Ne pas être qu'un "patient" ...

Le dernier éditorial de Jean Graveleau

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°77

Nous allions fêter le ving­tième anni­ver­saire du Parkin­so­nien Indé­pen­dant. Pour­tant nous sommes sur le point d’interrompre la publi­ca­tion pour des raisons finan­cières. En effet, notre équi­libre n’est plus assuré et un don de chaque asso­cia­tion du CECAP va nous permettre de « boucler » cette année et ainsi de respec­ter nos enga­ge­ments vis-​à-​vis de vous, chers abon­nés
.

Pour­quoi en sommes-​nous là ? Nous vivons que des abon­ne­ments sans aide des Pouvoirs Publics ni de spon­sors poten­tiels (par exemple des dons de labo­ra­toires). Ceci nous permet d’exprimer sans détours notre opinion et de diffu­ser des infor­ma­tions quel­que­fois diffi­ciles à entendre pour les respon­sables des labo­ra­toires et des Pouvoirs Publics : nous avons toujours voulu être indé­pen­dants afin d’exprimer au mieux les inté­rêts des malades.

Or malheu­reu­se­ment, le nombre d’abonnés dimi­nue régu­liè­re­ment du fait du vieillis­se­ment de la popu­la­tion, des décès, mais aussi à cause du succès du site GP29, le site inter­net qui reprend, en plein accord avec nous, toutes nos infor­ma­tions gratui­te­ment. Une augmen­ta­tion du prix de l’abonnement pour­rait peut-​être pallier à ce défi­cit chro­nique. Cela devrait être évoqué par les respon­sables des asso­cia­tions qui suivent notre évolu­tion dans les mois qui viennent. De même nous envoyons des numé­ros gratuits à des méde­cins, des établis­se­ments sociaux ou des profes­sion­nels de la santé : nous leur faisons appel pour qu’ils s’abonnent si ils trouvent quelque inté­rêt à notre revue.

Voilà tout est dit : c’est avec une grande tris­tesse que nous vons annon­çons la fin possible d’une belle aven­ture qui nous a permis de gran­dir et d’apprendre dans chaque numéro les dernières infor­ma­tions collec­tées par tous nos corres­pon­dants. Ceci m’a permis de vivre 25 ans de trao­te­ment avec une auto­no­mie tout à fait accep­table.

Je souhaite vive­ment qu’une réelle solu­tion soit appor­tée vous lecteurs et abon­nés qui êtes les « proprié­taires » de cette revue que nous avons voulue indé­pen­dante !!!

Jean Grave­leau

Jean Grave­leau nous a quit­tés le 19 juin.
Les mots nous manquent.
Jean nous manque.

Jean va nous manquer.

3 Commentaires Cliquer ici pour laisser un commentaire

  1. Bonjour à vous, les Indé­pen­dants amis de Jean GRAVELEAU ,

    je viens de lire la nouvelle de la mort de Jean, et je ressens beau­coup de peine. je voulais le rencon­trer pour mieux connaitre ce qui moti­vait votre indé­pen­dance.
    Drômois, deouis 40 ans, Diag­nos­ti­qué, en 2013, je fais partie des adhé­rents à France parkin­son, qui nous ont accueillis avec tant d’amitié. la soli­da­rité est vitale, je sors à peine d’un 2ème séjour de réadap­ta­tion, à Valence, suite à une frac­ture (le 16/​04) après chute, et PTH( le 20/​02) Deux mois et demi, pour n’avoir pas été assez atten­tif ; j’avais proposé à ma petite-​fille de 5 ans d’aller regar­der le soleiil se coucher.
    Notre vie peut être diffi­cile, mais nous pouvons l’adoucir, en nous regar­dant mieux !

    Merci à vous, indé­pen­dants, je tiens à vous, Tenons bon la barre, et le vent ! Nousa­vons besoin de tout le monde !

    Alain DELCOURT
    n

    Commentaire par Alain DELCOURT — 15 juillet 2019 #

  2. Mon cher ami Jean, Je t ai rencon­tré alors que je n étais qu’ une épave après 3 années de mauvaise prise en charge de cette mala­die.
    Tu m as aidé à la gérer, l appri­voi­ser ‚à me recons­truire et me prendre en charge en bien des points.
    Les derniers temps certes tu étais fati­gué mais toujours à l écoute. …
    Nous avons parlés de tant de choses.
    Mon invité de 13h 30 le dimanche suivie de notre prome­nade en bord de mer va me manquer .
    Il me manque déjà
    Clau­dine

    Commentaire par Claudine — 4 juillet 2019 #

  3. Cher jean, je t’écris car tu es encore présent dans ma mémoire, j’ai eu la chance de te rencon­trer quelques jours avant cet acci­dent idiot, due sans doute à une perte d’équilibre.
    Tu m’a invité à venir te rendre visite pour envi­sa­ger de me convaincre de prendre le flam­beau de l’éditorial Parkin­so­nien indé­pen­dant.
    Ce que j’ai accepté avec mon amie Mireille, car il faut être deux pour te rempla­cer.
    Mon cher Jean tu m’as avoué être fati­gué, que ton épouse décé­dée depuis quelques années te hantait régu­liè­re­ment chaque soirée. Peut-​être était- ce un signe, un appel vers l’au delà… et main­te­nant te voilà près d’elle … A Dieu Jean, la vie sur terre conti­nue mais nous ne t’oublierons pas.
    JCP

    Commentaire par Jean- claude PREVOST — 4 juillet 2019 #

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