi » très riche en infor­ma­tions (sécu­rité, adap­ta­tion loge­ment, aides au mouve­ment)
  • 7 ateliers « Adresse et Équi­libre » : une approche nouvelle de la mobi­lité.

Pour ne pas avoir à gérer les repas et ainsi se trans­for­mer en maitre queux, nous (Didier et moi) avions choisi la pension complète dans la Rési­dence « Du Bois De Lon », rési­dence inté­grée aux Thermes.

Grand bien nous a pris, les 3 repas par jour (petit déjeu­ner, déjeu­ner, diner) étaient excel­lents. Ils étaient prépa­rés par un restau­rant de Lama­lou « Les Marron­niers » et ils nous étaient livrés à l’appartement ! Il ne nous restait plus qu’à tour­ner le bouton du micro-​onde. Nous ne dispo­sions pas de véhi­cule. Nous étions donc canton­nés à Lama­lou qui est certes agréable mais nous en avons vite fait le tour. Heureu­se­ment, nous avons sympa­thisé avec quelques curistes qui dispo­saient d’un véhi­cule. Notre séjour s’est pour­suivi de façon très agréable avec des balades, des parties de pétanque ou de tarot et de joyeux repas. Nous sommes très satis­faits de notre séjour et envi­sa­geons d’y retour­ner l’année prochaine.

Le seul point néga­tif concerne les soins. Il y a une ambiance spéciale dans les thermes : la lumière, les odeurs, le bruit, la densité de curiste font penser à une « usine » à soin. Au fil des jours, on s’habitue. Les person­nels soignants, sauf de rares excep­tions, sont aimables, compé­tents.

Mais compte tenu de l’organisation « taylo­riste » mise en place, ce sont des opéra­teurs dédiés à un poste de travail. Lors des soins, vous avez peu de chance de rencon­trer plusieurs fois la même personne. Et il est très diffi­cile d’avoir des échanges de type « médi­caux » avec ce person­nel. Toute­fois, si vous le souhai­tez, il est toujours possible de rencon­trer un des méde­cins de cure des thermes.

Quant à la ques­tion prin­ci­pale : « La cure est-​elle béné­fique?», je ne peux que donner mon ressenti person­nel. Comme beau­coup de curistes, j’ai été tout de suite mieux. En parti­cu­lier, en 2ème semaine, ce fut formi­dable : la plupart de mes symp­tômes avaient disparu, en parti­cu­lier je n’avais plus de douleurs, le bonheur !

Malheu­reu­se­ment, il fallut déchan­ter : dès la troi­sième semaine, les symp­tômes et les douleurs revinrent. De plus, après mon retour à Nantes, une très grande fatigue m’a envahi. Je n’avais plus aucun ressort. Puis, petit à petit, j’ai retrouvé un état géné­ral satis­fai­sant, en tout cas supé­rieur à l’état de forme qui était le mien avant la cure, De l’avis géné­ral, il faut attendre plusieurs semaines avant de ressen­tir les bien­faits de la cure. Donc, j’attends…

Rédigé par Philippe Auvray

4 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. Insom­nie de fin de semaine parkin­so­nienne
    Le WE se passera-​t-​il seule ou à plusieurs ?
    Quel est notre proche deve­nir ?
    Quelqu’un de zélé,inventif et débrouillard plein d’empathie et de compas­sa­tion talen­tueuses est-​il en train de travailler pour nous à un avenir ?
    Un avenir qui soit cela va sans dire en progrès ?
    Encore oubliées ces sata­nées virgules mais elles coupent l’élan et la viva­ci­téde la langue
    On compense l’embarras du corps comme l’on peut
    Avec les moyens du bord à la guerre comme à la guerre
    On pourra prendre comme réfé­rence contes­table mais rélle Céline à Sigma­rin­gen il ne devait pas en ce temps-​là dispo­ser de micro ondes
    Je n’irai pas je le redis cette année en cure ni à Ussat les Bains encore moins à Lama­lou
    Sans doute devrais-​je songer à faire le dossier inva­li­dité
    On peut y voir deux aspects
    Un posi­tif Corinne l’expose parfai­te­ment
    Cela relève du progrès
    Pour ce qui est de l’humain et pour moi
    Sans fard ni détour
    Une pitié
    L’exclusion consen­tie à la société
    Qui a envie de s’auto-condamner ainsi ?
    Je ne suis pas encore prête pour gravir la dernière marche

    Commentaire by Isabelle Saint Genez — 20 janvier 2018 #

  2. @Isabelle .…. j’ « adore » vos textes, au maxi­mum il y a 1 point et 1 virgule. J’exagère, il y a 3 ou 4 virgules dans celui là, ça le rend plus facile à lire que les autres ; )

    @Philippe A .…. n’attendez pas trop long­temps les bien­faits de votre cure, il semble que vous les lais­sez passer puisque vous dites :  » j’ai retrouvé un état géné­ral satis­fai­sant en tout cas supé­rieur à l’état de forme qui était le mien avant la cure « . Pour quelqu’un qui n’était pas motivé à y aller, vous y avez fina­le­ment trouvé une vraie amélio­ra­tion … autre que les 3 repas par jour à réchauf­fer au micro-​onde !! sans sauce protéi­née j’espère

    Trois semaines à ne prendre que soin de soi, on n’en ressort mieux … c’est ce que j’ai entendu de nombreux parkin­so­niens qui en reve­naient … (atten­tion aux excès alimen­taires)

    Commentaire by Storm — 14 janvier 2018 #

  3. Bonne année pour toutes et tous !
    Je ne supporte pas le micro-​onde.

    Commentaire by prevost — 13 janvier 2018 #

  4. bonsoir , pardon et mea culpa
    puisque j’ai déjà enfreint la règle que je m’étais fixée et que donc  » croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer  » j’y serai sûre­ment en bonne compa­gnie profi­tons tant qu’il est temps , un témoi­gnage est repro­duit ici sur les cures , je m’ajoute en douce à cette expé­rience , j’ai goûté en 2016 à la nouveauté d’une cure , étant du Sud Ouest j’avais choisi la faci­lité : la plus proche desti­na­tion à partir de Bayonne la plus grande des paresses hôtel en plein centre demi pension chambre au 2nd étage thermes dans ce même hôtel au premier étage et deux options qui m’avaient paru inté­res­santes musi­co­thé­ra­pie et piscine sur le toit de l’hôtel de quoi se relaxer et se repo­ser ; incon­vé­nients impon­dé­rables il faisait, fin mai 2016 un froid de canard la piscine du toit est fermée la musi­co­thé­ra­pie en milieu sec et en milieu aqua­tique devait être une spécia­lité balbu­tiante nous étions 2 parti­ci­pantes en milieu sec et cela m ‘est apparu très méde­cine paral­lèle quant à ‘aqua­tique mise dans un bassin je ne le savais pas l’ai compris plus tard je faisais partie d’ un groupe de .….forma­teurs qui se formaient , bilan t au lieu de la demi heure annon­cée on m’a lais­sée trem­per si long­temps que je ne savais plu faire la planche je coulais ( help ) et que ma bonne volonté n’a pas suffi étant encore au trem­page le plafond s’est mis à tour­ner r(e- help ) je sors, j’ai ma dose, OK, oui mais il fa respec­ter un LE sas on ne sort pas d’un coup j’ai respecté les consignes au final une heure et demie de retard sur le timing initial ; donc pas de repas du soir  » je n’y suis pour rien moi ça se passe chez vous j’ai droit à ma pres­ta­tion en cuisine très bien , au néga­tif par ailleurs ce que l’on propose à l’hôtel des Thermes au tout venant que j’étais était en complète contra­dic­tion avec ce que préco­ni­sait le méde­cin de cure X « où consulte le Dr X ? » ma demande du premier jour au comp­toir de l’hôtel , personne ne le sait appa­rem­ment , je vais à gauche , à droite pends pour mon malheur l’option gauche c’est au diable vauvert j’arrive suante et souf­flante au but et m’entend dire  » mais enfin ce n’est pas là c’est à l’autre bout  » demi tour , fatigue fatigue , j’arrête une voiture ( dit autre­ment je fais du stop ) la première et telle­ment rare voiture s’arrête mais je suis bien en retard et tota­le­ment exté­nuée mais le méde­cin est jovial et tout roule les soins  — bien que je n’aie aucun point de compa­rai­son c’est ma première cure ces soins me semblent parfaits de l’eau de l’au chaude ou tempé­ra­ture parfaite on compense le mutisme de person­nel roumain par des bricoles j’ai trouvé un Nantais sa femme est profes­seur d’allemand il déteste cette langue deal il porte sa flûte aux soins quand nous sommes aux mêmes heures u flutiau à trois trous il joue et je chante tous les jours la même chan­son pour qu’il revienne chez lui il fera la surprise à sa femme il a appris au fin fond du pays un peu d’allemand c’est presque ça mais décep­tion il part à mon insu et je reste dans un désert , écrin de verdure certes où on apprend le désoeu­vre­ment même quand on déteste ça la Wi-​Fi est une chimère fantasque le bar ouvre à des heures fantai­sistes regar­der jouer des amis de longue date à la pétanque pas foli­chon j’oublie systé­ma­ti­que­ment de m’inscrire la veille pour aller à Taras­con petite ville située à 5 kms en aval et je fais chou blanc comme au bon vieux tep le stop me semble de mise ca marche mais la conduc­trice est malade elle se rend à l’hôpital je vais l’aider ça tombe bien (ah bon ? ) je reste ce qu’il faut de temps et m’éclipse et flâne dans la petite vile les montagnes m’oppressent tiens je vais prendre pour le retour le bus scolaire malheu­reuse c’est à l’opposé et je vais encore être en retard je n’ai d’intérêt pour aucune voiture je fais appel à quelqu’un de connu dans l’endroit qui dépanne les les pèle­rins en perdi­tion je le suis mais à l’arrivée surprise la note est salée — rien à voir avec ce qui va suive  —  mon mari me ramène fati­guée et chan­ce­lante j’explique  » c’est normal il faut 6 cures à la suite m’a dit le méde­cin jovial du premier jour et j’étais à peine arri­vée le dimanche 21 mai 2017 qu’une funeste nouvelle surve­nait je voulais, je devais au plus vite être rapa­triée et tout le monde sur place s’est démené mais un gros souci l’assurance maison à moitié BREXIT le dimanche pas de perma­nence , carte bleue avion ou train ???? Où les trou­ver à cette heure là ? Carte vitale VSL mais dans deux jours alors taxi pas de commen­taires SVP payé 4heures trente de trajet dont je remer­cie très sincè­re­ment le chauf­feur accom­pa­gna­teur 1340 € . j’ai reçu les docu­men­ta­tions d’Ussat et de Lama­lou je n’irai nulle part en 2018

    Commentaire by isabelle saint genez — 13 janvier 2018 #

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